MARS.-(BIS.) — AMOUR ENVERS JÉSUS ENFANT
de déchoir de l'état de grâce où vous m'avez placé. Je suis fermement résolu : 1° D'étudier votre doctrine, vos exemples et votre divin Cœur, pour connaître vos voies et essayer de les suivre. 2° De vous imiter surtout dans votre esprit d'oraison, de douceur et d'abnégation, afin de remplir ainsi comme vous et avec vous, tous mes devoirs envers Dieu, — envers le prochain — et envers moi-même.
25 mars (dis.) — Combien Jésus mérite d'être aimé.
Préparation. — Considérons les motifs d'aimer l'Enfant de Bethléem. C'est un Enfant infiniment aimable : 1° En lui-même. 2° Dans ses dons. — De là pour nous l'obligation de diriger vers lui toutes nos pensées, nos intentions, nos affections, et de lui offrir notre cœur tout entier. Car jamais nous ne l'aimerons autant qu'il nous aime. Dilexit nos, et tradidit semetipsum pro nobis.1
1° Jésus enfant, infiniment aimable en lui-même.
Le Dieu qui commande à tout l'univers, n'étant point parvenu à s'attacher les hommes, même en les terrifiant par les foudres du Sinaï, résolut d'employer un autre moyen pour se faire aimer d'eux. Se dépouillant donc de tout l'appareil de sa grandeur, de sa majesté et de sa justice, il éloigna de sa personne, et même de son nom, tout ce qui pouvait inspirer la crainte et rétrécir les cœurs, et vint s'offrir au genre humain sous la forme la plus touchante, la plus gracieuse, celle d'un tendre et bel Enfant.
Un enfant gagne naturellement tous les cœurs; et celui-ci est le plus beau des enfants des hommes. Ses attraits l'emportent sur ceux des Anges, des Séraphins et de toutes les créatures ensemble. Il est lui-même la beauté incréée selon sa divinité, et surpasse immensément, selon son humanité sainte, toutes les beautés créées. — 0 délicieuse contemplation! s'écrie saint Bernard, ô spectacle plus suave que toutes les suavités! l'Enfant de Bethléem n'est pas seulement un descendant de David, le fils d'un prince ou
(1) Eph. 5, 2.
médit, i. 3G*