‹ Médicaments microbiensChapitre 107 sur 163 · I. — Bacténiothérapie et Toxinothérapie · texte numérisé non relu

I. — Bacténiothérapie et Toxinothérapie

De rares essais ont été faits dans le but de traiter la lièvre typhoïde par des cultures microbiennes. C'est ainsi que Rumpf a tenté d'inoculer aux malades des cultures stérilisées de bacille pyocyankjue. Quelques auteurs ontinoculé des cultures mêmes de bacille d'Eberth : Kruger injecte aux malades une émulsion de bacilles typhiques dans l'eau physiologique, après avoir fait traverser pendant vingtquatre heures cette émulsion par un fort courant électrique; suivant AschofT, le courant électrique transformerait la toxine en toxoïde, inoffensive et immunisante. L'injection aurait produit une chute l'apide de la température; les malades guérirent.

E. Frànkel utilisa des cultures de bac. typhique tuées à 60», injectées

SÉUOTIIÉHAPIK

SOUS la |ii'au à poli tes doses; la lyphoïnc do l^eLi'uschky est un |)i'oduil analogue, reiilefuiant environ 100 millions de bacilles tués par ccnlinièlre cube, et inoculée dès les pi'cmiers jours, en répétant l'inoculation tous les trois joui's. Chez lessujets ainsi traités, la lièvre s'abaisse et la durée de la maladie serait moindre.

Ricbardson emploie une culture de bacille typhique, en ])ouillon, vieille de six semaines et lillrée ; ce produit, non toxique, injecté dans les premiers jours de l'aiïeclion, amènerait la guérison en douze à vingt jours; la méthode serait à utiliser chez les typhiques au débul, ou chez les convalescents en imminence (?) de rechute, mais elle est malheureusement contre-indiquée chez les malades prol'ondément intoxiqués, c'est-à-dire chez ceux qui ont le plus besoin d'un traitement efficace.

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