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LES PORTRAITS DE MÉHUL

d'après elle qu'a pu être fait le portrait qui se trouve en tête de ce volume.

C'est aussi d'après le pastel de Ducreux, et à l'occasion des fêtes célébrées à Givet pour l'inauguration du buste de Méhul (1842), qu'un peintre distingué, Wiertz, qui était presque le compatriote de l'illustre maître, puisqu'il était né à Dinant, ville située dans les Ardennes belges, à sept kilomètres à peine de Givet, a fait un beau portrait à l'huile. Ce portrait, gracieusement offert par lui à la ville de Givet, orne aujourd'hui la salle des séances du conseil municipal.

On a gravé divers portraits de Méhul, qui le représentent à l'époque du premier empire, les cheveux un peu en broussailles, avec de courts favoris à la hauteur de l'oreille. Ces portraits, tous semblables et peu flatteurs, sont loin de donner l'impression agréable qu'on ressent à la vue de celui de Ducreux.

Le fameux sculpteur florentin Bartolini, l'ami de Cherubini, dont il fît le buste, ainsi que plus tard ceux de Mrae de Staël, de Rossini et de Byron, fit aussi celui de Méhul, mais je ne saurais dire au juste à quelle époque. De nos jours, un autre sculpteur, M. Denéchau, a modelé aussi un buste de Méhul, qui a figuré au Salon de 1876 (N° 3212). Quant au buste informe qui « orne » la place de Givet et que j'ai décrit au commencement de ce livre, je n'en parle ici que pour mémoire, en constatant qu'il porte la signature E. Gechter et la date de 1840. Je ne fais que rappeler aussi la médaille frappée à la mort de Méhul, dont j'ai fait plus haut connaître l'histoire, et qui avait pour auteur le graveur Veyrat.

Je signalerai, pour en finir sur ce point, une « Vue du tombeau de Méhul au Père-Lachaise», lithographiée par Faure et publiée en 1821 par l'éditeur Bernard, 10, Quai de Béthune1.

Au moment où je corrige les dernières épreuves de ce volume, j'apprends l'existence d'un portrait fort important de Méhul, resté ignoré jusqu'à ce jour, malgré le grand nom de son auteur. Ce portrait est l'œuvre du baron Gros, et il appartient aujourd'hui à mon confrère, M. Auguste Vitu, le critique théâtral si justement renommé du Figaro.

lVoy. Annales de la Musique, par César Gardeton, 2e année, p. 152.

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