‹ Méditations sur les principales vérités chrétiennes et ecclésiastiquesChapitre 217 sur 282 · Quelle conséquence il faut tirer de cette · texte numérisé non relu

Quelle conséquence il faut tirer de cette

comparaisoîi.

Domini est assumptio nostra. psal. 88. 19.

C'est ainsi cjue s'appelle la promotion aux Ordres , et Ventrée en l'état Ecclésiastique , à la différence de la profession que fait un Religieux dans un Monastère y laquelle est plutôt une oblation volontaire de soimême f que non pas une élection ; pnrce qu'il est en sa. liberté de se donner et de s'offrir à sa Religion ; mais il n'appartient qu'à Dieu et à l'Eglise en sou nom. , de prendre et de choisir des Ecclésiastiques.

Icleo Levi iaterpretatur assumptus. Beatus quem eîegisti, et assumpsisti. psal. 64. 5.

Segregate mihi Saulnm et Barnabam , in opus ad ^uod assumpsi eos. y4ct, i5. 2»

L POINT

vj ON SIDEREZ la flifférence qu'il y a entre ces deux états. La première, c'est que celui <ies Religieux est purement un état de pénitence ; et celui des Ecclésiastiques est un état de perfection : perfection qui paroU dans la sainteté et dans la stabilité de cet état, et

dans la consécration qui se fait des Ministres qui y sont destinés; à raison de quoi, dans les premiers temps de l'Eglise , la pénitence publique étoit un empêchement pour entrer au Clergé , quoiqti^après la Pénitence on eut mené une vie sainte , ce qui ne s'est jamais pratiqué dans les Monastères, qui ont toujours été des asiles pour les plus grands pécheurs , et où étoient même rélégués les Ecclésiastiques qui yivoient dans le dérèglement. La seconde, c^est que la première et la principale fin des Religieux , n'est proprement que pour penser à faire leur salut : s ils procurent encore celui des autres, ce n'est que par délégation, et par motif de charité. Mais les Ecclésiastiques ne sont pas tant pour eux que pour les autres; tellement qu'ils doivent dire avec Notre Seigneur , quand ils se sanctifient : Pro eis ego sanctifico meipsum. Joan. 17. 19. Et avec S. Paul : Non quœrens quod mihi utile est ^ sed quod multis. 1. Cor. 10. 33; parce qu'ils sont obligés à cela, par justice et par devoir..

Portez maintenant votre jugement : voyez lequel des deux états, considérés en eux-mêmes est le meilleur et le plus excellent. Dans Fun , Dieu destinant une personne à l'état Ecclésiastique, l'oblige en même temps à la perfection par la consécration qu'il en fait. Dans l'autre au contraire, i'obligetioa ne

vient que de la volonté de celui qui s^y est

obligé. Mais aussi , si cela est vrai ,

S. T/i'jm. 2. 2. quœst. iS/f. art. 8. Hoc videre est in Conc, Agath. c. 5o. Ephonensi. c. 22, Tolet. IV, c. 45. et aliis passim , uhi Clerlci qui lapsi Juerint , in Monastcriis ad pœnitentiarn peragendiim retrudantiir.

Et annuerunt sociis , qui erant in alia navi, ut venirent , et adjuvarent eos. Luc. 5. 7.

Monachorum certamen ingens , ac labor multus est : Terùm si conferre quis volet instituti illius sudores cum rectè administrato Sacerdotio , certè tantum esse inter illa duo discrimen comperiet , quantum est inter privatum ac Regem intervallum. S, Chrjs. h 6. de Sac. c. 5.

Monasticus Ordo débet sequi Sacerdotales Ordines , et ad eorum imitationem ad divina ascendere. s. Dion. c. 6. Hier. Eccl, Refertur. à s. Th. loco citatu»

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