‹ Mélanges africains et orientauxChapitre 32 sur 105 · Fàs. s. d.. in · texte numérisé non relu

Fàs. s. d.. in

LES CHLIKIJS bL MAROC 17.3

Daouliat en Nàchh^^ . Cet ouvrag-e, écrit en loTo, est précieux pour l'histoire des luttes dans lesquelles l'auteur joua un certain rôle, car il périt à la bataille de rOued el Mekliazin (El Qasr el Kebir) en combattant dans les rangs du prétendant El Motaouakkel, allié des Portugais et de D. Sebastien, contre le cliérif 'Abd el Melik. On sait que ces trois rois y perdirent la vie (4 août 1578).

M. Weir a trouvé dans ce livre qui est un diclionnaire biographique des principaux personnages religieux du x® siècle de l'hégire, des renseignements intéressants sur la vie civile et religieuse du Maroc au xvi^ siècle ; il a su en composer un volume agréable à lire et qui, pour beaucoup, sera une révélation. 11 est reg-reltable qu'en dehors d'ibn 'Asker et d'El Ofràni, il n'ait pas utilisé les auteurs cités plus haut et dont il nous donne une liste incomplète à la fin de son livre (^appendice E). Il est également reg^rettable qu'il ait systématiquement négligé de citer les sources étrangères, qu'on avait le tort de consulter seules autrefois ". Il renferme également une certaiue quantité d'erreurs et d'omissions dont je ne relèverai que les plus importantes.

P. xni, parmi les commentateurs du Qoràn, il oublie le principal : Et Tabari. — P. xvi. La Bordah a été traduite aussi en italien, en persan, en turk et en berbère : cette dernière version est inédite. — • P. xxvu, le rite malékite est très répandu en Egypte ;

1. Fàs, 1308 héy., in-4. [L'nc traduction française a été publiée à Paris, 1913, 1 V. in-8].

2. Un ouvrage acluelloincnt sous presse, Etablissement des chévifs au Maroc et leurs relations avec la régence d'Alger, par M. Cour, comblera celle lacune [L'ouvrage a paru à l'aris, 1904, in-8].

il lest même plus que le rite chaféite. — F. xxxvi la qualification de « patriote algérien » donnée à Abd el Qàder prouve que M. Weir ne se rend pas compte de la lutte soutenue par l'ancien émir contre la France. — P. xui, l'auteur confond le Zàh qui est dans la province de Constantine et peuplé d'orthodoxes, avec le Mzàb, dans la province d'Alger, où se trouve un centre importantd'hérétiques. — Ibid. : les leclures Ibadee el Ubbadee sont fautives; il faut lire Abadi. — P. xlvi, en relevant une erreur dIbn'Asker, l'auteur en commet une autre, en faisant de 'Aroudj (qu'il appelle Arrooj) et de Barberousse un seul personnage ; Barberousse était le surnom donné par les chrétiens à Khair eddin. — P. 48 'Aroudj n'avait pas le titre de bey qui ne fut porté par aucun des chefs d'Alg-er (beylerbeys, pachas et deys), mais de Raïs comme le montre l'inscription de Cherchel que j'ai publiée il y a une vingtaine d'années (1884). P, 51, il n'était pas Tuf'coman d'orig-ine. — Ibid. : ce furent les armes des Espagnols et de leurs alliés arabes qui oblig-èrent 'Aroudj à quitter Tlemcen. — P. 123 : il est inexact qu'Ahmed ben Yousef avait sa demeure à Milianah (il y fut seulement enterré) et qu'il passa la dernière partie de sa vie à Tlemcen. — P. 195, au lieu de Salih pacha, lire Salah Raïs. — Appendice A : prédicateurs de la Djami'l Oaraouin, Aboul'Abbâs Ahmed es Sanhadji, mort en 1515, plus exactement le 10 septembre 1515 (1^' châbân 721, d'après la Dorrat el Hidjdl, s. v.). — Appendice B, généalogie des chérifs sâadiens ; il faut, aux deux fils de Mohammed el Malidi, ajouter 'Omar et 'Abd el Moumen ; à Zeïdàn, hls de Mansour, il

Page 1