MÉCANISME DE L'ACTION DES MICROBES LACTIQUES
li(''vi'c iTcuiTcnlo c( qu'il ne peuL contracter lasyphilis que lorsqu'on lui inocule le virus dans l'œil.
L'expérience séculaire de tant de peuples qui se nourrissent avec des laits aigris est là pour démontrer l'utilité et l'absence de danger de ce régime. Les recherches cliniques qui se multiplient dans ces derniers temps confirment ce j'ésultat.
En résumé, les microbes lactiques, pris avec du lait ou avec des bouillons de composition diverse, pendant un temps plus ou moins long, constituent un remède indiqué dans toutes les aiïections dues aux- putréfactions intestinales, remède très souvent bienfaisant et inotrensif.
VACCINATION ANTIVARIOLIQUE
E. SACQUÉPÉE
Professeur agrém au Val-de-Grilce.
La vaccine est une maladie donnée à l'Iiomme dans le but de le préserver de la variole. On provoque la vaccine en inoculant le vaccin ; celte opération constitue la vaccination (1).
Historique. C'est incontestablement au médecin anglais Jenner que revient tout le mérite de la découverte de la vaccine. Sans doute avant lui des traditions anciennes chez divers peuples permettent-elles de supposer que la vaccine n'était pas complètement inconnue : elle était pratiquée en Perse, dans la tribu des Elliaats (Bruce), dans la Cordillière des Andes (Humboldt), peut-être même était-elle connue dès la plus haute antiquité. En Angleterre même, certains médecins, tels Sutton et Fewster(1768) avaient constaté que les personnes atteintes de cow-pox étaient réfractaires à la variole. Mais il était réservé à Jenner de comprendre l'importance primordiale de la vaccination, d'établir sa valeur sur des bases expérimentales et cliniques rigoureuses, et de l'imposer par l'ardeur de sa foi.
Médecin du Glowceslhire, Jenner (1) hérita d'une tradition locale suivant laquelleles sujets atteints d'une maladie des vaches, le cowpox, étaient immunisés contre la variole. C'était alors en' Angleterre le règne de la variolisation, et Jenner n'eut point de peine à vérifier expérimentalement le bien fondé de la tradition populaire. 11 établit ensuite que le cow-pox peut être inoculé de la vache à l'homme, en provoquant chez ce dernier une affection locale pustuleuse (vaccine, man-pox) analogue au cow-pox ; le produit de la pustule, prélevé sur l'homme, et inoculé à d'autres personnes, provoque à nouveau et
(1) Cel ailicio étaiil écril au point de vue pratique, il ne sera pas traité ici diverses questions ne réuondant pas i ce.but ; telles la vnriolisation, les rapports de la variole et de la vaccine, la nature de l'agent vaccinal, Vorigine de la vaccine, etc. : questions palpitantes d'intérêt, mais qui sortent de notre cadre.
Pour la InbUographic, le lecteur voudra bien consulter, outre les auteurs des au cours de l'article - Layet, Waui.omom-, Huin.ii, Dei.ouei. et CozKrrE, Traités de la vaccine; Longkt, n Esi'iNi! art Vaccine du Dictionnaire DmiAMiinK et du Dictionnaire Jaccoud ; Vaill-Wd. .Manuel ,>ratique de vaccination animale ; Suumont, Go.non, art. Vaccine des Traités de médecine nuouAaUKi,, GiLBRin-, Tuoi^oï. - CHAticoT, BoDCAnn ; SAu..^np, art. \ aceme du Manuel de DmiovK et AciiAui).