PRÉSENTATION AU TEMPLE
les temps par les prophéties et réconomie des moyens providentiels qui devaient amener Tavénement du Messie y on la naissance du Sauveur. Elle a exercé aussi son ministère dans la maison sainte, où elle a été présentée suivant la tradition dès rftge le plus tendre, pour y être^élevée et grandir consacrée au service du Seigneur. Contrairement à Topinion dominante parmi les juifs qui honoraient le mariage et méprisaient le célibat, elle a fait de bonne heure le vœu de virginité, sous l'inspiration de TËsprit-Saint^ qui avait pris possession de son ftme dès sa conception préservée par un merveilleux privilège du péché d'origine, afin qu'elle devint TArche pure du salut ou la Mère vierge du Sauveur. C'est ainsi qu'elle a été affermie dans Sion , c'est-à-dire qu'elle a été cachée, protégée dans le temple, jusqu'à l'âge. où elle a été fiancée à saint Joseph, qui devait être son époux ou son protecteur dans le monde et le père nourricier de l'Ënfant divin, d'un côté pour couvrir sa divine maternité par les apparences d'une union humaine, ce qui lui donnait Thonneur et le repos devant les hommes, et de l'autre pour pourvoir à tous les besoins de la sainte famille. Ainsi s'est établie sa puissance dans Jérusalem, ce qui Yeut dire qu'elle a pu accomplir pleinement et avec sûreté ce qu'elle était appelée à faire pour la réhabilitation du genre humain. Elle a pris posses-
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sion dans le peuple honoré par le choix et la damenre da Seigneur; car ce choix s'est fixé sut elle et la demeure céleste a été étc^blie dans son sein, qui est devenu le tabernacle du Dieu vivant, lequel a été ensuite transféré par Tinstitution de reucharistie ou du saint sacrement dans un tabernacle fait de mains d'hommes, placé dans Tas* semblée des saints ou au milieu de l'Eglise^ image du tabernacle vivant que Dieu s*est formé dans le sein de Marie. Ecce tabernaculum Dei cum hominibm.... Emmanuel ^ Deus nobiscum. Voici que le labemacle de Dieu est avec les hommes. {Apoc, XXI, S.) Emmanuel, ou Dieu avec nousl (Matth., I, 230
EYANGILS Smm SAIHT LUC, XI, 27-38.
Lorsque Jésus disait ces choses, il arriva
quune femme, élevant la voix au milieu delà foule, lui dit : Heureuses les entrailles qui vous ont porté; heureuses les mamelles que TOUS avez sucées. Hais Jésus lui répondit : Plus heureux encore ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent
vénérable Bède commentant ces paroles dit Qib. IVy c» xus» ad lAêC.) : c Grande est la piété.
grande la foi de cette femme qui devant les pharisiens et les scribes, qui tentaient et à la fois blasphémaient le Seigneur, reconnaît son incarnation avec une telle sincérité y et la professe avec tant de hardiesse, qu'elle confond les calomnies des princes des prêtres d'alors et la perfidie des hérétiques futurs. Car, comme les juifs de ce temps, en blasphémant les œuvres du Saint-Esprit, niaient la vérité du Fils de Dieu consubstantiel à son Père; ainsi, dans la suite, les hérétiques, en niant que Marie toujours vierge ait fourni la matière de sa chair au Fils unique de Dieu, qui devait naître d'elle par l'opération du Saint-Esprit avec des membres humains, ont affirmé par cela même que le Fils de rilomme n'était pas véritablement consubstantiel avec sa mère. En effet, si la chair du Verbe incarné est étrangère à la chair de la Vierge mère, ce sei*ait en vain que les entrailles qui Tout porté et les mamelles qui Tout allaité seraient déclarées bienheureuses. Mais TApôtre dit : c Dieu a envoyé son Fils fait de la femme, né sous la loi. » On ne doit pas écouter ceux qui pensent qu'il faut lire : a Né de la femme, fait souslaloi. » Mais on doit dire : < Fait de la femme, parce que conçu dans son sein virginal il a tiré sa chair, non de rien, non d'ailleurs, mais de la chair maternelle. » Autrement, il ne serait pcÂnt appelé avec vérité le Fils de l'Homme, puisqu'il ne tirerait