‹ Mémoires de chirurgieChapitre 103 sur 121 · AMPUTATION PARTIELLE DU MÉTATARSE · texte numérisé non relu

AMPUTATION PARTIELLE DU MÉTATARSE

Obs III —H s'agissait d'une jeune fille de 17 ans, de constitution lymphatique, atteinte depuis deux ans d'une ostéo-arthrite fongueuse de l'articulation métatarso-phalangienne du gros orteil fauche avec trajets fistuleux.

" Le 17 avril, M. Duplay fit l'amputation du gros orteil et du tiers antérieur du métatarsien. La cicatrisation ne put être obtenue et on constata que le reste de l'os était carié. En conséquence, le 20 juin on enleva ce qui restait du premier métatarsien; un pansement ouate mt appliqué et laissé en place pendant vingt et un jours. f <

Il n'y eut pas d'accidents. La plaie sembla même très disposée a se fermer, mais la cicatrisation s'arrêta à la fin du premier mois, et depuis ne fit aucun progrès malgré les pansements les plus varies. La fin de l'été et l'automne se passèrent ainsi. La santé générale de son côté, paraissait souffrir du repos prolongé et aussi sans doute de 1 inquiétude que causait à la patiente la ténacité de son mal. ^

C'est alors que j'envoyai, et pour y faire un long séjour, 1 opérée au bord de la mer, à l'hôpital de Berck. Elle partit en plein hiver, le ^3 décembre 1872, et cependant ne tarda pas h recueillir les bénéfices du changement de milieu. Au bout de deux mois la cicatrisation du pied était, complète et la constitution se consolidait a merveille.

Je revis cette jeune fille dans le courant de 1873, en parfait état de santé et marchant très aisément avec son pied mutilé.

Je note en passant un détail assez curieux.

Les règles, apparues à l'âge de onze ans, avaient continué fort exactement depuis et existaient même le jour de la deuxième opération. Suspendues brusquement par l'acte opératoire, elles manquèrent pendant huit mois et ne se rétablirent qu'au bord de la mer. Avis a ceux qui pensent, bien à tort d'après moi, que les opérateurs n ont pas cà tenir compte des périodes menstruelles.

Amputation métatarso-phalangienne. Cicatrice douloureuse du moignon l.

Deville Philippe, quarante-huit ans, journalier, entre à l'hôpital Lariboisière, salle Saint-Louis, n° % le 30 novembre 1869.

Au mois de janvier 1867, cet homme eut le pied gauche gele et les orteils sphacélés. Cicatrices adhérentes des moignons : gêne considérable dans la marche. r

Vers le 15 avril, je pratiquai la désarticulation metatarso-phalan-

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