PUYSÉGUR
I page in-it du 9 novembre z835. Il s*excuse de ne pouvoir se rendre à la Chambre des pairs, étant pris d'un rhumatisme.
1057 SERGENTS BE LA ROCHELLE (Conspiration dite des
quatre). (Une lettre et un fragment autographes signés.)
— BoBiES (Jean-François-Louis Leclerc), chef connu de
ladite conspiration^ né en 1795, décapité 21 septembre 1822*
I page et demie i/t-8, de la prison de la Force, 16 juillet i8q3, relative à une somme de 5o fr. par lui prêtée à son coaccusé Pomier (a); le reçu qu'on lui a envoyé n*est pas régulier. Il faut qu'il soit de la main même de Pomier, avec la qualité de sergent-major, pour établir sa créance.
— GouBïN, né 1797, décapité le même jour que le pré-
cédent.
I page in-fol.^ La Rochelle, 36 mars iSas. Cette page est la dernière d*une lettre adressée au général Despinois, qui sans doute avait fait espérer leur grâce à ceux qui feraient des aveux. On y lit : •• . . . Dans ces militaires, il y en avait de la garnison deKocfaefort. « Ce commissaire me donna à peu près le plan pour La Rochelle. Il « fallait deux pelotons, qui se dirigeassent Tun chez le colonel, et « l'autre chez le général , pour les empêcher de correspondre avec la « troupe. • . Je me séparai de lui. . . le 14 au soir^ je fus chez le « marchand de tabac... »
{Le portrait de Bories, plus une gravure, et une lithographie épisodiques. Cette dernière est de toute rareté.)
1058 SERVAN (Joseph-Michel-Antoine), avocat général au
parlement de Grenoble, né 1737, mort 1807.
— Servan (Joseph), son frère, maréchal de camp, minis-
tre de la guerre, né 1741, mort 1808. Portrait. (2 lettrès autographes signées.)
La lettré de l'avocat général, de i page /n-8, sans date, est adressée au citoyen Tignes, à Saint-Remi. Il rinforme que : « . . • Taffaire « s^est faite de la manière la plus avantageuse et la plus agréablequei « je pouvais désirer. . . et, pour tout vous dire, c'est moi-même qu « ai rédigé le rapport des commissaires. . .»
Celle du générai, en date du 17 avril 1793, est adressée au mi-
(«) Lé qottrièma des eoftceosés était Raomix, (Voir b nou ef>/olffM, ûatogrmpkêldaJieroM de Tri'
DÎstre de la guerre (Bouehotti), aa sujet du oonnandenent en chef de Tarmée des Pyrénées, qui vient de lui élre confié, et pour lequel il réclame le concours de divers géntraux : « ... et d'envoyer œfte « année les troupes de ligne et de volontaires nécessaires pour serrir « de cadres, d ahord aux 60,000 hommes nécessaires pour hi défcn- « sive, et bientôt après aux cent mille décrétés pour ce pays, et « destinés à y iigir offensiveuent . • . • Beiie lettre de a pages et demie in-k^ en marge de laquelle se trouvent les mota 1 rien à ré' pondre.
1059 SERVANDONI ( Jean- Jérôme ), peintre et architecte, né
1605^ mort 1766. {Pièce autographe signée,)
X quart de page in-^^ ainsi conçue :
« Je reconet que M. Dutour, peintre, a peint les fUvrn am « feu de la pay e quilat /et pri aveque moy à 34 li^Tes chaque 6ce « les quatre ensanhle font la somme de quatre vingt seMe livres qu'il « \uy fot ce i4 juilet 1739. Le Ch««" Servandoni. »
Joint une lettre autographe signée Servandoniy de 1 /Mi^ej in-foL, sans date, adressée à rAssemblée nationale et au ministre de la guerre. Dans cette lettre, du plus étrange style, Tanteur se targue avant tout de son nom,
Servandoni fut marié; il était prodigue, par suite toujours endetté et poursuivi, et cessa d'être employé par le gouvernement, ce qui s*arQorde assea avec un pasaage de la lettre, pour autoriaer i penser qu'elle ett de tonfiU, {Portrait,)
1060 SÉVIGNÉ (Marie de Babutin-ChantaL marquise de), née
1627, morte 1696. {Fragment de lettre et annotation autographes.)
Is fragment autographe ^ de a pages et demi0 fn-4» 6st celui d'une lettre adressée à M. le comte de Guitaut, chevalier des ordres du Roi, en son château d'Epoisses.
A la fin de ces a pages se trouvent 8 lignes autographes de CaUé de CoulangeSf que madame de Sévigné appelait le bon abbé ou le bien bon. La suscription de la lettre est aussi de la main de cet ahhé.
Quant à Connotation autographe^ elle se trouve dans le : Testament de mon cher oncle, apposée sur une expédition notariée de ce testament en date du i3 mars 1686, par lequel l'abbé de Coulanges institue madame de Sévigné sa légataire universelle, {Portrait, par Md^iinckf Pli|i I portrait de i'f^bhé de Çoulaifgff,)
1061 SÉVIGNÉ (Charles^ marquis de), guidon de la compa-
gnie de gendarmes de Monseigneur le DaupbiPi né 1647, mort 1713 (c'est ]eftls ae la célèbre madame de Sévigné). {Une pièce signée avec 5 lignes autographes.)
Cette pièce est une quittance de la somme de ^,^5o liv. pour nue année de la pension de guidon de la compagnie de gendarmes de Monseigneur le Dauphin, ladite quittance étant donnée pour l'année 1676. (i portrait et z fac-similé de lettre. Plus le portruit de Henri de Sé»igue\ son père, tué en duel en i65i.)
1062 SICARD (Roph-Ambroise Gucurroq, ^bbé], instituteur
des Sogrds^uets, né 1742, moFt 1822. (Lettre autographe signée.)
Cette lettre, de i page in»i, datée dn 4 septembre 179s 1 "'
eêlh pftr lui adratsée au présidenê cU l'AoêmbUê natUmale, au moment 011 il allait étr€ massacré,
A cette pièce^ d^un si grand intèrêi^ sont jointes i
1** Une lettre autographe signée de Gilbert Homme (l'un des fauteurs de la terrible émeuie de prairial an II), en date du même jour 4 septembre 179a, pour adresser au conseil général de la commune celle ci-dessus, de l'abbé Sicard,
a" Un extrait du procès verbal de l'Assemblée nationale^ également daté du 4 septembre 17931 constatant qu'un membre de la Commune, M. Guiraull, est venu présenter à l'Assembléo l'abbé Sicard, qu'il a été assez beureux pour arracher à une mort presque eertaine, en se mettant entre le peuple et lui (a).
Cet extrait porte le grand sceau Je la Convention nationale et les signatures autographes de X.-^. Lepeletier (Saint-Fargeau) et de Saint'Just.
Joint une lettre autographe signée de l'abbé Steard, qui fait connaître qu'il fut arrêté de nouveau en 1793, et dément, sous ce rapport, la Biographie universelle, portant que, depuis le 4 septembre X 79a, il n'éprouva plus de persécution, {Portrait avant la lettre. Plus ItM portraits de Homme, de L.-M, Lepeletier (Saint- Fargeau) al d« Satnt-Just,)
1063 SIÉTËS ( Emmanuel-Joseph], vicaire général de Char-
tres, membre de rAssemblée constituante, de la Ck)n- Tention nationale , du (Conseil des Ginq-Gents et du Directoire exécutif, second consul, sénateur, comte de l'Empire, etc., etc., né 1748, mort 1836. (Vne pièce autographe signée et une pièce signée.)
Là première, de 3 pages in-foL, datée du ii aTril 1991, comprend à la suite l'un Je l'autre duux arrêtés du Directoire du département de Paris, ayant pour objet rétabliisement de commissions pour empêcher la désorganisation des établissements tf instruction publique, et celte des fabritfues des églises. Les personnes désignées pour faire jNirtie de ces commissions sont, pour l'inslnioUoH publique : Dupuis, Lacretelle, Gallois et Quatremère de Quincy, et pour les fabriques des églises : Crelté, Tntdaine, Paris et Ganille.
La seconde est la commission de consul à j4licante,Ak\{nrkt sur parchemin, par le eomité de salut public, an citoyen Siévès; ladite commission, datée du a5 fructidor an III, porte le grand sceau de la République et les signatures autographes de Cambacérès, Daunou, Louvet. Marte, Berlier, RévelUère-Lépeaux, Boissy d An glas et Merlin ' de Douay, {Belles pièces.) (a portraits.)
1064 SIMIANE (Pauline Âdhémar de Honteil, marquise de),
petite^ fille de madame de Sévigné^ née 1674, morte — Geignam (Adhémar de Monteil, chevalier de), son frère, brigadier des armées du roi, ambassadeur à la cour de Lorraine, né 1671, jnort 1705. (Une lettre autographe et une lettre autographe signée.)
La lettre autographe, de tpage et demie in-^, du 97 mars 1 9S5, idrctsée àM. d'Héricourt, intenoant des galères, est de la marquise de Si-
(«) V«if 1* BâMi&m tf« yaHé Si*0rd è unétsê$ mmis nur Us iengtn guHl m eourui Ut \tt% i«pumèr§ 1191, réimprimée dernièrement dani la Cotuctioit du Mémoires dt F.-S. Barrière et Didol,
lus.
niiane, qui le remercie de l'envoi près d'elle d*on sieur de Boismorlier. Une annotation autographe signée de Campenon, de TAeadémie française, fait connaître que cette leltre est imprimée à la page 409 , tome X, des Lettres de n^adame de Sévigne, éditioo de Moulmerqué. (Cachet,)
Celle autographe signée est du chevalier de Grignan,etde i page M-8, sans date, adressée à M. de Lamoignon, au sujet de la santé de son fils : « ... Depuis que je n'ai eu Tbonneur de vous voir, je ne « suis pas sorti de ma chambre, toujours heureux à mon ordinaire.^» (Cachet,) (Portraits.)
1065 SIXTE-QUINT (Felice Peretti, cardinal de Montalle, de-
venu pape en 1565, sous le nom de)^ né 1521 , mort 1590. (Lettre signée,)
I page in- fol. ^ datée de Rome, le 2 novembre i587, et adressée à notre tiès-cher fils en Jésus-Christ, le Roi très'-chrétien (HestrilII), en italien. (Cachet par/aitement conservé.) (3 portraits,)
1066 SOANEN (Jean), évèque de Senez, né 1647, mort 1740.
(Lettre autographe signée.)
3 pages in'^, datées de Paris, le 3o juin 1711. Cette lettre se rapporte évidemment aux persécutions dont Soanen fut I objet, à l'instigation de la Société de Jésus. La bulle Unigenitus est du. 8 septembre 171 3, et rappel dirigé par Soanen de 17 17. Mais les querelles qui la motivèrent avaient pris leur âcreté la plus vive dèsiô^Q, époque de la levée de boucliers contre le livre du Père Quesnel (Réflexions morales sur le Nouveau Testament)^ que soutint Soanen, ainsi que tous ceux oui furent ensuite appelants :<*•../« n'ai agi « que pour la cause de Dieu et wtus prie instamment de la soute» « iifr. . • M C'est là le résumé des longs détails dans lesquels entre Soanen pour combattre ses parties adverses. ( a portraits , a gravares épisodiques et x joli dessin également épisodique.)
1067 SOMBRECIL (demoiselle Yérot de), comtesse de Vil-
lelume, morte 1823. Portrait.
— SoMBREuiL (Vérot, marquis de), son père, lieutenant général , gouverneur de Thôlel royal des Invalides^ qui , après avoir échappé, par rhéroïsme de sa fiUe, au massacre des prisonniers de TÂbbaye, le 2 septembre 1792, fut décapité le 17 juin 1794.
Lettre autographe signée de mademoiselle de Sombreuil^ de ^ pages in-k, datée du 27 mai i8ao, et adressée au docteur Guérard, à Avignon. Cette jolie lettre est une causerie remplie de détails affectueux et d'expressions de bonté : « . . . Enfin il faut vivre avec tout « le monde el prendre les bommes pour ce qu'ils sont. . . »
Leltre signée du marquis de Sombreuil, datée do 8 juin 1793. Elle a pour objet de demander, eu sa qualité de gouverneur des Invalides, le remboursement d'une avance de frais de route faite par un officier de l'hôtel, (a gravures épisodiques.)
1068 SOUFFLOT ( Jacques*Germain ), architecte^ né 1714^
mort 1781. (Lettre autographe signée,)
a pages in*^, sans date (mais de tannée 1768, qui est celle de la mort de Deparcieux). Il rend compte des travaux qui se font au
c/idtean de Atenou, et il ajoute : « . . . ilf . Deparcieux étoit bleu « dans le cas de mériter vos regrets et ceux de tous les hommes bien « pensans. . . Le jeudi, veille de sa mort, le Roi en demanda des nou- •( velles à la Muette, et, sur ce que Sa Majesté apprit de son état, « elle dit les choses les plus obligeantes pour lui ; je les lui aurois « rendues avec bien du plaisir, s'il eût été dans le cas (le recevoir cette « consolation ...»
Deparcieuxy habile mathématicien , fut censeur royal et membre de l'Académie des sciences ; il était né en 1703, et mourut a Paris le a septembre 1768.
Joint une notice manuscrite sur Sou/flot et une vue du château Je Menou, dont la lettre ci-dessus fait mention.
Portrait et gravures, savoir : z^ l'église de Sainte-Geneviève, ara/i^ V élévation du dôme,
a* Trois petites gravures, rares, représentant les plan^ coupe et élévation de la nouvelle église de Sainte-Geneviève.
30 Yue intérieure de la même.
4* Tue |)erspective du Panthéon français, ci-devant église Sainte- Geneviève.
5° Vue du caveau ou est déposé te corps de Soufflot.
6** Notice sur le fronton du Panthéon du sculpteur David d'Angers.
1069 SOUFFLOT (François), dit le Romain, l'un des architectes du Panthéon, né 1752, mort 1802. {Parent et élève de Jacques-Germain Soufflot, auteur de ce monument*) {Une lettre signée et une note autographe,)
La lettre, de 3 pages in-foL, datée du 14 vendémiaire an Y, est adressée à M, Philippe DelvilU^ membre du conseil des Cinq-Cents, pour le remercier d'avoir défendu, par pur amour des arts, la mémoire et C oeuvre de génie du célèbre Soufflot, son parent, contre les attaques hasardées du citoyen Mercier. Il entre ensuite dans les plus grands détails sur la construction du Panthéon, et joint à sa lettre un extrait du Tableau général des dépenses faites pour cette construction, et qui s'élèveol, depuis Tannée 1755 jusqu'au ic vendémiaire an "V, à la somme totale de douze millions six cent soixantesix mille deux cent soixante-seize livres quatre sols et trois deniers.
La note autographe est un document des plus curieux, relatif au poids du dôme entier du Panthéou.
Joint à ces pièces :
xo Copies de a lettres de Soufflot le itoma/'/i, adressées au ministre de l'intérieur Bénezech et à l'architecte Chalgrin, au sujet des réparations projetées pour la consolidation des piliers qui soutiennent le dôme du Panthéon,
ao Une lettre autographe signée de la veuve de Soufflot le Ro* main (née Marie-Sophie jintoine, morte en i854* à l'âge de quatrevingt-trois ans), et une copie de sa main de V article nécrologique consacré à son mari dans le journal des Petites Affiches du i5 floréal an IX.
3** Vnt généalogie de ia famille Soufflot, avec deux lettres autO' graphes signées et deux billets de faire part, (a portraits et deux vues de 1 église Sainte-Geneviève, avant et après l'élévation du dôme,)
446 AUTOGRAPUES.
1010 80ULT (Jedn-de-Dieu), duc de Dalmatie, maréchal géoéral, pair, premier ministre, etc., etc., né 1769, mort 1852.(3 leUreê autographes signéet et une lettre signée,)
La première Uure autographe signée^ de i p<^f^ tt demie ûs-4, datée de Passau^ le a4 juin 1806, est uoe fort joue lettre, adressée an général Franceschi, « Il est sûr et certain, mon cher Franceschi, « que ?6(is vous moquez des tœux, des malédictions et des désirs des « autres. Cependant, comme c'est aujourd'hui xotn fftle (Saint Jean- « Baptiste), je vous souhaite plus de bonheur que votre 'patron, et je m désire qu'aucune femme, serait-ce mètae une nouvelle Vénus, ne • vous fasse, comme à lui, couper U tète. Je ne voudrais pas non plus « qu'aucune vous la fît tourner.... Je lis dans le Moniiewr du i5 aeoe « mois que» parmi les nouvelles productions qui ont paru cette année à « la foire de Leipsick^ on avait remarqué une œuvre ayant pour titre : « Carlo Franceschi, prince des bandits dont la vallée du diaùle^... « D'où diable venez-vous et quelle est votre origine?.,» *»
La seconde lettre autographe signée, d'uue demi-page ÎA-S, du 3o juin 1848, n'est qu'un billet d'affaires.
Quant à la lettre signée^ elle est datée du 6 mars i8i5, et adressée au comte de Frandleti, ancien capitaine au régiment de Bourbon, 4^ui réclame la /bicuice de cet emploi.
Joint une lettre autograp/ie signée de la maréchale duchesse de Dalmatie^ adressée au comie d'Aure, |)our une riMTftmiliaiKUtiBB (x page in-8, du x3 août x83i.) {^portraits.)
1071 SOUVERAINS DIVERS. (2 pièces signées.)
— René 11 , roi de Sicile, duc de Lorraine et de Bar, né
1451, mort 1508.
Requête^ au sujet d'un différend entre les prévôtés de Massovan et de Looguion, sur une question de taille^ au bas de laquelle se trouve Vorure souverain^ du 3o janvier 1493.
— Henri U d'Albret, rot de Navarre, né 1603, mort 1555.
Demi'page in-foL, du lo octobre i548, i son cousin le comte de
Il le prie de faire en sorte de décharger de contribution ceux
de ses sujets les plus foulés par le logement dei gens de guerre» (Les mots : ^votre bon cousin, sont autograplies,)
{Les 2 portraits.)
1072 SOUVERAINS DIVERS, (i pièces signées.)
— Chaeles-Emmanuel , duc de Savoie , prince de Pié- " mont, roi de Chypre, etc., né 1634, mort 1675.
Quittance du i*'' janvier 1672^ d'un quartier de la rente de tt,333 liv. 6 s. 8 d., établie sur les cinq grosses fermes de Paris, en faveur de madame Clwétienne de France, sa très-honorée dame et mère. (Scel,)
— Caroline d'Anspagh , femme de Georges II, roi d* An-
gleterre.
Demi-page in'^, de ffampton-Court, le «7 septembre 1737, ou /oi Louis Jtf', pour le remercier d'une lettre qu'il lui a fait remettre. {Cacltets et lacs de soie,)
•— Ferbinanb r* (Charles-Léopold GredcentiUs , archiduc d'Autriche» empereur ^ bous le oom de)«
£ntfoi dune dépêche au général Thiébauli^ commandant de la z8« division militaire, à Dijon^ le ai septembre i8i5. (Cachet^
— Chaklgs-Louis h, roi d'Étrurie, duc de Lucaues^ né 1797, mort 18...
Quatrain en italien, adressé à la régente sa mère et certifié par le premier secrétaire de cette princesse, le lo mai x8io.
Joint le portrait de Louis Z**^, roi ttStrutiey père de Charles- Louis If,
1073 SOUZA (Adèle de Filleul^ baronne de Flahaut, puis comtesse de), auteur d'Adèle de Sénange et autres romans, née 1760, morte 1836. {Lettre autographe iignée.)
Z pages m-4,saQS date. Jolie lettre^ remplie de détails politiques et aulresy à la suite d'une recommandation en féveur d'un Français qui va à Berlioi pour une entreprise de fusils qui doivent porter à une distance inconnue : « .... S ils tuent jamais des Français, Je se^ « rai désolée,»,. Berlin n'est jamais bien gai, mais ïété c'est encore « plus triste, je vous plains d'User ainsi vos beaux jours, soit dit « entre nous.... » {Portrait,)
iOT4 StABL DH HOL8TEIN ( Anne -Louise-*- Germaine Necker, baronne de), née en 1766, morte en 1817. (1 lettre autographe eignée , un billet autographe et Une pièce signée.)
lA lettre autographe signée^ de i pogt et demie /n-8, et datée de Ûoppetj se rapporte à l'imprèssibii d Un des ouvrages de madame de Staël : « .... Je vous remercie d'avance, Monsieur, des soins que «"vous voudret bien prendre pour que tout soit bien imprimé* Je «compte absolument lUT trois volumes.... »
Le ùiliet autographe est adressé à M, de Valence ^ pour l'engaeer à venir lavoir, et \^ pièce signée des noms Louise- Germaine Necker Staël de Holstein, est un certificat de vie délivré par l'ambassadeur de France à Vienne, le général Andréossy^ dont elle porte la signature autographe. Cette pièce est datée du ao juin i8o8.
Joiut une pièce signée du baron Eric Magnus Staël de Holstein^ son mari, et une lettre autographe signée d* Auguste Staël, son fils, datée de Paris, le a4 mai i8a3. Cette dernière pièce, de a pages 1/1.4, est adressée aux rédacteurs du Journal le Constitutionnel, au sujet d'un article sur l'abolition de la traite des nègres.
Joint Xefac'simile d'une lettre de madame Staël de Holsteui, {Por^ trait.)
1075 STANISLAS !•' ( Leckzinski ), roi de Pologne , duc de Lorraine, etc.> etc., né 1682, mort 1766. (2 lettres autographes signées»)
La première, de demi-page in-i, datée de Luné ville, le 3 janvier
1738, est un remerciement de nouvelle aunée. « Je désire
« qu'elle me procure de nouvelles occasious à vous prouver la véri- « table estime et amitié avec laquelle je suis.... »
La deuxième, du i3 décembre 1759 (écrite à fdge de 'j'] anj), aussi de demi-page in^^, est également pour remerciement : « Jerem connais votre amitié pour la part que vous prenez à ma cruelle « douleur. (Portrait,)
1076 STUART (CAarto-j&doward-Louis- Philippe -Casimir],
prétendant à la couronne d'Angleterre œmme fils au chevalier de Sainl-Georges (qui avait pris le tilre de Jacques 111), né 1720, mort 1788. 2 portraits.
— Albaitv^ (Louise-Marie-Caroline-Aloise de .Stolberg G<k-
dern, comtesse d'}, née 1753, morte 1824. 2 portraits. (2 pièces signées^ avec lignes autographes.)
La pièce signée de Charles Stuart^ est datée de Rome» le i^ juillet 1773, et adressée a sir Peternugem (en anglais).
Z« compliment^ sa date et ta suscription, sont autoffraphes, (Cschet,)
Celle signée de la comtesse dAlbany^ est UDe quittanee dé 7a Ut. reçue par elle^ de MM. Caccia et Blommaerl, pour le compte de la maïquise Castiglioni de Milan. {Une ligne autographe.)
Joint une lettre signée de Jacques IIT, dit le ckepalier de Saint' Georges (fils de Jacques II), datée de 'Rome, le aS fen-ier 1747 (en anglais).
Joiut un a* portrait de la comtesse d'Albany^ avec les initides R. M. B. pour Regina magnœ Britanniœ, {Rare,)
1077 SUE (Jean-Joseph), médecin, né en 1760, mort en 1803.
— Sue (Eugène), son fils, romancier, né 1802, mort
J857. Portrait. (2 lettres autographes signées.)
La lettre du père^ de i pagein'^^ est datée du 12 frimaire an Y. Il remercie le miuisire ae Ja protection qu'il veut bien accorder à la nouvelle Ecole d'anatomie pittoresque : « . . . Mon zèle pour un « établissement aussi utile qu'bonorable pour les ai ts, sera Teapres- « sion de ma reconnaissance. . .»
Celle dujils, x^o^e i/i-ia, sans date, est une jolie petite letireféâBS laquelle il exprime le regret de ne pas s'être trouvé diez lui, pour accepter une aimable invitation.
1078 SULLY (Maximilien de Bétbune, duc de), marquis de
Rosny, né 1560, mort en 1641. [Fragment autographe et une lettre signée.)
Le fragment se compose de 3 pages in-fol.^ provenant d*uu registre de recettes et dépenses, écrites en entier de la main de Suiif, sauf les 4 dernières lignes. La «... somme totale de la despance « pour trois années 54,63o liv. la s. 6d., et la recepte monte pour « ledit temps à 55,695 liv. 16 s. 9 d.. . . »
Quant à la lettre signée , de x page in^foL^ datée de Pins, le ai août 1604, et adressée aux trésoriers généraux de France^ en la généralité de Caen, elle a pour objet de leur demander des états au vrai des deniers dus au Roi. «... Ce qu'il est de besoin de vérifier « exactement. Travaillez-y donc avec diligence, afiu qu'on recon- « noisse que vous vous y êtes employés avec afTection, et que vous « n'y avez rien oublié, ce qui est du devoir de vos charges... • ( Les mots : votre plus affectionné ami à vous faire service, toM ati' tographes,) {Portrait et fac-similé de lettre signée de Sullj.)
1079 TALLIEN (Jean-Lambert), membre de la Convention na-
tionale, né 1769, mort 1820.
— Cabarrus (Jeanne-Marie-Ignace-Thérèse de), sa femme.
AUTOGRAPœS. 449
épouse en premières noces de Devin, marquis de Fontenaj, en deuxièmes noœs de Tallien, et en troisièmes noces du comte Joseph de Garaman , prince de Ghimay» née 1773, morte 1835. (2 lettres autographes signées.)
La lettre de Tallien^ datée du Caire ^ le a 3 frimaire anYIII, et écrite par lui comme remplissant vor intérim les fonctions dUadmi' nistrateur général des finances Je V Egypte^ est relative à la réclamation de Mustapha Aga, qui demaude que le village de Chickziad soit, comme étant entièrement Scheraki, dispensé de payer le droit d'enregistrement. {Demi^^age in^fol.)
Celle de Mme Tallien est datée du i^^ janvier i8oz (ix nivôse an rx.), et n*a pour objet que des compliments fort délicatement tournés, adresses au citoyen. .. qu'elle invite àdéjeuner. (i page i/i-8, avec cachet^
Joint une apostille autographe signée de TcUlien^ apposée sur la pétition d'un nommé Latasle, qui tutoie le ministre de la marine Dalbarade (9 lignes)^ du aa nivôse an II.
Plus mï fac-similé d*une lettre de Mme Tallien. (Les 2 portraits et deux autres portraits de Mme Tallien,)
108a TALMA (François-Joseph), né 1766, mort 1826. (2 let^ très autographes signées.)
La première, sans date, de i page in-S, adressée au jardinier de sa campagne de Brunoi, pour le charger de lui renvoyer des meubles qui y sont inutiles.
La seconde, de ipage in-foL^à^it» du 17 mars i8a5, est adressée à S, A. R, le duc <f Orléans (ensuite roi), pour le prier d'assister à sa représentation de retraite.
Au bas de cette lettre se trouve, de la main du duc d'Orléans : « Reçue le jeudi 17 mars x8a5, L. P. iTO. »
Joint un fac-similé de lettre de Talma, (3 portraits et deux eostttmeSf l'un de ville, l'autre de théâtre.)
1061 TALON (Orner), avocat générai au parlement de Paris,
né 1595, mort 1652. [Lettre autographe signée.)
X page in-foL, du 5 février i63a, adressée au cardinal de Riche* lieu. Belle pièce : « . . . Comme je tiens de vous seul la grâce que le « Roi m'a faite d'avoir en agréable que je succédasse à la place de « mon frère, je crois aussi, après y avoir été retiré, être obligé de « vous rendre compte du succès de votre ouvrage, et vous protester « de nouveau que vous ne pouviez faire un choix de personne qui te en eût plus de ressentiment que moi, et plus de passion à vous «I servir. . . » (Cachets,) (Portrait d'après Philippe de Champagne.)
1062 TALON (famille d! Orner).
— Talon (Denis), son fils, qui lui succéda dans la charge d'avocat général, fut procureur général aux grattas jours d' Auvergne j puis, président à mortier, ne 1628, mort 1698.
a pages in-t^^ écrites de CUrmont, le i«' décembre i665, c'est-àdire pendant la tenue des grands Jours, et curiettses, comme se rau
450 AUIOGRAPHES.
t€i9kant à Cette circonstance^ et eitint ploaieufS des noms nppoiirs tUms Us mémoire* de Fléehier, (Ensemble, le mémoire dont ladite lettre annonce l'envoi. )
-^ Tau>n (Jacques), son frère aîné, sod prédécesseur daus la charge d'avocat général au parlement de Paris, mort 1Ô48.
X paffe in'foLf du i6 septembre i63q, à M. . .«pour lai faire pari du mariage de sa fille avec M. dePontenârtrainim ... Je vous avucie « que j'ai reçu de la recherche de mondit sieur de Pontchartrain, « un honneur qui me donne une extrême joie, et ie le tiens d^au- R tant plus cher, que j'en ai toute Tobligation kM.de BouthilUer, le « surintendant... »
1083 TANNEGUY DU CHATEL, grand-mattre de la maison de Charles Vil, mort 1449. {Pièce signée.)
Cette pièce, de ca ligna in'fçi*f est sur parrheifiin, et en latin.
(Portrait,)
4084 TENCIN (Claudine-AlexandrineGuérinde), m^deifillembert, née 1670, morte 1749* Portrait
— Tencin (Pierre-Guérin de), son frère, cardinal, archevêque de Lyon, ministre d'État, etc., etc., né 1680, mort 1758, Portrait. ( Une lettre autographe et une lettre autographe signée.)
La lettre autographe est de Mme de Tencin et «dressée au pré»dent de JHontesifiùeu : • . . . Vous n*ea douterés pas si f ous vous « élit apersu du plaisir qu$ j'ai d'être avec vous et tous vous en sercs « apersii si vous en avez eu un peu vous-même. «
La lettre autograplie signée du eardinal^de » pages <a-4, datée du 7 mai X744i est relative à une question de préséance. « . . » Quant au m premier point, j'ai déclaré que j'étois disposé à céder et que je ne « coniioissois d'autre règle que la volonté du Roi. Quant au second, « oo ne me le conteste pas, mais on ne veut pas que le fauteuil da « roi soit au bureau, ce qui seroit aucaotir la préséance. Je tiens bon cr sur cet article, je ue sais ce qui eu arrivera. . . »
1085 TERRAY (Jacques-Marie, abbé), contrôleur général des finances, né 1715, mort 1778. 2 portraits,
«*-> Terray, son neveu et légataire universel, maître des requêtes et successivement intendant à Montauban, Moulins et Lyon, décapité 1794. (2 lettres autographes signées et une lettre signée.)
La lettre autographe signée de tabU Terrmy^ de « p^g** ^4, adressée au comte de Maurepas, est datée de LamottcTillf [itm où il venait d'être exilé après la mort de Louis XV), le 9 septembre 1774. Il lui déclare que n'étant point dans une situation à désirer de faire les fonctions de sa place de serrétaire des ordres, il consent à la demande de M. de Vergenues, de traiter de cette plane, mais qu'il M recommande à ses boutés pour enqons^ver les honneurs : « . . .Je « ne les ambilioouerois pas si je n'en étois pas en pouessioo ; la pri-
• valion en seroit affltgeante;'jf mes services ont été grands et utiles, « pourquoi éprouverois-je une mortificalion?.. »
Celle signée du mime, datée du. . . juin 1771, est adressée aux maire el consuls de la ville de Toulon, pour les informer que Taffairepour laquelle ils lui ont écrit, est du ressort de M. le duc de La Vrilhère.
Quant à la lettre autographe signée du neveu, de i page ûi-4, datée du a 8 février 1784, elle est adressée à son confrère M. de la Minière, qu'il désire entretenir sur des travaux de route, ayant a se plaindre du départ précipité de l'ingénieur.
1066 THÉÂTRE ITALIEN. {Une lettre autographe signée et i 0 pièces signées,)
— Lablaghb (Louis); oé 1796, mort 1858.
I page m- 8, dn 4 mars 18. . . Une légère indispoilUoP TMipéche de se rencire à une invitation.
^ Assandri.
Qiûttance de 45o ît,pow solde d'un mois.
— RiJBiNi (Glo. Battista), pé 1795, mort 1854.
Quittance de 5,ooo fr. pour ao jours,
— Tamburini.
Quittance de 6j666 fr. 66 c. pour ua mok,
^ Ungler (Caroline) y née en 1800.
Quittance de 4,000 fr. pour un mois,
— DOirZELLI.
Quittance de 3,o83 fr. pour un mois,
•«V- SuCHELLi (Carlo) p né en 1792*
Quittance de a, 14a fr. 85 c, pour un mois, •
— Raiubaux.
Quittance de 1^7 14 fr. 28 c. pour un moU*
— RuBiNi (Giacomo).
Quittance de 1,666 fr. 66 c. pour un mois,
— Graziani (J.-L.), né en 1791.
Quittance de i,ioq fr,pour un mois,
— ÂLBERTAZZi (Miss Emma Howson, dame), 1814^1847.
Quittance de 1,000 fr. à compte |ur ia repr^entqtion q bén^f^^
{Portraits.)
1087 THÉRÈSE (Sainte) , née à Avila, dans la vieille Castille, le 28 mars 1515, morte à Âlbe« le 5 octobre 1582. (Une pièce.)
Le fac-similé de l'écriture de sainte Thérèse donné dans Tlsographie a été pris sur la nièce ei-j ointe, qui faisait partie, comme autographe, ae la collection du marquis de Dolomieu.
Lors de la vente en bloc de cette collection à M. Lalande, par Madame la marquise de Dolomieu, cette pièce fut compriaa dtiu
révalualioD faite à l*amiable entre les parties, pour tint vaJetir de 5oo francs.
Ce nVst <|ue depuis qu'il sVst élevé des doutes sur rauihentjcité de ladite pièce, considérée aujourd'hui comme étant eUe-mime un simple fac'simiU^ pris pour un autographe par les éditeurs de risographie qui, au surplus, out commis plusieurs erreurs semblables.
J'avoue que je ne suis pas entièrement cdj6é sur la valeur de celle controverse, surtout lorsque je mets en regard la pièce telle que/le et le facsimiU de t Isographie.
Quoi qu'il en soit, elle ne figure ici qu'à titre de curieux enseignement sur les difficultés que présente la «certification de Tau thenticilé des autographes. (3 gravures^ et le fac-similé de Clsogra/^e) (a).
1088 THIÉBAULT (DieudoDDé), littérateur, membre de l'Académie de Berlin, né 1733, mort 1807.
— Thiébault (Paul-Charles- François-Adrien-Henri-DieudoDoé, baron), son fils, lieutenant général, né 1760, mort 18. . . [Une pièce et une lettre autogr. signés.)
Im pièce autograplte signée^ de Dieudonné, est un curieux discours prononcé, à Passy-lès -Paris, le ao prairial an II (8 juin 1794),
jour de la fête de CEtre suprême : « Vous tous, nos frères, rppo-
« blicains zélés et purs, respectahles sans^ulottes, qui embellisse! la M pairie par vos vertus, qui la soutenez par vos exemples, et Tenri- « chissez par vos travaux ; nous vous bénissons, cl nous sommes as- « sures que TÊtre suprême... continuera nos bénédictions... •
La lettre autographe signée du général^ datée de Bttrgos, armée d Espagne, le z 5 mars 1809, a pour objet des fournitures d'équipe^ ment et de bestiaux pour l'armée et l'achat d'uue propriété.
Celte lettre est de 3 pages in-fol., et la pièce de 10 pages M-4. (Les ft portraits,)
1069 THOMAS (Antoine-Léonard), de l'Académie française, né 1732^ mort 1785. {Lettre autographe signée.)
Jolie lettre de i page et demie //<-4, adressée d*Auteuil, le ^3 août
17.., à M. Berny d Eu ville, avocat : « Je ^jartirai bientôt pour aller
« passer l'automne et l'hiver à deux cents lieues sous le ciel de Pro- « vence, ou de Languedoc... Je u'ai pas oublié la promesse que vous « avez bien voulu me faire de venir, avec Mademoiselle votre fille, « passer une dcmi-journée à Auteuil... Je serai trcs-recoonais»ant «« des moments que vous voudrez bien me donner et de la complai- « sance qu'aura la jeune amie et l'élève de M. Vernet de venir « étudier sur les lieux les paysages du bois de Boulogne... » {Cachet.)
1090 THORVALDSEN (Alberl-Berlhel), sculpteur, associé de r Institut de France , né 1770, mort 1844. ( Lettre signée. )
I page in-^f datée de Rome, le ao mars i8a4, et adntssée à M. Qiiatremère de Quincy, seq^taire perpétuel de l'Académie drs Beaux-Arts. Il le prie d'être sou organe auprès des membres distingués de l'Institut de France, pour leur exprimer toute sa gratitude, du choix qu'ils ont bien voulu faire de lui comme un de leurs associés étraugers. {Portrait,)
tti) Joint le Catalogue manMcril de 1« collection d'aulogrtphei de U RaratùM de DùMmitm, où k utèee ei-joinle figurait soue le n» 918.
1091 THOURET (Jacques-Guillaume), membre de l'Assemblée
constituante^ élu quatre fois président de cette assemblée, né 1746, décapité le 22 avril 1794.
— Thoubet (Michel-Augustin), son frère, de la Société royale de Médecine, membre du Iribunat , etc. , etc., né 1748, mort 1810. ( 2 lettres et nne pièce autographes signées.)
La première lettre, de Jacques Guillaume^ est écrite en qualité de président de TAsseinblée nationale, et adressée au patriote Palloy, pour l'informer que l'Assemblée, en agréant Thommage qu'il lui a fait du portrait du Roi et de celui du premier de ses présidents» sculptés en relief sur une des pierres de la Bastille, a décrété qu'il serait fait une mention honorable de sou patriotisme, etc., etc. ^ {Demi-page in-foL^ datée du 3o septembre 1791.)
La seconde lettre, de Michel-Augustin, et de 3 pages /11-4, est datée du 24 septembre 179a, et concerne rétablissement de la Tomùclssoire, qui sert au dépôt général des ossements que dégagent les cimetières de Paris,
Quant à la pièce autographe signée y égalemeut de Michel- Augustin, et portant la date d'octobre 1790, elle est relative aTexamen d'uu mémoire sur les dangers de f exercice de la médecine pour les chirurgiens, et de celui de l'art des accouchements par les femmes, (Les a portraits,)
1092 THUILERIES (Détails officiels se rapportant au service
et gouvernement du chAleau des), sous le règne de' Louis XV.
Manuscrit de 45 pages in-fol. (Ce curieux manuscrit se divise en df\ parties ou chapitres, dans l'ordre suivant) :
X** Règlement général pour la police et le service qui doit être observé journellement dans le palais, cours et jardin des Thtùleries, par les personnes qui y sont employées (mars X747). (2 gravures.)
9® De par le Roi et Monsieur, désiguatiou des personnes auxquelles il est défendu, sous les peines de droit, d'entrer dans le Jardin du Palais des Thtùleries (s. d.).
30 Mémoire du Roi , pour servir dMnstruction au capitaine et gouverneur de son Palais des Tbuileries, sur Vusage que S. M. veut être fait, du corps - de ' garde qu^elIe a ordonné y être établi / (mai 1747).
4* Etat {nominatif) des personnes qui ont leurs entrées dans la cour royale du château des Thuileries, suivant la décision de M. le comte de Saint-Florentin, du 16 juin 1768, rectifiée en janvier 1768.
5* Etat des domestiques qrui ont la permission de passer dans le jardin des Thuileries jusqu'à une heure apr^smidi. (s. d.)
6® Itinéraire de ce qui s'est passé, a l'occasion de la mort de Monseigneur le duc de Bourgogne (Louis-Joseph-Xavier de France), duc de Bourgogne, né le i3 septembre 1751, mort le aa mars 1761). — Transfert aux Tbuileries. — Départ du cœur pour le Yal-de- Grâce. — Départ du corps pour Saint-Denis. — Etat des logements occupés par les officiers du prince. — Distribution de 40 louis de gratification, accordée par le Roi aux employés du gouvernement des Thuileries et du Louvre. — Nourriture, chauffage et éclairage, également accordés par le Roi aux mêmes employés. {Portrait.)
7« Itinéraire de ce qui s'est passé au palais des Thuileries, à l'oc* casion du diner que Madame ta Dauphine (Marie-Josèphe de Saxe,
née 4 novembre 1731, motte t3 mars 1767) y ûfidit lé 27 Jiriii 1747. {Portrait,)
8* Logements ràiis aux Hiuileries, à roccasion du Jêpdt du corps de Monseigneur ie due d^jâqtùtaine (Xavier-Marie-Joseph, duc d'Aquitaine, né 8 septembre i753| mort sa février 1754)1 du aa au a 5 février 1754*
9" Itinéraire de ee qui s'est passé à l'occasion de teetu bémite qUe Madame la princesse de Condé est venue jeter, au nom de U reine^ à S. A. S. la ducbesse d'Orléans, le 1 5 février 1759, au pala» des Thuileries.
loo Logement de M, le comte de Ltuaee et de sa suite, au palais des Thuileries, le 19 décembre 1758. —^ IlinéHiii^ de tut qui s'est fait pendant le séjour de ce prince audit palàiss — Etat des présents que S. A. S. Monseigneur le prince de Lnsace a dits «nx employés du palais. ^
iV. B, Les minutieux détails ttétiifuetle et uutrttf qui vAl, par eaemple, jusqu'à citer que : •* ....;M. de Chirchamp avbit fait mettre « des pots de chambre dans les retranchements de ces cabinets, pour
«t les donner » font de cette pièce un véritahle document hutO"
rîque^ qu'on trouverait didQcilement ailleurs.
1093 THURIOT DE LA ROSIÈRE (Jacques-AIexis), avocat au patlemenl de Paris, membre de rAssemblée législative et de la Gonveotion natioQdle, etci^ etc., né vers 1760, mort 1829. (8 lettres autographes signées, Cùrrespondance révolutionnaire desptta curieuses.)
La première de ces lettres, dû t x octobre 1 790, a pour objet de remercier de sa nomination à la place déjugée afa itihahtd cle Sésanne, qu'il occupa après avoir été président de ht Commune de Paris i
« Les amis de la révolution doivent être sûrs de mea sentiments,
« mes preuves sont faites dans tout C empire^,,.», • Cette lettre, de a pages in-t^^ est adressée au président de l'Assemblée électorale de Seianne.
Les *j autres lettres^ toutes adressées à la Société populaire de Sétanne^ portent en tête : Frères et umis^ et finissent par : Tout à vous.
Yoici l'objet de ces lettres, formant ensemble 17 pom îa-4:
Première, du 1 5 octobre 1791. Il indique à la Société ce qu'elle doit faire pour mériter l'approbation des Jacobins : se montrer reconnaissante envers eux , designer Robespierre^ Hotderer, Grégoire^ Dubois'Crancé et autres pour ne pas blesser Us convenattces, et dire ce qu'ils ont fait pour conserver la mémoire de Mirabeau et du citoyen 'verUteux auquel il présentera V hommage U plus pur dadf ndration et aamour
Seconde, du • . août 1793. Leur adresse a été vivement applaudie et l'impression ordonnée. On vient de décréter la déportation de cette espèce infâme d'ecclésiastiques, qui désolent la France. Bientôt il n'en sera plus (juestionf détails sur le lâche Lafayette, U faut veiller: « Il y a conjuration: Louis seize et son épouse ont toujours « été à mou sens à la tète de toutes les conspirations ; Cidée du crime m. était la plus douce pour eux» On va faire un service pour nos « frères morts à la journée du 10 ... . »
Troisième, du ao octobre 179a. Détails sur les 'voleurs du ^arde* meuble et des diamants de la couronne. Il est nommé commissaire pour surveiller l'instruction de cette affaire. Il a déjà trouvé des papiers qui prouvent un embauchage : « Le ei-depont roi pou-
AUTOGRAPHES. 4b5
« vâit aimer les eonflpiralettn, mais le Dieo qae nons ayons adopté « De peut que les condamner au feu éternel. »
Quatrième, du x5 décembre 179a. tl a été nommé commissaire pour savoir de Capei quels étaient les conseils qu'il désirait :
« Target, qui, depuis quil a accouché de la Constitution, a un
« lait répandu aans la tête, et qui par conséquent ne peut s'occuper « de jgrands travaux sans danger, a refusé net... Louis a accepté avec « satisfaction Toffre de Lamoignon-MalesUerbes et a refuse les au- «< 1res. Sourdats*était mis sur les rangs; sa lettre était si ridicule que « Louis lui'méme en a ri.,k»; »
Cinquième, du a6 janvier 1 793 : « Xe calme qui règne dans Paris « confond la calomnie et en impose aux assassins royaux... . La mort « de Le Peletier ser>'Ira beaucoup la révolution...* Le frère est « venu hier exprimer à la barre ses sentiments de douleur. ... Il a « présenté h file de la victime, et il l'a montrée au peuple, en disant : « Peuple^ voilà ton enfant! Ce tableau a fait une impression pro* «* fonde. . . . Toute la Montagne fut baignée de larmes, ... m
Sixième, du x4 septembre 1793. Défaite du duc d'York à Dttllkerque, succès à Nantes, à Tours et contre les Espagnols. . . . arrestation:^ mesures de sûreté i « ... Je serais désespéré si un innocent <i souffrait pour un coupable, mais. . . tous les traîtres doivent périr « sur l'échafaud. Je médite des idées qui doivent consolider ta li- « berlé.... Sous deux jours 5o,ooo hommes.... seront réunis à « l'armée chargée de soumettre Lyon .... Il faut terminer ce procès « de feu et de sang, ...»
Septième, du 16 octobre 1793. « . . . . Antoinette n^est plus, elle a « tié Jugée à 4 heures du matin, à midi elle est passée sous mes fenêtres^ •• 5 minutes après elle était guillotinée, tout Paris était sous les armes, « partout on a crié : Yive la République ! . . • . Une grande nalion ne « doit s'arrêter à aucune considération, lorsque la justice suprême f demande vengeance ,,, , » {Portrait,) {^Rare^
1094 TlTON DU TlLLET (Evrard), conseiller au parlement de
Paris, célèbre amateur de littérature, né 1077, mort 1762. (2 lettres autographes signées.)
La première, de 3 pages fii-4, aVec cachet et datée du 6 janvier 1753, est adressée à M. Chassinm^ de l'Acûdémie royede des belles» lettres, auquel il avait fait remettre son livre de la Description du Parnasse français, « . . . . Les deux ouvrages d'un excellent goût « que Vous avez donnés sur des iuieli parnassiques , vous ont acquis « assez de réputation dans le monde littéraire. ... Je m y intéresse « beaucoup, étant des ouvrages qui legardent le Parnasse fran- « çois .... »
La seconde, de a pages 1/1-4, est en date du 7 février 17 35. U s'excuse du retard d'une réponse sur ce qu'il a été obligé de suivre une .« affaire au sujet d'un de ses petits-neveux, auquel le roi a donné l'agré- « ment d'une compagnie de dragons dans le régiment Colonel-Géné' <• rai ... . et vous ^rie d'accepter un petit repas chez moi, afin de <* vous assurer, le verre à la main, que je suis avec beaucoup d'es- « lime. ... » (2 portraits,)
1095 TOtLOtSE (Louis*Aleiandre de Bourbon, comte de),
fils légitinjé de Louis XIV et de madame de Montespan, né 1678, mort 1737. Portrait.
— Pentuièybe (Louis-sleisn-Marie de Bourbon, duc de),
son fils, né 1725, mort 1793. Portrait. (3 lettres autographes signées,)
La lettre du comte de Toulouse^ de 4 pa^s in-fol.y dont six lignes seulement sont autograpltes, est datée de Toulon, le 26 août £7o5, et relative à des mesures de poliee à prendre pour chasser de Marseille tous les gens sans aveu, etc., etc. (Cette lettre est adressée à M. Lebret, alors intendant de Provence, et le comte de Touloiise était revenu à Toulon, où il resta quelque temps, après sa victoire de Malaga.)
Quant aux a lettres du duc de Penthièvre, la z'% de i pagein-$, datée de Crécy, le 18 octobre 1774, est adressée au duc de Fteuiy, pour lui faire des compliments de condoléances à Toceasion d*un malheur de famille, et la a*, de demi-page i/<-4, à mi-marge, |)orte la date du a8 mars 1790. a J*ai urgemment besoin de dissipa- « tion, . . . prenez garde que je ne sois point compromis, par rap- « port à ma contribution patriotique^ rassurez-moi sur cet objet. »
1096 TRENCK (Frédéric, baron de), célèbre aventurier, né
1726, décapité le 25 juillet 1794. (Lettre autogr. sign,)
^ pages /«-i, datées de Berlin^le 1*' décembre 1788. Curieuse lettre, 11 se rendra à Paris dans \vs premiers joun de jauvier, pour douner son histoire corrigée et de beaucoup augmentée et éclairrie •• .... qui éclipsera toutes les éditions falsifiées qui ont paru jus- « qu'ici .... Les souverains m'ont pillé, et il ne me reste que mon « industrie pour soigner ma nombreuse famille. ... Le Journal de « Paris m'honore de son approbation, mais on me reproche à tort m d'avoir différé VUistoiie de ma vie, jusqu'à la mort de Frédéric^,. m Je ne suis pas. l'homme qui craigne le courroux des despotes. Ah! « je serais riche si j'avais rampé au pied du Irôue de Joseph!..,. « je ne changerai pas au moment où ie sage se trouve au-dessus du « péril; mon tombeau me garantira des poursuites des tyrans. ...» (i portrait et 8 gravures épisodiques.)
1097 TRESSAN (Louis-Élisabelh de La Vergne , comte de), de
l'Académie française et de celle des Sciences, lieutenant général et gouverneur de la Lorraine, etc., etc., né 1705, mort 1783. {Une lettre autographe signée et un fragmen t autographe . )
La lettre autographe signée, de 4 pages i/<-4» datée de Toul, le xg septembre X75o, commence ainsi : « Vous m'avez permis depuis « longtemps de compter sur l'honneur de votre amitié, et j*ose vous « prier de tenir la lettre que j'ai celui de vous écrire secrète, uou à « M. le comte dt Argenson, auprès duquel je vous prie d'agir en con- « séquence de ce que je vais avoir Thonneur de vous dire. ... »
Quant au fragment autograplie^ aussi de 4 pages in-i, il est rempli de détails curieux y et il y est parlé de Fontenelle, de Saint-Lamherty du prince de BeauvaUf da Madame de BouJfierSy etc., etc.
Joint une pièce autographe signée du comte de Tressan, présentant le résumé de ses services militaires, (i page in-foL, sans dale.) (Portrait.)
1098 TRÉVISE (Édouard-Adolphe^llasimir-Joseph Mortier,
duc dej, maréchal, pair, etc., etc.^ né 1768, tué le 28 juillet 1835, par la machine infernale de Fieschi. ( Une pièce signée.)
Cette pièce importante est Y ordre donne\ de par tZmpereur, à
Moscou, U ao octobre i8 12, de : « .... mettre, . . . /e feu au ma- « gasin d'eau-de-vie, aux deux maisons de] l'ancien gouverneur, à «i celles de Rayoumowski, aux casernes et établissements public^, « hormis à la maison des enfants trouvés. . . . >•
(Au dos de cette pièce sont les mots : à mettre dans mes papiers secrets^ sans doule de la main de celui auquel l'ordre était transmis.) (a portraits,)
1099 TRIBUNAL RÉVOLUTIONNAIRE (établi à Paris, par la loi du 10 mars 1793.) (àpièces signées.)
lo Expédition eu forme d'un jugement du x*' thermidor an II (19 juillet i7g4)f qui condamne à la peine de mort Jean-Baptiste Magon de la Baliie^ ancien négociant, ex-noble, âgé de 80 ans (de plusieurs membres de sa famille, dont un jeune homme de ai ans et une jeune femme de ai) « .... le plus cruel ennemi du peuple fran^ « ^ais. C'est lui qui, depuis 1789, a déclaré la guerre à la révolution « et a fourni aux scélérats coalisés contre la pairie les armes les plus « redoutables pour suivre leurs projets parricides. . . . pour y rentrer « les aimes à la main. Il est établi par ses registres qu'il a fourni des « sommes énormes aux. . . . Danois, Coudé, Breteuil, Montmorency, « Barentin et autres. ... il est inutile tT après ce fait de parler des « correspondances contre-révolutionnaires qu'il entretenait. , . . Ce M serait retarder sans nécessité la justice que le peuple attend de ses « magistrats, contre un conspirateur qui est un des principaux au- « teurs de tous ses maux, etc., etc. »
a** Lettre du président J.^B.-M, Montane, relative à deux prêtres détenus, pour lesquels il y a lieu de rédiger un arrêté de déportation ; « .... II y a plus de trois semaines qu'ils languissent dans nos •< prisons. Je viens de les voir par hasard par la fenêtre ^de mon ca- « binel. Au nom' de l'humanité souffrante^ faites prononcer, mon « cher, sur ces deux infortunés. » Cette lettre, datée du ag avril Z793, est adressée au procureur général syndic Lullier, dont elle porte en tête une apostille autographe signée,
3" Extrait, signé du greffier en chef, d'un jugement du 9 thermidor an II (a7 juillet 1794), qui condamne à la peine de mort Etienne - Nicolas Guérin, caissier général de la manufacture des glaces, «• .... partisan du traître Lafayette^ et pour avoir eu des « relations et liaisons avec les aristocrates feuillans et modérés de « sa section ; il s'y est toujours montré l'ennemi de la liberté et le « partisan de la tyrannie ; on l'a vu dans plusieurs circonstances péril sécuter les patriotes , notamment après l'affaire du a8 février « j'jgi, journée de poignards et de Vincennes, ... Il s*e8t réfugié, « depuis le 10 août, pour se soustraire à la surveillance de la sec- « tion,''à sa maison de campagne de Précy, avec le nommé Thion de « la Chaume^ royaliste reconnu^ avec lequel il a toujours eu d'é- <■ truites liaisons. » (Cette pièce est revêtue du timbre du tribunal révolutionnaire.)
4° Expédition, signée du greffier en chef, d'un jugement du 17 vendémiaire an UI (8 octobre 1794)1 portant qu'il n'y a pas lieu à accusation contre François BonnevillCf peintre et imprimeur en taille-douce, la dénonciation faite contre lui étant isolée et le Comité de la section Marat n'ayant envoyé aucune pièce à l'appai; que, d'ailleurs, le Comité de sûreté générale, qui a pria connaissance de cette affaire, a déjà prononcé la mise en liberté dudit Bonneville.
liOO TRONCHBT ( François-Denis ), avocat, défenseur de Louiê XVI ^ sénateur^ elc.t etc., né 1726, mort 1801.
{Lettre autographe signée.]
9 paffes in-foi., du 17 germinal an XII» très^beUe pièce y adrcstée au ministre de l'iniérieur Chaptal, au sujet de la bibliothèqoe de la ville de Soissons, « .... Je Suis bien éloigué de m'o|iposer à ce que « la commune de Soissons conserve sa bibliothèque. ... Je crois ks <■ frais qu^elle emploiera à cet objet plus utiles et plus honorables que « ceux de rétablissement d*une salle de spectacle, dont le citoyen « Pujtégur (^011 maire) m^a entretenu, mais il faut eafifi que oria « finisse. ...» (Portrait,)
HOl TRCIILÈ:T(Nioola5.CharIes-Joseph, abbé), de l'Acadé- . mie française^ ué 1697, mort 1770. {Lettre autogror phe signée.)
Très-Jolie lettre, de 5 pages in-^, datée du i5 octobre 1748, à Madame . • . ., remplie de détails littéraires et politiaues .* « .... JV ik Vois deviné l'auteur du panégyrique, mais je ne ravois point re- « connu datls JPa^//^ ; j'avoue nourianl à présent qu'il y est recon- (i tioissable. . . . Tous avez su la chute humiliante de Mégare, tragé- « die de M. Morand. ... Le traité définitif de la paix, signée le 18, « sera une vieille nouvelle nour tous, ... M. Duford, fennier gêné- » rai, mourut hier. ... Si l'or prolongeoit la vi6, etc., tous sarez le tt reste. Sachez aussi bien, Madame, qu'on né peut tous être aussi ■ respectueusement attaché que je le suis. »
1102 tCRESNE (Henri de la Tour d* Auvergne, vicomte de), maréchal général, né 1611, tué 1675. (hpertraits et une fravure épiêodique,)
— BouilijON (Henri de la Tour d'Auvergne, duc de), son père, maréchal^ ambassadeur , etc., etc., né 1555, mort 1633. Portrait. ( Une lettre et une pièce autographes signées k)
La lettré de Tnrennet de a pogts tn-^, est datée du 1 5 août z658, Ht adressée au àdrdinal de Mazarin. C'est une pièi^ toute mili- (ail'e qu'il termine aitisi : «... Je île sçaurois songer à la perte qui « s'est faite à Gravelines, qOe cela ne me donne Un déplaisir dans le- ^ tluel je ne trouve (>asde consolation. »
La pièce du duc de Bouillon, datée de Sédab , le dernier jour de mars t6o5, est Tordre de payer cent écus au s*" Blancard : « . . . pour « Itis bons et agréables serTices qu'il nous a rendus • {Sept Vignes seuletfient sont autographes.)
Joint uhe pièce fort curieuse, contre-signée PhelippeaUx, portant ordre j de par le Roi. de détruire les ornemetis et armoiries <juH nétoit pas permis et ajouter ùU mausolée , élcTé dans la éha|ielle de Saint* Eustacbe, où a été déposé le corps de Turenne. Cet ô^dl*e, daté de Marly, le id juillet 17 lO» est retétu d'une signatuk^ <iui sonblerait être itoais , «ans avoir cependant aucune analogie avec celle de Louis XIY* Quoi qu'il tn soit, la pièce n'en est pas Moins curieuse toihmte antcdot» histontfaé demeurée inconnue Hfta; èiogtitphes.
Plus le fite^imiéé d'une lettl^ de Turenne,
If. B. Le portrait de Tureone, piur de M Areèntyi eèt vne épreuve «1^/tf iè tmfmU du cie/t
f 103 TUROOT (Atitie^Robert»Jâcque8)i cofifrôteur général des tibaiices, ûé 172^, taon 1781. (Lettre autographe signée.)
1 ptige et demie i/f-44 datée du ao avril 1775 , et adressée au maréchal Dumay, au moment où éclata, presque simultanément, à Paris, Dijon , Lille, Amiens, etc., la fameuse révolte ties grains^ Tun des plus gi*ave8 épisodes du ministère de Tnrgoti « Je me suis rendu chez « vous ce matin, Mousieur le Maréchal) pour vdUs faife part de la « lettre que m'écrit M. le marquis de la TUuiHiu-Pin, à Toccasion tt d'une émeute très-vive arrivée avant-hier à Dijon. Elle a été au « point que la maréchaussée et une compagnie d'invalides ont été re- « poussées et plusieurs maisons pillées» . . »
Joint une lettre signée^ sans date^ de 3 pagee in- fol. Belle pièce, où sont développées les idées de Turgot sur le commerce de tinde* (3 portraits.)
1104 URSINS ( Antie-Marie de la Trémoille, princesse des), née 1643, moi'le 1722. ( Lettre signée avec 5 lignes autographes,)
3pagesin''i, de Barcelone, le 6 décembre l^oi. fellâ s6 mppoVte aux premiers jours du mariage de Philippe T avec la princesse de Savoie : « . • . Leurs Maiestés virent dans une uuion si parfaite que « les peuples doivent espérer qu'un mariage si heureux les comblera « de félicités! . . . Tous counoissez le Koi et vous devez juger com-
« bien sa présence avauce ses affaires partout où il paroit »
{Portrait,)
1103 URStLINES DE BRUXELLES (GoUvent Aes). (7 pièces signées et 5 non signées.)
Reliques des onze mille vierges : i" Certificat, du a3 juin i66o, revêtu de 4 signaîaHs autographes, pôrtadl uuê detuc ûs ont été tirés hors de la châsse ordinaire des reliques ues oHiB mille vierges, honorées en l'abbaye de Flius.
a^ Permission, du il septembre 1675, avec \a signature autO' graphe du secrétaire de l'archevêché de Malihes et le sceau aux armes de ce prélat^ pour que les deux os ci-dessus mentionnés soient exposés à la vénération des fidèles, dans l'oratoitt! des religieuses Ursulines de Bruxelles.
3^ Déclaration donnée à Bruxelles, le k6 févHel* 1691, par la dame de Boumonpille, et signée d'elle, portant que la tête des onze mille vierges, dont elle a fait présent aux religieuses de Sainte-Ur^ suie de Bruxelles, provient de madame la princesse de Mansfelde, qui l'avait donnée à madame la duchesse de Bournonville , sa mèl'et été,, etd.
4^ Permission, datée de Bruxelles, le i3 juin 1691, et donnée par ffiimbett-Gùillaume de Préeipiano , archevéaué de Malines, primat desPays-BaS) etc. (avec sa signature autographe, le scrmU de ses armes et le càntf^'-seing de son secrétaire), pour que la têie de Cune des onze mlié vierges, dont la partie supérieui^ est enveloppée d'un ¥oile d6 soie roUge et munie ne son scel ordinaire, eAclose dans une boite^ soit exposée a la vénération des fidèles.
Propriété du couvent, revenus et charges, ett, i^ Lettres cCamortis' sèment de la propriété du couvent des Ursulines de Bruxelles, revêtues de a signatures autographes, données a Bruxelles, le a8 février iêSé, par le roi d'Espagne Charles It (dont le teslamenl si (tlntux
fit passer sa couronne sur la tète du doc d^Aojou, devmia Philippe T). Curieuse, tant par les dêtaili dt la rédaction que par Us titres ^u'j prend le roi Charles,
a"* Etat des revenus et charges du couvent des Ursuliaet de Bruxelles (jyui n'est dépendant filial ou annexe d'aucun autre oou> vent), daté du a8 février 1787. Ensemble 3 états des recettes et dépenses des années X7<|6 et 1797.
S*" Déclaration signée de la duchesse Hervé et de Croy^ datée de Bruxelles, le 29 avril 171 x, relative aux constractions qui se font dans le couvent pour son compte personnel, à Teflel d'y préparer on logement pour elle.
K^ Lettre autographe signée de la mère Ursule, supérieure du couvent, datée de Bruxelles, le 19 janvier 1791, pour obtenir du cardinal-archevêque de Maliues la permission de recevoir la pristcesse de Stolberg ôàus VïniéTÏeur du couvent (a),
5* Permission, sans date, du cardioai-archevéque de Malines, si' gnée de lui^ et coutre-signée par son secrétaire, pour que la comtesse de BauatoD puisse entrer au couveut des Ursulines.
6^ Note autographe de la mère Ursule, supérieure, sur des indulgences du pape Clément X. (3 portraits.)
1106 VALINCOUR ( Jean-Bapllste-Henry du Troussel de),
membre de l'Académie française, auquel est adressée la Xh satire de Boiteau, né 1653; mort 1730. {Lettre autographe signée,)
4 pages in-^^ datées de Saint-Gloud, le a a juin 1711, et adressées à M. • . . U lui recommande une affaire à laquelle s'intéresse monseigneur le comte de Toulouse .■«... Comme il pourroit trouver uo « avocat de son humeur à qui il feroit dire à Paudience des dioses « qui ne cooviendroient point, fose vous supplier d'avoir la honte « de lui imposer silence » {Portrait,)
1107 VENDÉENS ET CHOUANS. [Une pièce et une lettre au-
tographe signée.)
— Gharette de la GoNTRiE ( François- AlhanasB ), né
4763, fusillé à Nantes, le 29 mars 4796.
Etat de la fourniture de divers objets pour le service de BAM. Its gardes de la marine à bord de la Cléopdtre, Il n*y a que la ligne : Reçu ci'dessus, Charette. G. D, M,, qui soit autograplie. (Voir U note jointe à cette pièce.) (3 portraits et une gravure épisodique.)
— SuzANNET (Pierre-Jean-Bapliste-Constant, comte de),
né 4772, tué au combat de la Roche-Servière. le 20 juin 1815.
a pages i/1-4, de Valence, le aa prairial an n, à M. Lcderc, sur
son projet de retourner dans son pays : « Le grand juge et
« M, Desmarets peuvent être dans la conviction que mon retour, au « lieu de nuii'e à mon pays et au gouvernement, peut au contraire « lui être utile; mais j'ignore si le premier consul le verrait sous le « même point de vue >» {Belle lettre,) (Portrait)
Joint la copie, certifiée, du général Héaouville, chef de tètat major général de Carmée, de plusieurs pièces, dans Tordre suivant : ■ De par le Roi,
«.Il est ordonné à tous les hommes en état de marcher et de por-
(«) CtVLt fHtuutê d* Stolbtrg a*«lt autre que la «oipM«m« d^At^nrt 9e*nte dm pritmâm Ckmrtn- Stumrtf mort «n 178S.
« ter les armes de se rassembler et de me rejoindre de suite sous « peine de mort.
«c Les commandans des paroisses et des conseils civils me répon- « dront sur leur tête de Texéculion et publication dq présent ordre.
« Fait au quartier général, le ai février 1796.
« Signé : le chev. Charettk. »
1106 VENDÉENS ET CHOUANS. (Une pièce et une lettre autographe signée.)
— Elbée (Gigot d'), né 1752, fusUlé à Noirmourliers,
1794. Portrait.
Note, du 3o juillet 17.., pour prier M. Tnitat, notaire, de remettre le compte d*exécution testamentaire de madame de Buisfremond.
— Frotté (Louis, comle de), né 1755, ftAsillé à Verneui),
1800. Portrait.
I page in-fol,, de Londres^ le a5 janvier 1799. BelU lettre. Elle est relative aux moyens de faire passer, avec le moins de dangers possible, diverses personnes et de Targent en Normandie, ce qui, d'après la date, se rapporte aux menées qui motivèrent peu après Tarrestalion et la mise à mort du comte de Frotté. Il est fait men- • tion dans cette lettre de S. A, R, Monsieur, des sieurs Delakaye, Duparc, WoodfoUy Dutheii, JVitlimuson et de Vabbé de Laubrière,
i 109 VENDÉENS ET CHOUAKS. (3 pièces signées.)
— Lesgure (Louis-Marie, marquis de), né 1766, ^u^i793.
Portrait.
Demi-page //1-4. Permission donnée à Fontenay, le a8 mai 1798, i'an i*** du règne de Louis Xf^H, par les commandants des armées catholiques et royalei, au nommé Richoy, de se retirer à Thouars, comme prisonnier de guerre, après qu'il aura prêté le serment de ne jamais porter les armes contre la religion catholique et contre le roi. Avec la signature autographe de Lescure se trouvent celles, également autographes, de Du/toux d'Hauterive et de,,.,
— ScÉPEAux ( Marie -Paul-Alexandre-César de Boisgui-
gnon, vicomte de), né 1769, mort 4829.
Demi-page in-k • Décision d'après l'avis d'un conseil de guerre tenu le a3 février 1795 par les officiers royalistes pour l'envoi de deux chefs vendéens et d^ deux officiers républicains, se servant réciproquement d'otages, pour aller prendre connaissance de ce qu'a fait le général Charette avec les représentants du peuple concernant la paix. Ensemble une seconde pièce signée du vicomte de Scépeaux, en qualité de général en chef de t armée catholiqtte et royale de la Loire, et datée de son quartier général, le x5 mars de l'an de grâce 1 796, et i**" du règne de Louis XP'lll, pour conférer le grade de capitaine, au service du roi, à M. Donatien-Joseph Bureau (avec cachet aux armes).
Joint une lettre autographe signée du père du marquis de Lescure, datée de Metz, le 16 septembre 1779, et adressée à M. Mouchard, receveur général des finances, pour intérêts particuliers (avec cachet aux armes)»
11 iO VENDÉENS ET CHOUANS. (3 UUrei BufoffrtgAes ii-
gnées et une lettre signée.)
— PoNNisSÂN (marquis de), fusillé à Angers, en 1794.
I page ûk-^, de Ferjaiiies, le 3 janvier 1779. Il remercie de la confiance dont le winUtre veut bien honorer M, de Miutinprt^ qui vient de quitler le régiment qu'il commande.
— f Sapinaud db la Rairib (Cbariçs-Louis), oé 1760, morC
X p€ige in-foLf du... mars x8a5. Pétition pour obtenir des fecours du ministre de la maison du roi, en faveur de la familU ta plus infortunée qui soit dans la Vendée... En outre de la signature autograplu de Sapmaud* se trouvent celles ég^et^/uU autographes de ta Roche Saiat^Jadré^ Jo/frioH dû Vatsâ et d« LéMonUère, ancieos^fficiers vendéens.
-p^ TimpiN DE C1118SË (Lanceloi).
X page i/1-4, du jeudi a6..., pour donner avis qu'on doit adresMr 4é^rmais an vicomte de Scépeaux^ général en chej des royalistes^ et ilK kravû JdéHOPd, dit Saas Peur, gétt^ral tHpisioHHoire, tout œ qui y«ut intéresser les armées royales.
La signature autographe du chef vendéen de Diensie se trouve audessous de celle de Turpin de Crissé.
1111 VENDÉENS ET CHOUANS. (Une pièce et une lettre ath tographes signées.)
— CadÔudal (Georges), né 1769, cfe'coptï^leâS juin 1804.
Demi-page in-^, .B.e^u deg^Soo livres sterlÎDg (aa8,ooç (r.), daté du 27 aoât 180X. «... Cette somme, dont j'ai déjà donné des reçus •t particuliers, m'a été remise pour Ventretien de t armée catholique u et royale de Bretagne^ tant par le prince de Bouillon, que par « M, Frigen et ïahàé Laeouture, »
— Cadoudal (Pierre-Joseph ), son frère, né 1780, mort
a pages in-'foL, du 10 déoerabne iSaS, adressées au ministre de la guerre pour établir ses services et ses campagnes dans les armées royales de l'intérieur : « . . . Un intervalle de quatorze ans, Monsei- « gneur, pa.«sé partie en France, où j'étais proscrit, partie en Angle- « terre, ne saurait être considéré comme interruption de service. »
Joiut une lettre signée du premier consul Bonaparte, adressée an ministre d^ U police générale pour lui transmettre une lettre de Qcorges, sur laquelle il le prie de lui faire un rapport. Cette lettre, en date du 7 pluviôse an IX (27 février xSot). est sur papier à Wgnette, avec la légende : Bonaparte, i«' consul de la répumique. ^Portrait de Jean Chouan.)
Ul% ymomm ET CHOUANS. ( 3 lettres autographes W<-
gnées,)
— Puisa YE (Joseph, comte (Je), né 1755, mort à Londres,
4 pages <><-4, de Versailles (où il se trouvait, oonme déjputé de la
noblesse du Perche aux États (finérmtx\ le ii Janvier 1789.Il appuie, sur des motifs de raison et de justice, une demande des habitants de Uortagne pour le redressement de la route de Bretagne, à son arrivée dans cette ville.
BERinisii (Êtienne-^Alexandre), curé de SaifU-Land, puis évéque d'Orléans^ né 1764, mort 1806.
I pag^e M-4, du ... Il demande au ministre des livres pour Taider à former une bibliothèque: v ... Je désirerais n'être pas festreipi « aux livres théologiques, mais de pouvoir obtenir quelques ouvrages « relatifs aux sciences, à Vhistoire et à la littérature... »
— CoRMATiN (Pierre-Ma rie-Félicité Desoteui , de), mort
I pag^e ift'/^, de fiam, le aS brumaire, a^ XI, à Jf* Pprregaux, pour le prier de ne pas différer Tenvoi je 9,400 Uv.» dont il lui a f^it la demande : n ... Ma permission est expirée, et je brâle de me « rendre à ma destination, pour prouver 0(4 go^v^n^^f^çm 1^ ^^ « f/fte/fff 4e me conformer ç- ses poiantps, , . 9
(9 portraits.)
1113 VENDOSME (ducs de). (4 lettres autographes signées.)
•— Yeïdos^^e (César), dit César Monsieur ,>ï/s de ffenri IV, et, de Gabrielle d'Estrëes^ né 1594, mort 1665.
I page i/1-4, du xa septembre i65i, au cardinal de Mazarin. Il lui envoie M. de... pour savoir se* inientionsi qui lui servironl de l^le pour sa conduite.,.
mm Vendoshe (Louib), vicorroi d^ Catalogne» puis cardinal, fils du préeéderU, né 1612, mort 1669.
I page in-^y de Rome^ le aa mai 1667. « . . . i> pape 'venant « ^expirer dans ce moment, d'aujourd'hui en neuf jours nous en- « trt;rons dans le conclave; dès demain je commencerai d'entrer dans « les congrégations... »
-^ Yesdûsue ( Louis-Joseph), fils du précédent (c'est ie vainqueur de Villaviciosa), né 1654, mort 1712.
IX pages in'\, du 17 octobre 167 1. li remercie au sujet de l'affaire du grand prieuréy et assure que son frère et lui ne sauraient être plus reconnaissants. Ensemble une pièce signée, «n date du ^5 juillet 1704^ pour l'entrée aux Invalides d'un soldat ors d^ estât de servir,
— Vëeidosme (Philippe), dit ie Prieur de Vendosme, frère
du précédent^ ne 1655^ mort 1727»
I page i/1-4, du x6 octobre i7o3« à M. le marquis de Praslin, commaudajqut en chef dans ie Mantouao, à Manloue, pour l'autoriser à laisser pi'eijbdj-e des fourrages dont il est impossible de se passer.
{Les 4 portraits.)
1114 VENDOSME (François de), duc de Beairfort, dit le roi
des Halles , né 1616, mort 1669. ( /jettre autographe signée,)
a pages in-t^, du a a juin i65o, adressées à Si. de Lionne, « Quant « ia'coui* partit disi je me done le matin Phonneur de prandre congé
« de MoDflieur le Cardinal lequel rae promi de parler à Roque de la « baie de can pour madame de Monttasoa la religieuse et mesme ne « cen netant pas souvenu sing ou sis jours de vant il mit sur sou
« agendat cette afaisre Vous ncsperneres ni vos pesne ni voslre
■ adresce afin de servir la mesre et la fille... vous ne sories mieux ni « plus escentiellement me tesmoigner vostre amitié et que vous me « tenes esfaiclivement vostre afaictione... » {sic), (Cachets aux ormes. Portrait.)
1115 VERGENNES (Charles Gravier, comte de), ministre des
affaires étrangères, né 1717, mort 1787. { Une lettre autographe signée,)
Belle lettre diplomatique^ de 4 pages in-'i, datée du 28 janvier 1782, adressée au marquis Je Ferac, ambassadeur du roi h la cour de Russie «... Il est impossible d^asseoir un principe de négociatk» « sur des fondemens aussi révoltans que ceux dont f Angleterre dit « ne pouvoir se départir.,. Le but des Anglais est à découvert, leur « projet est de détacher TAmérique de nous... Il est bruit généralement « d'un concert entre les deux cours impériales, pour fondre surfEm- « pire ottoman ; sa situation présente offre, à la vérité, une grande « facilité de conquête, mais il est difficile que de grands princes puis- « sent être entraînés par un motif aussi peu Itonnele,., »
Joint une curieuse lettre autographe signée de madame de Ckepîgnjr, belle-sœur du comte de Vergennes (4 pages in-8, du 23 aodt 1784). {Portrait.)
1116 VERNET (Claude-Joseph), célèbre peintre de marines,
né 1714, mort 1789. [Lettre autographe signée.)
1 page in-fol.y du 14 août 1778, adressée au comte tfAngipillers, pour lui recommander son frère et son beau-frère^ le premier pein^ tre, et le second sculpteur en ornements: « .... Tous deux excellent « dans leur genre; mon frère a peint la salle de t Opéra à Ver*
« sailles^ dans les appartements ; la salle à manger à Choisy Je
« m'occupe très-fort. Monseigneur, des tableaux que je dois avoir « l'honneur de vous faire; mais j'ai besoin de certains papiers qui « sont encore sous le scellé chez le pauvre M, Carpentier..., m {1 portraits.)
1117 VEUNET (2 lettres et une pièce autographes signées.)
— Vernet (Claude-Joseph), né 1714, mort 1789.
Quittance, du a8 juin X7S0, de la somme de r,aoo livres, lai« saut, avec celle de 1,800 livres déjà reçtie, le prix d^un tableau représentant une Tempête, fait pour M. Girardot de Préfonds.
— Vernet (Carie), né 1758, mort 1836.
I page et demie f/t«4f du 6 novembre i8a4, à M. le comte de Fortin. Il le remercie d'avoir fait remarquer au roi ses ouvrages de Tex position : «< .... J'ai besoin plus que jamais de croire à tamitié « de quelqu'un ; c'est la meilleure nourriture pour les vieillards, et » ma ration de ce côté-là n'est pas fort abondante; continuez-BMÎ <« vos bonnes internions.... »
— Vernet (Horace), né 1789.
I page /n-4, datée de Tendres ^ le 8 septembre 1 83 6 et adressée À3f. Paul DelarockCf son gendre. Jolie lettre, « .... J*ai quitté MoS' « cou le a6 ; le 3o j'étais en Suéde et maintenant je suis en Jmgle-
« terre,,.» Il y a de quoi rire, de toutes nos aventures,... Voire àon « et excellent père,,,, »
[Les 3 portraits et une gravure épisodique,)
1118 TERTOT (René-Aubert, abbé de), de rAcadémie des
ioscriplions, né 1655, mort 1735. (Une pièce autographe signée.)
Cette très-belle pièce, de a pages in-'/ol,, est le double du traité
Sar lequel il cède la propriété de ses ouvrages au libraire Barrois, à 1 charge par celui-ci : de supporter Tes frais d'impression, de privilège et autres; de lui remettre un nombre, déterminé audit traité, d'exemplaires reliés de chacun desdits ouvrages; et de payer à ses domestiques une somme de loo livres, et à lui-même celle de 3,6oo livres.
Le fac-simîle donné par X Isographie, se compose des z6 premières et des 3 dernières lignes de cette pièce, (a portraits,)
1119 VESTRIS (Gaëtan-ApolliDe-Balthazar}, né 1729^ mort
1808. Portrait.
— Vestris (Marie-Auguste), son fils, dit Yestrisll, né 1760, mort 1842. Portrait. (2 lettres ^ dont une signée et Vautre autographe signée.)
La lettre signée est de Festris père, et adressée an banquier Perr»gaux, de Londres, le a5 mars 1791, pour s'entendre sur le payement d'une somme de 800 louis , prix d'un engagement.
Celle aittograp/ie signée est de Festris fils, et datée de Paria, le a4 fructidor, an .... Les payements sont susjpendus à l'Opéra. // se trouve sans le sol, a déjà porté une cafetière d'argent pour être remise à sou créancier, M. Biennais, et s'étonne que pour une modique somme on lui fasse l'affront de vouloir vendre ses meubles. // GTOfait qu'on aurait plus tt égards pour un artiste,
Joiut à cette dernière lettre, un commandement pour le payement d'une somme de a a livres, avec 4 liv. xo s. de frais.
Plus, à celle de Vestris père, un billet qui donne à penser qu*il ne payait pas non plus très-exactement.
Joint un curieux dessin de danse, pour en indiquer méthodique" ment les diverses évolutions.
1120 VIEN (Joseph-Marie), premier peintre du roi (Louis XVI),
membre de Tlnstitut, sénateur, etc., etc.^ né 1716, mort 1809. {Lettre autographe signée.)
3 pages in-li, de Home, le i6 octobre 1780, adressées â son frère, n lui témoigne les sentiments les plus vifs de reconnaissance et d'affection : « .... Je rends grâces à Dieu de la santé qu'il a bien voulu « me rendre : je suis étonné moi-même qu'après trois saignées, à mon « âge et avec la déliciitesse de mon tempérament, j'aie pu reprendre ■ mes forces ordinaires en si peu de temps. Le ciel a éiM>uté et « exhaussé les prières de notre bonne mère, que j'embrasse de toute « mon âme.... »
Joint une lettre autographe signée de madame Céleste Fien^ sa belte^fille, connue par une traduction d*Anacréon, etc., etc. Cette lettre, de i page in-S, datée de Saint-Cloud, le a5 septembre z8ag, a pour objet l'annonce du changement de garnison d'un jeune offi* cier, que cela contrariera peut-être dans ses amours, (Portrait.)
liai VloéS ( Loui>J«Hi-B«pii8le*&tiaiiBe)« né 1758, mort
1820. (2 lettres autographes signées.)
^L» prcwère, (to » p^^éi «i thmiê is-i, datéo du 3* jour oomplémentairCf ao XI, à M, Labiée : « .... La franchise ii*exclut point la « politesse, et comme je suis aiissi poli que fraoCf J9 ne vous ai point « dit ; Vos vers me aembleat mauvais. Un père souffre difficileBcnt « qu*oa lui dise que ses eafauts sout laids, et, je vous Favoue, je « suis trop poli pour faire un mauvais complimeot à quelque per- • aonne qne ce ioit.M. »
La deuiiMMi de x itag* •n-4i du aS décembre 1S09» est r«laiiv« à aoB affiliation à VJthéil^ éê Kmudutê^ qui, dit-il, mû séra point m Ûtf^MÙm» (PorlMHl 9t tmrioaUtM^ toutdêM rerta.)
WWk WUMx, (Joseph, comte de), membre de la chambre des députés, président du Conseil des ministres^ ne lT73i mort 1854. {Uttre autographe signée.)
BeUe pièce, de a p^i^g^s in-4, datée du x6 septembre x8a4, «t odreuée au chancelier Dambray, « Le Roi m*a orduané de tous îns- « fruire que son intention était que les scellés mis sur les papiers du « feu Roi (Louis XVIIIj fussent levés ce suir à sept heures, afin de « vénûer «'il ne s'y trouvait jnis un testament.... S'il s'en trouvr, « que Sa Majesté veut qu'il lui soit porté incontinent par tous, M. le « auc de Doudeauvitle et moi... » (a portraits,)
1123 VINCENT (François- And ré), peintre, membre de l'Insti-
tut^ né 1746| mort 1816. (Lettre autographe signée.)
4 pagw4 lV4i du 19 janvier 1790, adressées au comte d'AngivUlen. BcUe et iutéreisaHte pièce, particulièrement relative à la collectioQ des dessins des grands maîtres que possède le roi, et à : > ...« U dif> « fieulié de les mettre en ordre« un grand nombre de cartons et pon> « siJn étant roulés el en mauvais état.... » (Portrait.)
1124 VINCENT DE PAUL (saint), fils de Guillaume de Paul et
dé Bertrande de Moras^ né 1576 , mort 1660. ( Lettre autographe signée.)
A pages ifi'^, de Paris, le 3 février 1644, adressées à M, ttHougin^ supérieur des prêtres de la Missiou, à Rome. Il lui donne des détails sur tes démarches qu*il a faites pour ramélioration des affaires de U compagnie, mais il a peu d'espoir : « .... Jamais on n*a vu plus de « régularité, plus d'union et de cordialité à Paris qu'il n'y en a à pré- « sent ; il semble uu petit Paradis, mais c'est la veille de quelque « tempête pour l'ordinaire, que le calme eitraordinaire. »
Cette lettre provient de la vente de la collection Dolomieu* oh elle fut payée a3o francs. (Portrait par Sdelinck et wie notice biographiqtic illustrée,)
(125 VOISENON (Glaude-^Henri Fusée, de), de l'Académie française, né 1708 , mort 1775. (Lettre autographe,)
1 pageia^it datée de Foiseuoa^ le aft mai 17,,, et adressée à ML a Argetital, « Ne vous en prenea qu'à vous. Monsieur, si je vous « adresse toutes mes sottises : vous savez les corrig«>r ; ainsi je ne suis « pas un sot de vous les envoyer. J'ai fait.., cinq couplets..., si voos « les trouvez plats, ce qui pourrait bien être, il faut Ica brûler.... Je m ne serais pas étonné que mes vaudevilles fussent détestnbles. Je « ik'ai jamais eu ce talent, et je ne sais pai, en général, comment om fi peut parvenir à faire une cbanaon*,.. » (% portraits.)
AUTOGRAPBES. 467
1136 VOLTAIRE (François-Marie Arouel de), né 1694, mort 1778. (1^ Lettre autographe signée F.../ ^ pièce si-
Înéej Arouet de Voltaire; 3* lettre signée, Voltaire; • lettre signée , Voltaire , Gentilhomme ordinaire du roi; 5« Pièce signés de Voltaire et de Marie- Mignot, femme Denis.)
la lettre autographe, de a pages m-A, datée du 7 mal 1 7. . (ce doit être 1774, d'après ce qui est dit de Goezmaii), est adressée à M. Delille, capitaine da dragons. On n'en oitera que oette plirase : « . . • Je ne blâme que ceux qui m*eimuieat, et, en ce sans, il m'est « impossible de blâmer Beaumarcbais, , • n
La pièce signée Arouet de roUaire est une procuralioQ noUriée du II mars 1745, i-elative à U succession de son frère Armand Arouet, successeur de son père dans la charge de trésorier des épices de U chambre des oomptea.
Les deux lettres signées, datées des a5 mai et 8 juillet 177a , et adressées à l'avocat Vermeil, toutes deux de Wagnière, secrétaire de Foitaire, sont relalives au procès célèbre de Véron et Dujonquay, contre le comte de Morangiés.
Quant â h pièce signée de Voltaire et de madame Denis, elle est très-curieuse par l'allure toute seigneuriale qu*y prennent ces deux personnages ; « Nous Marie-Louise Denis, dame ae Ferney, et nous, « François de Voltaire, chevalier gentilhomme ordinaire de la chama hre du Roi, seigneur actuel de Tournay, Prégny et Chambesj, défi clarons. . . que nous témoignons, . . que nous protestons. . . et que * nous exhortons, , . surtout nos officiers à entrerenir la paix sans m pressurer le pauvre peuple. Fait à Ferney, le 14 décembre 1774. . (Cette pièce est aussi de la main de Wagnière.)
Joint une pièce signée de François Arouet^ père de Foltaire^ datée du 18 août 1708. (6 portraits et a gravures épisodiques,)
112f7 WAREJIS ( Louise-Françoise-Éléonore de La Tour, baronne de), l'amie de J.-J. Rousseau, née 1700, morte 1762. {Lettre autographe signée,)
Adressée au roi de Sardaigne, sous la date du 19 décembre 1730. Elle le prie d'agréer ses vœux et ses prières ardentes pour la conservation de i%s présieux et glorieux jours ; « ... Je feray mes « éforts pour mériter la continuation de sa puisente protections par « les sentimens de sele^ de fidélités el de reconnoisence avec les quel •joray Thonneur d'être tout le tens de ma vie de la plus entière jouu mitions et du plus profond respect » (3 pages in-foL) (^portraits,)
1128 WARIN (Jean), garde général des monnaies, intendant des bâtiments de la couronne, membre de TAcadémiede peinture et de sculpture, né 1604> mort 1672. (2 pièces signées,)
Ia première est la, minute notariée de ses testament et codicille, en date des ai el a5 août 1672, contenant les détails les plus curieux sur ce personnage et sa famille. {Détails ignorés de l'auteur de l'article Varin, dans la Biographie universelle, tome XL VU, page 5ii..)
La seconde, qui n'est c|u une sorte de second codicille, ou de suite au premier, a pour objet de supplier très humblement le Bot : «... de vouloir agréer le présent qu'il lui fait de la statue de Sa
« Uajesté, qu*U a teiUpiée en marbre hlane^ poor marque de « pect et de n reooznoissaiiGe de ses bonlez. . • »
Joint uo extrait de la Muse historique du s' Loret, z6Si, et on aulre du Mercure gâtant, 1673, rdatib à Waritu (Gest à tort qne la Biographie universelie le nomme Farin.)
Plus une note anecdotlque. {Portrait,)
1129 WASHINGTON (Geoi^es), né 1732, mort 1799. (Une ta-
ire autographe signée G. W* et une lettre signée.)
Ces a lettres sont écrites en anglais, La i**, de demi-page im-i (avec la traductioo), est adressée de Philadelphie» le ai janvier 1797, à Richard Peters, esq'*» sur des questions d'agriculture; et la a*, de I pasre in-if datée du aa décembre 177S, lest au quartier maître gênerai de Tannée. {3 portraits,)
1130 WELLINGTON ( Arthur Wellesley, duc de), né 1769,
mort 1852. {Lettre autographe signée.)
I page et demie in-i, datée du Mont-Saint-Martin , le 3o aoât 1817, et adressée au général marquis de Jumillioe, commandant à lille, pour Tinformer que S, M. le roi de Prusse 'voyage incognito en France .- « ... Xai cru que vous seriez fiché de le savoir dans le « département du Nord sans que 'vous paraissiez auprès de A». . . » (a portraits,)
1131 WIELAND (Ghristophe-Hartin), écrivain célèbre, sur-
nommé le Voltaire de l'Allemagne, né 1733, mort 1813. {Une lettre et un billet autographes signés.)
La lettre , de 3 pages 1/1-4 , datée de Biberach , le 4 octobre 17601 et adressée i uu de ses amis, est en allemand. On voit, par une note ci-Jointe, qu'elle est écrite à l'occasion du départ d an monsieur SiUern. . . , qu'elle contient une recommandation en sa faTeur, et des détails sur une souscription et une pension dont il faut chercher l'explicaliou daos la vie de Tauleur.
Le billet, aussi en allemam^ est de 4 lignes f/i-8, et daté du 8 octobre t8o6.
Joint \efae-simile d'une lettre de fFieland, (3 portraits gravéSt dont un avant la lettre*)
1132 WILLE (Jcfan-Oeorges), graveur, né 1717, mort 1807.
Portrait.
— * WiLLE (Pierre-Alexandre), son fils, peintre et graveur. (2 lettres autographes signées.)
La lettre de Jean-Georges, de a pages in^i^ en date du it mai 1774» est adressée à M. Footauel, marchand d'estampes à Montpellier. Il ne lui a pas écrit parce qu'il avait mal aux yeux : « . . . Mais « tout est à peu près passé, et même il m*a été permis de boire de « votre don graduiie; c'est un vrai nectar, boisson des dieux lors-
« qu'ils font festin dans l'Olympe Je grave actuellement une
« grande planche c'est la pièce la plus grande que j'aurai faite,
« quoiqiftl n'y a que trois figures »
Celle de Pierre-jHesandre, de demi^page in-l^., du «9 avril zSaQ, a pour objet la demande d'une audience, comme doyen des artistes restant de Ut cl-^vant Académie royale de peinture.