INSTITUT NATIONAL DES SCIENCES ET DES ARTS
[Une pièce signée.)
Cette pièce est l’état d’émargement des indemnités des membres de l’Institut national, pour le mois de messidor an IX. Il porte \t& signatures autographes ci-après :
Adanson. — Ameilhon. — Anquetil. — Antoine. — Arnault. — Bertboud. — Bitaiibé. — Fort. — Bossut. — Boüchaud. — Bkisson. — Buache. — Cailhava. — Carnot. — Cassini. — Cels. — Chalgrin. — Champagne. — Charles. — Collin-Harleville. — Coulomb. — Cuvier. — Dacier. — David. — Dejoux. — Delambre. — Desales. — Des Essarts. — Desfontaines. — Desma- RETS. — Deteux. — Dolomieu. — Domergue. . — Ducrs. — Du- FouRNT. — Duhamel. — Du Theil. — Gossec. — Gondouin. — Gosselin. — Grandménil. — Grétry. — Guyton. — Halle. — Havy. — Houdon. — Huzard. — Jeaurat. — Julien. — Jussieu. La Billardière. — Lacroix. — Lakanal. — Lalande. — Lamark. — Langlès. — Larcher. — Lassus. — Lebrun (Écouchard). — Lefevre-Gine.Àu. — Legouvé. — Lelièvre. — Leroy. — Levêque. Levesque. — Legendre. — Méchain. — Méhul. — Mentelle. — Mercier. — Messier. — Moitte. — Mole. — Monvel. — Naigeon. — Olivier. — Parmentier. — Pajon. — Pelletan. — Perier. — Peyre. — Poirier. — Portai.. — Pougens. — Prony. — Bamond.
— Régnault. — Réveluère Lépeaux. — Richard. — Roland. — Sabatier. — Sage. — Saint-Pierre. — Sicard. — Sélis. — Taunav. — Tenon. — Tessier. — Thouin. — Toülongeon. — Van Spaen- DONCK. VaUQUELIN. — VeNTENAT. ViNCENT. CaMÜS.
En tout io5 signatures. L’état comprend i43 membres, mais 38 n’ont pas émargé ; de ce nombre est Bonaparte.
Joint, une gravure épisodique et les portraits des membres dont les noms sont marqués. Plusieurs de ces portraits sont difficiles à trouver.
539 JACOBINS (Société des Amis de la Constitution, dite d’a-
bord Club Breton, et devenue le Club dit des), i^pièces signées.)
1. — Lettre adressée, sous la date du i3 mai 1791, par le Comité de correspondance de la société, siégeant à Paris, à MM. les membres de la société de Versailles, pour les remercier de l’envoi de plusieurs exemplaires d’un ouvrage, pour en faire la distribution aux députés de l’Assemblée nationale qui sont membres de ladite société. Cette pièce, sur papier au timbre de la société, revêtue des autographes ci-après ; Rochameeau, Menou, Villar, M. Dumas, BianzAT, V. DE Broglie, J.-H. Moreton (de Chabrillant) , Verchères, Dupl. Rich. d’Aiguillon , Rousseau, Brostaret, Pieyre, Alex. Beauharnais, Bonnecarrère, et J. Duverne. (3 portraits.)
2. — Arrêté de la société, daté du 21 octobre 1791, qui charge les sieurs Desfieux et Millet de s’entendre avec la municipalité, pour le déplacement de l'orgue et de l’autel de l’église des Jacobius-Saint- Uonoré, lieu de ses séances. Cet arrêté, écrit de la main de Manuel, porte, avec sa signature, celles également autographes de Billaud- Varenne, Biauzat, Basire et Chabot. {Papier au timbi'e de la société et son cachet en cire rouge parfaitement conservé.) (4 portraits.)
Ces deux pièces forment un curieux document historique, en faisant ressortir la différence du personnel de la société, avant et apres le 21 juin 1791, date de la fuite de Varennes.
540 JACOBINS (Société des Amis de la Constitution, dite d’a-
bord Club Breton, et devenue le Club dit des). {Une pièce autographe signée et une pièce autographe.)
La pièce autographe signée, de 4 pages et demie in-fol., est de Thiébault {Dieudonné), homme de lettres, né 1733, mort 1807; elle a pour objet de solliciter son admission dans la société des amis de la Constitution . Cette très-curieuse pièce, datée du i'”' mars 1791, est revêtue de 7 grandes apostilles autographes signées, qui rendent toutes énergiquement hommage aux qualités de Dieudotiné Thiebault ; l’une d’elles porte : « . . . Tant en fiance qu'en Prusse, j’ai « connu M. Thiébault depuis plus de 20 ans, et ne l’ai jamais vu, •< dans l’un et l’autre pays, <qvéestimé et honoré de tous les honnêtes « gens ...» L’une de ces apostilles est de Bitaubé, de ï Institut. (2 portraits.)
Celle autographe, de 26 pages in-fol., est un opuscule, qui devait, à ce qu’il paraîtrait, par les annotations, en partie raturées, qui se trouvent en tête du verso du dernier feuillet, avoir pour titre : Le Bêve des Jacobins, par le citoyen Cantrel, capitaine invalide. Cette œuvre curieuse du temps, ainsi qu’on en peut juger par le sommaire des questions qui y sont traitées, porté en tête du premier feuillet,
est sans doute restée inédite. (4 portraits.)
Joint : 1° Un billet de convocation de garde national du district des Jacobins, àtAhàn septembre 1789;
2® Le numéro du a3 février 1792, du Journal des Débats et de la Correspondance de la société des amis de la Constitution séante aux Jacobins,
3“ Une gravure épisodique.
541 JANVIER {kx\\^iàe), célèbre horloger mécanicien, né 1751,
mort à l’hôpital, le 23 septembre 1835. {Lettre autographe signée.)
4 pages in-fol., du i5 décembre 1820, adressées au ministre de la Maison du Roi. Très-belle et très-intéressante pièce, résumaut la vie et les. travaux d’un artiste éminent, dont il faut voir les étranges infortunes, dans l’arlicle que lui a consacré la Biographie universelle. [Portrait.)
542 JEAN XXIII (Balthazar Cessa, cardinal légat à Bologne,
pape, sous le nom de), né 13. ., mort 1419 [a]. Pièce signée : Balthazar, cardinalis sancti Eustachii , propria manu.
Cette pièce, parjaitement conservée et sur papier, est datée de Bologne, le dernier jour de septembre (1404). Ce chiffre de 1404 se trouve du côté de la siiscriplion, qui peut se traduire ainsi : Au noble bomme Jean de Médicis de Florence, mon très-honorable ami, Balthazar, cardinal légat de Bologne, vicaire général de Saint-Eustache.
Quant à l’objet de ladite pièce : il salue Jean (de Médicis) et il lui plaît et veut qu’un nommé Antoine,, .reçoive les 3oo florins promis, 7te voulant plus être violenté à ce sujet. . . [Cachet). [Portrait aussi curieux que rare.)
543 JÉSUITES. lettres autographes signées.)
— Bosco viCH (Rojer-Josepli), philosophe, poêle latin, mathématicien, etc., etc., appelé depuis la suppression de l’ordre des Jésuites, né 1711, mort 1787. Portrait.
I page in-h, du 19 septembre 1779. Il ne peut entreprendre une traduction, en étant d'autant plus incapable qu’il n’a commencé à parler français que vers l’âge de 60 ans.
— Toürnemine (René-Joseph), garde des livres de la maison professe, directeur du Journal de Trévoux, etc., etc., né 1631, mort 1739.
2 pages i«-8. du.. . (1709), adressées à M. Themiseul de Saint- Hf acinthe'. • ‘‘J'avois cru soulager les auteurs de l'Europe savante, « me proposant de faire l’extrait de ma chronologie, . . un autre « y travaille. ...»
544 JÉSUITES. {^ pièces signées.)
— La VALETTE (Antoine de), supérieur général des Missions de l’ Amérique méridionale, né 1707, mort 17. ..
Traite de 6,000 liv., tirée de la Martinique, le 10 septembre 1758, et comprise dans la liquidation de sa banqueroute, qui ne donne aux
(a) Ballhaïar Cessa, élu pape, te 14 mai lUO, onze jours après la mort d’Alexandre V, se trouva en concurrence avec deux autres papes à la fois, benoît XllI, Grégoire XII. Ayant manqué à la promesse qu’il avait faite de se désister, si les deux autres le faisaient, Jean XXIIl fut déposé par le concile de Constance (ce même concile gui fît brûler vifs Jean lluss et Jérôme de Prague et qui proclama la supériorité des conciles sur l'autorité papale), le 29 mai 1418, et le concile élut à sa place, le 11 novembre 1417, le cardinal Olhon Colonne, qui prit le nom de Martin V, et rétablit dans st personne l’unité de la papauté.
créanciers, ainsi qu’il est établi sur cette pièce, que 42 1/2 pour cent, dont 35 en 1774, et 7 1/2 en 1783 {dix mots sont autographes). Curieux document historique.
— Verjus (Antoine), directeur des Missions françaises des Indes orientales, né 1632, mort 1706.
Quittance de rente, du lo février 1680.
— Fleürian (Thomas-Cbarles), procureur des Missions du Levant.
Quittance de rente, du 20 juin 1700. (Scel.)
545 JÉSUITES. [1 pièces signées.)
— Kervillars (Jean-Marin de), traducteur d’Ovide, né
Quittance de rente du 2 mars 1709.
— Sanadon (Noël-Etienne), procureur de la Maison du noviciat pour les affaires de la retraite, né 1676, mort 1733,
Quittance de rente du 9 septembre 1705, avec scel.
— Gounetz (Jacques de), procureur du noviciat de la Compagnie de Jésus.
Quittance de rente du 5 janvier 1700.
— Delamare, (Jacques) , recteur du collège de Louis-le- Grand.
Quittance àe rente, du 20 juillet 1700, avec sce/.
— Megret (Pierre), procureur du collège de Clermont.
Quittance àu 3o novembre 1674, ststc scel.
— Perrin (François), procureur général de la province de Champagne.
Quittance du 29 juin 1705, avee scel.
— Loriqüet (J. -N.), supérieur de la maison de Saint- Acheul, né 1767, mort 1845.
Certificat, délivré à Saint- Acheul, le 2 août 1827, pour i”* communion, avec le timbre de la maison de Saint-Acheul.
546 JOACIIOI NAPOLÉON (Murat), roi de Naples, né 1771,
fusillé le 13 octobre 1815. [Lettre autographe signée.)
2 pages in-t\, de Naples, le lo octobre 1808, adressées au général Grouchy. Très-belle pièce. U entretient ce général au sujet de la malheureuse affaire de Dupont [à Bajlen). «...Jugez de ma douleur, « quand je suis autorisé à penser que ma maladie est la cause de « tout... » Il lui offre ensuite une place à sa cour, s'il veut se reposer, et un commandement digne de lui dans ses armées, s’il veut encore guerroyer: «... Me servir, c’est servir l’Empereur; vous serviriez son « premier soldat... «
Joint 3 lettres autographes signées de ses quatre enfants : Napoléon-Achille, Napoléon-Lucien-Charles, Laetitia- J osèphe et Louise- Julie-Caroline. (2 portraits.)
547 JOLY DE FLEURY. (7 lettres autographes signées et
une pièce signée.)
— Guillaume-François, procureur général du roi au Parlement de Paris/né 1675, mort 1756. Portrait.
6 pages in-^, du lo août l'jio, au cardinal de Fleury, Belle pièce, touchant le s'' abbé Dugué ; « ... Je le ferai avertir de sortir de Paris... « je ne savois pas qu’il y eût une lettre de cachet sur son compte... « à l’égard du scandale de la chapelle... Notre bon archevêque dit « qu’il ratilioit toutes les permissions que M*' le cardinal de Noailles « avoit données, et il donna même à mad. Mol la permission de com- « munier à la messe de son oncle... le bruit qu’on a fait courir que « mad. Hardouin répondoit la messe est absolument faux... »
Joint une pièce signée du 2 5 octobre 1742, avec cachet aux armes.
— Jean-François, fils aîné du précédent, aussi procureur général du roi au Parlement de Paris, né 1715, mort 17 . . . Portrait.
I page in-i, sans date. Il a reçu la copie du testament de la princesse Christine et prendra les ordres du Roi par rapport à l’enterrement.
— Omer, frère du précédent , avocat général, puis président à mortier, né 1718, mort 1802.
I page et demie in-S, du 6 mai 1763. Il demande une pièce pour la faire voir à l’avocat de la partie adverse; mais il aura les yeux dessus, dans la crainte qu’elle ne soit escroquée. (Cachet.)
Joint une seconde lettre du 7 décembre 1783, pour une recommandation à M. de la Millière.
— M...... petit-fils de Guillaume-François, conseiller
d’État.
I page in-^, du i®’' juin 1819, au chancelier Dambray, au sujet de la mort de M. de Barentin, son beau-père.
— Marie-Madeleine, dite sœur Sainte-Thérèse del’ahbaye du Val-de-Grâce, sœur de Jean-François.
Demi-page m-4, quittance du i'‘'juillfet 1768.
— Marie-Louise, dite sœur de Saint-Basile, religieuse bénédictine de Notre-Dame de Liesse, sœur de la précédente.
Demi-page in-t^, quittance du 2 juillet 1768.
Joint à ces 8 pièces ; 1“ une lettre autographe signée, de 3 pages in-h, du 10 mai 1721, du président Joly de Blaisy, issu de la même souche que Guillaume-François.
2° Une autre lettre autographe signée, aussi de 3 pages in-l^, datée du 2 mai 1785, adressée au procureur général Joly de Fleury, par l'abbé Jolly, prieur de Villemoutier, se prétendant de la même famille que lui. Belle pièce.
548 JOSÉPHINE (Marie-Josepb-Rose Tascber de la Pagerie,
veuve en preraièresnoces dé Alexandre-François-Marie, vicomte de Beauharnais ; mariée en secondes noces à Napoléon Bonaparte; couronnée impératrice des
Français, sous le nom de), née 1768, morte 1814. (2 lettres autographes signées.)
La première, de t page in-S, sans date, est adressée au ministre de l’Intérieur : « Je vous prie, citoyen ministre, de recevoir les ci- «< loyens Frédéric et Dalvimare et de leur accorder votre bienveillance, « pour être à la tête des musiciens que Bonaparte désire avoir, vous
savez, etc. »
La seconde, de 3 pages in-S, datée de Plombières, le i8 messidor
, an ... , adressée à mad. Marmont, depuis duchesse de Raguse. « ...Vous
« avez du apprendre l’événement affreux qui m’est arrivé , dont je « suis encore bien souffrante... A cette époque je me rendrai à Paris, « auprès de Bonaparte, si le plaisir. Madame, que j’ai de faire avec « vous le voyage d’Egypte pouvait vous décider à retarder d’un mois « votre voyage... » (5 portraits et 2 gravures épisodiques.)
549 JOUBERT (Barthélemy-Catherine), général en chef des
armées de la République, né 1769, tué à la bataille de Novi, le 15 août 1799. {Lettre autographe signée.)
2 pages in-l,, du quartier général de Vicence, le 27 prairial an V, adressées <7u ministre de la guerre. Il lui envoie l’extrait d’une procédure du conseil de guerre de sa division contre les nommés Maurisset, faisant fonctions de commissaire des guerres, et Saux, employé aux vivres : ic ... Je dois à la justice du jugement rendu la discipline qui « a régné dans le Tyrol... Je ne doute pas que les peuples féroces qui « habitent ce pays n’aient été domptés autant par notre modération « que parla crainte de nos armes... {Portrait et i lithographie épisodique.)
550 JUAN D’AUTRICHE (don), fils naturel de ï empereur
Charles-Quint, né 1546, mort 1578. {Une lettre signée.) '
Demi-page /«-yôL,du5 avril 1578, adressée à son très-cher et bienamé le seigneur de la Motte, commandant de Gravelines. Il lui mande qu’il a donné charge de lui faire entendre quelque chose de sa part. « ... Si vous désirez autre chose pour votre assurance, demandez, et « nous vous le ferons expédier. » (Avec le scel aux armes.)
Nota. La fameuse bataille de Lépante, le plus grand titre de gloire de don Juan, comme ayant détruit l’influence des Turcs dans les affaires de l’Europe, fut donnée en 1571, le 7 d’octobre. {Portrait du temps.)
551 JUNOT (Andoche), duc d’Abrantès, né 1771, mort 1813.
[Une lettre autographe signée et une lettre signée.)
La lettre autographe signée, de 3 pages f«-4, datée de Suez en Egypte, le 2 pluviôse an VII, est une curieuse pièce qui semble justifier complètement l’ accusation de cupidité qui pèse sur la mémoire de Junot. Elle est adressée à un nommé James. « ... Voulez-vous « commencer à faire quelques affaires ensemble .■’... Voici l’avantage que •< j’aurais : tous les bâtiments qui arrivent à Djedda payent un 10' « d’entrée et je ne payerais rien , en qualité de commandant a Suez... - j’ai ici un homme avec qui; en vous expliquant et négociant, nous <« pourrions faire de grandes affaires... il a d’ailleurs de bonnes rai- « sons de nous servir, que je vous dirai ici... nous sommes, je crois, « ici à même de gagner beaucoup d’argent... » *■
La lettre signée le duc d’ Jbrantès , datée du quartier général de
Lisbonne, le 6 août 1808, est également une curieuse pièce, dans laquelle il est prescrit à l’ordonnateur d’avoir le surlendemain, à Santarem, 200 mille rations de biscuits, et à Lisbonne 100,000 rations, etc.
Joint une lettre autographe signée de son fils, au sujet d’un monument que l’on projette d’élever à la mémoire de sa mère, la duchesse d’ Abrantès. 1 pages in-l^. {Portrait.)
552 JUSSIEU (Bernard de), de l’Académie des sciences, l’un
des plus célèbres botanistes du xviii® siècle, né 1699, mort 1777. {Pièce autographe signée.)
2 pages et demie /«-4, du 4 décembre 1766. Rapport par lui fait, en qualité de commissaire nommé conjointement avec Réaumur par l’Académie, pour lui rendre compte d’un ouvrage ayant pour titre ; Histoire naturelle des coquillages du Sénégal, précédée d’une courte relation d’un voyage fait en ce pays, pendant les années 1749-50-51- 52-53, par M. Adanson, correspondant de ladite académie. Au bas de cette pièce se trouve la signature autographe de Réaumur.
Joint un fac-similé de l’écriture de Bernard de Jussieu et le portrait de Réaumur. (2 portraits.)
553 JUSSIEU (Joseph de), correspondant de l’Académie des
sciences, né 1704, mort 1779. {Lettre autographe signée.)
ipages et demie in- fol. Très-belle pièce, datée de Lima, le 20 août 1748, adressée à Bernard de Jussieu, son frère. Il a reçu l’ordre du comte de Maurepas de retirer des mains de M. Godin les instruments et autres objets qui appartiennent à l’Académie royale des sciences; mais celui-ci ayant refusé de les lui confier, il prend le parti de l’accompagner : « ... Nous devons partir dans trois jours, les mules sont payées et les « fardeaux tout prêts. Il est sûr que, dans une traversée de 800 lieues « par terre (de Lima à Buenos-Ayres'', il y aura occasion de voir et « de ramasser beaucoup de curiosités naturelles et de rencontrer bien « des plantes différentes... tout cet intérieur des Andes est peu IC connu... » (Porfrn/f, accolé avec ceux de ses deux frères, Antoine et Bernard.)
554 JUSSIEU (de). (4 lettres ou pièces autographes signées.) — Antoine-Laurent, neveu de Bernard, né 1748, mort
1 page in-!^, sans date. Il sollicite la bienveillance du ministre en faveur des demoiselles Haussard, attachées depuis 1760 à l’Académie des sciences en qualité de graveuses, toutes deux âgées et infirmes, étant nées l’une en 1726, et l’autre en 1731. L’aînée ne peut plus sortir, et la cadette se traîne pour aller chercher leur subsistance.
Joint une seconde lettre datée du 4 avril i835, et par lui écrite lorsqu’il était presque entièrement aveugle.
— Adrien, fils du précédent, né 1797, mort 1853.
I page in-i , sans date, adressée à M. de Blainville. Il lui recommande le fils de M. Audubon, célèbre ornithologiste américain, qui se prépare à parcourir l’Allemagne pour y répandre l’olivrage de son père, et auquel il pourrait fournir des renseignements utiles.
— Laurent-Pierre, neveu d’ Antoine- Laurent, né 1792,
I page in-8 , du 6 août i8. . Il regrette de ne pas avoir trouvé son cher camarade et confrère pour le remercier, et lui remet; « ...les
•< deux notes,... l’une sur mon oncle, et l’autre sur son très-indigne n neveu, auquel vous allez faire trop d’honneur en lui consacrant un « arlicle dans la Biographie... »
— Alexis, frère du précédent, né 1797.
I page iii-S, de Nice, le 5 janvier 1846, relative à une dénonciation faite contre M. de Chaleaiigiron : « ...N’y eût-il que trois hommes « incorruptibles en France, M.de Chateaugiron serait un des trois...»
{Les 4 portraits, plus un double de celui d' Antoine- Laurent.)
555 KLÉBER (Jean-Baptiste), général des armées de la Répu-
blique, né 1754, assassiné au Caire, le 14 juin 1800.
[Lettre autographe signée.)
I page iH-4 , de l’abbaye de Luc , le 22 nivôse an. . ., o;/ général de division Marceau, à Coblentz. « Quand on n’est pas courtisan, il « faut vivre loin de la cour ; c’est ce qui m’a déterminé à me retirer « ici... Tu ne poura guère venir me voir, puisqu’il ne s’agirait pas « moins que d’un sacrifice de deux jours, et on t’en saurai mauvais « gré; nous remettrons donc notre entrevue à des circonstances plus K heureuses. . . » (2 portraits, dont un fort curieux.)
556 ROTZEBUE (Auguste-Frédéric-Ferdinand), né 1761, as-
sassiné par Charles-Louis-Sand , le 21 mars 1819.
{Lettre autographe signée.)
ï page in-t^, de Berlin, le ii mars i8i3, à M. . . ., pour le prier de rectifier un arlicle a|)ologétique qui pourrait faire croire qu'il s’est prévalu des bonnes grâces de Sa Majesté le roi de Prusse. {Portrait; plus celui de C.-L. Sand, né 1795, exécuté le 20 mai 1820.)
557 KRUDNER (Julienne Vietinghoff, baronne de), au-
teur de Valérie, née 1766, morte 1824. [Lettre autographe signee.)
4 pages in-i, datées de Leipsig, le 26 février i7g3, et adressées à Bernardin de Saint-Pierre : « .. . Oh! que ne puis-je passer encore « quelques momens anjirès de vous comme autrefois; que ne puis-je, « dans ce petit jardin où vous oubliez le monde et ses tourmentantes « inquiétudes, où vous vivez content dans le sein de la modération ; « que ne puis-je eneore, dis-je, m’y voir environnée de tranquillité, « de bonheur ! que ne puis-je y entendre encore les leçons sublimes « dont vos discours étaient remplis ! elles m’étaient douces, comme le « parfum des fleurs que je respirais !... » {Belle et intéressante lettre, toute de ce style.) {Portrait.)
558 LABÉDOYÈRE (Cbarles-Angélique Huebet, comte de),
né 1786, fusillé le i9 août 1815. {Pièce signée.)
Quittance de 5oo IV., du 7 avril 1809, pour sa gratification d’entrée en campagne, comme aide-de-camp du maréchal duc de Montebello.
Joint une lettre autographe signée du comte de Labédoyère, son oncle, I page in-8, s. d.
Plus une autre lettre autographe signée de Marguerite-Hugues- Charles-Marie Huchet de la Bédoycre, de 3 pages i/i-4, et datée du 4 juillet 1752, avec cachet curieux. (Une note biographique est jointe à cette lettre.) 3 portraits (dont celui dessiné dans la salle du conseil de guerre).
559 LA CHAISE (François d’Aix, dit le Père dé), confesseur
de Louis XIV, né 1624, mort 1709. [Lettre autographe
2 pages i«-4, à l’évêqiie d’Avfanches, de Paris, le 3p août 1691. S’il a différé si longtemps à répondre aux obligeantes lettres dont il a bien voulu l’honorcr, il lui en demande pardon et le prie de croire que l’unique cause de cette incivilité a été le regret qu’il avait de lui donner une mauvaise nouvelle, n’ayant pas réussi à obtenir de M. l’évêque de Soissous la satisfaction qu’il désirait. {Portrait.)
560 LA CHAUSSÉE (Pierre-Claude Nivelle de), de l’Académie
française, né 1692, mort 1754. ( Lettre autographe,
.signée des initiales.)
Très-jolie lettre, de 2 pages et demie in-l^, datée de Saint-Germain, le 5 juillet 1735, adressée à M. Sablier et cachetée avec l’empreinte d’un louis d’or. Il a reçu, de M. l’abbé d'Olivet, avis de la maladie de M. Adam, de l’ Académie française : « ... Je vous prie de savoir « en tapinois ce qui en est et de faire mettre le bonhomme Dnnchet « en action, par Nolet, Dumont et autres... » Il fait ensuite mention de l'abbé Leblanc, Poisson, Grandval, Sallé, madame Quinault, puis d’une « ... dondon de 14 ans, aussi fraîche et appétissante ([u’il en « soit; c’est le meilleur morceau qu’on puisse trouver dans les bois de « Saint-Germain... ■> Et il termine ainsi ; ■< ... Je me suis mis à lire “ le Spectateur anglais, dont je ne suis pas extrêmement content:
« ce ne sont que rapsodies et billevesées je ne suis guère plus con-
« tent de madame de Sévigné : son amour éternel et maternel m’affadi dit • (2 portraits.)
561 LA CONDA'MINE (Charles-Marie de), de l’Académie fran-
çaise et de celle des sciences, né 1701, mort 1774.
[Lettre autographe signée.)
Belle lettre, de 2 pages et demie in-4, datée d’Etouilli, près deHain en Picardie, le i8 octobre 1759, et adressée à M. de Sauvages, docteur en médecine à Montpellier. Il y a un siècle qu’il n’a eu de ses nouvelles, ni ne lui a donné des siennes: « ... C’est que j’ai bien des « affaires domestiques , académiques, commissions de parents , d’a- « rais,... j'ai tant de lettres à répondre que souvent je n’y puis suf- « lire... je traduis en ce moment la résolution à’un cas de conscience, « par le célèbre père Berti, dominicain. C’est au sujet de l' inoculation; « il lui a été proposé par le cardinal Corsini... » {Cachet.) {Portrait.)
562 LACRETELLE (Pierre-Louis), né 1751 , mort 1824 .Portrait.
— Lacretelle (Charles), son frère, né 1769, mort 1855.
Tous deux de l'Académie française. Portrait. [Lettres
autographes signées.)
La lettre de Lacretelle l'aCné, de i page et demie in-S, et datée de Turin, le 27 brumaire an XII, est relative à une affaire d’intérêts concernant la succession de la princesse Charlotte de Savoie.
Celle de Lacretelle le jeune, de 2 pages et demie in-t,, et datée du i4juillet 1826, est adressée à il/. secrétaire perpétuel de l’Académie française. Il le félicite sur sa nomination à la place de secrétaire perpétuel : ■< ... Je jouis du lustre nouveau que vous allez répandre « sur une place déjà si belle ; je jouis enfin de la désolation qu’un •< tel choix va répandre dans le camp des romantiques. Oui, le choix
>< l’a dil, nous ne voulons pas laisser enfoncer nos lignes par la bur- " lesque audace de ces messieurs... puisqu’à la dictature du diclion- « naire vous joignez une sorte de nronaichie académique ; tâchez d'eu « user promptement pour faire accorder à l'Académie les vacauces que « l’assiduité tenace de M. Bigot de Préameneu nous avait fait refuser, “ etc., etc. » {Belle lettre, avec le timbre de Mâcon.)
, Joint une seconde lettre, de demi-page i«-4, du 22 décembre 1826,
adressée à M. Tiolier, huissier des ordres du Roi, pour le remercier de l’avis qu’il lui a donné du bienfait de Sa Majesté. {Les 2 portraits.)
5G3 LAFAYETTE (Marie-Paul- Jean-Roch-Yves-Gilbert Motier, marquis de), né 1757, mort 1834. {'i portraits et une gravure épisodique.)
— Noailles sa femme, seconde fdie du comte
d’Ayen, duc de Noailles, née 1759, morte 1807.
— Laeayette (Georges-Washington), son fils, membre de la chambre des députés, né 1776, mort 1849. Portrait. (3 lettres autographes signées.)
La lettre de Lafayette, de i page in-t^, sans date, se rapporte au coup d’Etat relatif aux élections de i83o.
(Jelle de sa femme, i page in-12, aussi sans date, a pour objet l’envoi d’une correspondance se rattachant à une affaire avec M. deGoyon (préfet de Seine-et-Marne).
Et celle de son fis, portant la date du 28 mars i83i, et de ipage in-i, est pour solliciter un nouvel examen pour un jeune homme déclaré propre au service militaire.
Joint une mue du château de La Grange-Bleneau , résidence de la famille Lafayette.
Joint une pièce du 20 novembre 1789, pour convocation de garde nationale à l’église des Jacobins-Saint-Honore ; bénédiction du drapeau; madame la marquise de Lafayette fera la quête.
564 LA MONNOYE (Bernard de), de l’Académie française, né
1641, mort 1728. [Lettre autographe signée.)
3 pages in-l^ , de Paris, le 22 mars 1714, adressées à M. de La Forest, maire de Montbart et élu de la province de Bourgogne. Il lui avait promis, avant la tenue des états, deux compliments pour Son Altesse Sérénissime (Louis-Henri de Bourbon, dit Monsieur te duc), lors de son arrivée en Bourgogne. Il les lui envoie. Suivent les deux compliments {curieux) : « ... Je souhaite , Monsieur, que vous ayez « lieu d’être content de ces discours; vous pourrez les rendre meil- « leurs en y faisant les changements que vous jugerez à propos, et •< surtout vous agréerez l’intention qu’a eue de bien faire votre très-
. « humble et très-obéissant serviteur. » {Très-jolie pièce.) {Portrait.)
565 LANCLOS (Anne de), plus ordinairement appelée Ninon,
célèbre courtisane, née 1616, morte 1706. [Une pièce
Quittance Ae 4o5 liv., pour semestre d’une rente de Sioliv., assignée sur les Aides et Gabelles, ladite quittance en date du 5 Janvier 1700.
On voit par cette pièce que c’est à tort que, dans la Biographie universelle et partout, le nom de famille de Ninon est écrit Lenclos au lieu de l.anclos. (5 portraits différents, dont un d’après Mignard.)
566 LANGUET DE G ER GY (Jean-Baptiste-Josepli), curé de
Saint-Sulpice, né 1675, mort 1750. [Lettre autogmphe signée.)
Curieuse lettre, de 3 pages in-t^, dn 3 septembre 1725, ayant pour objet de solliciter une lettre de. cachet, e à l’effet de^reVen/r, par un « exemple, la mauvaise volonté de plusieurs receveurs de la loterie « de notre Eglise... X.eX\.e lettre de cachet pour arrêter et mettre au « For-l’Evêque, ou au Châtelet, la nommée Bellanger, marchande pa- « petière, rue Dauphine. La lettre, pour elle personnellement et son « mari, est nécessaire, parce que, si on arrêtolt seulement son mari, on K lui ferait peut-être trop grand plaisir... »
Joint une pièce signée^, de Joachim de La Chetardie, aussi curé de Saint-Sulpice , et qui fut directeur de madame de Maintenon. (Cette pièce est datée du 7 août iqoS.) [Portrait, et une vue de Saint-Sulpice.)
567 LA FONTAINE (Jean de), né 1621, mort 1695. [Pièce
autographe signée.)
C’est un sixain adressé au Roi et qui se trouve imprimé à la page 54 du tome VI des OEuvres de La Fontaine, édition de Lefèvre. Paris, 1814. [Portrait, par Ficquet.)
568 LAHARPE (Frédéric-César), précepteur de V empereur
Alexandre, né 1760, mort 1835. [Lettre autographe signée.)
3 pages in-S, du 24 juillet 1814, adressées à Ginguené, membre de l’Institut. Curieuse lettre: « ... J’ai seulement vu les routes cou- ■< vertes de militaires cheminant dans toutes les directions, et observé « le maintien tout à la fois martial, sombre et menaçant, des vétérans « de Néron, qui ne respirent que les combats, et espèrent pouvoir « manger bientôt de la chair fraîche... J’ai apporté pour Ji. Michaux « une bague que m’a remise le comte Nesselrode... »
Ensemble un billet autographe signé, adressé au banquier Perrégaux. (i gravure épisodique.)
569 LALLY (Thomas-Artliur, comte de), lieutenant général,
commandant de tous les établissements français aux Indes orientales, né 1712, décapité le 9 mai 1766. [Lettre autographe signée.)
I page in-fol., sans date (mais écrite vers 1742, d’après la mention du voyage en Russie). « ... J’ai l’honneur de servir le Roi depuis <• 23 ans... Mon père l’a servi l’espace de 49 années sans récom- « pense... Il a perdu 3 frères au service du Roi... Le frère de ma mère
« a été tué à Cossay... J’ai eu un frère tué à la même action
« Voilà toutes mes prétentions, qui n’en sont point, si vous n’avez la « bonté d’y suppléer, eu faisant tomber sur moi le fruit des services «< passés de mon père, et en aidant à ceux que j’ai grande envie de « rendre tant que je vivrai. » [Portrait (rare) et une gravure épiso- ' dique.)
570 LALLY-TOLLENDAL ( Tropliime-Gérard , marquis de),
de l’Académie française, pair, etc,, etc., né 1751 , mort 1830. [Lettre autographe signée.)
4 pages in-i, adressées à son confrère M. Auger, sous la date du
20 avril 1S20. Belle et intéressante lettre, en réponse à celle; « ... dans laquelle vous me dites qu’on vous a dit que j’avais dit que « vous ne pouviez plus, étant membre delà commission de censure, vous €c présenter à l’ Académie... Concevez cependant que vos amis eussent « mieux aimé ne pas vous voir exposé à l’épreuve d’une telle mission; « concevez qu’ils se sentent soulagés quand vous leur écrivez que vous « l’avez repoussée de toutes vos forces; et, lorsqu’ils honorent votre « résistance, au moins n’accusez pas leurs regrets... » (2 portraits.)
571 LAMBALLE (Marie-Thérèse-Louise de Savoie-Garignan,
princesse de), née 17A9, massacrée à la prison de la Force, le 3 septembre 1792. {Une lettre autographe signée et une pièce signée.)
La lettre autographe signée, datée du 5. .. et de i page in-12, est relative au remplacement de deux dames de la maison de la reine. Elle fait passer, d’après les ordres de S. M., deux blancs-seings poulie ministre de la marine. «... Tâchez d’arranger votre lettre, qu’il « n’y ait pas une trop grande distance entre ma signature et la fin. » Quant à la pièce signée, c’est une quittance de 5, 000 liv., à-compte de ce qui lui est dû pour le quartier de janvier 1792, du traitement et supplément de traitement de sa charge de surintendante de la Maison de la Reine Marie-Antoinette.
Joint le fac-similé d’une lettre adressée à la princesse, écrite colecû'eemcn? par Louis XVI, Marie-Antoinette et |Madame Élisabeth. (4 portraits et 2 gravures épisodiques. )
572 LAMBESC (Charles-Eugène de Lorraine, prince de), né
1751, mort 1825. {'i pièces signées.)
La i”, en date du 9 octobre 1773, est un certificat délivré à Phaisbourg, en sa qualité de mestre de camp du régiment de dragons de Lorraine, à un apothicaire de l’hôpital militaire de ladite ville. {Armoiries et cachet du régiment.)
].a 2*, sur parchemin, est une commission de lieutenant de la capitainerie et gruerie des parcs et bois de Boulogne, donnée au château des Thuilleries le 4 février 1789, avec mention du serment prêté par le titulaire, en l’audience de ladite capitainerie et gruerie, tenue au château de la Muette,\^ 18 avril suivant. Le prince prend dans cette pièce, en forme de lettres patentes, tous les titres et notamment celui de colonel propriétaire du régiment Roy al- Allemand cavalerie, auquel se rattache sa seule et unique cause de célébrité. ( 2 gravures épisodiques.)
573 LA MENNAIS (Félicité Robebt, abbé de), né 1781, mort
1854. {Une lettre autographe et une lettre autographe, signée.)
La lettre autographe, de 2 pages et demie /«-8, adressée au Révérend Père Centura, à Rome, sous la date du i5 mars i834. «... Je m’é- « puisais dans une action stérile... ce que je défendais m’a pour « ainsi dire introduit dans la vie nouvelle, que Dieu prépare au « monde et qui fermente en quelque sorte dans les veines de l’huis manité.. . nous touchons à des scènes terribles!. . . »
Celle autographe signée, de i page in-i., du ri décembre i833, est pour prier l’abbé. , . de faire passer une lettre à S. E. le cardinal Pacca. {Portrait.) ^
574 LAMETH (les frères}. {3 letires autographes signées.)
— Théodore ( Alexandre-Victor ) , maréchal de camp , membre de l’Assemblée législative et de la chambre des représentants, né 1756, mort 1854. Portrait.
1 page in-^, du 20 septembre 1809. Il recommande préfet de Seine-et-Oise un homme qui, réformé pour infirmités, est néanmoins désigné pour la colonne mobile.
— Charles-Malo-François, lieutenant général, membre de l’Assemblée constituante et de la chambre des députés, né 1757, mort 1832. Portrait.
2 pages ïn-t^, du r3 septembre 1817. Longue recommandation en faveur de sou neveu « ... Il est très-estimé des chefs de la garde, il « y est même nécessaire, puisqu’il est du petit nombre de ceux qui y ■< servent, beaucoup d’entre eux s’amusant à jouir avec délices de leurs « épaulettes et de leurs cabriolets ...»
— Alexandre, lieutenant général, membre de l’Assemblée constituante et de la chambre des députés, préfet, pair des Cent-.Iours, né 1760, mort 1820. Portrait.
2 pages in-l^, ig pluviôse an XIII. Il ajipuie la demande d’un sieur Cockbury (prisonnier anglais), qui demande à venir à Sl-Germain sur parole, et dont il se porte caution. ( i gravure épisodique.)
575 LAMOIGNON (de). (9 lettres ou pièces autographes signées,
une autographe et 2 signées.)
— Güillaume, né 1617, mort 1677. Portrait.
Lettre, sans date, adressée à 31. de Fourqueux, pour lui demander l’envoi d’un édit imprimé de la Chambre de justice de 1629. {Cachet.)
— Chrétien-François, füs aîné du précédent, né 1644, mort 1709. Portrait.
3 pages et demie in-l^, du 8 juillet 1673. Belle lettre. Il donne diverses nouvelles et parle deM. de Fcuquières, qui, au siège de Maestrich, fit la plus belle et la plus .éclatante action qui se soit faite dans ce siège.
— Nicolas, dit de Baville, frère du précédent, né 1648, mort 1724. 2 portraits.
I page et demie f«-4, de 3dontpellier, le 29 septembre 1715. Il a su la nomination de 31. de 3IeaupeoueX du maréchal de Villars, pour l’examen des affaires de Marseille, voit un système bien nouveau, et souhaite que ce soit pour le plus grand bien de l’Etat. Il joint une lettre pour le Palatin de Livonie.
— Guillaume II, second fils de Chrétien-Franqois, né 1683, mort 1772.
Demi-page in-t^, certificat d’inscription de droit du i6 novembre 1720. {Cachet.)
— Chrétien-François II , arrière-petit-fils du même , né 1735, mort 1789.
Demi-page in-h, du 9 mars 1756. Il envoie à M. Berryer un mé-
moire, dont il fera l’usage qui lui paraîtra convenable. Plus la minute d’une lettre àa 3i octobre 1761, relative à une déclaration royale concernant l'affaire des Jésuites.
— Chrétien-Guillaume, fils aîné du précédent, pair de France, mort 1827. Portrait.
1 page in-ti, du 17 janvier 1758, touchant la cession qu’il fit, à celle époque, de sa charge de grand précost de t Ordre de Saint-Louis, en faveur du comte de Boulainvilliers.
— M..., second fils de Chrétien-François II, tué à Quiberon en 1795.
I page et demie in-ü, du 20 avril 1777, adressée à M. Bory, chef d’escadre. Il lui donne des nouvelles de sa famille et lui parle de l’arrivée de l’ Empereur , . . .
— Chrétien-Guillaume II , dit de Malesherbes , fils de Guillaume II, né 1721, décapité le 22 avril 1794.
2 portraits.
I page in-li, datée de Malesherbes, le 8 mars 17.., pour recommander la candidature de M. Marquer, à l’Académie des sciences, et I lettre signée du 6 mai 1789, adressée à M. Groslej, à l’occasion
■ de son retour des pays étrangers.
— N. . dit de Montrevault.
I page in-li, du 14 septembre 1765, au sujet d’un chemin qui coûtera plus, mais qui fera -voir son crédit, par la préférence qu’il aura obtenue sur celui qui coûterait moins, et auquel il s’oppose dans son intérêt particulier.
— N..., dü de Montboissier , neveu de Malesherbes.
Apostille de ib lignes, sur une pétition adressée au roi, par un ancien commis des bureaux de la guerre, à Versailles, sous la date du 22 avril 1824. Outre cette apostille, il s’en trouve une de 8 lignes du maréchal de Viomesnil. (i caricature rare.)
576 LANJÜINAIS (Jean-Denis), membre de l’Assemblée constituante, de la Convention nationale, du Conseil des anciens, sénateur, pair, de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, etc., etc., né 1775, mort 1819. (2 lettres autographes signées.)
La iv®, de i page in-l^, du 5 octobre i8t4, est adressée à M. Dumont, ex-législaieur : « .. . Vous ne devez pas être renommé si quel- « ques grands ultra-royalistes ne vous soutiennent. Je déteste toute « action et réaction oppressive, ou seulement injuste, mais vox clac< manlis in deserto!. . . »
La 2®, de i page in-t,, du lo février i8i6, dont la suscriplion est effacée, s’adresse à M. . ., son ancien, et très-honoré collègue. <■ . . . Vous n’êles pas dans le texte ni dans la volonté de la loi de « proscription , intitulée d’amnistie ... Je sais qu’on fait l’injuslice « d’appeler homicides, 46, qui par leurs conditions ont été comptés €< pour la vie. . . avez-vous jamais connu des proscriptions qui soient « justes. . . on veut maintenant, tout en exécutant les haines et les O vengeances, ne parler que de paix et d’union.... >> ( 3 portraits.)
577 LAPÉROüSE (Jean-François Galaup de), chef d’escadre,
né 1741, naufragé sur les récifs de l’île Vannikolo, à la fin de 1788, ou au commencement de 1789. {Une lettre et une annotation autographes signées.)
La lettre, de i page datée de Paris, le a5 avril ijSS (c’est le I**' août suivant que Lapérouse partit de Brest pour sa dernière et malheureuse expédition), est adressée à M . Delmas, son beau-frère, conseiller au présidial de Villefranche. Il l’engage à être tranquille sur le sort de son fds, qui ne manque de rien : « . . . D’ailleurs, rap- « portez-vous-en à moi sur ce qui convient à son avancement, et « croyez qu’il sait bien moins que moi ce qu’il doit faire. . . Je vous ■■ apprends la mort du médecin Dubreuil, et la maladie grave de « M. Pecltméja (a). »
Quant à Vannoiation, elle se trouve sur une carte manuscrite des découvertes des Hollandais faites en 1643, délivrée du dépôt des Cartes à M. de Lapérouse, ainsi qu’il résulte d’une annotation autographe du comte de Fleurieu, signée. {Portrait et fac-similé de l’écriture de Lapérouse et de celle du marquis de Castries et du comte de Fleurieu, qui dirigèrent, de concert avec Louis XVI, sa dernière expédition. Plus ts gravures épisodiques .)
578 LAPÉROUSE (compagnons de). (2 lettres autographes
signées.)
— Delangle (Chevalier) , capitaine commandant de l’^strolabe (l’un des deux bâtiments de l’expédition de Lapérouse, qui commandait la Boussole), massacré le 10 décembre 1787, par les sauvages de l’île de Maouna, l’une de celles de l’archipel des Navigateurs.
I page in-ti, du 3o janvier 1747. Il regrette de n’avoir pu s’occuper du Dictionnaire dont l’avait chargé l'Académie royale de marine. <■ ... Ce qui me touche dans ce moment-ci, c’est de mériter les « reproches de i’Académie. Puissé-je à la suite mériter son suffrage! ■■ c’est ce que mes faibles taleus ne me laissent pas espérer. . . »
— Lamanon (Robert de Paul, chevalier de), naturaliste dans l’expédition de Lapérouse, né 1752, massacré le même jour et au même lieu que le précédent,
I page in-foL, de Turin, le 28 juillet 1784. H sollicite les secours du gouvernement pour un voyage qu’il se propose de faire dans l’intérêt des sciences uaturelles : <• L'Italie et les isles adjacentes, si peu « connues des naturalistes. . . le Vésuve, qui semble préparer une • nouvelle éruption, la terre mal raffermie en Calabre et en Sicile, « tout enfin m’invite à profiter de ma jeunesse et de ma santé. . . » Joint une figure, avec notice, sur la mort des frères de Laborde, sur les côtes de la Californie, pendant l’expédition de Lapérouse.
579 LAROCHEJAQUELEIN (de). (6 lettres autographes si-
gnées et 2 lettres signées.)
— N . . . Düvergier, marquis, colonel du régiment de cavalerie Royal-Pologne.
Demi-page in fol., du 2Ô avril 1787, adressée au maréchal de Ségur.
(a) Dubreuil et Pcchméja sont ces deux hommes, type de la véritable amitié chei les modernes Pechméja ne survécut que de quelques jours à son ami Dubreuil,
Il demande un relief d’appoinlement pour un officier de son régiment. Joint une seconde L. A. S., datée de Niort, le i8 octobre 1790, qui fait connaître la bonne disposition des esprits dans le régiment de Royal-Lorraine, etc.
— Düvergier (Louis), marquis, colonel des grenadiers à cheval de la garde rotiale, fils du précédent, né 1777, tué le 3 juin 1815.
Demi-page in-li, de Clisson, le i3 juin i8r4. Il certifie connaître la famille de M. de Goutiers et la recommande aux bontés du ministre.
— Düvergier (Auguste, comte), maréchal de camp, colonel commandant le 1®‘‘ régiment des grenadiers achevai de la garde royale, frère du précédent.
I page in-JoL, de Versailles, le 12 décembre 1817, adressée au comte de Pradel, ministre de la maison du roi, pour une recommandation.
— Henri-Auguste-Georges, député, parent des précédents, né 1805.
I page in-foL, du 28 mai 1828, pour deux recommandations à mettre sous les yeux de S. A. R. Mme la duchesse de Berry, qui a écrit de. sa main, en haut de cette lettre : recommandé à M. de la Bouillerie.
Joint ; 1° une apostille de 10 lignes de Marie- Louise-Victoire de Donnissan, marquise de Larochej acquelein, 'veuve en premières noces du marquis de Lescure, née 1772, morte 1857, pour une recommandation ;
2° un fac-similé de l’écriture de Henri de Larochejacquelein, né 1773, tué 1794;
3“ Les portraits du précédent et du marquis de Lescure (Louis- Marie), né fusillé 1794;
4° Une lithographie épisodique ;
5° Une lettre autographe signée, du marquis de Donnissan, père de la marmiise de Lescure, depuis marquise de Larochejacquelein ;
6° \]nt lettre signée, de cette dernière.
580 LAS CASES ( Marie- Joseph -Emmanuel -Auguste -Dieudonné, comte de), auteur de Y Atlas historique dit de Lesage, conseiller d’État, etc., etc., né 1766, mort 1842. Portrait.
— Las Cases (Emmanuel -Pons- Dieudonné de), son fils, membre de la Chambre des députés, né 1800, mort 1854. lettres autographes signées .) Portrait.
La lettre de Las- Cases père est une fort jolie pièce, de i page in-b,, datée du lo mars i8o8, et adressée à l'empereur Napoléon, pour lui demander la décoration de la Légion d’honneur. (La fin de cette lettre fait préjuger le dévouement à la personne de l’empereur, qui sera dans la postérité le plus beau titre du comte de Las-Cases à l’estime des hommes.)
Celle de Las-Cases fils, en date du lo mars i83i, est la demande d’un congé de six jours, adressée au président de la Chambre des Députés.
581 LA TOUR D’AUVERGNE CORRET (Théophile-Malode),
premier grenadier de France, né 1743, tue' d’un coup de lance, le 27 juin 1800. [Lettre autographe signée.)
I page in-foL, adressée de Passy, le 29 ventôse an YI, au ministre de la guerre Scherer. « Des affaires impérieuses nécessiteraient ma 0 présence à Paris.... je vous prie de vouloir bien prolonger do « 4 décades le congé que vous avez déjà bien voulu m’accorder sur « celui du général Augereau, que j’ai l’honneur de vous adresser, « avec prière de vouloir bien m’en faire faire le retour. >>
Joint, une note historique curieuse. [Portrait, avec 'vignette et notice biographique. Plus, 2 autres portraits et 2 gravures épisodiques.)
582 LATUDE (Henri Masers de), prisonnier pendant plus de
quarante ans, tant à la Bastille qu'à Vincennes, né 1725, mort 1805. (2 lettres autographes signées: l’une Daury, et l’autre Masers Delatùde).
La lettre signée Daury (a), datée de la Bastille, le 2g juillet 1762, est adressée à M. Duval, commis principal de cette prison d’Etat, au sujet d’un mémoire que Latude voulait faire tenir à Mme de Pompadoiir. (c page in-11.)
Celle signée Masers-Delatude, datée du 6 février 1791, tt. adressée au patriote Palloj, est une pièce intéressante, d’ailleurs curieuse par son style passablement déclamatoire, l’emploi insolite des lettres majuscules et une orthographe telle que : Clorron , Crusés, d'Epartement, etc. [i.page in-Jol.) [Portrait, et 2 gravures épisodiques.)
583 LAURAGüAIS (Louis -Léon-Félicité, duc de Brancas,
comte de), lieutenant général, pair, etc., etc., né 1733, , mort 1824. (2 lettres autographes signées.)
Ldi première, de 2 pages in-t^, datée du 29 mai 1783, est adressée à M. le comte de Vergennes, au sujet de Beaumarchais et de sa comédie du Mariage de Figaro .•«.... Je n’ai plus de rapports avec .< lui que l’éternel souvenir qu’(7 est le plus dangereux mortel t\\\e des « circonstances critiques aient pu approcher du ministère. . . . ayant c. entendu dire, tout à la fois, que ces Noces de Figaro étaient la com- « pilation la plus grotesque de toutes les turpitudes, et cependant que « Beaumarchais allait avoir le crédit de les faire donner à la Cour, si- « non pour son édification, du moins pour l’ amusement de la reine. . . . « qu’il n’était question que du choix que donnerait Beaumarchais entre « Choisy et Trianon, pour y être comblé des faveurs qu’il consentait « à recevoir. ... Il serait en vérité trop cruel qu’il fût le maître en « France .... »
La seconde lettre, de i page in-ki du 19 novembre 1781, est relative à un achat de chevaux de race, dont il désire traiter avec le marquis de Con flans.
584 LAUTREC (Odet, comte deFoix, seigneur de), maréclud
de France, lieutenant général de François F'' en Italie, de 1512 à 1521, mort 1528. [Pièce signée.)
Celte pièce, sur parchemin, datée de Milan, le 27 février i5i9, et d*une parfaite conservation^ est Tordre à Jehan Groslier (^), trésorier
(a) On ignore pourquoi Latude avait pris le nom de Daury pendant sa raplivilé. m Jean^Grollier, ne en H79, mort en IS65. savant collecteur de livres, manuscrits et médailles, nommé par François intendant general de son armée en Italie.
et receveur général des finances du duché de Milan, de payer les gages de Pierre Gras, connétable (<j) de la porte Créraonoise de Loddi, qui a bien et dûment servi et e.xercé ledit office en personne, durant l’année i5i8. {Porlrait,)
585 LA VALETTE (Louis de Nogaret de), cardinal, né 1593,
mort 1639. [Lettre autographe signée.)
2 pages in-JoL, du 8 septembre i63a, à M. de Mazarin. Trèsbelle lettre, avec cachet : « Vous saurez l’heureux succès des armes « du roi eu Languedoc, et le malheur du pauvre M. de Montmorency, < qui s’est précipité dans un combat où il a été pris (4), . . . » Il donne ensuite des nouvelles des affaires en général Mastricht et
« Trêves ont été pris; Gustave- Adolphe n’est pas encore chassé d’Al- « lemague (c) ; le comte d'Olivarès a fort menacé M. le Cardinal, en <■ parlant à notre ambassadeur; mais, Dieu merci, il ne s’eu porte pas « plus mal. ...» {Portrait.)
586 LA VALETTE (Marie Chanoans, comte de), conseille!
d’État, directeur général des postes, né 1769, mort 1830. 2 portraits.
— Beauharnais (Émilie-Loiiise de) , sa femme, comtesse de Lavalelte, née 17 . . , morte 1855. (2 lettres autographes signées.)
La lettre du comte, datée du.... février i8io, et adressée au duc de Frioul (Duroc), est une fort belle pièce, de 2 pages in-h, relative à la dépense des relais de l'Empereur pendant les campagnes d' Austerlitz et de tVagram. Elle est accompagnée d’une autre lettre autographe, de 3 pages in-foL, en date du 4 février 1810, de l’inspecteur général Boulenger, signée, transmise au duc de Frioul, à l’appui de celle de Lavalette.
Celle de la comtesse, de i page in-S, et du 27 mai i8ii, est adressée au baron Desgenettes : « .... Je ne puis avoir de craintes sur la « santé de M. de Lavalette, puisque M. Desgenettes s’en occupe. Ce- « pendant je suis inquiète : il a quitté les juderbes, il se plaint de K maux de coeur.... Je le trouve souvent fort jaune.... Exigez bien « qu’il boive avant sa médecine.... Il a besoin, sur ces sortes de cho- « ses, d’èlre veillé et traité comme un enfant.,.. »
Joint les portraits des trois Anglais qui favorisèrent l’évasion de Lavalette, ainsi que celui de son gardien, plus les portraits réunis de M. et de Lavalette et des trois Anglais, ainsi qu’ime lithographie épisodique,
587 LA VALLIÈRE (Louise-Françoise de La Baume-Leblanc,
duchesse de), née 1644, morte 1710. [Lettre autographe signée.)
4 pages petit in-i, du 23 janvier 170 . . (d), adressée à M. Desmarets, directeur des finances. Elle l’entretient de plusieurs affaires d’intérêts, concernant particulièrement Madame la princesse de Conli, sa fille: « .... Je vous supplie aussi. Monsieur, de demender des non-
(а) C'est-à-dire capitaine ou gouverneur, ainsi que l'indique le Dictionnaire de Trévoux, au mot Connétable.
(б) 11 fut décapité à Toulouse, le 30 octobre 1632.
U) 11 ne quitta pas l'Allemagne et fut tué à Lutzen, le 18 novembre 1C33.
(d) Desmarets, qui devint contrôleur général des finances en 1708, en était un des deux directeurs depuis 1702. C'est donc entre deux années que la lettre a été écrite.
« velles de lafaire de la mariae et de la faire avencer. De tout cela,
« il doit venir de l’argent à madame la princesse.... » {Cachet.)
Joint le feuilleton du Siècle du 19 septembre 1854 et un extrait du Journal des Débats du i3 octobre même année, relatifs à la publication des Confessions de madame de la Vallière, corrigées par Bossuet. (2 portraits e l deux gravures épisodiques.)
588 LA VALLIÈRE(Louis-César de la Baume-Leblanc, duc de),
petit-neveu de Mademoiselle de La Vallière, né 1708, mort 1780. [Une lettre autographe signée et une pièce signée.)
La lettre autographe signée, àe demi-page in-i, du 2 i avril i']S6, a pour objet de recommander un placet des Cordeliers du grand couvent de Paris.
La pièce signée, sans date, est un curieux catalogue de 43 articles de la bibliothèque Mazarine; il est signé également du libraire Barrois, avec une ligne autographe de chacun d’eux.
Joint une lettre autographe signée du grand-père dit duc de La Vallière, datée de Nevers, le 3 juillet 1675, et de 2 pages in-l\,, relative à une mission qu’il a exécutée par l’ordre du Roi. {Portrait.)
589 LAVATEll (Jean-Gaspard), pasteur de Zurich, célèbre
physiognomoniste, né 1741, mort 1800. {Lettre autographe signée.)
I page in-S, en allemand, datée du i8 septembre 1776.
Joint un dessin à la plume de Lavater, portant au bas une ligne et la signature autographe de cet homme célèbre, {a^ortraits.)
590 LAVOISIER (Antoine-Laurent), né 1743, décapité le
8 mai 1794. [Une lettre autographe signée, un fragment autographe et une lettre signée.)
La lettre autographe signée, de 2 pages in-t^, datée de Brest, le 5 juin 1778, est adressée à M. Marquer, son confrère à l’Académie des sciences ; « J’ai dans ce moment sous les yeux le spectacle de la plus « grande partie des forces maritimes de la France : vingt-cinq vais- « seaux de ligne.... M. d’Orvilliers commande la flotte, M. le duc de « Chartres.... une division.... Quoique fort détourné par les occupao lions qui font l’objet de mon voyage, j'ai trouvé quelques instants « pour la physique.... »
Le fragment est celui d’un procès-verbal du 6 janvier 1791, sur lequel se trouvent douze lignes d' annotations de la main de Lavoisier.
Quant à la lettre signée, c’est une fort belle pièce, de 4 pages in-i, datée du 29 octobre 1779, relative à la difficulté de construire des thermomètres exacts. (3 portraits, dont un est une superbe pièce.)
591 LA VRILLIÈRE (Louis Phelypeaux, marquis de), né 1672,
mort 1725. Portrait.
— Saint-Florentin (Louis Phelypeaux, duc de La VriJlière, comte de), son fils, né 1705, mort 1777. {Une lettre autographe signée et une lettre signée.)
La lettre, signée du marquis de La VrilUère, datée du lo septembre 1720, est adressée à l’évêque de Saint-Omer. Il a mis sous les yeux de monseigneur le duc d’Orléans la lettre qu'il lui avait adressée
poiir S. A. R., qui éclaircira si réellement MM. les évêques ne sont point obligés de se mettre sur les rangs pour être députés.
Quant à ta lettre autographe signée du comte de Saint-Florentin, c’est une fort belle pièce de 3 pages in-8, à mi-marge, sous la date du i8 juillet 1744) et adressée au Roi, à l’occasion d’une désobéissance du parlement de Dijon, au bas de laquelle Louis XV a écrit de sa main : « Monsieur le chancelier m’a rendu compte de la députation « du parlement de Dijon, et je lui ai donné mes ordres. J’approuve n ce qu’il a fait. S’ils fussent venus jusqu’à moi, ils n’en auroient pas « été quittes à si bon marché, A Saint-Omer, ce 20 juillet 1744. »
592 LAW (Jean), contrôleur général des finances, né 1668,
mort 1729. [Une note aulographe, une lettre et une pièce signées.)
La note autographe, de 3 lignes in-4 (du 3o janvier 1719), vie d’une annotation autographe paraphée de Philippe d’Orléans, régent.
La lettre signée, datée du 26 février 1720, est adressée à M. Lebrel, intendant de Provence, et relative à un arrêt du conseil sur les matières d’or et d’argent et aux opérations de la Banque royale et de la Compagnie des Indes.
Et la pièce signée, datée du 28 février 1720, est une ordonnance de décharge de droits d’entrée à Paris et de droits de passe, dessus et dessous le pont de Joigny, pour la somme de 33,728 liv. i5 sols, s’appliquant à 2,120 muids de vin, destinés à la consommation de diverses maisons religieuses de la ville de Paris, que Sa Majesté n’a entendu comprendre dans la révocation des privilèges ordonnée par l’édit d’août 17^7. Cette pièce porte, en outre de la signature autographe de Lavv, celles, également autographes, de Philippe d’Orléans, régent, de Voyer d’ Argenson et de Lepelletier de la Houssare.
Joint un billet de 100 livres de la Banque royale, n“ 408,927, daté du I®*' juillet 1720 (avec timbre sec et talon), plus une lettre signée de la femme de Law (a). Cette, lettre, de 3 pages in-folio, datée de Paris, le 5 avril 1727, et adressée au cardinal de Fleury, est une pièce historique d’un haut intérêt. 2 portraits de Law, dont un avant la lettre (rare), plus une gravure allégorique et un portrait satirique du temps, ainsi qu’un portrait du régent.
593 LEBEüF (Jean), chanoine d’Auxerre, de l’Académie des
inscriptions et belles-lettres, auteur de V Histoire de la ville et du diocèse de Paris, né 1687, mort 1760. {Lettre autographe signée.)
8 pages in-8, du 9 février 1725, au Révérend Père Prévost, bibliothécaire de l’abbaye royale de Sainte-Geneviève. Savante dissertation. M. Lottin, qui a l’impression du Journal des Savants, a fait mettre un de ses articles le premier en tête de celui de février : « .... Je suis « fort content de l’honneur que ces Messieurs m’ont fait. Je vois le <• Père Divolé hien vengé. Nos destructeurs d'antiques ont aussi sur « les doigts. Tout l’orage est tombé sur l’image Saint-Christophe; pour- « quoi est-elle si grosse?.... « {Portrait.)
(a) Elle s’appelait Catherine Knotvel et était sœur du comte de Banbury. Law l’aima toujours tendrement et l’institua héritière, par son testament fait à Venise le 19 mars 1729. Elle aurait pu passer pour belle, si un côté de son visage n’eût été gâté par une tache de vin sur l’œil et le haut de la joue. (Lemontey, Histoire de la Régence,)
594 LE BOIS (Claude), accusateur public du Tribunal criminel du département de Paris. {Lettre autographe signée.)
2 pages et demie in-foL, de Paris, 28 brumaire au II (3 décembre 1793). Curieuse pièce. « .... Nul ne peut être lié par le serment d’au- « trui... Les erreurs superstitieuses qu’on a promises pour moi.., je ne « les ai point adoptées; la lumière de la raison est venue de bonne « heure dissiper les nuages de mon esprit.... Le dirai-je. f on me bap- « tisa du nom de Claude, et l’histoire en offre deux, l’un fut le tyran « de Rome, l’autre répandit le fanatisme en France. Je les rejette « également.... car je hais l’imposture et la tyrannie.... Désormais le Il nom de Cicéron sera mon prénom.... »
Joint un imprimé, de 8 pages in-8, de toute rareté, ayant pour titre : Détails de l’ assassinat commis hier, à huit heures du soir, sur ta personne de Marat, député à la Convention nationale, par une femme âgée de vingt-deux à vingt-cinq ans, et signée : Le Bois, l'ami des sans-culottes et l’ennemi des Jean foutre.
Cette publication, du i4 juillet 1793, précède de près de cinq mois la lettre dont l’extrait précède, et il est permis de croire qu’elle a pu contribuer, surtout pour peu que son auteur en ail édité quelque autre de même force, à le faire nommer au poste d’accusateur public. ( i gravure épisodique.)
595 LEBON (Joseph), membre de la Convention nationale, né 1765, décapité le 5 octobre 1795. ( Une lettre autographe signée et une lettre signée.)
La lettre autographe signée, de i page in-ti, est datée d’Amiens, le i8 août 1793. « Bonjour, ma bonne amie, tu seras surprise sans « doute de recevoir encore, celte lettre d’Amiens. Nous partons en ce te moment pour Mootdidier. Mais, hier, un gros accapareur, que « nous avons disposé, pour la guillotine, nous a retenus ici... «
Celle signée est la copie d’une dépêche du 4 floréal au II, adressée aux administrateurs du district de Boulogne-sur-Mer, pour la transmission d’un arrêté du Comité de salut public, qui met eu réquisition le citoyen Desaudrouin, directeur des mines de charbon de Gardiughen. (2 portraits.)
596 LEBRUN (Ponce-Denis Écouchard), de l’Académie française, né 1729, mort 1807. {Une pièce autographe.)
4 pages in-[^ (authentiquées par l’Isograpbie). C’est un brouillon de l’ode XIII, du livre II, adressée à M. de Buffon, sur une maladie violente qui lit craindre pour ses jours...., imprimée dans l’édition des œuvres de Lebrun, publiée par Ginguené, eu 4 vol. in-8, Paris, Gabriel Warée, i8ii.
Celte pièce est remarquable en ce qu’elle prouve, par sa dissemblance avec la dernière rédaction imprimée, eombieu Lebrun travaillait ses ouvrages, suivant le précepte de VArt poétique :
“Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage.
{Un portrait avant la lettre, et l’autre avec ta lettre.)
597 LEBRUN (Marie-Louise-ÉIisabclli Vigée, l'etmne), peintre en portraits, née 1755, morte 1842.
— Lfbucn (Joan-ü;i[)tiste-Picrre), son mari, peintre et ex-
pert en tableaux, né 1748, mort 1813. (2 lettres autographes signées.)
La lettre de madame Lebrun, de i page in-8, datée du 17 mai i833, est adressée à M. Biesta, maire de Bouglval, pour le remercier d’un service rendu.
Celle de son mari, de 2 pages in-t^, du i5 octobre i^SS, est relative à une acquisition de tableaux qu’il a faite pour la collection royale, savoir ; un Terhwg, 6,802 livres; un Both, 12,000 livres; un Skalken, 3,528 livres.
Joint une lettre autographe signée, d’Eugénie Tripier-Lejranc, peintre, nièce de madame Lebrun, 3 pages in-8, du 4 février i83g, au sujet de l’admission de ses tableaux à l’exposition.
598 LEBRUN (Annette), d’abord cantatrice, et ensuite com-
tesse de Montréal. (Lettre autographe signée.)
2 pages in-8, sans date, adressées à Très-curieuse
pièce, a Vous avez appelé sur ma tête fout le malheur. Vous m’avez « dit: Je vous méprise. Vous m’avez chassée avec infamie. Vous avez « eu recours à la menace. Vous me défendez de franchir le seuil de
« votre porte, ou ! .. c’est impossible.... Vous m’avez abreu-
« vée d’ignobles paroles. Non, je ne le crois pas, votre bouche a
« menti.... Je vous aime, moi Je ne crains rien, envoyez une lettre
■< à Boulogne, demandez à cet homme qui m’aime, demandez-lui « combien je suis cruelle, infâme pour lui, il vous dira si vous êtes « aimé.... M
Ensemble, une lettre autographe signée de cet homme de. Boulogne, datée du 19 août 1841, de 2 pages et demie, in-8, pièce non moins curieuse que la précédente : « .... Tous les deux, nous aimons la même " femme.... Comme vous, Monsieur, j’ai pour elle une affection pro- « fonde.... Je voudrais. Monsieur, vous inspirer assez de confiance '< pour obtenir l’explication de la nature, de ta durée et de l’étendue “ des rapports qui ont existé entre elle et vous..,. » (Portrait.)
599 LECLERC (Sébastien), dessinateur et graveur du cabinet
du roi, de l'Académie de peinture, etc., etc., né 1637, mort 1714. (Pièce signée.)
Quittance sur parchemin, passée par-devant notaire, à Paris , en l’hôtel des Gohelins, le i4' jour de novembre i68i, pour la somme de i5o liv., montant de six mois de son traitement, comme dessinateur du roi, en sa manufacture royale des Gohelins. ( Portrait et 6 gravures, dont 5 de lui, et F autre d’après un de ses tableaux. )
600 LEFRAKC DE POMPIGNAN (Jean- Jacques), de l’Aca-
démie française, né 1709, mort 1784. (Lettre autographe signée.)
I page in-!^, datée de Pompignan, le 12 novembre 176t. Il envoie des papiers qui lui ont été remis par M. de la Condamine. «... J’eusse été charmé de vous les donner ici en mains propres. J’y « ajouterais avec empressement un exemplaire de V Eloge historique « du duc de Bourgogne, û j’en avais un seul à ma disposition. Quand « je suis parti de Paris, les deux premières éditions de cet ouvrage, « imprimé au Louvre par ordre de M. le Dauphin, étaient entière- « ment épuisées. . . »
Joint une chanson se rattachant à Lefranc de Pompignan, et à’une écriture du temps, (2 portraits.)
601 LEIBNITZ (Godefroy-Guillaume), né 1646, mort 1716.
{Lettre autographe.)
2 pages in-i, datées de Hanôvre, le i3 novembre 1705, et adressées àM. Neocorus, à Berlin. (Avec cachet.)
Cette lettre, en latin, est accompagnée de la traduction en français. ( 2 portraits.)
602 LERAIN (Henri-Louis), né 1728, mort 1778. {Lettre auto-
graphe signée.)
1 page et demie in-l^, datée de Paris, le 4 juin 1773, et adressée à son fils. « ... La meilleure réponse que je puisse vous faire, mou « cher enfant, est de vous faire tenir les 5oo francs sans perdre de (I temps, puisque le temps presse, et qu’à l’exemple de l’amoureux « de Crispin médecin, on vous voit, révérence parler, le cul de tous •< cotés-, cachez vite ces nudités et ménagez mes finances. . . »
Joint un billet autographe signé de son fils, adressé à M. Antoine (frère de l’architecte), ami intime de son pere.
Plus le fac-similé d’une lettre , très-intéressante , de Lekain. ( 3 portraits.)
603 LENOIR (Jean-Charles-Pierre), lieutenant général de po-
lice, de la \ille, prévôté et vicomté de Paris, né 1732, mort 1807. (2 lettres autographes signées.)
La i”®, de 3 pages in-t,, datée du 20 juillet 1784, est relative à la distribution clandestine, faite dans les chambres du parlement et au parquet, d’un imprimé ayant pour titre ; Récit de la conduite des maréchaux de France. «... J’ai remarqué une grande ressemblance, « pour le papier et les caractères, entre cet imprimé nouveau et les « libelles imprimés répandus il y a quelques mois, contre l’évéque « d’Autun, l’évêque de Rennes et j)lusieurs autres prélats... »
La 2®, adressée à M. de Sartine, le 24 janvier 1762, se rapporte à l’affaire d’un garde-du-corps, nommé Dutriiche-Delachaud , condamné par sentence du Châtelet de Paris, en date du 26 janvier 1762, à être rompu vif, pour avoir supposé, en se faisant Ini-mème diverses blessures, qu’il les avait reçues de plusieurs assassins qui en voulaient à la personne du roi. Sur l’appel, arrêt du parlement, du 1“' février 1762, qui le condamne à être pendu.
L'annotation, en tète de cette dernière lettre, est de la main de M. de Sartine, qui fut lui-même lieutenant général de police de 1 762 à ï 774’
Joint une lettre autographe signée, de i page in-l^, datée de Versailles, le 3o mai 1772, qui, d’après le cachet aux armes de Lenoir, doit éviderriment être d’un membre de sa famille.
Plus, un exemplaire de l’arrêt du parlement de Paris, du l'v février 1762, rendu contre Dutruche-Delachaud. (Rare.) (2 portraits et 2 caricatures.)
604 LEPELETIER DE SAINT-FARGEAU ( Louis- Michel),
président au Parlement, député aux États-généraux et à la Convention nationale, né 1760, assassiné le ’IO janvier 1793. [Un billet autographe, '•1 pièces signées, une pièce autographe signée et 3 pièces manuscrites.)
Le billet autographe est de Lepeletier et adi’essé à l'abbé de Saint-
autographes. 247
Léger, pour te remercier de l’ouvrage qu’il a bien voulu lui envoyer. Une noie autographe, de ce dernier, indique que l’ouvrage dont il s’agit, est son mémoire sur la conservation des bibliothèques des monastères, et que c’est à son insu qu’il avait été envoyé au président Lepeletier.
La i*' pièce, signée aussi Lepeletier, est une quittance d’intérêts de la somme de 178,255 liv. ii s. 6 d., que le président de Fleury doit à Suzanne-Louise Lepeletier, sa fille. Ce\.\.e quittance porte la date du 16 juillet 1787. Seize lettres en chiffres sont autographes.
La 2® pièce, revêtue de 29 signatures autographes, dont celles de Momoro, LuUer, Maillard, Dufourny, Sariterre, Lachevardière, etc., e.st la proclamation des administrateurs composant le Conseil du département de Paris , aux Français, à l’occasion de l’assassinat de Lepeletier: 2 pages in-fol., sans date, commençant ainsi : «... Le tyran « n’est plus, l’aristocratie expirante veut nous lancer sou venin, cher- « chons à nous en garantir. Un des représentants du peuple vient « d'être assassiné, pour avoir voté la mort du dernier roi... »
La pièce autographe signée, est de Sergent (Louis, graveur, député de Paris à la Convention, né en beau-frère du général Mar-
ceau), et de I page in-t^, en date du 22 janvier 1793, Elle a pour objet les préparatifs à faire pour la cérémonie des funérailles de Lepeletier, dont il a été chargé, comme commissaire inspecteur de la salle de la Convention, avec son collègue David, membre du comité d’instruction publique. {Cachet.)
Quant aux 3 pièces manuscrites, ce sont :
1“ Le signalement de Paris, assassin de Lepeletier.
2° Le programme de la cérémonie funèbre, et de la marche du cortège pour les funérailles de Lepeletier. 4 pages in-fol.
3“ Le cérémonial qui sera observé par le président et les membres de la Convention nationale, auxdites funérailles, i page et demie in-fol.
Joint à ces pièces :
1“ Quatre portraits différents de Lepeletier.
2» Lepeletier sur son lit de mort.
3® Deux gravures-représentant t épisode de son par Pâris.
4° V arrestation de Paris et sa mort.
5® L‘ exposition du corps de Lepeletier , sur le piédeatal de la statue de Louis XIV, à la place Vendôme.
A V exception d’un des portraits, toutes ces pièces sont du temps.
Plus une vue du château de Saint-Fargeau.
605 LEPELETIER DE SAINT-FARGEAU (Félix), frère de Louis-Michel, membre de la Gbambre des représentants pendant les Cent-Jours de 1815, né 1767, mort 1827. (3 lettres autographes signées.)
La de ces lettres, de i page in-i, datée du 23 août 1793, est adressée à Hérault de Séchelles, et renferme un morceau de la chemise ensanglantée de son frère Louis-Michel : « . . . Que ce gage pré- « deux que je vous envoie me mérite un peu de l’amitié qui vous « unissait à mou frère, et soit toujours pour vous un souvenir de ce « qu’on doit à la patrie {a). »
Les 2 autres lettres, l’une de i page in-l,, du 16 juillet 1825, est adressée au chancelier pour lui demander une audience particulière.
(a) Vèpingle, qui attache le morceau de chemise, est telle qu’elle a été potée.
et la seconde, datée du 4 novembre 18. est relative à une perte de famille, qu’il vient d’éprouver, i page in-S.
Joint une lettre autographe signée E. de Saint-Fargeau, en date du 14 septembre i8i5 , et adressée au général. . . pour l’informer que M.de Moriefontaine, son cousin, vient de mourir d’une cbute de cheval. Plus une autre lettre autographe signée Lepeletier, et datée du 25 février 1769 (père ou oncle des deux frères). (^Portrait. Plus 2 portraits de Louis Michel.')
606 LETELLIER (Michel)^ chancelier de France, né 1603,
mort 1685.
— Louvois (François-Michel Letellier, marquis de), son fils, ministre secrétaire d’État, né 1641, mort 1691. (2 lettres autographes signées et une pièce signée.)
Les deux lettres autographes signées sont de M'ixltel Letellier. La i''®, de t page in-ly, du 24 juillet i6.., est relative au voyage à Rome, de sou fils l’abbé (celui qui devint archevêque de Reims) : « . . . Étant ■> persuadé qu’une personne de son âge et de sa profession peut tirer '< avantage de la connoissance des mœurs et des manières de cette “ cour-là, j’ai donné volontiers les mains à ce voyage... >■ La 2', de I page iii-foL, datée de Mantes, le i3 octobre i652, est adressée au cardinal de Mazarin. Belle lettre: «... Ayant reçu des nouvelles « de Paris... qui regardent les affaires présentes.... j’ai écrit
« de ma main pour garder le secret qu’on recommande
« Elles feront connoître à V. E. à quoi les choses se réduisent, et ce « que l’on peut espérer. Le Roi m’a recommandé de vous faire sa- « voir, etc. »
La pièce signée du marquis de Louvois est un certificat constatant les blessures d’un militaire. Ce certificat, daté du 16 juillet 1677, porte deux lignes autographes de Louvois.
Joint une 2® pièce signée du marquis de Louvois , en sa qualité de surintendant généraldes postes, relais et chevaux de louagede France. Belle pièce, datée de Saint-Germain-en-Laye, le 7 décembre i68i. (Les 2 portraits et 1 caricature de Louvois.) (Rare.)
607 LETELLIER (Michel), jésuite, dernier confesseur de
Louis XIV, né 1643, mort 1719. (2 lettres signées.)
La i®®, du i3 décembre 1709, est adressée au curé d’Alençon, pour le prier de l’éclairer sur une affaire que la lettre qu’il joint à la sienne ne lui fait pas comprendre.
La 2® est une belle pièce, de 3 pages et demie in-l^, datée de Paris, le 19 janvier 1711, où /a question des pensions qui sont affectées sur les bénéfices est traitée à fond entre lui et le R. P. Vauquier, recteur de la Compagnie de Jésus, à Cambray : « . . . Il ne faut pas que vous « communiquiez à personne ce que je vous dis ici , excepté à Mgr « F archevêque de Cambray, en le suppliant que cela ne le passe « point. . . » (Portrait.)
608 LETTRES PATENTES, Pièces et Ordonnances du XI [P
siècle. ['H pièces.)
Actes passés en la vicomté d’Arcbes (Arcæ Rhemorum, c’était autrefois nu petit bourg situé dans leRhetelois, sur la Meuse, à 4 lieues de Sedan ; les rois de la seconde race y avaient un palais), au mois d’octobre 1289, pour 1a vente d’une pièce de terre.
Ces deux actes sur parchemin, rattachés l’un à l’autre par des liens
également en parchemin, sont un curieux spécimen de la forme et du libellé des actes de transmission de propriété, il y a aujourd’ hui (i854) cinq cent soixante-cinq ans ! Ils sont d’ailleurs parfaitement conservés, ainsi que les cachets, qui en général suppléaient les signatures èreette époque, et leur traduction autheutique, que je dois à l’obligeance toute particulière de M. Teulet, archiviste paléographe , y ajoute un mérite spécial, qui les transforme, pour ainsi dire, en un document historique.
G09 LETTRES PATENTES, Pièces et Ordonnances du Z/F® siècle. (5 pièces.)
— Charles V, roi de France. Portrait.
Lettres patentes, données à Paris, le 3i novembre 1376, concernant le grainetier du grenier à set de Vernon.
— Le même.
Lettres patentes, données au Bois de Vincennes, le 27 août 1872, concernant les gages et émoluments de son amé et féal cousin le comte de TancarvÜle, maître et réformateur de ses eaux et forêts.
— Le même.
Lettrés patentes, données à Paris, le 3i novembre i373, au sujet d’une enchère relative au pont de Rouen.
— Le même.
Cédule, du 2 mars 1374, pour la recette, par François Chantepine, receveur général des aydes de la guerre, d’une somme de 2,000 livres tournois, en la terre de Mme la Royne Blanche.
— Le même.
Cédule du i5 janvier 1374, pour la recette faite par François de Chantepine, receveur général des aydes de la guerre, d’une somme de 3,000 livres tournois, en la terre de Mme la Royne Blanche.
Nota. Joint le portrait de Blanche de Castiile.
610 LETTRES PATENTES, Pièces et Ordonnances des XIV* et XV* siècles. (5 pièces.)
— Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, etc., quatrième fils du roi Jean, et père de Jean sans Peur. Porirait.
Données à Malines, le 21 avril i3g8, pour qu’il soit fait droit à la supplication de messire Jean de Rupt, son chambellan, à l’effet d’empêcher que le douaire de sa femme ne passe à des étrangers. {^Cachet.)
— Philippe le Bon, duc de Bourgogne, etc., fils de Jean sans Peur.
Données à Bruxelles, le 7 juin 1441, qui confèrent l’office de conseiller et maître des requêtes de l'hôtel à son ami et féal Pierre de Goux.
— Le même.
Données à Lille, le 19 février i453, pour que le cessionnaire de la seigneurie de Lermes, mouvant de son comté de Bourgogne, à cause de son château de Gray, jouisse pleinement des droits qu’avait l’ancien propriétaire de ce fief.
— Charles, duc d’Orléans, elc., fils de Louis d’Orléans et de Valentine de Milan.
• Données à Blois, le 6 mars i44o, pour la réception de foi et hommage d'un fief relevant de la châtellenie de Lorris, en son duché d’Orléans.
— Jean-sans-Peür, duc de Bourgogne, comte de Flandres, d’Artois, etc.
Il veut et mande de Gand, le 9 janvier x4i8, qu’une somme de 200 francs soit payée à son bien-amé le seigneur de Bonneville, en considération de plusieurs grands et notables services.
611 LETTRES PATENTES , Pièces et Ordonnances des Z/F®
et XV^ siècles. (3 pièces.)
— Charles VI, roi de France. Portrait.
Ordonnance, rendue le i5 février iSpO, pour réception de foi et hommage, par Robert de Pontaudemer, son jiauetier, de tout ce qu'il a acquis au comté de Dreux, du fils de feu Jehan de Crécy.
— Le même.
Ordonnance du 9 juillet 1404, pour qu’il soit baillé à : «... notre « amé valet de chambre et garde des deniers de nos coffres , la « somme de 45o francs, pour mettre à nos affaires et en faire notre « plaisir et 'volonté... »
— Loüis XI , roi de France.
Lettres patentes, données à Tours, le i3 février 1478, pour que le sénéchal de Poitou, ou son \\t\i\.end,nX, procèdent nonobstant rigueur de droit, dans une affaire touchant le grand veneur de France, attendu que les assises royaux de Poitiers ne tenant que deux ou trois fuis l’an au plus, l’affaire pourrait être longuement retardée.
612 LETTRES PATENTES , Pièces et ' Ordonnances de
Louis XIV. (5 pièces.) Portrait.
1° Commission d’intendant de la généralité de Bourges, datée de Versailles, le 20 août 1674. 6 pages in- fol.
2° Lettres d’honneur, de conseiller, secrétaire, maison, couronne de France et des finances, accordées à Pierre Gallois, après 22 ans de services. Données à Marly, le 17 juillet 1707. Demi-page in-fol.
3° Don de place à Versailles, fait au s*’ De Cotte, architecte ordinaire et intendant des bâtiments de Sa Majesté. Fait à Marly, le 25 juillet 1701. I page in-fol.
4° Don du prieuré de Buxier-Badille , diocèse de Limoges, à M. Leclerc Duvallon, avec autorisation de lui expédier toutes lettres et dépêches nécessaires en cour de Borne, pour l’obtention des bulles et provisions apostoliques. Fait à Versailles, le 7 avril 1703. Demi-page in-fol.
5° Don des revenus dudit prieuré de Buxier-Badille, dont est pourvu ledit M. Leclerc Duvallon, jusqu’à ce qu’il ait obtenu ses bulles et pris possession, avec réserve du tiers destiné à la subsistance des nouveaux convertis. Fdiil k Versailles, le 7 avril 1703. i page in-fol.
Toutes ces pièces, sur parchemin, sont revêtues de la signature autographe de Louis XIV.
613 LETTRES PATENTES, Pièces el Ordonnances de
Louis XV. {Pièces.)
1° Lettres de pardon pour un duel, données à Paris le 3i mars 1718. I feuille grand in-fol. (Outre les détails de rette affaire, cette pièce est curieuse comme question de régence. On y voit que Louis Xl', qui n’avait alors que 8 ans, a signé comme exerçant en personne l'autorité royale, avec la simple mention que c’est après avoir pris l’avis de son très-cher et amé oncle le duc d’Orléans, petit- fils de France, régent. Et le contre-seing porte ; par le Roi, le Duc d’Orléans, Régent, présent.)
2“ Lettre de cachet, donnée à Versailles le 20 décembre i758 , pour faire arrêter un enfant de a?is, et le conduire au collège de Joyeuse, à Rouen.
3“ Lettres de jussion, adressées aux gens tenant la cour de Parlement à Paris, et datées de Compïègne, le 10 août 1763, pendant la procédure contre les jésuites (sécularisés par arrêt du parlement de Paris, du 6 août 1762, mais qui ne furent cependant supprimés définitivement en France que par l’édit royal du 9 novembre 1764).
4“ Surséance pour acquit de dettes, accordée au s"" Pierre de Beaujeu , auquel le Roi doit 4o,oi5 livres pour travaux de couverture de ses bâtiments, sans qu’il ait pu en obtenir le payement. Donnée à Versailles, le i3 janvier 1769. (Avec le grand scel en cire.)
614 LETTRES PATENTES, Pièces et Ordonnances de
Louis XV. (6 Pièces.)
1° Cap ’itation des officiers et employés dans la marine et les galères , réglée par lettres patentes, données à Paris, le 7 mars 1719. Feuille double, grand in-fol.
2“ Lettres patentes, données à Versailles, le 10 mai 1753, portant règlement pour la recette des droits d'engagés non embarqués par les capitaines ou armateurs des vaisseaux marchands passant aux colonies. 5 pages in-fol.
3° Nom'ination à une cure vacante, dans le diocèse de Bayeux, à Saint-Vigon de Reviers, pour la première portion, datée de Versailles, le 29 janvier 1769.
4“ Lettres de pardon pour un homicide , accordées à Nicolas Desmoulins, garde-chasse de la capitainerie de Saint-Germain-en-Laye, sous la date de mai 1769. Feuille double, grand in-fol.
5° Nomination de chapelain de Mesdames Victoire et Sophie de France, datée de Versailles, le i'' janvier 1771.
6° Nomination de médecin en survivance de l’hôpital militaire de Lille, datée de Versailles, le i3 juin 1770.
615 LHOSPITAL (Michel de), chancelier de France, né 1505,
mort 1573. [Lettre autographe signée.)
Relie lettre, de i page in-fol., adressée à sa fille, sous la date du 3o août 1672, c’est-à dire six jours après le massacre de la Saint-Barthélemy : ce ... Ma fille, vous direz à ladite dame (la duchesse de Fer- « rare) que nous essaierons avoir lettre de Leurs Majestés, adressée « à elle pour la prier de nous recevoir en sa maison et en sa prolec- “ tion et commandement à nous de nous y retirer. » {Portrait et facs'imile de lettre.)
616 LINGUET (Simon-Nicolas-Henri), né 1736, décapité le
27 juin 1794. {Lettre autographe signée.)
'i pages in-tv, de Bruxelles, le 24 février 1788, adressées à Males-
herbes. 11 lui envoie le n® roi de ses Annales politiques et littéraires: « ... Je me flatte que vous trouverez, dans la discussion qui en forme « la plus grande partie, des principes sages et vrais ; je crois que ce <■ sont les vôtres >' (2 portraits, dont un avec allégorie.)
617 LIONNE (Hugues, marquis de), ministre secrétaire d’État,
né 1611, mort 1671. {Lettre autographe signée.)
Belle et importante lettre, de 2 pages in-fol., adressée à M. Duplessis-Besançon et datée de Francfort, le 5 février i658. Elle se rattache à la négociation dont fut chargé le marquis de Lionne avec le maréchal de Grammont, pour l’élection du successeur de l’empereur Ferdinand III, qui n’eut lieu que le i8 juillet i658, bien que ce prince fût mort le 2 avril de l’année précédente : ■< ... Quoique la déclara- “ tiou de Monsieur de Bavière, de ne vouloir point accepter l’Empire, M nous ait rompu toutes nos mesures touchant l’élection (car vous « savez que l'on ne fait point boire un due s’il n’a soif, et que souvent « un arsenal entier n’armerait pas une flotte), il reste encore de telles « choses à faii’e, que la couronne impériale peut avoir autant d'épines ■< que de roses » (Portrait.)
618 LITTÉRATEURS. (2 lettres autographes signées.)
— Sabatier DE Castres (Antoine), abbé, auteur des Trois siècles de la littérature, etc., né 1742, mort 1817.
Grande et belle lettre, de 4 pages in-fol., remplie de détails historiques, et qui justifie complètement ce que les biographes ont dit de l’abbé Sabatier de Castres.
Cette lettre est datée du 21 décembre 1781.
— Hoffmann (François-Benoît), né 1760, mort 1828. Portrait.
4 pages in-^, du 24 mai 1808. Cette belle lettre de l’un des meilleurs critiques de notre temps, et qui paraît être adressée au comité du Théâtre-Français, touche à la question de coalition des auteurs, réalisée depuis peu de temps, et qu’Hoffmann ne considérait pas comme moins légitime que celle des comédiens : « ... Quant aux assemblées des « auteurs, ils ont le droit de se réunir pour leurs affaires, comme vous « pour les vôtres... Ils se réuniront, comme vous, chaque fois que « leurs intérêts l’exigeront , parce que leurs droits sont égaux aux « vôtres, parce qu’ils sont coïntéressés et copartageant avec vous, et « parce que, dans un théâtre, ceux qui font les pièces ont, à tous « égards, la même consistance que ceux qui les jouent. . . »
619 littérateurs. (2 lettres autographes signées.)
— La Beaümelle (Laurent Angliviel de), né 1727, mort 1773. Portrait.
2 pages in-l^, de la Bastille, le 21 juillet 1757, époque où il y était détenu pour la seconde fois. La demoiselle dont il parle , et qu’il épousa, était sœur du jeune Lavaisse, qui figura dans la trop célèbre affaire de Calas,
— Clément (Jean-Marie-Bernard), dit V Inclément, auteur des Lettres à Voltaire, né 1742, mort 1812.
3 pages in-k, du 17 juin 1771, adressées à M. . ., président à mortier au parlement de Besançon. Très-jolie lettre, particulièrement relative à Dorât :<«... Je ne sais si vous avez vu une nouvelle brochure
«I estampée^ de Dorât, intitulée : Ma philosophie, où je suis assez inal- « traité. Il a très-bien fait de prendre sa revanche, mais il n’aurait pas « dû me fournir de nouveaux sujets de me moquer de lui. . . Je compte « ramasser une quarantaine de sottises et de fatuités , dans l’épaisse « collection des poésies légères de Dorât, dont je lui ferai un masque « qui restera à jamais sur la figure. . . La Dunciade va paraître in- « cessamment, en dix chants; vous y trouverez beaucoup d’esprit. . . »
620 LITTÉRATEURS. [Z lettres autographes signées.)
— CosTE (Pierre), né 1668, mort 1747. Portrait.
4 pages in-i, du 26 mai 1780. Belle lettre de critique littéraire du commentateur de la Fontaine, Montaigne, La Bruyère, etc. : «... Je « ponrrois peut-être e.xcuser la longue paresse qui m’a empêché de « répondre plus tôt ; mais j’aime mieux la confesser tout franchement « et vous en demander pardon. En général, je hais les excuses; les « plus vraisemblables souvent ne valent rien, et elles ne servent, dans « une lettre, qu’à employer du papier inutilement. . . >> {Cachet.)
— Palissot de Montenoy (Charles), né 1750, mort 1814.
Demi-page in-i, à M. Barbier. Il le prie de mettre sous les yeux de Sa Majesté l'Empereur le passage d’un ouvrage qu’il lui envoie, dans lequel Chénier se trouve vengé de l'indigne silence de Chateaubriand.
— Aubert (Jean-Louis, abbé), né 1731, mort 1814.
I page in-h. du 2i décembre 1778, au duc de La Valiière, qui créa pour l’abbé Aubert une chaire de littérature française au Collège de France. La lettre se rapporte à son discours d’ouverture prononcé le lendemain. Le sujet de ce discours était : les progrès de la langue et de la littérature française, et la nécessité d’en étudier le génie et le caractère.
621 LOIZEROLLES (Jean-Simon Aved de), né 1733, décapité le 7 Üiermidor an H (25 juillet 1794). Portrait.
— Loizerolles (François-Simon Aved de), son fils, né 1772.
— Loizerolles ( . . . . Aved, chevalier de), frère du précédent- ( 2 lettres autographes signées et une piece signée.)
La lettre de !.oizerolles père, de i page in-S , datée du ii février 1779, est adressée à son confrère l'avocat Target, au sujet d’une consultation qu’il le prie d’honorer de sa signature, et il lui rappelle celle pour madame de Montessou, avec laquelle il a diné chez le maréchal de Clermout-Tonnerre , sans que cette dame lui ait parlé de rien.
Celle du chevalier de Loizerolles, de 2 pages /n-4, du 12 janvier i834, a pour objet de réclamer un supplément de pension.
Quant à la pièce signée , c’est la copie certifiée d'une pétition de François-Simon Loizerolles (celui auquel sou père sauva la vie), adressée au préfet de la Seine, pour faire la demande d’une place de professeur aux Ecoles centrales.
Joint une seconde lettre autographe signée du chevalier, 2 pages in-fol., du l'v septembre 1882, relative à ses ouvrages, (i gravure • épisodique .)
622 LONGUEVILLE (Henri d’Orléans, premier du nom, duc
de), prince de Neufchâtel et Vallengin, gouverneur de Picardie, tué 1595. [Lettre autographe signée.)
I page in-foL, du . . février i586, adressée à M. de Villeroy, premier secrétaire d’Etat de Sa Majesté (Henri III). Il réclame ses conseils sur le voyage qu’il est prêt à faire : « . . . car, je ne désire rien tant en « ce monde que de me confiner près de Sa Majesté, pour lui rendre le « très-humble service que je lui dois, et me perpétuer en sa bonne « grâce, vous priant me continuer en la vôtre. . . » (Portrait.)
623 LOUIS XI, roi de France, né 1423, mort 1483. [Pièce
signée.)
Belle pièce, sur papier, datée du i6 janvier 1474. C’est un ordre adressé à Penot de la Combe, receveur du payement des gens de guerre du pays d’Angoumois , de payer une somme de 68 livres tournois ; « ... Si n’y faites faute, surtout que 'voulez nous déplaire et encourir « notre indignation ; car, si faute y a et la besogne demeure pour cette « cause à faire, nous nous en prendrons à vous. . , »
Joint une copie en écriture moderne. (Portrait et i gravure épisodique.)
624 LOUIS Xîl, roi de France, né 1462, mort 1515. [Pièce
signée.)
Belle pièce, sur papier. C’est un ordre aux magistrats de la ville de Lyon, pour qu’ils aient à s’assembler, eu s’adjoignant le sénéchal, son lieutenant, et des principaux et gens de bien de ladite ville, pour aviser aux travaux de toitures et réparations à y faire, du côté de la Piiesse : « . . . Regardez combien la dépense pourra se monter, et où '< se pourront prendre les deniers, à la moindre foule du peuple, que ■< faire se pourra ...»
Joint une seconde pièce signée, sur parchemin, datée de Blois, le i"'inai i4g9, de notre règne le second. Ordonnance de payement d’une somme de 5o2 livres tournois, pour gages des officiers de son hôtel, (2 portraits.)
625 LOUIS XIII, roi de France, né 1601, mort 1643, [Une
letlre autographe signée et une pièce signée.)
2 pages in-li , du g octobre 1642, au cardinal de Richelieu Ma
« santé va, grâces à Dieu, fort bien ; il est vray que, tous les mois, il •< me faut 6 ou 7 médecines de suite pour nettoyer le logis. . . Je m’en « vas courir 4 loups ; je voudrois que vous fusies en estât daler à « cette chasse. . . »
Quant à la pièce signée, c’est un ordre de payement, du 16 février i6i6, en faveur d’un capitaine commandant à l’île Boucbart.
Joint le fac-similé d’une lettre de Louis XIII, adressée à la Reine, sa mère, datée de Laleu, devant la Rochelle, le 6 octobre 1628. (2 portraits.)
626 LOUIS XIV, roi de France, né 1638, mort 1715. (Notes
autographes, lettre signée, et apostille autographe signée.)
Les notes sont curieuses; l’une d’elles est ainsi conçue : «Voir ce « (|u’il y a à faire pour empêcher ceux de l’université de Reims de par- I. lcr contre les jésuites. . . » (2 pages in-11.)
La lettre, datée du i5 mai 1670, et portant le cachet du Roi, èst adressée à son cousin, don Gasparo Altieri, pour le féliciter, d’après le rang qu’il tient dans la famille de notre saint-père le pape Clément K, sur l’exaltation de ce pontife. (Cette lettre est de la main du président Roze, secrétaire de Louis XIV, dont l’écriture a passé longtemps pour être celle du monarque.)
Enfin, l’apostille, sur un mémoire pour répondre au roi, sur le placet que Rogier, serrurier, lui a présenté, porte : «... Je vous renvoyé ce « mémoire et ce placet, sur quoi vous me manderez votre avis, quand « vous aurez arrêté tous les comptes. » (A Versailles, le n mai 1676 .)
Joint une pièce signée de Marie-Thérèse d’Autriche, sa femme, née en i638, morte en i683. Ladite pièce, sur parchemin, et datée de Paris, le 27 avril i663, a pour objet la nomination de la demoiselle de Cliassaigne aux fonctions de sous-gouvernante de ses filles Demoiselles. Plus son portrait. (3 portraits.)
627 LOUIS DE FRANCE, (soit celui tils de Louis XIV,
né 1661, mort 1711; soit celuitilsde LouisXV,né 1729, mort 1765.) {Lettre en rébus.)
On ne saurait affirmer auquel de ces deux princes cette pièce, rare et curieuse, doit être attribuée; mais le passage : « . . . C’est assez que « j’aye la place royale qui m’est due dans 'votre cœur, i> et le louis d’or, qui figure la signature, ne permettent pas de douter qu’elle ne soit l’œuvre de l’un ou de l’autre (o). (4 portraits.)
628 LOUIS XV, roi de France, né 1710, mort 1774. {Une
lettre autographe et une pièce signée.)
La pièce signée, de l’année i744> est un état des appointements des conseillers d’Etat et maîtres des requêtes présidents du grand conseil pendant l’année 1743 : les conseillers d’Etal, compris pour 12,000 liv., et les maîtres des requêtes pour 3, 000 liv. (La signature du roi est précédée du mot: Bon, écrit de sa main.)
La lettre autographe, datée de Choisy, le 2 juillet 1760, est adressée au duc de Penthièvre. Elle est relative à des dispositions de chasse. « .... Il faut faire préparer le chenil de Marly pour recevoir « les grands chiens, des chênes doivent y être.... »
Cette lettre, de i page in-4., porte le cachet du roi.
Joint un billet d’invitation au service solennel que la Compagnie des fermiers généraux fit célébrer le 3i mai 1774, dans l’église de Saint-Eustache, pour le repos de l’âme de S. M. Louis XV. (3 portraits, dont un allégorique, et une gravure épisodique.)
629 LOUIS XV. (Ses filles.) (4 lettres autographes signées.) — Loüise-Élisabeth, mariée à don Philippe, duc de Parme,
morte i759. Portrait.
Demi-page in- II, du 3 janvier 1767. Elle demande une commission de colonel pour le sieur de Keralio.
— Adélaïde, née 1732, morte 1799. Portrait.
Demi-page i«-4, du 3o septembre 1783, adressée au contrôleur généra! des finances. Elle le prie de demander au roi le complément d’une somme de 3oo,ooo livres, pour une affaire à laquelle elle s’intéresse. {Cachet.)
(a) Je penchenis pour le fils de Louis XV, d’après cet autre passage : « Accouchez sans danger, ma « très-illustre dame, d’un royal enfant, sous le signe des Gémeaux, » plusieurs des enfants de lu reine Marie LecTiinska étant nés au mois de mai*
— Victoire, née 1733, morte 1799. Portrait.
Demi-page du 6 novembre 1 782, adressée à M, le prince Xavier de Saxe. Elle le coinplimenle à l’occasion d’une perte qu’il vient de faire. {Cachet.')
— Louise (sœur Thérèse de Saint-Augustin, religieuse des Carmélites de Saint-Denis, dite Madame), née 1737, morte 1787. Portrait.
I page in-k, du 23 octobre 1787. Elle remercie du succès d’une affaire louchant les carmélites de Neufchâteau et adresse une recommandation. {Cachet.)
630 LOUIS, dauphin de France, fils de Louis XV, et père de
Louis XVI, né 1729, mort 1765. {Lettre autographe signée.)
Demi-page in-l,, du 27 février 17. . « Il souhaite, quoique un peu « tard, la bonne année à son cher frère, et voudroit trouver des occa- « sions de lui prouver la sincérité et la tendresse de son amitié.... » (2 portraits.)
631 LOUIS XVI, roi de France et de Navarre, puis roi des
Français, né 1754, décapité le 21 janvier 1793. {Une lettre autographe signée, et une pièce signée.)
La lettre de i page in-8, datée de Versoitles, 9 mars (a), est une très-jolie petite pièce, dont le papier est doré sur lianche ; « ... Je fais « cas de la personne de M. Dticis, dont Angivillers ne cesse de me « dire tout le bien possible; je serai bien aise qu’il me remette le « discours qu’il a prononcé pour sa réception à l’Académie françoise. « J’ai consenti à tenir sur les fonts, avec la reine, l’enfant... point de « présens. »
La pièce signée est un rôle de capitation de la noblesse, officiers de justice, privilégiés et employés du département de Pilhiviers, province de l’Orléanais, pour l’année 1789, avec les signatures autographes de Barentin, Lefevre cC Ormesson, Montjon et Lambert, {h portraits et quatre gravures épisodiques.)
632 LOUIS XVI, roi de France, né 1754, décapité le 21 jan-
vier 1793. ['H pièces autographes, et une lettre autographe signée.)
Les pièces autographes sont deux notes de la main de Louis XVI ; l’une de i page et demie in-8, et l’autre de i page in-i, toutes deux se rapportent aux ouvrages de serrurerie qu’affectionnait ce malheureux prince. Dans la première, est nommé le seriurier Gamain, et dans la deuxième, Durey, garçon de service du château, qui avaient travaillé ensemble à la fameuse armoire de fer.
Quant à la lettre autographe signée, elle est de Durey, qui donne à Gamain desexplicatlous sur la note du roi, où lui, Gamain, se trouve nommé.
Dans l’article que la Biographie universelle a cru devoir consacrer à Gamain {Supplément au tome LXV, pages 77 à 82), on voit que ce misérable était né en 1751, et mourut en 1796; de plus, que Dm-ejvivait encore en 1800.
Joint un calque d’écriture, attribué à Louis XP'J à l’âge de dix ans, et une copie annotée de ce calque.
Plus une curieuse pièce {apostillée de sa main), œuvre calligraphique. (2 portraits.)
(a) C’est en 1778 que Duds fut reçu à la rlace de Voltaire.
633 LOUIS XVI, roi des Français, né 1754, décapité le 21 jan-
vier 1793. (10 pièces relatives au voyage de Varennes.)
i“ Lettre autographe sig/ie'e, de . . . procureiir-syndrc de la commune de Paris, adressée à M. Pasloret, procureur général, le 21 juin 1791, à midi, pour savoir si le roi a réellement pris la fuite, afin de prendre des mesures en conséquence. Demi-page in-fol.
2° Lettre signée du maire de Paris, Bailly, annonçant an procureur général syndic qu’il n’est arrivé à l’iiôtel de ville aucune nouvelle. Demi-page in-Jol.
3“ Rapport autographe, signé de Royer, secrétaire-greffier adjoint de la municipalité, d^|piant le détail des indicalions recueillies aux Tuileries par les officiers municipaux sur le départ du roi. i page in-fol.
4° Copie certifiée d’une lettre des officiers municipaux de Sainte- Menehould, datée du 22 juin 1791, trois heures du matin, et adressée au president de l’Assemblée nationale, annonçant le passage en cette ville, entre sept heures et demie et huit heures de l’après-midi, de deux voitures, précédées d’un courrier, et suivies d’un autre, tous deux habillés de couleur chamois, qui ont éveillé les soupçons du iiiaitre de poste Drouet, qui s’est mis à leur poursuite avec un autre habitant, et qui ne sont jias encore de retour. 3 pages in-fol. (Cette pièce, destinée au département de Ithône-et-Loire, porte les signatures autographes et le cachet de la députation de ce département à l’Assemblée nationale.)
5° Lettre signée du sieur Lavarenne, lieutenant de Roi à Metz, datée du 23 juin 1791, annonçant qu’en l’absence de M. de Bouillé, et sur l’avis de l'arrestation du roi à Varennes, il a été requis d’envoyer douze pièces de canon et des détachements de troupes et de gardes nationales sur Verdun et Varennes. 2 pages in-fol.
6“ Copie certifiée dudit sieur Lavarenne, de la réquisition à lui faite par le conseil municipal de Metz, pour qu’il se dessaisisse des clefs de cette place, i page in-t,, 23 juin 1791.
7® Détails (imprimés) relatifs à l’arrestation du roi et de sa famille à Varennes, /aiVs à l’Assemblée nationale par M. Mangin. 2 pages in- h,.
8° Expédition officielle du décret de l’Assemblée nationale, du 25 juin 1791, revêtue de cinq signatures autographes, dont celles d’-^lexandre Beauharnais, président, Lecarlier, etc., qui'autorise l’envoi au département des clefs de la voiture du roi. 1 page in-fol. Vignette et cachet.
9° Lettré autographe signée du procureur de la commune Desmousseaux, sur les craintes qu’il éprouve que la foule qui accompagnera le cortège du roi n’expose à beaucoup de désordres et ne rende la police de Paris très-difficile, i page in-fol., du 24 juin 1791. Vignette.
10" Copie manuscrite de la narration du -voyage de Pétion à Varennes, existant aux archives du ministère de l’intérieur. 12 pages in-i. Très-curieux document historique. (8 portraits et six gravures épisodiques, tous du temps.)
634 LOUIS XVI, roi de France. (3 autres pièces relatives à
son exécution.)
I® Arrêté de la société des Jacobins, daté du 20 janvier 1793, portant qu’une députation de douze de ses membres se transportera surle-champ auprès du conseil exécutif provisoire, au département et au conseil général de la commune, pour les inviter à redoubler de surveil-
lance. Elle décide, en outre, qu’elle sera permanente jusqu’après l’exécution du décret pénal rendu contre le tyran. (Celte pièce porte les signatures autographes de Monestier, du Puy-de-Dôme, membre de la Conveiilioii, président; Z)e.(/îe«a:, vice-président et Mittié, secrétaire. rignette et cachet de la société parfaitement conservés.)
2° Mrrêté du conseil général de la commune, daté du 20 janvier 1793, qui, sur la dénonciation qui lui a été faite de l’assassinat du citoyen Sainl-Fargeau, par Paris, ci-devant garde-du-corps, invite les sections à rester en permanence, à tenir tous les citoyens sous les armes, et à ne permettre le lendemain, 21, à qui que ce soit, même aux femmes, de circuler dans les rues. (Expédition officielle, portant la griffe de Coulombeau, secrétaire greffier de la commune.)
3“ Autre arrêté des mêmes autorité et date, portant: 1° que le commandant général {Santerre) fera placer le lendemain malin, 21, à sept heures, à toutes les barrières, une force suffisante pour empêcher qu’aucun rassemblement, armé ou non armé, n’entre dans Paris ni n’en sorte ; 2“ que les sections feront mettre sous les armes et sur pied tous les citoyens, excepté les fonctionnaires publics et les employés des administrations, qui tous devront être à leur poste; 3° que tous les comités de sections seront en état de permanence non interrompue. (Expédition officielle, avec la griffe de Coulombeau, comme la précédente pièce.)
Joint la notice de 81 pièces, également relatives à l’exécution de Louis XYI.
Plus, une liste officielle des 433 membres de la Convention qui ont voté la mort de Louis XVI; savoir : 36: simplement et 72 conditionnellement. (5 portraits et gravures épisodiques, plus une carte d’entrée pour la fête du quatrième anniversaire du 21 janvier 1793.)
635 LOUIS XVII (Louis -Charles, dauphin, reconnu, immédia-
tement après la mort de Louis XVI son père, pour roi de France et de Navarre, par les provinces et les armées insurgées contre la Convention nationale, sous le nom de), né 1785, mort le 8 juin 1795, dans la tour du Temple, où il était enfermé depuis le 10 août 1792. {Une page autographe.)
Les preuves de l'authenticité de cette page, de la main du dauphin (Louis XVII), sont :
1° Le certificat d’origine et la lettre de l’honorable M. Tarbé, juge au tribunal de Versailles.
2“ La parfaite identité des deux lettres IS, du mot Louis, avec les mêmes lettres de la signature reproduites sur le fac-similé.
3° Celle répétition des mots Louis-Charles qui, corroborée de l’origine, indique une leçon pour apprendre à signer. (4 portraits, dont deux sont du temps, i gravure épisodique et le fac-similé de la collection Delpech.)
636 LOUIS XVIII , roi de France, né 1755, mort 1824.. 2 por-
traits.
— Marie-Josépuine-Louise de Savoie, sa femme, née 1753, morte 1810. (2 lettres autographes signées.) Portrait.
La lettre du roi, datée de Compiègne, le 19 août 1774, est adressée au procureur général du parlement de Paris, relativement à l’acquisition de la terre de Brunoy, qui fut le séjour de plaisance de ce prince
lorsqu’il n’élait encore que Monsieur, comte de Provence, frère du roi.
Celle de la reine, adressée au maréchal marquis de Ségiir, le 8 juillet i7S7,a pour objet la demande d’un brevet d’officier dans le régiment de Languedoc-dragon pour M. Chevilly.
Joint une lettre signée du cardinal d’Isoard, avec une apostille autographe de Louis signée L.
Plus, une feuille de ]>apier filigrane, à l’effigie de Louis XVIII et de la duchesse d’Angoulème, avec celte légende : « Elle m’a prodigué >< sa tendresse et ses soins. »
G37 LOUIS-PHILIPPE ler, roi des Français, né 1773, mort 1850. 2 portraits, dont un en pied.
— Marie-Amélie, la reine, sa femme, fille de Ferdinand I'% roi des Deux-Siciles, née 1782. [Une lettre autographe, une pièce signée, et une note autographe.)?oï\x. en pied.
La lettre autographe du roi, de demi-page in-8, du 3o juin 1844. Très-jolie pièce, relative à la croix de la Légion d’honneur pour son fils le duc de Montpcnsier.
La lettre signée du roi est une lettre close, adressée au marquis de Barbé- Marbois, pour qu’il ait à assister à l’ouverture de la session des Chambres, le 28 juillet 1 83 r . (Cette lettre porte au-dessous de la signature de Louis-Philippe, celle de M. Barthe, alors garde des sceaux.)
La note autographe de la reine a pour objet une demande de livres, dont : l'Histoire de la Révolution française, par M. Thiers. . .
Plus une lettre autographe signée du roi, datée de Randan, le II) mars 1829, et adressée à la reine. Pièce de 4 pages in-h, toute d’intimité et fort curieuse. (La signature mentionnée n’est qu’un paraphe.)
638 LOYSE DE SAVOIE, duchesse d’Angoulême, mère de
François régente du royaume, née 1476, morte 1532. [Lettre autographe signée.)
Cette lettre, de 2 pages in-fol. (de i525, pendant la captivité de François l'*’), est adressée à sa fiile la duchesse d'Alençon. La régente l’entretient de la politique et des affaires du temps, et notamment de : « .... La paix qui fut jurée entre le roi et le roi d’Angle- « terre. ... du bon vouloir que font les ambassadeurs. . . , j’ai vu ce « que vous m’avez mandé des bonnes paroles que Bourbon tient de « moi. . . . etc., etc. >> (Portrait.)
639 LOYSE DE LORRAINE, reine de France, femme de
Henri 111, née 1554, morte 1601. [Lettre signée, avec trois mots autographes.)
Demi-page in-fol., du 2® jour de mai i574, à son cousin le grandduc de Toscane .• « .... L’avis que vous me donnez du mariage de la « princesse votre fille avec le prince de Mantoue, est tant plus reçu en « très-grand et singulier plaisir, que je connois par icelle qu'il vous « vient à gré et contentement. ...»
Joint une lettre signée d'un Montmorency de Lorraine-Vaudemnnt, qui doit être de la famille de la reine Loyse, laquelle était fille du comte de Haudemont. (Portrait.)
640 LüLLY (Jean-Baptiste), né 1633, mort 1687. {Pièce
signée.)
c’est la minute de l’acte notarié, en date du a3 décembre i68i, lui faisant cession d’une charge de conseiller secrétaire du roi, pour la somme de 63,ooo liv. Belle pièce.
Joint une quittance signée delà somme de i651iv., pour le i'''' quartier de l’année i685, de ses gages de surintendant de la musique de la ^chambre du roi. Jolie pièce. {Portrait, par Edelinck.)
641 LUXEMBOURG SAINT-POL (Louis de), évêque deThé-
rouenne, fait chancelier en 1425, par le roi d'Angleterre Henri VI, usurpateur de la couronne de France, mort 1443. {Une pièce autographe signée.)
Cédule, datée du 29 août 1480, adressée de par le roi aux gens du Conseil, prévôt des marchands et échevins de la ville de Paris : «... à « eux portée hâtivement par Longchamps, poursuivant d’armes. . . . >> Celte pièce se rapporte évidemment à la cérémonie du sacre de Henri PI, qui eut lieu dans l’église Notre-Dame de Paris, le xq septembre 1430. {Cachet.)
642 MABLY (Gabriel Bonnot, abbé de), né 1709, mort 1785.
[Une lettre autographe.)
I page in-l,, de Paris, le 9 février 1770, à M. Julien. Il répond à l’envoi d’un mémoire dont il ne peut faire aucun usage, ne connaissant en aucune façon M. de Boulogne. « .... Vous me faites regret- « ter de ne pas connoîlre cet homme, dont personne n’aime cependant « la connoissance. ... Je ne puis finir cependant, sans vous dire com- « bien j’ai euvie de vous voir et de parler lois avec vous. Je gage que « vous n’avez pas dit à Mme Julien combien je suis empressé d’avoir .< l’honneur de faire connoissance avec elle.'’ Si j’ai gagné ma gageure, « je vous boude et ne vous embrasse qu’à moitié. »
Joint un fac-similé de lettre signée de Mably. {1 portraits, dont i fort curieux.)
643 MACDONALD (Étienne-Jacques-Joseph-Alexandre), duc
deXarente, maréchal de France, pair, etc-, etc., né 1765, mort 1840. fdne lettre et une pièce autographes signées.)
La lettre, datée du quartier-général de Borne, le 3 frimaire an VII, est adressée au général en chef Championnet, pour l’informer de divers mouvements de l’armée napolitaine. Elle est particulièrement curieuse par la 'vignette qui se trouve en tête et qui montr e aux extrémités de l’hémisphère qu’elle représente, les points de Lisbonne, Alexandrie d'Egypte et Moscou, qui sont les points les plus éloignés où parvinrent les armées françaises.
La pièce, en date du 25 juillet 1791, n est pas moins curieuse sous un autre rapport: c’est le serment par écrit de fidélité à la constitution de 1791. {Portrait.)
644 MAGISTRATS, [h. pièces signées.)
— Harl.w (Achille de), né 1536, mort 1616.
Quittance, du 8 août i56o.
— De Thou (Jacques-Auguste), né 1553, mort 1617.
Quittance, du 5 juillet 1607.
— Molé (Mathieu), né 1584, mort 1656.
Quittance, du 3i décembre 1649, de la somme de 750 \iv., pour son service à la chambre du parlement de ladite année.
— Talon (Denis), né 1628, mort 1698.
Quittance, du i3 juillet i6g5.
(Les k portraits.)
645 MAGISTRATS. ( 3 lettres autographes signées et une
signée.)
— Barillon (Jean-Jacques). Portrait.
2 pages in-i, « .... de la chambre où vous avez été mariés, le >< i5 octobre 1725. » Jolie pièce.
— Gilbert de Voisins (Pierre), né 1684, mort 1769.
I page i«-4, 6 janvier 1759, à M. Eoullenois, substitut du procureur général. Il lui exprime ses vifs regrets d’être privé de ses lumières.
— Monclar (Jean-Pierre-François Ripert de), né 1706,
3 pages in-l^, Aix, le 25 . . . ., adressées à l’abbé Favier. Il lui demande des éclaircissements sur la juridiction des légats et vice-légats de Cai peiitras et d’Avignon, demande qui se rapporte sans doute à la composition de son mémoire intitulé : Mémoire pour le procureur général de Provence, servant à établir la souveraineté du roi sur Avignon et le Comtat Venaissin, 1769, in-4.
— VoYSiN (Daniel-François), né 1654, mort 1717.
I page in-t^, Marlj, 20 novembre 1712, pour l’envoi d’un ordre du roi, portant peine des galères pour les cavaliers-dragons et soldats qui laisseraient sauver les prisonniers commis à leur garde (sans doute les religionnaires),
646 MAGISTRATS. (2 lettres autographes signées et 8 pièces
signées.)
— Chiverny (Philippe Hurault de), né 1528, mort 1599.
Quittance, du 6 janvier i58o.
— Loisel (Antoine), né 1536, mort 1617.
Quittance, du i8 mai i8io.
— Nicolaï (Antoine de).
Quittance, du 21 juillet i56o.
— Harlay (Achille de), deuxième du nom, né 1536, mort
Quittance, du 24 mai i633.
— Masson.
Quittance, du 23 juillet i586.
— Phelypeaux (Louis), comte de Pontchartrain, né 1643,
Quittance, du i" février 1708. •
— Agüesseaü (Henri-François d’), né 1668, mort 1750.
I page in-foL, du 17 janvier 1744, pour remercier les maires et consuls de la ville de Toulon des vœux de bonne année qu’ils lui ont adressés.
— Molé (Mathieu-François), né 1705, mort 1793.
I page in-ti,, de Champlatreux, le 22 mai 1764, à Mlle de Charbonnières, sur une affaire qui nécessile l’entremise de M. l’abbé T enay.
— Gilbert DE Voisins (Pierre -Paul), né 1748, décapité le
. . novembre 1793.
1 page irt-8, s. d., relative à une exécution testamentaire, pour laquelle il est prêt à faire tout ce qui sera possible.
— Angran-Dalleray (Denis-François), né 1715, décapité
le 18 avril 1794.
2 pages in-!,, du i6 novembre 1778. Assignation dans une affaire entre M. de Chalahre, mestre de camp, cavalerie, et M. de Feuillide, capitaine de dragons.
647 MAGISTRATS. lettres autographes signées.)
— Dufour de Villeneuve.
2 pages in-4, 7 octobre 1751, concernant les universités de Cahors, à’Orange et de Valence. Lettre intéressante.
— Villedieu de Torcy.
2 pages in-t,, s. d., relatives à des intérêts particuliers.
— Albret (Sulpice d’).
2 pages in-l,, 22 Juillet i. . .. Il offre de rembourser immédiatement une obligation de mille écus non échue.
— Aligre (Étienne-François, marquis d’), mort 1798.
I page in-!,, du 7 avril 1788, pour un rendez-vous d’affaires.
— Barral (de).
3 pages in-!,, 10 juin 1757, sur une affaire qui intéresse le parlement de Provence, et présente de grandes difficuités.
— Clément de Barville.
I page in-!,, 18 août 1772, relative à une taxe de frais que M. Amelot désire connaître.
— Bocuart de Saron.
I page in-!,, i''' juin 1789, concernant son brevet de retenue svh'Xa charge de premier président.
— Boyer (Jean-Baptiste-Nicolas), né 1755, mort 1853. Portrait.
1 page in-!,, 20 ventôse an XIII, pour remercier de ce qui a été fait en faveur d’une personne à laquelle il s’intéresse.
— Barris (Pierre-Joseph-Paul).
2 pages in-S, 25 messidor an IX. Il réclame très-vivement pour que la commune de Fronton, département du Gers, reste chef-lieu de caiAon.
— Jacqüinot-Pampelune ( Claude-François-Joseph-Catherine), né 1771, mort 1835.
5 pages in-S, juin 1828, sur une affaire dans laquelle on l’a laissé maître de fixer les termes de payement pour ce qui excédera 3o,ooo francs.
— Bourgeois de Boynes (Pierre-Étienne).
3 pages a5 août 1760, au chancelier, au sujet de V enregistrement d’un édit qui présentait quelques difficultés.
— Barentin (de).
2 pages in-t^, 27 février 1674, au chancelier, sur une question de préférence, à laquelle il croit ne pas devoir prêter les mains.
648 MAGISTRATS. lettres autographes signées.)
— Henrion de Pansey (Pierre-Paul-Nicolas), né 1742, mort
I page in-S, du 20 mai i. . ,. Il prie M. Chanlaire de lui dire où Montierender envoie chercher les lettres, si c’est à Vitry ou à Saint- Dizier.
— Müraire (Honoré), né 1750, mort 1837.
I page in-8, du i5 germinal an IX. Il félicite M. Vermeil sur sa nomination au tribunal de cassation ; « .... Les rapports journa- « liers et intimes que des fonctions communes vont établir entre nous, « comblent mon cœur de satisfaction et de joie. ...»
— Damrray (Charles), né 1760, mort 1830.
I page et demie i'«-4, du 17 mai 1822. Il est extrêmement fâché de la mise en réforme d’un employé : « .... Je regrette, pour la « première fois, de n’avoir pas conservé plus A"mQ.aence. On ne pouvait <( pas ignorer \b tendre et juste attachement dont j’ai toujours fait pro- « fession pour vous. ...»
— Marchangy (Louis-Anloine-François), né 1782, mort
I page in-l^, du 6 décembre 1825. Il regrette le prêt qui a été fait à un neveu, du côté de sa femme, dont il a été impossible de redresser les mauvaises habitudes.
— Ségüier (Antoine-Jean-Mathieu né 1768, mort 1848.
I page in-ti, 9 juin i832, à M. Cartier, juge d'instruction, pour lui recommander une affaire de faillite.
649 MAGISTRATS, {il) lettres autographes signées.)
— Barentin (de).
1 page in-k, 28 décembre 1702. Il témoigne de vifs sentiments de reconnaissance, et adresse des vœux de nouvelle année.
— Bastard-d’Estang (Dominique-François-Marie de), né
1783. Portrait.
2 pages in-l^, de Lyon , le 28 janvier 1816. Jolie lettre, adressée à M. Delasalle: « ... Quand on a vécu dans la capitale, on ne vit plus « à l’aise que là... »
— Favakd de Langlade (Guillaume-Jean, baron), né 1762,
mort 1831.
1 pag’e iii-i, 8 janvier i8i3, are duc de Feltre, pour lui adresser
et lui recommander la pétition d’un jeune homme qui demande à entrera V Ecole préparatoire afe Ensemble seconde
lettre, i page e'ri-8, du i'” avril i83o , pour demander des renseignements sur la création de 6o notaires par saint Louis.
— Plougoulm (Pierre Ambroise), né 1796.
2 pages et demie in-ti, Amiens, i4 mai 183g. Il devrait être plus utile qu’il ne l’est : « ... à cette chose publique, au pays, au Roi, qui « ont tant besoin de dévouement... » \joUe lettre.)
— Pardessus (Jean-Marie), né 1772, mort 1853.
I page in-i, 20 mars i835, relative à l’impression d’un rapport qui doit être distribué à l’Académie le vendredi suivant.
— Hardoin.
i pages in-t^, 4 janvier 1816. Belle lettre pour la défense d’un magistrat contre la réaction de l’époque,
— CoüRvoisiER (Jean -Joseph -Antoine), né 1775, mort
I pagein-%^ s. d. Il recommande la pétition d’un ex^conseiller à la cour royale de Lyon , éliminé en i8i6, et qui désirerait obtenir une présidence de tribunal de premiers instance,
— Troplong (Raymond-Théodore), né 1795.
I page in-i, 7 mars 1827. Sa domestique vient d’épouser un perruquier, auquel on refuse le droit d’exposer devant sa boutique le signe de sa profession, et il demande la levée de cette prohibition. Ensemble 2 pages in-fol., rapport sur une procédure de n<ol dans une auberge,
— Borel de Bretizel.
Demi-page in-t^ , i3 novembre 1821. Il donne son consentement à ce que son 7.^ fils prenne ses inscriptions de droit, et se porte sa caution.
— Charnacé (baron de).
I page in-tt , 4 novembre i83i, à M. Blondeau, doyen de la Faculté de droit de Paris, pour une recommandation.
650 MAHMOUD II (sultan), empereur des Turcs, né 20 juillet
1785, mort l" juillet 1839. ( Une pièce portant le
chiffre impérial.)
Firman de poste, délivré au nommé Roub-Eddin, interprète attaché au grand référendaire du Divan impérial, expédié pour affaires importantes.
Voir, dans la traduction jointe, les termes de cette pièce, écrite vers la fin de la lune de Safer (juin i834) à la résidence de Constantinople le bien gardé, et revêtue d’un w'ja du grand visir. (2 portraits.)
651 MAINE (Louis- Auguste de Bourbon , duc du), né 1670,
mort 1736. Portrait.
— Maine (Anne-Louise-Bénédicte de Bourbon, duchesse du).
sa femme, petite-fille du grand Condé, née 1676, morte 1753. Portrait. (2 lettres autographes signées.)
La lettre du duc, datée de Rambouillet, le 21 juillet 17IÎ2, est adressée au cardinal de Fleury; ■< ... J’ai cru que Votre Eminence « ne trouverait pas mauvais que Je prisse la liberté de questiouner...
«' Il a plu au Roi de me dire » (i page et demie iu-\.)
Celle de la duchesse, datée de Paris, le 5 mai lyJg, se rapporte à la mort de la princesse de Conti, qu’elle regrette beaucoup; «...Oui,
« Monsieur, je sais mieux aimer que personne ce que j’aime »
(2 pages in-î.)
Joint 2 -vues du château de Sceaux et i lithographie épisodique.
652 MAINTENON (Françoise d’Aubigné, marquise de), née
1635, morte 1719. {Une lettre autographe et 2 lettres signées.)
La lettre autographe est adressée au contrôleur général des finances Desmarets, sous la date du i3 août 1711. « Je mande m duc de « Noailles ce que vous avez fait pour lui, Monsieur, afin qu’il partage
« ma recounoissance il n’y a rien que je ne voulusse faire pour
« votre soulagement et pour vous prouver comme je suis pour vous...»
La première lettre signée, datée du 28 août 1709, est une pièce fort intéressante, adressée aumaréchal de Villeroj, ami âte,\Si princesse des Ursins, au moment où cette princesse, lassée de son rôle à la cour de Philippe V, voulait quitter VEspagne : « ... Votre ami de Madrid « m’écrit de tristes lettres et fait un triste projet, en cas qu’on veuille « qu’e//e revienne en France. Elle a l’esprit aigri contre nous. Je la « renvoie à vous. Monsieur, sur l’estât où nous nous trouvons qu’elle « ne peut ou ne veut pas comprendre; il est permis à des princes aussi « malheureux que ceux à qui elle est attachée d’être un peu injustes, « je ne changerai jamais pour elle... » {Cachet.)
La seconde lettre signée, sans date, est adressée à la duchesse de Ventadour, gouvernante des jeunes princes du sang : « ... Madame la « Dauphine est bien mieux... modérez vos inquiétudes, car, après tout, « la rougeole n’approche pas de la petite vérole... » {Cachet.) {3 portraits et 2 gravures épisodiques.)
Joint \ejac-simile d’une lettre de madame de Maintenon, datée du 14 janvier 1719.
653 MAIRAN (Jean-Jacques Dortous de), de l’Académie fran-
çaise et de celle des sciences, né 1678, mort 1771. [Lettre autographe signée.)
3 pages in-ty, du 27 juillet 1744, à M. Thémiseul de Saint-Hyacinthe. Il le remercie de l’envoi de ses Recherches philosophiques :
« C’est ici philosophia prima, comme l’appelait Descartes, ou theo-
" logia prima, comme on l’appellera si on y fait attention... Attaché « par devoir et par les bienfaits du Roi à l’Académie des sciences, je « n’ai pu donner que des niomens passagers à une pareille élude... >■ Je suis actuellement occupé à l’histoire de l’Académie des sciences « de l’année 3741; je n’en avois accepté le secrétariat qne ponr trois « ans... honneur très-casuel et très-dangereux par la comparaison d’un « prédécesseur tel que M. de Fontenelle... » {Très-belle lettre.) [3 portraits.)
654 MAIRES de la Commune de Paris. (5 lettres autographes
signées.)
— Bailly (Jean-Sylvain), premier maire, du 16 janvier
1789 au 19 septembre 1791, né 1736, décapité le 11 novembre 1793.
1 page in-i2, du 3 juin 1788 , adressée à M. Perronet, directeur des ponts et chaussées, sur un projet d’amélioration du cours des eaux de la Seine ; « Nous concluons donc à supprimer le pont Marie.... « nous n’avons pas voulu présenter cette conclusion à l’Académie sans « avoir voire avis... » (En tête de ladite lettie se trouvent sept lignes autographes de M. Perronet, qui approuve cette conclusion.')
— PÉTiON (Jérôme), dit de Villeneuve, deuxième maire, du 14 novembre 1791 au 2 décembre 1792, né 1761, trouvé mort, près Saint-Émilion, en 1793.
Demi-page in-l^, du 8 décembre 1791, au ministre des affaires étrangères, pour lui recommander M. deBeauford, auteur d’un ouvrage de diplomatie, intitulé : le Grand Portefeuille politique. (Joint une pièce signée, fort curieuse par sa date, i septembre 1792, et le cachet de la ville fieurdetisé, avec le bonnet de la liberté.)
— Chambon (Nicolas), troisième maire, du 2 décembre 1792 au 14 février 1793, né 1746, mort 1826.
2 pages et demie in-foL, datées du 23 avril 1794, et adressées à I Assemblée de la Commune, traitant des diverses questions qui peuvent se rattacher à la fabrication du pain dans Paris. {Très-belle pièce.)
— Pache (Jean-Nicolas) , quatrième maire, du 14 février 1793 au 10 mai 1794, né 1740, mort 1823.
I page in-i, du 7 août 1794, relative à l’envoi de voitures de farines : »< ... Que ce service soit fait très-promptement, et je compte, « comme je vous l’ai déjà marqué, sur votre patriotisme. »
— Lescot-Fleukiot (J.-A.-C.), cinquième et dernier maire, du 10 mai au 28 juillet 1794, né 1760, décapité \q 28 juillet 1794.
I page in■l^ , du ii messidor an II. Il annonce « ... une victoire « complète, remportée par les braves soldats de la République sur les « satellites des despotes... »
Joint un portrait de Ba'illy, 3 gravures épisodiques.
655 MAISTRE (Joseph-Marie, comte de), l’auteur des Soirées de Saint-Pétersbourg, du Livre du pape, etc., etc. , né 1753, mort 1821.
—•Maistre (Xavier, comte de), son frère, l’auteur du Voyage autour de ma chambre, du Lépreux de la vallée d’Aoste, etc., etc., né 1764, mort 1852. (2 lettres autographes signées.)
Celle de Joseph-Marie, r page in-!^, sans date, mais avec cachet aux armes, adressée au marquis d’ AzegUo, à Rome. Belle pièce, au sujet du renvoi des Jésuites de l’empire de Russie, u ... La puissance c< catholique. . . laissa publier la bulle de destruction. . . la puis- .1 sance schismatique, co«//'0('/'e (Catherine II), repoussa la bulle...»
Celle de Xavier, de demi-page in-t\, datée du g décembre i838, est pour répondre au désir d’un amateur d’autographes, d’avoir une lettre de lui dans sa collection ; «... Je vous prie de lui dire com- « bien je serai flatté. . . sans toutefois croire de mériter cet hon- « neur. . . » ( Les 2 portraits.)
autographes.
656 MAITRES DE DANSE ET DE BALLETS. (4 lettres et
une 'pièce autographes signées^ une lettre autographe
et une pièce signée.)
— Dauberval (Jean Bercher, dit), né 1742, mort 1806.
r page in-i, ii vendémiaire an XI, à M. Perregaux. Il lui offre une garantie pour 25,ooo liv. sur ses biens ruraux tjui -valent plus de 45o,ooo liv.
— Gardel (Pierre-Gabriel), né 1758, mort 1810. Portrait.
Obligation de 2,000 liv., au proût de M. Richomme, en date du
20 décembre 1820. «. . . Je déclare adhérer et pour billets
« d'Opéra que le préteur désire. . . •>
— Bandiéri de Laval (Michel-Jean).
Quittance , du 3 février 1791, de la somme de 1,000 liv., pour ses nourritures des 6 derniers mois 1790, comme maître à danser des Enfants de France.
— Milon (Louis-Joseph), né 1763.
I page in-<i, du ... à M. Perregaux, qui désire assister au début d’une danseuse. (^Curieuse pour V orthographe.)
— Aumer.
1 page in-i, du i5 février i8. . Il remercie des compliments qu’on lui adresse, et refuse d'accepter le bon joint à la lettre qui les contient.
— Albert (Ferdinand Decombe, dit).
-2. pages in-li, àn ii juin 1840, relatives à un entretien qu’il demande à M. Léon Pillet, directeur de l’Opéra.