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I. — NOTIONS GÉNÉRALES SUR LA RAGE

La rage est une maladie infectieuse, spécifique, commune à l'homme et aux animaux. Elle n'est pas causée parun microbe visible ; mais, comme la fièvre aphteuse, la péripneumonie, la peste bovine, la fièvre jaune, elle paraît déterminée parun organisme ultra-microscopique, dont la caractéristique est de traverser les filtres, ou du moins certains filtres, la bougie Berkefeld V par exemple.

Le chien constitue le réservoir par excellence du virus rabique. C'est lui qui transmet la maladie à l'homme dans 93 p. 100 des cas environ. Le chat vient ensuite avec un pourcentage de 5 p. 100. Cependant tous les mammifères sont réceptifs et nous devons citer, comme capables de contracter la maladie et de la transmettre, le loup, le renard, le chacal, le cheval, l'âne, le mulet, le bœuf, le mouton, le porc, la chèvre, puis, mais avec une fréquence moindre, le blaireau, l'hyène, la fouine, la martre, le putois, l'écureuil, la mangouste, le chameau, le cerf, le chevreuil, le daim, la souris, le rat, etc. Les oiseaux, bien que réceptifs à la rage expérimentale, ne paraissent pas susceptibles de contracter la rage clinique. Les reptiles, les batraciens, les poissons sont réfractaires.

Pas plus chez les animaux que chez l'homme, il n'existe de rage spontanée. Tout cas de rage dérive nécessairement d'une atteinte antérieure. La contamination ne s'est pas forcément faite par morsure, bien que ce soit de beaucoup le cas le plus fréquent; elle a pu être réalisée par lèchement sur des plaies superficielles ou encore par coup de grifi^e. Chez les animaux, la porte d'entrée passe facilement inaperçue, d'où la croyance (très diflicile à déraciner) à la possibilité de la rage spontanée. Les poils peuvent dérober au regard une plaie même impoi'tante. Tel chien de luxe qui ne sort jamais qu'accompagné de ses maîtres et n'a pu — affirment ceu.x-ci

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