‹ Méhul, sa vie, son génie, son caractèreChapitre 39 sur 41 · ŒUVRES DRAMATIQUES INÉDITES · texte numérisé non relu

ŒUVRES DRAMATIQUES INÉDITES

On sait déjà que Méhul écrivit dans ses jeunes années 3 pour se former la main, trois opéras dont deux au moins n'étaient pas destinés à la représentation : Psyché , sur un poëme de l'abbé de Voisenon ; Anacréon, sur un livret de Gentil-Bernard mis jadis en musique par Rameau ; et Lausus et Lydie , dont les paroles lui avaient été fournies par Valadier. A ces ouvrages, restés inédits, la Biographie universelle et portative des contemporains ajoute les suivants, qui auraient été laissés par Méhul :

Hypsipile, reçu à l'Opéra en 1787; Arminius, reçu à l'Opéra en 1794 ; Scipion, reçu à l'Opéra en 1795 ; Tancrède et Glorinde, reçu à l'Opéra en 1796; Sésostris, écrit pour l'Opéra; Agar dans le désert, écrit pour l'Opéra; La Taupe et le papillon , opéra-comique ;

Chœurs pour Œdipe roi, tragédie de Marie- Joseph Ghénier, reçue à la Comédie-Française en 1804 et non représentée.

Méhul a-t-il réellement écrit la musique de ces divers ouvrages ? c'est ce que je ne saurais dire. De ceux qui sont indiqués comme ayant été reçus à l'Opéra, il n'y a pas trace à la bibliothèque de ce théâtre; les manuscrits, si tant est qu'ils aient existé, sont sans doute tombés entre les mains de Mme Méhul à la mort de son mari.

Que sont-ils devenus? Il en est de même sans doute pour les chœurs d" Œdipe roi. Quant à Sésostris, dont Méhul a eu le poëme en mains , il est à peu près certain qu'il ne s'en est pas occupé , puisqu'à la suite de l'insuccès des Amazones, nous avons vu par une lettre qu'il adressait à Jouy, son collaborateur, que, découragé, il renonçait à Sésostris. Reste Agar dans le désert et la Taupe et le Papillon; ici il n'y a point de doute possible, et l'existence de ces deux ouvrages est certaine , car les partitions autographes de l'un et de l'autre , orchestrées , bien complètes , se trouvent à la bibliothèque du Conservatoire. Agar est une belle scène lyrique à trois voix égales, paroles de Jouy, la Taupe et le Papillon un opéra-comique en un acte , que Fétis mentionne sous ce titre tronqué : la Toupie et le Papillon, et qu'il affirme avoir été représenté au théâtre Montansier en 1797, ce qui est absolument inexact.

Enfin, on trouve au tome II des Œuvres d'Alexandre Duval le texte d'un «drame lyrique en un acte, imité de l'allemand,» Marie ou les Remords d'une mère, que l'auteur avait confié à Méhul pour qu'il en fit la musique. Ce petit ouvrage ne fut jamais joué, et il est probable que la musique n'en fut jamais écrite.

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