‹ MétromanieChapitre 87 sur 101 · ACTE V, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE V

» Comme nous n'allons droit qu’à force de broncher !... */ Plaît-il ? tous l’entendiez ?

H. BALIVEAU

Moi? non ; j’avais en tète La lettre de cachet qui, dites- vous, est prête!

M. FRANCALEU.

Ce jeune homme n’est pas du commun des humains ! Peste l les grands seigneurs se l’arrachent des mains t

m. baliveau, à part (A M . Francaleu .)

l’enrage!... Revenons, de grâce 1 à la promesse Dont vous m’avez tantôt flatté, pendant la pièce I

M. FRANCALEU.

Vous parlez d’une pièce? ah J s’il en fait jamais,

Ce sera de l’exquis; c’est moi qui le promets,

Et je défîrai bien la cabale d’y mordre î

m. baliveau, avec chaleur .

Parlez, aurai-je enfin, n’aurai-je pas mon ordre f m. francaleu.

Bh 1 tranquillisez-vous ! soyez sûr de l’avoir.

Oui, vous serez content, ce soir même, ce soir;

C’est le terme qu’il prend. Votre affaire est certaine*' Et, tenez, son retour va vous tirer de peine,

Car je gagerais bien que, tout en badinant,

L’ordre est dans le paquet qu’il ouvre maintenant

M. BALIVEAU

Qui! ouvre maintenant ? qui ?

M. FRANCALEÜ.

Celui qui nous quitte.

BALIVEAU

Plaît-il?

M. FRANCALEÜ.

Êtes-vous sourd? Cet homme de mérite.

M. BALIVEAU

Monsieur de l’Empirée 1

U. FRANCALEÜ.

Hé qui donc?

H. BALIVEAU

Quoil c’est lui

Dont le zèle pour moi sollicite aujourd’hui ?

M. FRANCALEÜ.

Lui-même... Il a trouvé que vous jouïez en maître;

Et votre admirateur, autant que l’on doit l’être,

Il veut vous enrôler, pour un mois, parmi nous.

Moi, le voyant d’humeur à tout faire pour vous.

J’ai dû le mettre au fait de ce qui vous intrigue,

Et des égarements de votre enfant prodigue.

Il a sur cette affaire obligeamment pris feu.

Comme si ç’eût été la sienne propre l

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