‹ MétromanieChapitre 20 sur 101 · ACTE I, SCEN/J VH MONDOR · texte numérisé non relu

ACTE I, SCEN/J VH MONDOR

Cliimérique I

Une fille sdorabk,

tare, célèbre, unique, habile, incomparable 3 MONDOR.

De cette fille unique, après, qu’espérez-vous t DAMIS.

âujourd’hui triomphant, demain j’en suis l'époux.

(. Mondor veut s'en aller.)

Demain w.. OÙ vas-tu donc, Mondor ?

MONDOR

Chercher un mata»

DAMIS

Eh! pourquoi, tout à coup, suis-je indigne de l'être? MONDOR.

£Test que l'air est, monsieur, un fort sot aliment. DAMIS.

Qui te veut nourrir d’air? Es-tu fou?

MONDOR

Nullement £

LA MÉTROMANJK

DAMIS

Ma foi I tu n’es pas sage !... Eh quoi l tu te révoltes A la veille, que dis-je? au moment des récoltes!

Car, enfin, rassemblons (puisqu’il faut avec toi Descendre à des détails si peu dignes de moi l) Rassemblons, en un point de précision sûre,

L état de ma fortune et présente et future.

De tes gages déj£ le paîment est certain.

Ce soir, une partie, et l’autre après-demain,.»

Je réussis, j’épouse une femme savante.

Vois le bel avenir qui de là se présente I

Vois naître, tour à tour, de nos feux triomphants»

Des pièces de théâtre et de rares enfants !

Les aiglons généreux, et dignes de leurs races,

A peine encore éclos voleront sur nos traces !... Àyons-en trois. Léguons le Comique au premier*

Le Tragique au second, le Lyrique au dernier.

Par eux seuls en tous lieux la scène est occupés. Qu’à l’envi, cependant, donnant dans l’Epopée,

Et mon épouse et moi, nous ne lâchions par an.

Moi, qu’un demi-poëme ; elle, que son roman :

Vers nous, de tous côtés, nous attirons la foule. Voilà dans la maison l’or et l’argent qui rouie*

Et notre esprit qui met, grâce à notre union,

Le théâtre et la presse à contribution.

MONDOR

En bonne opinion, vous êtes un rare homme,

Et sur cet oreiller vous dormez d'un bon somme! Mais un coup de sifflet peut vous réveiller*

Page 1