IL FAUT QU'IL CROISSE ET QUE JE DLMLNUE
(( verra point la vie ; mais la colère de Dieu «demeure sur lui. »
Celui qui vient d'en haut, celui qui vient du ciel, c'est Dieu seul et il est au-dessus de tout, comme l'infini au-dessus du fini. Celui qui vient de la terre, la terre ici veut dire la nature finie et créée, celui-là est terrestre ; c'est-à-dire il est impossible qu'il ne soit pas toujours une créature bornée. Il est impossible que sa parole soit la vérité même, et que son langage ne tienne pas toujours de la terre et ne soit plein d'insuffisance, et même, dans notre état présent, d'erreur et d'illusion.
Mais il n'en est pas de même de celui qui vient du ciel , de ce Yerbe éternel , de ce Verbe incarné qui naît en moi par le baptême et par la régénération.
Lui qui est en Dieu de toute éternité, et qui est Dieu, rend témoignage en nous, de ce qu'il a vu et de ce qu'il a entendu. Notre part à nous, c'est de recevoir son témoignage. Tel est notre devoir. Mais qui sait le
remplir? Personne, dit l'Évangile, ne reçoit son témoignage.
Ne serait-il pas temps enfin, ô mon Dieu, après tant d'épreuves et après avoir vu aussi clairement où me mène mon aveugle indocilité, ne serait-il pas temps enfin pour moi, 6 mon Dieu, de recevoir votre témoignage? Ne serait-il pas temps de comprendre que c'est vous-même, Verbe infini, Verbe incarné, qui me parlez par la raison, par la conscience, parla grâce, par la foi, par l'Eglise catholique, par TÉvangile? Toutes ces choses qui me sont données, c'est vous-même qui m'êtes envoyé. C'est à nous d'élargir notre cœur pour vous recevoir, pour recevoir l'esprit de Dieu dans la plus grande mesure possible.
Diminuons, détruisons, autant qu'il est en nous, les bornes de notre volonté propre, et Dieu croîtra dans notre volonté ; faisons de même pour toutes nos facultés.
Mais cet fc^sprit de Dieu venant en nous dans une mesure croissante, c'est la vie éter-