ACTE I, SCÈNE IV
Rentre en fougue, s’acharne impitoyablement.
Et charmé du flatteur, le paye en l’assommant t
DORANTE
Oh! je suis patient! je veux lasser votre homme;
Et que de l’encensoir ce soit moi qui l’assomme !
DAMIS
Pour moi, je meurs, je tombe, écrasé sous le fait! DORANTE.
Qui vous retient chez lui ?
DAMIS
Des raisons que je tais §
Et je m’y plairais fort sans sa Muse funeste,
Dont le poison maudit nous glace et nous empeste !.. Heureux quand mon esprit vole à sa région S’il n’y porte pas l’air de la contagion!...
Le voici. Tout le corps me frissonne à l’approche Du griffonnage affreux qu’il a toujours en pochel
SCÈftlE IV
M. FRANCALEU, DORANTE, DAMIS
m. francaleu, à Damis .
Peste soit de ces coups où l’on ne s’attend pas t Voilà ma pièce au diable et mon théâtre à bas!
DAMIS
Comment donc ?
Trois acteurs : l’amant, l’oncle, la père,» Manquant à point nommé, font cette belle affaire!
L’un est inoculé, l’autre aux eaux, l’autre mort.
C’est bien prendre son temps l
B AMIS
Le dernier a grand tort l
M. FRANCALEÜ.
Je croyais célébrer le retour de ma fille ;
À grands frais, je convoque amis, parents, famille; J’assemble un auditoire et nombreux et galant;
Et nous fermons. Cela n’est-il pas régalant ?
damîs, froidement .
Certes! les trois sujets étaient bons; c’est dommage!
M. FRANCALEÜ.
Quelle sérénité I Savez-vous, quand j’enrage,
Que j’enrage encor plus si l’on n’enrage aussi f
DAMIS
C’est que je vois, Monsieur, bon remède à ceci.
Le rôle des vieillards n’est pas de longue haleine?
Les deux premiers venus le rempliront sans peins.
M. FRANCALEÜ.
Et l’amant?
bamis, présentant Dorante.
Mon ami s’en acquitte à ravir I