‹ Mélanges américainsChapitre 63 sur 86 · Paris, 2<> juillrl iN.'li · texte numérisé non relu

Paris, 2<> juillrl iN.'li

•iM MÉLANC.ES AMKHICAINS

Publiée en facsimilé et imprimée également par M. Autran clans le Courrier de la Plata le Français, Lundi •j octobre 1900; reproduite par le D"" llaniy, Aime' Bonpland, pp. 23o-23i.

i(). — Paris, \!x septembre i835.

27. — A Paris, Rue des Petits Augustins, n. 3, 1843, Mon cher et excellent ami

Bonpland a mis la note : reçue à Montevideo en j'"'' iS/ig. — Répondu de Montevideo le 16 7'"^^ 1849.

28 et dernière. — De Sans Souci, ce 4 oct. i853. Mon cher et meilleur ami —

Publiée en facsimilé réduit dans Caras y Caretas, Buenos Aires, 3o sept. 1906, avec une traduction espagnole; publiée en français par le D"^ Hamy, Aimé Bonpland, p. 234.

Toutes ces lettres ont été copiées par M. Eugène Autran en vue de l'impression.

2" Le dossier renferme la copie d'une lettre adressée par Alexandre de Ilumboldt dont l'original doit se trouver dans les Archives du Muséum, à Paris, et que le D"" Hamy ne paraît pas avoir utilisé, soit dans les Lettres américaines d'Alexandre de Humholdt, soit dans Aimé Bonpland \ estelle perdue ou égarée ? Dans tous les cas, comme elle est importante, en voici la copie :

Lettre adressée à MM. les Professeurs-Administrateurs du Muséum d'Histoire naturelle.

Messieurs et très-illustres confrères La caisse que j'ai l'honneur de vous adresser et de recommander à votre bienveillante sollicitude renferme tous les manuscrits originaux relatifs h la botanique descriptive et à la géographie des plantes, tracés presque jour par jour, sur les lieux, pendant le voyage que j'ai fait conjointement avec mon excellent ami, M. Aimé Bonpland, pendant les années 1799 à i8o4 : quoiqu'une partie de ces

l'Al'lEHS INkhITS IJI- N AÏL'HAI.ISTK AIMK HD.M'LANU iXi

luaiuiscrils, qui ont servi de base aux Xoi'a Gencni et Sjjcc. Planlarum, rédigés avec un admirable soin, après le dépari de M. Bonpland, par Mr. Kunth', soitde ma main, je dois regarder le tout comme la propriété de Monsieur Bonpland. Près d un (juart des plantes décrites a été collecté de ma main, quelquefois dans des circonstances bien pénibles ; près de quatre cents dessins avaient été faits par moi au crayon et à la plume sur les lieux mt^mes, mais le principal, je dois dire le véritable mérite des travaux botaniques laits pendant le cours de l'expédition, n'appartient pas à moi, mais au zèle courageux île M. Bonpland. — Les manuscrits (|ue mon ami avait eu la générosité de me confier, au moment île son départ, |ioin- faciliter nos publications, sont restés entre les mains de M. Kunth juscju'ii sa nuut si piéc(»ce. C'est à M. Bonpland \\ disposer de nos manuscrits restés en Kurope ; mais, je suis sûr que je remplis ses instructions en apj)elant ii la constante auïitié dont vous m'avez honoré. Messieurs, et en vous demandant la grâce de conserverledépôtque je vous adresse aujourdhui dans le trésor scientifique des manuscrits du Jardin des Plantes. L'année même de mon retour en l"'urope, j'ai osé vousofl'rir les doubles de mes collections en herbiers. C'est à la bienveillance de v«>s illustres prédécesseurs que je dois le décret impérial qui, alois, a constaté ce faible don, témoignage de ma vive et constante reconnaissance pour votre n«d>le patrie. Le décret a été publié dans le Moniteur officiel. 11 serait glorieux pour le nom de Mr. Bonpland i>t pour le mien que le dépAt des manuscrits du Vovage aux régions écpiinoxiales puisse rester au Muséum d Histoire naturelle, dans le Jardin (If- Plantes, au(juel se r^Haelieiil mes |ilii> doux souvenirs.

Daignez agréer. Messieurs et très honorés (^onlrères,

I CliiirlevSijfitinoiiiJ Kiiitlh, n<' Ip i 'i juin 17H.H, à l,i*ipfi|{; \ J» iii.ir» l85o. - Il »"«|{it du ifrBiul ouvrii((e : .V«r«i tjrnent ri iftrrifi plintnriim ijinn in prmjrinaliunr lul ftlaijnm aeifuinofltalfm oritit novi collejerunl A. Itoixpland rt \. lie Humboldt, i8l.S-|Ma5, 7 vol. iii-i

2;n MÉLANGES AMÉRICAINS

l'hommage du respectueux dévouement d'un vieillard laborieux, quoique plus qu'octogénaire.

A Sans-Souci, le 12 juillet i85i

Alexandre de Humboldt

de l'Institut de France.

Cette lettre est accompagnée de la singulière note que voici :

Vaut mieux tard que Jamais.

« Note : INIr. le Baron de Ilunibold \sic\ n'a pas toujours rendu la même justice à mon vieux et excellent ami et compatriote M. Aimé Bonpland ; Mr. Alexandre de Humbold a eu le grand talent — en outre des nombreux mérites qu'il s'est acquis par des connaissances profondes et variées — d'exploiter presque à son seul profit, et de vivre scientifiquement « cinquante une années » sur le Vovage aux Régions Equinoxiales, fait collectivement avec notre compatriote, si modeste et si bon enfant, qu'il ne lui est pas venu une seule fois l'idée de réclamer auprès de M. le Baron, en faveur d'une ingratitude aussi flagrante.

« Je puis ajouter au sincère attachement, à la tendre amitié, auxquels rend un témoignage aussi public que tardif la lettre de Mr. de Humbold, adressée à Messieurs les Professeurs du Muséum d'Histoire naturelle — 12 juillet i85i — combien ses sentiments se sont modifiés à l'égard de son ami, par l'anecdote suivante :

« Je fis un vovage de Buenos-Avres en France, en l'an 1819. J'étais porteur de lettres de Mr. Bonpland — qui habitait Buenos-Ayres déjà depuis près de deux ans — pour son ami Mr. de Humbold ; ces lettres étaient accompagnées d'une procuration générale; je me présentai peu de jours après mon arrivée à Paris, à Mr. de Humbold, en ma qualité d'ami de Mr. A. Bonpland, et son fondé de pouvoirs; Mr. le Baron ne me reçut pas, quoiqu'étant chez lui : à ma

l'Al'lKRS INKIHTS DU NATIRALISTE AIMK HO.M'LAND 23:;

seconde visite, le valet de chambre nie dit de laisser ma carte, avec ma demeure, et que Mr. le Baron aurait l'honneur de me voir. Je crus, malgré ce désappointement complet, auquel j'étais bien él«>igné de m'altendre, je crus, dis-je, devoir me présenter chez Mr. le Baron une troisième et dernière fois, sans avoii- <''t(' j)lus heureux. Cette circonstance remarcjuahle, je pense, et une loule d'autres dont je suis bien instruit me permettent de m'étonner de cette recrudescence de tendresse de la part de M. le Baron Alexandre de lluinbold. — Bonpland en sera moins étonné que m(»i, attendu (jiie depuis de longues années il m'avait prédit ce qui arrive aujourd'hui. » M. Autran est porté à attribuer avec vraisemblance cette unie il M. Roguin. Le négociant Boguin, de la maison Roguin et Mever, « a donné et laissé mille [ireuves de son attachement » ii Bonpland. \oir la letti** de ce dernier datée de Buenos Ayres, le :^o mai iNk) et publii-e jmr Il;imv, Aimé IJo/ipland, pp. 78-79.

'S° Brouillons de trois lettres de Bonpland:

Page 1