JANVIER. (BIS.) — DÉVOTION A L'ENFANT JÉSUS
nez-moi la plus tendre dévotion à votre sainte Enfance; qu'elle m'inspire d'ADORER vos grandeurs abaissées, de me confier en vos mérites cachés, et d'AiMER vos perfections infinies revêtues de mes misères et par là même plus aimables. Je suis résolu de méditer les mystères de votre Enfance, au moins une fois le mois, afin de me former aux vertus dont vous nous avez donné l'exemple à Bethléem, en Egypte et à Nazareth. Eclairez-moi sur ces vertus et donnez-moi la force de les pratiquer pour vous plaire.
2o Fruits de la dévotion a l'enfant jésus.
La vénérable sœur Marguerite du Saint-Sacrement, carmélite de Beaune, en France, fut choisie de Dieu au dix-septième siècle pour réveiller la dévotion à l'Enfant de Bethléem. Elle établit une association dont le but était d'honorer les mystères de l'Enfant-Dieu, depuis son incarnation jusqu'à sa douzième année, particulièrement le 25 de chaque mois. Cette institution ne servit pas peu à I'avancement spirituel d'un grand nombre d'âmes.
Et en effet, les mystères du Verbe anéanti, disait un grand serviteur 5e Jésus Enfant,1 « nous mettent dans la séparation des choses de cette vie, pour en user selon le besoin. Ils nous enseignent la docilité à Dieu, sans regard sur nous, sans prétention, mais avec I'abandon d'un enfant, vivant au jour le jour, en union avec Jésus, qui lui-même, abandonné à son divin Père, reçoit tous ses ordres pour accomplir sa mission. Bienheureux ceux qui sont appelés à connaître et à goûter ainsi le Dieu fait Enfant! Que de dons ne recevront-ils pas ! entre autres : l'innocence, — la pureté — et la simplicité. »
L'innocence, qui nous fait agir comme les enfants, sans recevoir des objets extérieurs leurs impressions malignes. — La pureté, qui purifie nos pensées, nos intentions, nos désirs, nos affections, et jusqu'à notre corps et nos sens. — La simplicité, qui nous empêche de multiplier les vaines réflexions, de nous arrêter à des sentiments de complaisance ou à des inquiétudes, à des chagrins, à des tristesses peu raisonnables, au lieu de nous abandonner à Dieu avec confiance, comme un enfant à sa tendre mère.
Examinons si nous agissons toujours : 1° Innocemment, sans arrière-pensée, ni réflexion qui sente la méchanceté et la malice.
(1) M. de Renty.