TABLEAU IX
Rapprochement des numéros d'ordre du tableau VIII .
de 18f9. de 1800.
Raee de M. Ronrrigat 1 3
Race de Bncfaarest 2 12
Cellale d* 5 de M. Mitiflot 3 13
Cellale n* 1 da même i 4 6
Les mêmes hydrosalfaiés S 2
M. Loigaoo ; bons oeafs. 6 7
Race de Sommières 7 11
Race de PhilippopoH 8 4
Race d*ADdrioople (a* S) 9 fS
M.Loignon; œafsdoatenx 10 10
Cellale ii*2deM. Mitifiot 11 S
Race d'AndriDople (d*" 1) 12 8
Race de M. Kaufmann 13 1
Race de Bulgarie 14 H
Race d'Anatolie 15 16
Race des Baléares 16 21
Race aoooyme $7 23
Race d'AndrÔMfple (o« 15) IS 9
Race de Chine...; 20 19
Race de Kogasko 21 17
M, Loignoq ; œufs malades 22 20
L'étude de oe noufeau tableau fait voir les résultats suivants 2
1** Deux races ont reçu le même numéro ; ce sont les œufs douteux de M. Loignon et la race de Bulgarie.
2'' Trois races ont les deux numéros qui se suivent :
M. Loignon, bons CBufs, les n'* 6 et 7^ Race d'Anatolie, les n"" 15 et 16; Race de Chine, les n** 19 et 30.
3» Trois races ont des numéros qui ne différent que de deux unités :
Race de M. Nourrigat, les n** 1 et 3; Celluje n» l de M. Mitifiot, les n" 4 ^t 6; M. Loignon, œufs malades, les n** 20 et 22.
fc*^ Six races ont des numéros qui se rapprochent évidemment beaucoup :
Race de Sommières, les n'* 7 et li ; Race d'Andrinople (n« 1), les n** 8 et 12; Race des Baléares, les n" 16 et 21 ; Race anonyme, les n~ 17 et 22 ; Race d'Andrinople {n« 8). les n'^* 15 et 19; Race de Kogusko, les n*»* 17 et 21-
5® L'écart des numéros est assez fort dans cinq races :
Vers hydrosulfalés, les n°' 2 et 5; Race de Philippopoli, les n**" 4 et 8; Race d'Andrinople (n^ 6), les n" 9 et 18; Cellule n* 2 de M. Mitifiot , les n'* 5 et 11 ; Race d'Andrinople {n° 15), les n^ 9 et 18.
6» L'écart des numéros d'ordre est considérable dans trois races seulement :
Race de Bucharest, les n***2 et 12; Cellule n^ 5 de M. Mitifiot, les n*^* 3 et 13 ; Race de M. Kaufmann, les n*" 1 et 13.
Si l'on veut bien tenir compte des difficultés qu'ont dû me présenter les classifications qui viennent d'être comparées, on sera vraiment étonné que je sois arrivé à un pareil résultat. Il a fallu , avant l'éducation, juger et classer les œufs avec des éléments d'appréciation extrêmement vagues. Je dois avouer, en outre, que je ne me considère pas comme un connaisseur de première force. Depuis plusieurs ànnée^
je n'avais plus à- m'oçpupef de la qualité des œufs de vers à soie, et enfin je n'çn suis pas marchand. j*étais $eul pour juger mes oBufëj aiici^p^ Qçil exçrcé, aucun praticien ou com* merçant ne m'est'vehu, en aide. Je suis bien convaincu d'une chose, c'est que, si j'avais eu à mes côtés, quelque éducateur ou quelque marchand d'œufs du Midi bien expérimenté, les écarts qui se voient dans les deux classifications eussent été bien réduits.
Les mêmes difficultés se sont présentées pour la classification des divers produits de Téducation : vers, cocons, papillons, œufs. Combien j'ai dû commettre d'erreurs d'appréciation , légères ou fortes , qui ont nui à la régularité de la classification! Eh bien, malgré toutes ces chances défavorables, il résulte de mon expérience que, dans le plus grand nombre des cas, un connaisseur en œufs de vers à soie, qui procédera comme moi ou à peu près comme moi, aura beaucoup de chances en faveur du jugement qu'il portera sur des œufs. *-»-
Mon expérience permet aussi d'espérer qu'en poursuivant ces recherches on arrivera bientôt à un proc*édé d'appréciation pratique, au moyen duquel on pourra choisir sa graine avec une grande chance de prendre la bonne.
Je continuerai mes recherches.
L'année dernière, j'ai opéré sur des œufs inconnus, sauf les trois pontes de M. Loignon, qui m'étaient données avec des qualifications assez précises : œufs bons, œufs douteux, œufs mauvais. On peut voir dans le tableau avec quelle surprenante justesse ces trois pontes ont pris leurs numéros d'ordre dans les deux classifications : œufs bons, n" 6 et 7 ; œufs douteux, n°' 10 et 10 -, œufs mauvais, n"" 20 et 22. Que veut-on de plus?
En 1861, je vais faire mon éducation expérimentale avec les œufs que j'ai recueillis moi-même et sur lesquels j'ai, par conséquent, les renseignements les plus précis et les plus détaillés; aussi je compte sur des résultats bien plus nets aue ceux de 1860.
Eu attendant, je me propose d'exposer dans la troisième partie de ce mémoire quelques observations plus scientifiques que celles qui précèdent, et qui Jetteront, j'espère, un nouveau jour sur Thisloire naturelle , encore si incomplète, du ver à soie.