‹ Mérope, tragédieChapitre 39 sur 62 · ACTE III, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IV

MÉROPE

Il vivrait.!

NARBAS.

G’est lui , c’est votre fils.

mérope , tombant dans les bras d’Ismétiie.

Je me meurs !

ISMÉNIE

Dieux puissants!

narbas , à Isménie.

Rappelez ses esprits.

Hélas,! ^ce juste excès de joie et de tendresse,

Ce trouble si soudain, ce remords qui la presse,

Vont consumer ses jours usés par la douleur.

merope , revenant à elle.

Ah! Narbas, est-ce vous ? est-ce un songe trompeur? Quoi! c’est vous! c’est mon fils ! Qu’il vienne, qu’il paraisse.

Redoutez, renfermez cette juste tendresse.

(à Isménie.)

Vous, cachez à jamais ce secret important :

Le salut de la reine et d’Égisthe en dépend.

MÉROPE

Ah! quel nouveau danger empoisonne ma joie!

Cher Égisthe! quel dieu défend que je te voie ?

Ne m’est-il donc, rendu que pour mieux m’affliger?

narbas.

Ne le connaissant pas, vous alliez l’égorger;

Et. si son arrivée est ici découverte,

En le reconnaissant vous assurez sa perte.

Malgré la voix du sang, feignez, dissimulez :

Le crime est sur le trône; on vous poursuit : tremblez!

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