L. Je ne m'étonne pas qu'il vous ait attendri
Moi qui suis contre lui si justement aigi'i,
Je suis presque tenté de le croire sincère;
Mais non; je connois trop à fond son caractère:
Non, restons ennemis; près de vous, au surplus,
Je ferois maintenant des efforts supei*flus.
Mais quoiqu'au dernier point le fourbe m'embarrasse,
Plutôt mourir de faim (jue lui devoir ma place.
Adieu. (Il son.)
aâ
S( KNE V.
. ABISTE, DÔKIVAI.. ^^. .-
A. Concevez-vous un tel entéteineiit?
D. Ob. uuus le calmerons : c'est on fort bon enfantr^ . A. Il e;»t bmâqoe, étoordL, maî^ je le crois honnête. * D. Trè8-bonnéte, et tout part d'une mauvaise tête: Peut-être contre moi quelqu'un l'aura fîkcbé. - — A. Vous croyes? D. Ëb . . vraiment, qoelqu'ennemi eacbé . . Car ce pauvre Laroche, il n'est qu*nne machine! A. Mais comment . . . D. Tant de gens désirent ma mine! A. Mais qui soupçonnez- vous d'un semblable dessein? D, Ah! ne le cherchons pas. De penser que Finnin... C-ela seroit affreux; il en est incapable.
A. Je pense comme vous. U paroît estimable.
Très-modeste sur-tout. D. Il est modeste aussL .;; ~
A. Vous le connoissez, vous? D. Je le crois mon ami. A. Quel homme est-ce, entre nous? D. Finnin est, à
bien dire, l'n de ces employés ainsi que j'en désire.
Suppléant à l'esprit par Fapplication :
Non qu'il soit sans mérite et sans instruction, Mais quoi, s'il sait beaucoup, il le fait peu paroitre. A. Ëh mais, vous me rendez jaloux de le eonnoltre. D. De vous voir je l'a vois déjà sollicité:
Peut-être il se sent fait pour son obscurité.
Je me charge pourtant A. Non pas. Je vous rends
graee; Près de l'homme à talens, Dorival, l'homme en place Peut faire sans rougir la moitié du chemin:
Je veux aller moi-même au-devant de Finnin.
Reprenons l'entretien troublé par ce Laroche. D. {emhfirraisr.) C'est qu'il est déjà tard. A. Ce]
D. L'heure <Hi VOUA devez donner audience . . . ^. (tirmid m
Oui,,
D. Remettons à demain. A. Soit. D. Je vais « • D. Quoi donc? A. Je puis an moins voi
Qni demande à-U-foîs dn talent, da conra^.
D. Parlez. A. Par sa maoTaise adminietration, L'ancien ministre a mis tont en confusion; Et mal^ cette utile et dore expérience, 11 reste encor par-tont pins d'abna qn'on ne pense. II fandrott un mémoire où, sans ménagement, On dît la vérité même an gonremement.
D. Eh maiB, permettez donc; nn écrit de la sorte Snr vous, aur son antenr pent attirer ... A Qu'importe? Jamais, qnelqne danger que nous puinsiona prévoir. Devrons-nous balancer à remplir un devoir?
0. C'est juste. A. Ceat à vous de faire cet ouvrage; Je ne vous en dis pas là-dessus davantage; Vous connoissez le mal autant et miens que moi. D, Et nos intentions eont les mêmes, je croi. A. C'est cela. Le public vous attend, je vous laisse. Ne perdez pas de tems. Songez que le mal presse; Que le plus prompt remède en borne les progrès. {AritU tort; Mad. Dorlit entre d'un autre côté.)