L. M'abuser! allons donc, je suis loin de connoître
Les antres hommes; moi; quant à lui, je le tien;
Je lis mieux dans son cœur encor que dans le mien :
Dès l'enfance, annonçant tout ce qui devoit êti*e,
Le flatteur s'en alloit rôdant autour du maître;
Déjà s'appropriant le bien fait par autrui,
Dès-lors, d'ambition brûlant comme aujourd'hui.
Par les plus vils détours comme il cherchoit à plaire!
Tartuffe et patelin, c'étoit son caractère.
Voilà comme il s'est fait le plus brillant état.
Aussi sur les moyens fut-il peu délicat:
N'allez pas croire au moins que je le calomnie;
De notre ancien ministre on sait assez la vie:
Il est dans le malheur, n'en disons pas de mal;
Mais comment près de lui se poussa Dorival?
C'est en misant métier des plus honteux services;
Du ministre il servait les passions, les vices;
Ki
Kl r«' iiiinihtn* ù iM*iii<* étoit disjrrîicn».
l'iir riiijrrnt hoi'ivnl il étoit oublié.
CH. Mhîh (MMiiiiicnt pri'H crAriste. homme d'un \-raî mérite,
l'i'iil il MO iïminf<*iiir? L. Kn faisant rhypocrite.
Lu réputation, l'obtient aisément:
\ii\ mériter ent moin» facile, franchement.
Main ijiioi! pour réussir, ce point n'importe guère:
Hulvani les j^eiis, il sait changer de caractère:
pourvu qu'elle s'accorde avec son intérêt.
(Qu'une bonne action se présente, il la fait
Avec In même ardeur qu'il se rendroit coupable
l)e quebpie trait bcmteux à son but favorable.
CH. Mais il a de l'esprit, cet Ariste. et bientôt
Il verra l)ien qu'au fond Dorival n'est qu'un sot.