‹ Méditations sur les vérités de la foi et de la morale (volume 2)Chapitre 147 sur 168 · MORT · texte numérisé non relu

MORT

Haïr la mort est, selon saint Augustin, le signe qu'on aime Dieu ; craindre la mort est une marque de foi; désirer la mort est souvent un effet de l'impatience ; aimer la mort est le fruit de la charité.

L'opposition et la répugnance à la mort sont les cris de la nature, qui ne domine pas où la grâce règne.

Le désir de la mort n'est surnaturel que lorsqu'il fait éviter le mal et faire le bien.

Rien ne prépare mieux à la mort que le détachement des créatures, et rien n'en détache plus efficacement que l'état d'infirmité, quand il est supporté avec foi.

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