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FÉVRIER. FIN DU MOIS. — DE LA BONNE MORT

avec transport les jours où nous aurons renoncé à nous-mêmes, pour souffrir avec résignation ! — Il vous en coûte aujourd'hui de vous tenir éloigné du monde et de ses plaisirs ; d'enchaîner votre liberté à l'obéissance; de combattre en vous la vivacité et la dissipation; il vous est dur parfois de vivre solitaire, recueilli, mortifié; de veiller sur vous-même, de supporter l'aridité, le dégoût, la tristesse au service de Dieu. Mais que la pensée de ces peines vous sera douce à votre dernière heure, lorsque le juste appréciateur du mérite frappera à votre porte pour vous récompenser ! 0 mon Dieu! inspirez-moi la résolution de me placer souvent en esprit sur ma couche funèbre, et de me demander sérieusement ce qu'alors je voudrai : 1° Avoir fait de progrès dans la vertu. 2° Avoir acquis d'empire sur mes ennemis invisibles. 3° Avoir souffert avec patience en union avec Jésus crucifié, et cela pour vous, pour mon ame et pour mon éternité.

2o Moyens d'obtenir une bonne mort.

Voulez-vous mourir saintement? travaillez chaque jour à vous sanctifier. Ce travail consiste à défricher le champ de votre cœur, de toutes les plantes vénéneuses ou inclinations mauvaises, qui souvent vous exposent au péché; et à les remplacer par les vertus contraires. A ce prix, vous mériterez le salaire promis aux serviteurs fidèles que le divin Maître trouvera veillant.

Le triomphe qu'apporte une bonne mort nous sera de même assuré, mais quand? lorsque nous aurons combattu jusqu'à la fin. Il nous faut donc opposer aux maximes du monde les enseignements du Sauveur ; résister au démon par la prière et la confiance • en Dieu ; réprimer les convoitises de la chair par la mortification des sens. Combien de mérites n'acquerrons-nous pas ainsi ! Chacun de nos actes de résistance aux tentations nous vaudra un poids immense de grâce en cette vie et de gloire éternelle en l'autre. Quelle joie, au moment suprême, de nous rappeler tant do succès obtenus contre les ennemis de notre ame ! « Je donnerai une manne cachée, dit le Sauveur, à celui qui sera victorieux. » Cette manne est le contentement qu'éprouve une Ame, après ses victoires, et surtout à l'approche de la victoire finale qui va la mettre en possession de la couronne éternelle.

Mais que dire de l'allégresse que nous causera le souvenir de notre patience dans les maux de cette vie? Combien d'occasions

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