SEMAINE DE PAQUES. MARDI. — EVANGILE DU JOUR
lo Comment jésus console t.es âmes éprouvées.
En ce temps-là, dit I'Evangile de ce jour, Jésus se trouva tout d'un coup au milieu de ses disciples. « La paix soit avec vous, leur dit-il; c'est moi, ne craignez pas. » — Dans le trouble et la frayeur où ils étaient, ils s'imaginèrent que c'était un esprit. «Regardez mes mains et mes pieds, leur dit Jésus; touchez et voyez que c'est bien moi. Un esprit n'a ni chair, ni os, comme vous voyez que j'en ai. » Il leur montra donc ses mains et ses pieds. — Tel est le récit de l'Evangile.1
Ame éprouvée par I'aridité et la tentation ! vous vous imaginez que le Sauveur s'est retiré de vous, vous laissant en proie à la malice de vos ennemis. En vain vous le cherchez dans la lecture, dans l'oraison, la sainte messe, la communion ; partout il semble se dérober à votre amour. — Mais voilà que tout à coup, au moment où vous le croyez éloigné, il se présente à vous. Pour dissiper vos troubles, il vous montre ses plaies :
«Mon enfant, vous dit-il, pourquoi craignez- vous? ne suis-je pas votre Rédempteur? ne vous ai-je pas écrite dans mes mains ? ne suis-je point descendu du ciel pour vous chercher? Pourquoi vous livrer à ces tristes pensées que je vous ai délaissée, livrée à vos ennemis, rejetée loin de ma face? Une mère pourrait-elle oublier son enfant? et quand même elle le pourrait, moi, je vous le déclare, je ne vous oublierai jamais. Voyez les plaies de mes mains, de mes pieds, de mon côté; je les ai conservées après ma résurrection, pour vous donner des gages de mon amour, amour qui durera toute l'éternité, si vous êtes fidèle. »
0 consolant langage de la part d'un Dieu ! Il ne demande de nous que la droite intention et la bonne volonté. A ce prix, les épreuves les plus sensibles tourneront à notre avantage. — 0 Jésus ! en pensant à votre bonté, je ne puis me défendre d'ESPÉRER en vous. Bannissez de mon cœur le chagrin , la tristesse et le trouble. Dans les moments critiques, donnez-moi la grâce : 1° De considérer vos plaies sacrées, comme ont fait vos disciples, et de m'y réfugier par la foi, la prière et l'abandon. 2° De recourir à ceux qui dirigent mon ame et de suivre en tout leurs avis, comme me venant de votre Personne sacrée dont ils tiennent la place. Par l'intercession de votre divine Mère, unissez toujours ma volonté
(1) Luc. 24, 36-40.