scène x
DORANTE, LUGILE, DAM [S, à F écarts et sans êtr% vu et abord de Dorante et de Lucile .
DORANTE, à Lucile.
A cet ayeu si tendre, à de tels sentiments
Que je viens d’appuyer du plus saint des serments,
A tout ce que j’ai craint, Madame, à ce que j’ose,
A vos charmes, enfin, plus qu’à toute autre chose, Reconnaissez qui j’aime, et réparez l’erreur D’un père qui m’exclut du don de yotre cœur!
Je ne yeux, pour tout droit, que sa volonté même*
Père équitable et tendre, il veut que l’on vous aime* Dès que c’est à ce prix que l’on met votre foi,
Qui jamais yous pourra mériter mieux que moi t
LUCILE
Mais enfin là-dessus qu’importe qu’on l’éclaire,
S’il ne vous en est pas pour cela moins contraire?
Et si, dès qu’il saura de qui vous êtes fils,
Nui espoir, près de moi, ne vous est plus permis?
DORANTE
J’obtiendrai son aveu ; rien ne m’est plus facile*
Mais, parmi tant d’amants, adorable Lucile, N’auriez-vous pas déjà nommé votre vainqueur ?
lucile, tirant des vers de sa poche .
L’auteur seul de ces vers a su toucher mon cœur t le l’avoue ; et, pour lui, me voilà déclarée.