‹ Mérope, tragédieChapitre 7 sur 62 · DE M. DE LA LINDELLE A M. DE VOLTAIRE · texte numérisé non relu

DE M. DE LA LINDELLE A M. DE VOLTAIRE

Vous avez eu la politesse de dédier votre tragédie de Mérope à M. Maffei, et vous avez rendu service aux , gens de lettres d’Italie et de France, en remarquant, avec la grande connaissance que vous avez du théâtre, la différence qui se trouve établie entre les bienséances de la scène française et celles de la scène italienne.

Le goût que vous avez pour l’Italie, et les ménagements que vous avez eus pour M. Maffei, ne vous ont pas permis de remarquer les défauts véritables de cet auteur; mais moi, qui n’ai en vue que la vérité et le progrès des arts, je ne craindrai point de dire ce que

1 Cette lettre est de Voltaire lui-même. Comme on s’était autorisé des éloges qu’on donne à M. Maffei pour exagérèr les obligations qu’il avait au poêle italien, Voltaire voulut rétablir l’équilibre.

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