‹ Meditations pour tous les jours de l'anneeChapitre 140 sur 258 · MERCREDI DE LA DEUXIÈME SEMAINE. — MISÉRICORDE DIVINE · texte numérisé non relu

MERCREDI DE LA DEUXIÈME SEMAINE. — MISÉRICORDE DIVINE

et des enfers, et cela en faveur d'un néant misérable, d'un vil criminel, d'un ingrat perfide, d'un contempteur de la majesté de son Dieu. Elle prétend lui pardonner, quoiqu'il ait transgressé toutes les lois, blessé tous les divins attributs, détruit dans son âme le royaume de la grâce, et foulé aux pieds Celui qui l'a racheté. Qui ne s'étonnerait d'une telle conduite ? Et comment la concilier avec l'idée d'un Dieu infiniment sage, infiniment puissant, infiniment juste ? N'est-elle pas l'un des mystères les plus insondables de notre auguste religion ?

0 mon Dieu ! pour ne pas me punir après mes péchés et me préserver de l'enfer, vous avez déployé en ma faveur toutes les ressources de votre bonté. Non content de ne pas prêter l'oreille aux réclamations des démons vous accusant de partialité à mon égard, vous avez lutté contre toute la création qui demandait vengeance, et contre votre justice elle-même, votre sainteté, votre majesté, qui réclamaient leurs droits. Ah ! que vous rendrai-je en retour d'une charité si généreuse ? Je voudrais vous aimer comme les Anges et les Saints vous aiment dans le ciel. Accordez-moi du moins la grâce : 1° De me repentir de mes péchés, surtout parce qu'ils ont blessé vos adorables perfections. 2° De réparer, par la pénitence et par l'amour, mes torts envers vous. 3° De vous remercier et de me dévouer pour vous sans relâche, en reconnaissance de vos infinies miséricordes envers mon âme. Misericordias Domini in œternum cantabo.

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