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ACTION DES AGENTS CHIMIQUES SIJU LA TOXINK

tlos fails intéressa ni s : Houx ol Horrel (I) oui vu que les l'als, animaux nalurellemenL relVacLaires à la diphtérie, succombent quand on leur injecte dans le cerveau un dixième de centimètre cube.

(".liarpenliLM' (2) a observé que, chez les animaux sensibles, on oblient la mort avec des doses très inl'érieures à la dose mortelle par injection sous-cutanée.

Action des agents physiques. — Lorsque la toxine diphtérique reste exposée au contact de l'air, elle s'atténue; la lumière agit de même. Pour éviter l'action de la lumière, il sut'lit de placer la toxine dans l'obscurité; pour éviter l'action de l'air, on peut placer la toxine dans des ampoules fermées à la lampe. Si l'on veut protéger contre l'action de l'air de grandes quantités de toxine, on la recueille dans de grands flacons de 5 litres et on verse à la surface de la toxine une couche de loluol de 2 à 3 centimètres d'épaisseur.

L'action de la chaleur a été étudiée par MM. Roux et Yersin qui ont monti'é qu'une toxine qui tue un cobaye avec un huitième de centimètre cube, ne fait plus mourir un animal de même poids quand on lui injecte un centimètre cube après chaufl'age de deux heures à ;i8". Le liquide n'est pas encore absolument inoffensif; car il produit à cette dose de l'œdème chez le cobaye et il tue encore les petits oiseaux qui sont très sensibles au poison diphtérique.

La toxine chauiïée à 100° est presque détruite complètement; toutefois les petits animaux qui l'eçoivent des toxines chautTées à 100° succombent souvent après un temps plus ou moins long; les grands animaux résistent; Charpentier (3) a montré que la toxine chauffée à 100° est encore active si on l'injecte dans le cerveau; seul un chaufl'age à US" lui enlève toute action toxique.

Action des agents chimiques. — Quand une culture devient très alcaline sou activité diminue, et si l'on augmente artificiellement cette alcalinité, la toxine s'atténue encore ; mais il faut une alcalinité forte pour détruire la toxine diphtérique, tandis qu'il suffit d'une acidité assez faible pour l'atténuer et même la détruire.

En outre des acides, il y a d'autres corps qui attaquent la toxine (iiphtéi ique; nous devons signaler les hypochlorites, l'iode et certains de ses composés comme le trichlorurc d'iode. Quand on veut diminuer la toxicité d'une toxine diphtérique, il faut opérer avec un liquide absolument neutre au tournesol, car sans cela, si la toxine est très alcaline, une partie de l'iode se combine à des alcalis sans agir sui' la toxine et on peut commettre des ei'reurs.

(1) Annales do, I Institut l'aslcur I89H p «.SS'

(2) Th. de docl., Paris, 1,S!)1I.

(3) Tk. de docl'., Paris, l.SiKi;

1A4 LOUIS MARTIN. — SÉROTHÉRAPIE ANTIDIPHTÉRIQUE.

Concentration delà toxine. — Daps certains cas, il peut êli(! utile d'avoir dos toxines concentrées ou desséchées. Pour cela on peut directement évaporer les toxines dans le vide; en évaporant une partie du li(iuideon concentre la toxine; en évaporantla lolalité du liquide on a comme résidq une poudre qui se comixjse surlont de peptones, de sel et de toxine ; cette poudre est très hygrométrique. Le liquide concentré additionné d'alcoid donne un précipité qui contient toute la toxine. MM. Roux et Yersin ont concentré la loxine en l'entraînant dans des précipités de phosphate de chaux; pour cela ils ajoutent du chlorure de calcium à la toxine et il se forme un précipité abondant, floconneux, qu'on i-ecueille et qu'on dessèche dans le vide.

Entin on peut obtenir une poudre ti'ès riche en toxine en ajoutant au bouillon du sulfate d'ammoniaque à saturation. Un précipité se produit et surnage, il faut le recueillir, l'essorer et le dessécher dans le vide; puis on le réduit en poudre et on l'enferme dans des tubes qu'on ferme à la lampe pour maintenir la toxine à l'abri de l'air et de l'humidité. La toxine ainsi séchée peut se conserver pendant des années sans perdre son activité.

Nature de la toxine.— Après avoir reconnu toutes les propriétés que nous venons d'énumérer, MM. Roux el Yersin ont rapproché la toxine diphtérique des enzymes. Brieger et Frœnckel, Wassermann et Proskauer considèrent le poison diphtérique comme une albumose et Gamaleïa comme une nucléo-albumine. Guinochet, pour savoir si la toxine dérive des matières albuminoïdes contenues dans les milieux de culture, a cultivé le microbe diphtérique dans l'urine et obtenu de la toxine; il en conclut que la toxine peut se produire sans qu'il existe d' albuminoïdes dans le milieu de culture. Ce premier point résolu, il s'est demandé si cette toxine est ellemême une albumine; mais il lui a été impossible de constater après culture les plus petites traces de matières albuminoïdes. Guinochet accepte le nom de to.KÏne qui ne préjuge en rien la nature du produit qui reste inconnue.

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