‹ Méditations sur les vérités de la foi et de la morale (volume 2)Chapitre 155 sur 168 · VERTU · texte numérisé non relu

VERTU

Que de gens s'imaginent être vertueux, parce qu'ils aperçoivent aisément les défauts des autres, et qu'ils s'en affectent plus que des leurs propres !

Un homme qui n'a qu'un vice accompagné de plusieurs vertus est quelquefois plus scandaleux que celui qui montre plusieurs défauts sans vertu.

Combien de g^ns ne sont vertueux qu'en apparence! combien ne le sont que par éducation ou par tempérament! Ce ne sont pas là les enfants de Dieu ni les héritiers de son royaume.

SLR LE SACERDOCE. 383

La vraie vertu ne se dément ni dans les petites ni dans les grandes circonstances de la vie.

Parmi ceux qui passent pour vertueux, combien d'esclaves ou de l'orgueil, ou de la vanité, ou du préjugé, qui ne connaissent pas même une vertu !

La Yertu consiste à ne penser et à n'agir que selon la vérité, au mépris de nos goûts et de nos intérêts propres. Que de réflexion ne faut-il pas pour reconnaître la vérité ! que d'efforts pour la suivre ! C'est pour cela qu'il y a si peu de gens vertueux.

La vertu d'un homme dissipé n'est qu'un masque qui tombe souvent, et quelquefois même sans qu'il s'en aperçoive.

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