SCÈNE PREMIÈRE
Mme DE MIRVILLE, DORSIGNY neveu.
[Dorsigny entre avec précaution par la porte, du côté gauche.)
MM. {allant au-devant de lui) Quelle imprudence ! mon oncle marche presque sur mes pas.
DN. Mais au moins apprends-moi ce que je dois devenir. Tout est-il découvert, et ma tante sait-elle que son prétendu mari n'était que son neveu?
MM. On ne sait rien; ma tante est enfermée avec sa marchande de modes, mon oncle jure contre sa femme, M. de Lormeuil est tout étourdi de la réception qu'on lui fait, et moi, sans me flatter que l'erreur puisse durer long-temps, je veux au moins prolonger leur incertitude, décider mon oncle en ta faveur, tourner la tète à M. de Lormeuil, si je n'ai pas d'autre ressource, et . . . l'épouser, enfin, plutôt que de lui laisser épouser ma cousine.