‹ Méditations socialesChapitre 30 sur 52 · PAR · texte numérisé non relu

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''LA MINERVEr

n^^OlNTTI^EJLILi, 1874.

montait de l'envahiBsement des race^ étrar gè'es. Sans elle nous serions noyé? dei uis lorgtpm(.ç, aban lonnfs que nous avons I tf» par nol e mèrf-palrif, dpvenu' indifT-rei t- à notre égard et nous laissant à Doe propres forces. Nous sommes donc UB vrai pf uplp, issu d'une même souche, ei leliem^^nt conservé qu'on a pu même 8prè~ deux cent t inquat'te ans retracer, dans un livre qui est un monumert unique dan»

l'univtrs, l'origine el l'histoire de tous les membies qui composent aujourd'hui no tre race.

Par une dfftinée qti peut être envisagée de plusieurs manières, nous avone toujours manilesté une tendance extraordinaire à sortir de notre pays el à nous répandre Jans les pays environnanlp, non contentsde coicniseritotre propre domaine Il n'est jas un coin de l'Amérique qui n'at senti les pas du colon et de l'aventurier canadiens. Aux rrtm ers siècles, cet instinct voyageur s'est manfestè par des éiablissemtnls dans les parties les plus reculées du contment. La va l-ie ou Mstissippî, leNord-Ouesl et la partie occidentale de la Nouvtlle-Arglt terre ellemême ont été fondées par nous. Transportant avec eux leurs croyances et leur foi, nos pères ont fté les véiiiables missioDiaiies de l'Amérique. De nos jours, le n ême espiit d'exi ansion el d'avei.ture, qui seml l*^ êiie un besoin de noire race, s'est manife: té par une ém'graiion qui a pris des proportions inquiétantes dans le cours des dernières années. Pendant que les autres peuilés d'Amérique serfCrilent i^ar rimm'gration, il semble qu'il y ait cbtz nous un exiès de fecondué qui nous pousse à soriir de notre sol et à co lonistsr Its autres contrées du continent, avec les races étrangères. On calculequ'il y a répandus aux Etats-Unis, de- Canadiens au nombre d'un demi million.

Ces Canadiens, élo'gnés de nous, et sépaiésdu foyer de notre nalionaiiié commune par les distances et par des p^-ujlrfc éuang» rs, ont cependant conservé iniaci le stnlimeit lu patiioiitme tt de l'amour de la patrie ctmmune. C'est pour prouver la force de Ir-ur affection pour le lieu de Uur naissance, et | our resserrer en même temps les liens qui unissent tous leseLfdUts de la Franco ame'ricaine, du Canada, disperses sur le continent, qu'ils se sont empressés de repondre hier à l'invilaiioD qui leur a «té laite de célébrer en coamun la Fête naiicnale des Canad en;- Fruiçais, el qu'ils sont accourus en foule dans la métropole du Canada frarçais, pour frbterniS' r avec ceux qui sont re tét au pays et pie cd-f-e paît à la manifestation la plus so enLelle doni Celle pailie de l'AlUËrique ail été lëmoio.

Honneur leur so't rendu pour leur zèle ft leur bonne vo onié. Ea ce jour de fête intime, tous les Canadiens doivent oublier lous motifs de divi-ion ei se trouver he-u- ' eux de pouvoir fraieiniser el cbô uer en comn un la Fêle nationale de la Si Jean- Bdpilstf.

Avant de donner les délails de la démonstralion paliioiique qui viert l'avoT ieu, si à laq .elle plus de c-'ot mille personnes ont iris part, nous croyons utile de faire en qiielqueîs mots une rai i )h esquisse le l'histoire de la fête elic-aêneei de le Celle sociélé St. Jeac-Baptista jusqu'à ce jour.

Historique de la H Jean-Baptiste.

La société Si. Jean Baptiste a été ferlée à Montréal en 1834, par M. Lui'iger Duv. rnay, rédacteur el propiiôidire de la Mineroe

Elle célébra jour la première fois la fèt& nationale le 24 ji ia de celte même année, SOLS la présidence de M. Viger, alors maire de Montrée 1. La céiébraiion de la fêle fut interrompue en 1837, et reprise en

1842 par M. Duveroay, qui réorganisa alors la soiiêlé, dont une partie des membres avaient été di>pers< s après les troubles. Le but de ia societ» é.ait un but d'union et de patriotisme. L'assocîaiion se mil sous la proieclion de St. Jean- Baptiste qu'elle adop la pour p^ tron. Elle fut d'abord diviste er qi aire seciions.ceiles du Clergé, des professions libérales, du commerce et de l'iadusirie, des arts et métiers.

"V ici 11 lisl« des présidents depuis^

1843 Jusqu'à 1874;

9 juin 1843 l'Hon D. B. Viger.

2 juin 1845 l'Hon. J Massoa

2 • Viger.

1846 l'H^n A. N. Morin.

1848 l'Hon Jose-ph Bjurret.

1850 M. G. R. Fabre.

1851 M. Luiger Uuvernay.

1853 M es. ChH.riier.

1854 Sir Georges Cartier.

1856 Le commandeur Jacques

1857 le Dr. Ma'leur.

1858 M. DamasH Masson.

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