JANVIER. — VIGILE DE L'EPIPHANIE
1° Conduite des mages dans le mystère de l'épiphanie
L'Eglise célèbre principalement en cette fête l'adoration des Mages. C'étaient des sages de l'Orient, rois ou princes dans leurs provinces respectives. Descendants d'Abraham mais vivant parmi les gentils, ils attendaient la venue du Messie. En étudiant les astres, ils reconnurent dans un météore, qui leur apparut sous forme d'étoile, l'accomplissement de la prophétie de Balaam, leur annonçant l'étoile de Jacob, et par suite la naissance de Celui que l'Ecriture nomme l'Attente des nations et le Libérateur d'Israël.1 A cette vue, éclairés par une lumière intérieure, ils se mirent à la recherche du Nouveau-Né. Admirons leur fidélité à la grâce et leur promptitude à lui obéir.
L'étoile les précédait, mais arrivée près de Jérusalem, elle disparut, comme pour les inviter à entrer dans la cité. Nouvelle occasion pour eux d'exercer leur foi et leur dépendance à l'égard de Dieu ! Privés des lumières sensibles, ils recourent aux dépositaires des divins oracles, en consultant les docteurs de la loi, sur le lieu où devait naître le Sauveur. Après cet acte d'HUMiLiTÉ et de soumission, étant sortis de la ville, les pieux rois revoient aussitôt l'étoile miraculeuse, qui les conduit à Bethléem. 0 précieux effet de la direction spirituelle, qui nous mène sûrement à Jésus ! — Et quel n'est pas leur bonheur de trouver l'Enfant qu'ils cherchent ! Ils se prosternent à ses pieds, l'adorent, et, selon la coutume des orientaux visitant leurs princes, ils lui offrent des présents. 0 Providence ineffable ! c'était précisément de l'or, de l'encens et de la myrrhe, symboles de la royauté, de la divinité et de l'humanité de Jésus.
Remarquons d'abord, dans ce mystère, la docilité des Mages à croire au signe du grand Roi, c'est-à-dire à l'étoile et à l'inspiration intérieure qui les invitait à la suivre. — Et puis, quelle sagesse dans leur conduite, lorsqu'ils vont soumettre leurs doutes aux docteurs de la loi ! — Enfin ils mettent le comble à leurs bonnes dispositions, en adorant l'Enfant-Dieu et en lui offrant des dons dignes de leur piété et de leur amour.
0 Jésus, auteur de tout bien ! communiquez-moi la ferveur de ces saints rois et les nobles sentiments dont ils étaient animés. Inspirez-moi leur foi vive et leur profond respect, quand je
(1) Num. 22, 25.