‹ Méditations séraphiques sur la passion de Jésus [microforme]Chapitre 4 sur 9 · FA EE · texte numérisé non relu

FA EE

te, Véronique a

vigne chérie, je t'avais plantée avec tant de soin, comment ne m'as-tu donné que de amertume? J'ai nourri des enfants avec tendresse, et ils ont méprisé mon amour. Le bœuf, .« bête de somme ont connu leur maïtre, moi je reste inconnu, je ne suis qu'un étranger pour les miens. O mon enfant, refuseras-tu toujours ton cœur à ton Dieu qui le mendie parmi de si cruelles angoisses ?

—— Jésus, j'ai soif de beauié, comment se fait-il que je ne vous aie pas f ñcore aimé, vous le plus beau des enfants des hommes ? Vous êtes la bonté infinie, vous m'avez aimé le premier, vous êtes venu allumer sur terre le feu de la charité, comment se fait-ilque mon cœur n'ait pas compris le vôtre ? Hélas! j'ai abandonné la source d’eau vive pour m'abreuver aux eaux bourbeuses. Non seulement je ne vous ai pas aimé, mais je VOUS ai déchiré le cœur par mes péchés. Mon Dieu, que vous

êtes bon, et qu’on est donc coupable de tant vous offenser ! (Pater, Ave, Gloria, etc etc.)

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Vile STATION JÉSUS TOMBE POUR LA SECONDE FOIS

v. Adoramus te, etc. v. Nous vous adorons, etc,

URIEUX que l’on ait osé aimer et consoler Jésus devant eux, les soldats le pous-

| sent brutalement.

Il chancelle et tombe, et de sa poitrine s'échappe un cri étouffé comme la douce plainte d’un agneau qu’on égorge.

— Mon enfant, il faut bien que je tombe puisque je n'ai pas les préférences de ton cœur. Il faut bien que je rampe à tes pieds puisque c’est une idole d’or ou de chair qui reçoit tes hommages, Tu ne peux servir deux maîtres. Enfant bien-aimé, à quoi donc m'as-tu comparé, moiton souverain bien ?

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