AUTOGRAPHES. (Diverses no^es et s?ÿna/um
— Caffarelli (Auguste, comte), lieutenant général , pair de France, etc. Portrait.
— Rivière (duc de), lieutenant général, ambassadeur, etc. Portrait.
— S.vi>te-Aülaire , de V Académie française, etc.
— Ravez, président de la Chambre des députés. Portrait. — Tr-vcy (Victor Destutt de), député. Portrait.
— Teste, avocat, ministre, etc.
— Bétuisy (comte de), maréchal de camp, pair, etc.
— Cailleex (de), directeur général des musées.
— Nibotet (Eugénie), femme de lettres.
— Court, peintre.
— W'iXTHERHALTER, peintre.
— F.vtolles, homme de lettres.
— Chauvet, homme de lettres.
— SiGXOL, peintre, membre de l'Institut.
— Axquftil-Duperron , de l’Académie des Inscriptions. Portrait.
— Jjvy, de V Académie française. Portrait.
— Saixte-Beuve, de l’Académie française.
— Millevoye, poète. Portrait.
— Delrieu, poète. Portrait.
— Roger de Beauvoir, homme de lettres. Portrait.
— V.vx-Spaexdoxck, peintre de fleurs. Portrait.
— Llvdiéres, homme de lettres, député, etc.
— MéR-\rd de Saext-Just, homme de lettres. Portrait.
— Rémusat (Charles), de I Académie française. Portrait.
— Halév'Y (Léon), homme de lettres.
108 AV.AUX (Claude de Mesmes , comte d’), l’un des représen-
tants de la France au congrès de Munster, qui amena la conclusion du fameux traité de Westphalie, en 1648, né 1.595, mort 1650. {Lettre autographe signée.)
2 pages in-fol. Belle et importante pièce, du jour de la Penlecôle i635, à Monseigueur. «... Envoyant uu homme exprès en cour, je « n’ay pu obmettre l occasion de vous renouveller mes devoirs, et de « vous rendre compte sommairement de ce qui se passe. . . De F air « que s’y prend l’ ambassadeur d Angleterre, il semble quil ait ordre
U de moienner la guerre et non la paix » ( Cachet aux armes,
portrait.)
109 AVOCATS. (2 lettres et 3 pièces autographes, signées.)
— CocHix (Henri), né 1687, mort 1747.
Reçu, daté du i5 avril 174s, de la somme de 5oo liv. pour ses honoraires du conseil de Mgr le duc de fiomV/on, |>enJanI l’année {Por'rait^
AÜTOGKAPHhS.
— Gekbier ( Pierre-J ean-Baptisle), né 17:25, mort 1788.
I page in-!^, du 29 avril 1784, à M. le cotnie de . que mes <• platanes seront beaux ! qu’ils me seront chers donnés avec tant de « grâces et tant de bonté! Ils deviendront le plus bel ornement de <■ mon hermitage. . . » (Portrait.)
— Vermeil (François-Michel), né 1730, mort 1810.
I page et demie , de Saint-Cloud, le 4 octobre 1787, à M. Chanlaire, son gendre. Jolie lettre, où, au milieu de détails intimes de famille, se trouvent ceux-ci : •< . . . des chansons ont été chantées « dans les rues en l’honneur du Roi et du Parlement. . . une effigie « a été exposée place Dauphine. . . avec un écriteau devant et der- « rière portant ; de C*** (Galonné) dit Vuide-Goussel, la tête pleine « d'artifices. Et cette figure tenait en sa main un panier percé. . . « La brûlure s’en est faite avec beaucoup de gaieté. . . »
— Target (Guy-Jean-Baptisle), né 1733, mort 1807.
ti pages i«-4, 19 janvier 1799. Consultation sur la validité de dis positions testamentaires; ensemble \\n avis du 17 mai 1790, donné en la qualité de membre du Comité de Constitution. (Portrait.)
110 AVOCATS. (4 lettres, et 1 pièce autographe signée.)
— Ferey (François-Placide-Nicolas), né 1735, mort 1807.
I page in-^, 6 floréal an. . Il réclame la faveur du maintien d’une justice de paix, au Neuhourg, chef-lieu de canton.
— Camus (Armand-Gaston), né 1740, mort 1804.
I page in S, du 7 messidor an I. Il demande à l’imprimeur Baudouin s’il ne doit pas de l’argent pour la l'able de l’Assemblée constituante. (Portrait.)
— Tronson-Ducoudray (Guillaume- Alexandre), né 1750,
mort 1798.
I page in-i, du i3 messidor an II. Transaction passée avec son jardinier. Joint le fac-similé d’une lettre relative à sa réception comme avocat. (Portrait.)
— Chaüveaü-Lagarde, né à Chartres 1765, mort 1841 .
I page in-^, du 6 février i8i8. Il demande une audience, «...comme « chargé de stipuler auprès du gouvernement les intérêts d’un peuple « ami de la France. . . » (Portrait.)
— Romiguières (Dominique-Jean-François-Louis), né 1775,
mort 1827.
I page in-ti, 9 mai i8i6 , à M. . . . «... J’ai déjà parcouru « tous les numéros de votre journal , j’en suis enchanté. . . l’exécu- « tion est parfaite. . . » (Portrait.)
111 AVOCATS, (6 lettres autographes signées.)
— Delacroix-Frainville (Joseph), né 1749, mort 1831.
I page et demie in-l^, du ...., relative à diverses causes de procédures soumises à l’appel eu cassation. (Portrait.)
— Bellart (Nicolas-François), né 1761 , mort 1826.
I page in-t^, du i3 avril 1821, à Mme la comtesse Du Cayla : « J’aurai grand plaisir à seconder vos vues charitables près du Con-
<• seil général quand votre demande passera sous ses yeux. Je retiens « votre lettre et celle de M. le cardinal pour en profiter, c’est de la
« discussion » (Ensemble une lettre autographe signée d’un autre
Bellart , aussi avocat, et également adressée à Mme la comtesse Du Cayla. Portrait.)
— Billecocq (Jean-Baptiste-Louis-Josepli), né 1765, mort
I page in-h, du 26 septembre 1827. Il s’excuse sur des motifs de santé, de ne pouvoir assister le 29 à la tenue du chapitre de l’ordre de Saint-Michel, dont il est chevalier, [Portrait.)
— Bonnet.
I page et demie in-t^, du 18 novembre 1826. Il réclame l’indulgence du ministre pour un jeune licencié qui a soutenu sa thèse et auquel on a retenu son diplôme. [Portrait. j
— Tripier (Nicolas-Jean-Baptiste), né 1765, mort 1846.
I page in-8, du i5 floréal an ..., relative à la convocation d’une assemblée générale de créanciers. [Portrait.)
— Mauguin (François), né 1785, mort 1854.
I page in-8, du ...., à son confrère Latrujfe Montmelliant. 11 emporte à Marly des notes et mémoires pour travailler à temps perdu. [Portrait.)
112 AVOCATS. (6 lettres autographes signées.)
— Vatimesnil (Lefebvre de), né 1789.
1 page in-8, 6 juillet i83o, au chevalier Dupont. « .... Vous me « rendez justice en disant que je suis ami sincère du roi.... « (Portrait.)
— Berville (Saint-Albin), né 1792.
2 pages et demie in-t^, septembre 1824. Il donne la note des différents ouvrages qu’il a publiés dans son jeune temps, tels que : Les adieux d’un Poëte et le bonheur de l’Etude, en vers; puis en prose ; l’Eloge de Delille, celui de Rollin, etc., etc. [Portrait.)
— Barrot (Odilon), né 1790.
I page in-8, du i5 mars i833, à M. Peligot, ancien administrateui des hospices. Il ne se rappelle pas la nature des fonctions qu’il lui avait confiées, il croit cependant que c’était une inspection, et non une comptabilité. [Portrait.)
— ISAMRERT (François- André), né 1792, mort 1857.
I page f/2-4, du 21 août 1824, relative à diverses affaires de procédure, en pourvoi devant la Cour de cassation. [Portrait.)
— Hennequin (Antoine-Louis-Marie), né 1786, mort 1840.
1 page in-t^, du i6 juillet i83t. Il envoie un mémoire à consulter et demande une conférence avec M. Pardessus. [Portrait.)
— CoFFiNiÉRES (Antoine), né 1786.
2 pages in-ti, du lo avril 1828. Il envoie un exemplaire de sou dernier ouvrage, dont il désirerait qu'il fût parlé daus le Moniteur avec la même bienveillance que de son Analyse des Novelles de Justinien.
113 AZAIS (Pierre-Hyacinthe), né en 1766, mort en 1845. [Let-
tre autographe signée.)
Belle lettre de 3 pages iu-ty, datée du î5 octobre 1806. «Je ne « m’exposerai plus à un affront semblable à celui que j’ai reçu, le « 25 septembre, de vous et de l’assemblée, je ne demanderai plus que « l’on m’écoute; mais je ne sacrifierai point les droits qui me sont « donnés par mes découvertes et je ne craindrai point que l’Institut « refuse de reconnaître et de constater ces droits. On peut être pré- « venu contre moi, mais on ne sera point irrévocablement prévenu
« contre la vérité et la justice »
Joint une seconde L.-a.-s., en date du i'*' avril 1828, 2 pages
in-i, au vicomte de « Je n’insiste que sur le nombre de mes en-
« fanis et la gêne depuis longtemps accumulée de ma position .... » (^Portrait.)
114 BABEUF (François-Noël), se disant Caïus Gracchus, né
en 1764, décapité le 25 mai 1797. 4 portraits.
— Darthé ( Auguste-Alexandre ) et ses deux principaux complices, né 17.., décapité le 25 mai 1797.
— Büonarotti (Michel), né à Florence, dans la famille du célèbre Michel-Ange. Portrait. [Gne pièce et 2 lettres autographes signées.)
La pièce autographe signée de Babeuf est un extrait du procès-verbal de l’assemblée électorale du département de la Somme {dont Babeuf était un des administrateurs), du 3 septembre 1792 , constatant que M. Asselin, juge à Péronne, a été proclamé le 8® député du département de la Somme à la Convention nationale, i page in-ti.
La lettre autographe signée de Darthé, de 1 page in-h, datée d’Ar • ras, le 29 floréal an II, est adressée au conventionnel Lebas. « Encore « une contradiction, mon cher Lebas, dans notre marche révolution- « naire; quelle surprise ce malin en sortant du tribunal ou nous 'ue-
« nions de prononcer la mort de deux grands conspirateurs Je te le
« dis, la cessation de ce tribunal serait une calamité publique.,., Lebon « t’embrasse. »
Celle autographe signée Büonarotti, de i page in-t,, datée du Temple, le 21 thermidor an IV (8 août'1796), est adressée au ministre de la justice : « Profondément affligé de la séparation absolue d’une femme » qui fait toute la consolation de ma vie, je vous prie de me permettre
« de la voir le 10 août Je vous prie aussi de me dire quelle est la loi
« qui empêche ma femme de vivre prisonnière avec moi.... »
Joint le fac-similé d’une lettre de Babeuf, du 28 messidor an IV.
i 15 BARNAVE (Antoine-Pierre-Josepli-Marie), député aux états généraux, né en 1761, décapité le 29 octobre 1793. [Fragment autographe.)
2 pages et demie in-^. Considérations sur les conséquences que pourrait entraîner l’état de guerre pour la France en révolution et qui paraissent avoir été inspirées par la question de déclaration de guerre, qui occupa l’Assemblée nationale en 1790, question qui fut spécialement traitée par Barnave.
Ensemble une lettre et une note autographes signées Barnave Saint-Germain, qui indiquent la soui'ce d’où provient ce fragment au.. lhentiqué d’ailleurs par le fac-similé de l’Isographie. (La lettre, datée
de Grenoble, le 9 février 1840, est adressée à M. Théodore de Lameth.)
Joint une curieuse note autographe de Buvignier, député à V Assemblée nationale de 1848, sur Barnave. (2 portraits et une gravure épisodique.)
116 BARRY-CÉRÈS (le comte Jean du), dit le Roué, né
1722, décapité à Toulouse le il janvier 1794. [Lettre autographe signée.)
4 pages in-folio, datées de Bruxelles, le 4 novembre 1778, et adressées à Lamoignon de Malesherbes. Très-belle lettre où se trouve un précis de sa vie et particulièrement ce passage sur sa belle-sœur, la comtesse Dubarry : « ....Lebel fut chargé des ordres du Roi; et « Lebel avec qui elle ni moi n’avions de liaison en poursuivit l’exé- « cution auprès d'elle seule. Néanmoins, avant de la conduire à Com- « piègne, il voulut qu’elle n'y parût que comme l’épouse de mon « frère, ce à quoi je me prêtai, ainsi que lui, sans autre motif certai- « nement alors que celui d’une aveugle et respectueuse obéissance.,.. » Les mots : à M. de Malesherbes, sont de la main de, Villenave, auquel cette lettre a servi pour la composition de l’article du comte Jean, dit le Roué, qu’il a fourni à la Biographie universelle. (Supplément, tome XLVII, page 226.)
117 BARTHÉLEMY (Jean-Jacques), abbé, membre de l’Aca-
démie française et de celle des inscriptions , garde du Cabinet des médailles de la Bibliothèque royale, né 1716, mort 1795. 2 portraits.
— Barthélemy-Courcay (André), son neveu, comme lui garde du Cabinet des médailles de la Bibliothèque, né 17. mort 1800. (2 lettres autographes signées.)
La lettre de l'abbé Barthélemy, datée du 8 avril 1762, est adressée à M. de la Condamine. « Vous trouverez, Monsieur, la note que U vous me faites l’honneur de me demander à la fin de ma Dis- •< sériation sur les monumens de l’ancienne Rome.... Je trouve vos «remarques très -justes, mais je me suis coutenté de citer des €• faits... »
Celle de son neveu, datée du 8 frimaire an IV, est une réponse au ministre des affaires extérieures, qui lui demande un employé sachant le grec moderne.
Joint le fac-similé d’une lettre de l’abbé Barthélemy.
118 BASSOMPIERRE (François de), maréchal de France, co-
lonel-général des Suisses, né 1579, mort 1646. (Pièce signée.)
I page in-fol. sur papier. Belle pièce, avec le cachet aux armes et le contre - seing, datée du 28 juillet 1627. Sauvegarde pour une maison, ci-devant appelée la Folie-Renaut, maintenant appartenant aux Pères jésuites. (2 portraits.)
119 BAüTRü (Guillaume), comte deSéran, membre de l’Aca-
démie française, à la fondation, né 1588 , mort 1665. {Lettre autographe signée.)
1 page in-fol., du i3 juin 1628, adressée au cardinal de Richelieu. « Je croyoisen parlant du siège de la Rochelle, avoir veu la plus rare
« et digne d’admiration de toutes les choses du monde, mais j’ay bien « remarqué à mon arrivée à Paris quelque chose de moins commun « et de plus grand estonnement, c’est, Monseigneur, d’avoir veu ung « aplaudissement général pour toutes vos actions, et des louanges uni- « verselles pour ung homme qui gouverne cet Estât.... » (Cachet.')
120 BAYARD (Pierre du Terrail , seigneur de) surnommé le
Chevalier sans peur et sans reproche, né en 1476, tué d’un coup d’arquebuse le 30 avril 1524. {Lettre signée et 2 lignes autographes.)
Jolie pièce adressée à M. le trésorier Robertet, sous la date du 26® jour de janvier i .... Il le sollicite en faveur du capitaine Maugiron, lequel lui est grand ami et bien entendu et nécessaire aux affaires du roi, ce capitaine, retenu prisonnier par les Venissiens, étant
sans ressources pour faire sa rançon. « Si, Monsieur, vous prie-
<■ ray-je, attendu le vray amour qu’ay audit eappilaine et le bon service « que a toujours fait au Roi et lui peut encore mieulx faire au temps
« à venir, votre possible faire qu’il luy soyt aydé. i
(D’après la signature, le nom est Bajart, et non Bayard, comme le porte la Biographie universelle.) (4 portraits.)
121 BAYLE (Pierre), né 1647, mort 1706. ( Lettre autographe
2 pages in-l\, du ig janvier 1699, à M. de Vatheben, bibliothécaire. Belle lettre .- « ... Mon dernier paquet a été ouvert à la poste et le <■ précédent intercepté. . . Je ne doute point qu’elle n’ait été remise « à M. Jurieu, afin qu'il en fasse tout le plus mauvais usage qu’il « pourra.. . . Je ne suis pas hors d’inquiétude, sous prétexte qu’il n’y « a rien dans les lettres que je vous écris qui puisse me rendre suspect le « moins du monde à nos maîtres ; mais j’ai des ennemis qui, comme les
« araignées, convertissent en venin les sucs les plus innocents »
(Portrait, avant la lettre, et une notice imprimée.)
122 BEAüHARNAIS (Eugène de), vice-roi d’Italie, sous le
nom de 5. A. I. et R. le prince Eugène Napoléon, né 1781, mort 1824.
— Auguste -Amélie de Bavière, sa femme., née 1788. — Beauharnais (Alexandre-François-Marie), son père, vicomte de), né 1760, décapité le 23 juin 1794. (4 lettres autographes signées.)
Des deux lettres du 'vice-roi, la première, datée de Venise, le 6 décembre 1807, de 2 pages in-li, est adressée an consul de France à Trieste, pour l’informer de la déclaration de guerre de la Russie à l’ Angleterre . « . . . Vous devez garder cette nouvelle sous le secret, et « ne la confier qu’au consul russe, s’il est de cette nation, ou si vous le » croyez mériter cette confiance. . . » La deuxième, datée de Manheim, le. . ., l’est à M. Darnay, son intendant, au sujet des tableaux de sa galerie.
La lettre de la princesse sa femme , de i page et demie in-[^, du 18 août 1833, au chevalier de Planat, se rapporte aux intérêts qu’elle avait en l'rance à cette époque : «... Si M. de. . . ne veut pas se sou- <■ mettre de bonne grâce à ce que les intérêts de mes enfants exigent, « je serai forcée de parler en maître et d'ordonner . . . »
Quant à la lettre du vicomte, de demi-page in-t^, datée du quartier
général de Strasbourg, le lo décembre 1792, elle a pour objet une suspension de promotions dans le grade d’un officier.
Joint le fac-similé d’une lettre à' Eugène Beatiharnais , datée de
Turin, le 18 ventô.se an XIII. ( Les 3 portraits, plus un portrait
d’ Alexandre Beauharnais.)
123 BEAUMAKCHAIS (Pierre-Augustin Caron de), né 1732,
mort 1799. {Lettre autographe signée.)
Datée du g août 1790 et adressée au comte de Montmorin, ministre des affaires étrangères, pour lui recommander le nommé Joseph Perejra, retiré des mains de l’Inquisition d’Espagne. (Il semble devoir être le même que ce Pereyra qui mourut sur l’ échafaud, comme complice d’Hubert, Ronsin, Anacharsis Clootz et autres, le 24 mars 1794.)
.< . . . Je vous le donne pour l’homme le plus capable de bien servir « l’État dans tous les détails fureteurs dont les événements actuels « exigent que vous soyez instruit. . . »
3 o\nl\e fac-similé d’une lettre àt Beaumarchais, du 3i octobre 1790. (3 portraits et un Jac-simile de lettre.)
124 BEFFROY DE REIGNY (Louis-Abel), dit le Cousin Jac-
ques, né 1757, mort 1811.
— Beffroy (Louis-Étienne) son frère, membre de la Convention nationale, né 1754, mort 1804. (2 lettres autographes signées.)
Très-belles pièces, de chacune 3 pages in-i, La première, du cousin Jacques, datée du 6 pluviôse an YII, et adressée au directeur Merlin, de Douai (dont elle porte en tête une apostille autographe signée), a pour objet de se disculper à ses yeux de l’accusation d’aristocratie portée contre lui, sous de vains et faux prétextes; tandis qu’il <■ meurt « de faim à côté d’ouvrages approuvés du public, tandis qu’il ne peut « parvenir à faire jouer les pièces les plus patriotiques . . . , et qu’il « meurt encore de faim à côté de ces dernières pièces , dont celle de >< Silvius Nerva, reçue à l’Opéra en l’an II, et retardée par la proscrip- « lion de Lays, lors de la réaction. . . Je vengeai Lays publiquement « dans mes écrits, et j’attendis qu’il pût reparaître. . . Il reparut, et « Silvius ne fut pas joué. . . »
La deuxième, de son frère, en date du 1 7 frimaire an II, est par lui adressée au comité de sûreté générale, et relative à la levée des scellés apposés sur les papiers du cousin Jacques et à celle du mandat d’arrêt sous lequel il est placé : <■ Tout prouve que ses principes sont ceux « d’un véritable ami de la liberté et de l’égalité. Il s’est montré au « grand jour dans toutes les notes, manuscrits et pièces trouvés chez « lui. On y a reconnu un vrai républicain ; on y a trouvé une pièce i. eu 3 actes. . . tes Prêtres de Dodone, qui prouve que son amour « pour la religion ne lui donne pas de confiance aux prêtres... Il « s’est voué à travailler pour les théâtres, de manière à soutenir l’éner- « gie et à fortifier les âmes républicaines. . . »
Joint une pièce signée de Beffroy de Reigny, en date du 23 mai 1 792. C’est une quittance de 5oo I., à compte de celle de 1,000 1. à lui accordée en avance sur ses ouvrages par le comité directeur du théâtre de Monsieur.
125 BELLAY (Martin du), prince d’Ivetot, etc., mort 1559.
{Une pièce signée.)
Décharge par lui donnée de la somme de 1,200 livres tournois, pour avoir assisté et porté la parole comme l’un des commissaires
du roi , en t assemblée des Etats du duché de Normandie, tenue en la ville de Rouen, au mois de septembre i556.
Joint un opuscule rare, sur les princes dTvetot. (Portrait.)
126 BELLECOUR (Gilles Colson, dit), célèbre comédien, né
à Paris, le 16 janvier 1725, mort 1778. [Lettre autographe signée.)
2 pages et demie in-h, du 3 septembre 1777 : « ... Les menaces « que l’on me fait produiront un effet contraire à celui que l’on at- « tend. Je ne crains ni les talents de MM. Mole, Monvel et Larive, et « je crains encore moins leur personne. Je ne chercherai point à dé- « couvrir s’ils ont part à cette plate méchanceté; je l’éviterai même. « Malheur à eux, si j’en avais la moindre certitude !... » (Portrait, dans le râle du Marquis du Retour imprévu.)
127 BELLOT (Joseph-René), lieutenant de vaisseau, né
1826, mort 1853, pendant l’expédition anglaise à laquelle il s’était associé , et qui a constaté l’existence d’un passage au pôle Nord, qu’on avait considéré jusque-là comme un problème. (Lettre autographe signée.)
I page in-8 , au docteur . . . , sans date , et écrite de Marseille : « Le temps est superbe, la mer bleue, les femmes ont le pied petit et « des montres d’or. La vie est légère. . . La bouillabaisse est un mets <■ excellent. . . La petite Héloïse est repartie pour Paris. . . »
Joint un article chronologique extrait du Moniteur. (Portrait, avec notice, à figures épisodiques.)
128 BELSUNCE DE CASTEL -MORON (Henri-François-Xa-
vier de), évêque de Marseille , né 1671 , mort 1755. [Lettre autographe signée.)
Belle lettre, de 3 pages in-h, datée du 17 mars 1732, relative à l’aumônier de la garnison du château d'If : «... Quelque étourdi que « soit ce religieux, ni lui, ni ceux qui ont donné des attestations, ne « dévoient pas estre livrés à la haine de toute une garnison. T'oilà le « feu bien allumé dans ce malheureux fort; comment pourra-t-on « l’éteindre?.. . » (Portrait.)
129 BERNIS (François-Joachim, de Pierre de), cardinal, am-
bassadeur, ministre d’État, membre de l’Académie française, né 1715, mort 1794. [Lettre autographe signée.)
Adressée de Rome, le 3 novembre 1779, au prince de Montbarej, ministre de la guerre. Il lui demande la croix de Saint-Louis pour un de ses protégés , et lui parle d’une affaire qui concerne la Datterie : « ... Je ne verrai le Pape qu’après la Saint-Martin. La multiplicité « des demandes et des recommandations les plus respectables me fait « peur, je l’avoue; ce ne sera pas ma faute si je ne réussis pas. . . » Joint une lettre autographe , de r page et demie in- g , à un de ses cousins : « ... L’ambassadeur de Hollande donne son premier dîner
<■ diplomatique. . . J’espère vous voir ce soir chez Lavaupalière •>
(Portrait par Savart.)
130 BERNOUILLI (Jean), né 1669, mort 174«. Portrait.
— Beenoüilli (Daniel), son second fils, né 1700, mort 1782. Portrait.
La lettre de Jean est une magnifique pièce scientifique , de 4 pages in-li, datée de Bâle, le 2 février 1734. Elle traite particulièrement des aurores boréales.
Celle de Daniel, de 2 pages in-^, datée de Bâle le !"■ juin 1754, est adressée à M. Bouguer, de l’Académie des sciences. C’est une jolie pièce, où il est question de Huber, Picard, Çassini, La Coudamine et Bufj’on.
131 BERRY (Charles-Ferdinand d’Artois, duc de), né 1778,
mort assassiné par Louvel, le 14 février 1820.
— Caroline-Ferdinande-Louise (Madame), 5a/emme, princesse des Deux-Siciles, née 1798- [Une pièce autographe et une apostille signée.)
L’apostille autographe signée est du duc de Berry, et apposée au bas d’un état de services du comte de Villemonlée, qui demande une place d’officier supérieur dans les mousquetaires.
La pièce autographe de la duchesse, de i page in-ly, est une lettre de présentation des dames et demoiselles.
Joint une lettre autographe signée de M. le comte Luchesi-Palli,
4 pages i/z-8, du 26 novembre 1837 ; « Madame me charge de
« bien des choses aimables pour vous et pour Mme de Walsh. S. A. R, « a d’excellentes nouvelles de ses augustes enfants. Henri de France a « été faire une tournée à Vienne... » [Portraits et 3 gravures épisodiques.)
132 BERRYER (Louis-Nicolas) , avocat, né 1757, mort 1841.
Portrait.
— Berryer (Pierre- Antoine), son fils , avocat, de l’Académie française, membre de la chambre des Députésetde celle des Représentants, né 1791. Portrait. (3 lettres autographes signées.)
L’une de Berryer père, de 2 pages in-l,, datée du 17 mai 1841,
est adressée au maréchal pour lui faire hommage d’un exemplaire
de ses Derniers niœux sur l'avenir de la France. Belle lettre, dans laquelle est résumé l’iiislorique de sa vie : « Ruiné eu 1814 par
« la Restauration, je ne lui ai gardé d’autre rancune que pour la mort « de mou illustre client, le maréchal Ney... »
Quant aux deux lettres de Berryer fils, l’une de 3 pages in-i, du...,
adressée à M. Walsh, se rapporte à la fondation du journal l’Echo
» J’ai eu le projet de lui donner un grand développement... J’ai
« eu besoin du concours de mes amis politiques et de lier le jour- «■ nal à une organisation électorale... » Et la seconde, de i page in-S, concerne la défense de Louis-Bonaparte devant la Chambre des Pairs.
133 BERTHIER. lettres autographes signées et une pièce si-
gnée.)
— Berthier (Pierre-Alexandre), prince de Neuchâtel et de Wagram, vice-connétable de l’empire, etc., etc., né 1753, mort 1815.
I page in-h, du 3 novembre 1792, signée Xt citoyen Alexande Berihier, adressée au ministre de la guerre [Pache), pour qtie sa conduite
.soit jugée. Ensemble, une seconde lettre, de i page /«-4, du quartier général de Vérone, le i''' pluviôse an V, est adressée aux commissaires du gouvernement à la recherche des objets d’art ; « Le gé-
« néral en ehef approuve tout ce que vous avez fait à l’abbaye de « San-Benedetto, et trouve très-convenable que vous vous rendiez à « Modène »
Plus, une pièce signée le prince Alexandre , datée du 6 novembre 1807, pour quittance de 27,777 fr- 7® c., montant de son traitement de vice-connétable pour le mois d’octobre 1807. (Portrait.)
— Berthier {V\çXox-Léo^o\à), frère du précédent, commandant du Hanovre, né 1770, mort 1807.
I page in-^, datée de Hanovre, le 26 messidor an ... , adressée à son frère Alexandre, pour qu’il fasse rendre à sa famille le fils d’un marchand de cette ville.
— Berthier (César), frère des précédents, commandant de la Corse, mort 1819.
Apostille, de lo lignes in-fol., sur une lettre datée à’ Ajaccio, le i4 octobre i8ii, et adressée au duc de Feltres, ministre de la guerre, pour qu’il soit donné des capotes au régiment dit de la Méditerranée, ainsi qu’on l'a fait pour le bataillon colonial.
— Berthier (Jean-Baptiste), père des trois précédents, ingénieur, directeur du dépôt de la guerre, né 1721, mort 1804.
I page in-f^, datée du 1 5 messidor an IX. Curieuse par la qualité qu’y prend Jean-Baptiste de père du ministre de la guerre, et une orthographe qui n’est ni celle de Dumarsais, ni celle de Voltaire.
Joint le cachet du prince de Neuchâtel et de Wagram, et un jacsimile d’une lettre datée par lui de Château-Thierry, le 12 février 1814. (Curieuse.)
134 BERVICK (Jacques Fitz-James, duc de), maréchal de
France, né 1670, mort 1734. {Une lettre autographe signée et 1 note autographe.)
La lettre, datée du 9 août 1725, est pour recommander un officier ; « Je vous serai très-sensiblement obligé des bontés que vous voudrez « bien avoir pour lui, dans les grâces qu’il a le dessein de demander
« à M. te Duc » (i page in-l^.)
La note est un calcul pour se rendre compte des forces militaires qui étaient en Lombardie, à Naples et en Sicile, à l’époque du 4 Juin 1780. (i page i//-4.)
Joint une seconde note, sans date, présentant, de même que la première, un calcul des forces militaires en Ilalie. (Cette note est autographe.) (Portrait.)
135 BEüGNOT ( .lacques-Claude, comte], conseiller d’Etat,
ministre, etc., etc., né 1761, mort 1835. Portrait.
— Beugnot (Auguste -Arthur, son fils, vicomte), membre de l’Institut, pair de France, etc., iié 1797. (2 lettres autographes signées.)
La lettre du comte Beugnot est une belle et intéressante pièce de 4 pages in-4, sur les misères attachées à l’occupation de la France par les armées alliées en i8i5 : « Que voulez vous qu’oii fasse? Vce
« vicùs! est toute l’explication que l’on peut donner de tout ce qui « se passe... »
Celle du vicomte se rapporte à l’impression de son Histoire de la décadence du paganisme en Orient: «Si vous me laisser longtemps « encore relire mon ouvrage, je crois que je finirai par le recommen- « cer tout entier. «
136 BICHAT (Marie-François-Xavier), médecin physiologiste,
né 1772, mort 1802. [Deux fragments autographes.)
Ces fragments, de chacun 1 page in-JoL, se rattachent à l’un des ses principaux ouvrages, celui de {'Anatomie descriptive.
Ils ont été donnés au baron de Tremont, ainsi que le constate le billet ci-joint, autographe signé du docteur A. Trousseau, ainsi conçu ;
« Mon cher ami, voici un Bichat pour vos étrennes. C’est une page « de son Anatomie descriptive. Tout à vous, A. Trousseau. 3i décem- « bre 1846. »
En tête de ce billet se trouve la note suivante, autographe du baron de Trémont : « Le docteur Trousseau a obtenu la 2® feuille ci- « jointe quelques jours après. »
3 omXxma notice imprimée sur Bichat. (3 portraits, dont celui gravé par Adam.)
137 BIÈVRE (Georges, maréchal, marquisde), né 1747, mort
à Spa, en 1789. Ce qui lui fit dire, au moment d’expirer : « Je m’en vais de ce pas. » [Lettre autographe signée.)
1 page in-i, du ii mars 1787, adressée à M. de Vandoyer pour affaires d’intérêts particuliers avec M. de Saint-Léger.
{Portrait, avec ces deux vers ;
Beverley n’aurait pas éprouvé tant de maux . S’il eût passé sa vie à jouer sur les mots.
{Plus un second portrait.)
138 BIRON (Charles de Gontaut, duc de), maréchal de France,
né 1562, décapité à la Bastille, le 31 juillet 1602. [lettre autographe signée.)
Belle et importante lettre, de 3 pages in-fol., datée de Beaune, le 4 octobre (i5g.), adressée à M. dcVilleroy, premier secrétaire d’Etat. C’est un curieux document où percent les mécontentements qui furent le
germe de la trahison de Biron envers son maître : « Toutefois,
" je me remets à tout ce qu’on voudra ne me sousciant en nulle « fasson de la Bresse et ne veux charge, que si ou ne m’y laisse l’en- « tière disposytyon, voulant avoir l’honneur de bien faire et le blasme « du mal. Aussi le Roy, puysque j’en avois fait les premiers fonde- « mens avec beaucoup davances du mien, rrCen devait laisser l'entier « manyement » {Portrait du temps.)^
139 BIRON (Louis- Antoine de Gontaut, duc de), maréchal de
France, né 1701, mort 1788. Portrait.
— Biron (Armand-Louis de Gontaut , duc de Lauzun , son neveu et héritier, devenu par la mort de son oncle duc de), député à l’Assemblée constituante, général des armées de la République, né 1747, décapité le l*’’ janvier
1794. Portrait, {Deux lettres autographes signées et une pièce signée.)
La lettre autographe, signée du maréchal, datée du i6 septembre 1761, est de I page et demie in-^, et relative à la demande du gouvernement de Ncujbrisach, pour un de ses parents qui a été longtemps page du roi, et pour lequel Sa Majesté a toujours eu des bontés
\a pièce, signée du même, est une partie, de 6 pages in-fol., d’un bordereau de dépenses ; curieux document sous le rapport de la quotité des chiffres appliqués aux dépenses en 1770. {Deux lignes sont autographes.)
Quant il la lettre autographe signée du général, de i page in-fol. , datée de Niort, le 3 juin 1793, elle est adressée au commandant des
Sables d’Olonne : « La confusion inexprimable qui règne encore
« ici, mais qui va, j’espère, se débrouiller, ne me permet pas de vous « envoyer tous les secours dont vous avez besoin... »
140 BITAüBÉ (Paul-Jérémie), de l’Académie des inscriptions
et belles-lettres, né 1732, mort 1808. {LcAtre autographe signée.)
2 pages in-t^, du 17 vendémiaire an VI, adressée au Président du Directoire exécutif {Rève\\\kre-Lèpem\). Il lui adresse ses remerciements
pour les divers ouvrages dont il a bien voulu le gratifier : « Voii-
« drez-vous bien agréer, non comhie un retour, mais comme un léger
« témoignage de ma reconnaissance mes Bataves et ma 6® édition
« de Joseph?... Pardon si, n’en ayant pas de reliés en ce moment, je « vous les présente sous une forme peut-être un peu trop démocra-
« tique » {Portrait et une caricature {rare) ; plus un portrait
O d‘ Homère.)
141 BLANCHARD ( Jean-Pierre) , aéronaute , né 1753 , mort
— Blanchard (Marie-Madeleine-Sophie Armant, dame), sa femme , également aéronaute , née 1778 , tuée en taisant sa 67® ascension à Tivoli, le 6 juillet 1819. (2 lettres autographes signées.)
La lettre de Blanchard , de i page in-!\, est adressée de Potsdam, le 5 octobre 1788, à S. M. le roi de Prusse, au sujet d’une ascension qu’il se propose de faire à Berlin, au profit des pauvres de la loge maçonnique dite La Nouvelle-York de l'amitié, dont il a la faveur d’être membre.
Celle de sa femme, de i page in-k, du 5 avril 1810, est adressée au général comte de la Riboissière, pour le prier de lui continuer sa protection auprès du maréchal Bessière. Il s’agit d’une esquisse qu’elle désirait lui présenter. {Les 1 portraits et une gravure épisodique.)
142 BOILEAU (Jacques), docteur de Sorbonne , cbanoine de
la Sainte-Chapelle de Paris, etc., etc., frère de Boileau-Despréaux, né 1635, mort 1716. Portrait.
— Boileau (Gilles), son père , greffier de la grand’chambre du parlement de Paris , né 1584, mort 1687. Portrait. [Une lettre autographe signée et une pièce signée.)
La lettre autographe signée, de Jacques Boileau , de 2 pages in-X, datée de .Sens, le 24 mars 1678, est adressée à M. ... Il l’entretient
Gi
d’une affaire qui intéresse le chapitre de Sens, qui veut bien encore de la médiation de l’archevêque, quoique, selon toute apparence, il y ait lieu de s’en défier : « ... Nous jugeons ici qu’il a changé de sen- « tinients, par les lettres que M. Gressier lui a écrites, qui lui gâte « l’esprit. On trouve son esprit tout gâté et tout disposé à recevoir les « fariboles qu'il lui raconte. . . »
La pièce signée de Gilles Boileau est une obligation notariée du i6 septembre lôaS, souscrite conjointement avec son gendre, Jehan Dongois, commis au greffe de la Cour de parlement, lequel a également signé ledit acte.
143 BOILEAU-DESPRÉAUX (Nicolas), né 1636, mort 1711.
{Lettre autographe signée.)
1 page in-i, datée de Paris, le lo juillet 1704. Il remercie son trèscher et très-exact neveu de l’envoi d’une ordonnance sur le trésor royal; mais il n’y a point d’argent au trésor : « ... Si cela dure, je voi « bien qu’au lieu de louis d’or, je vais amasser dans mon coffre quan- « tité de beaux modèles de lettres financières et qui pourront estre de « quelque utilité à ceux à qui je voudrai les prestcr pour les copier; « voilà tes fruicts de la guerre. . . » (Portrait.)
144 BOISSY-D’ANGLAS (François-Antoine, comte de), mem-
bre de l’Assemblée constituante, de la Convention et du conseil des Cinq Cents, sénateur, pair, etc. , né 1756, mort 1826. {Lettre autographe signée.)
Belle et intéressante lettre de 6 pages in-i , datée d’Anglas , le 4 juin 1784, et adressée à F avocat général Servan. Elle roule entièrement sur les sentiments humanitaires et philosophiques : «... Ce « siècle de lumières est aussi celui des vertus. L’homme en s’éclairant « perd de sa férocité naturelle ; des vertus paisibles succèdent dans « son cœur à des vertus héroïques et féroces; il s’accoutume à ne plus « voir un ennemi dans son semblable, et il préfère la douceur de lui « faire du bien à l’avantage de l’asservir. . . » (Portrait et une gravure
' épisodique.)
145 BONAPARTE (Marie- Lælitia-Ramolino, femme de Charles
et mère de Napoléon), née 1750, morte 1816. [Lettre signée.)
Pièce intéressante, de 3 pages in-/i, datée du 12 décembre 1809, et adressée à son fils Lucien ; « ... L’empereur va faire divorce avec « l’impératriee, la chose est décidée et ne tardera pas à être publiée. « On ne s’occupe plus que des formes. Louis va aussi se séparer d’avec « sa femme, mais sans faire divorce. . . Ne aious montrez pas obstiné, « mon cher fils, pour faire ce qu’on vous demande. J’espère qu’il ne se « passera pas longtemps que nous serons tous coiiteuts. .. >>
Vostra affezzionata madré. {Ces trois mots sont autographes.) portra'us, plus celui de Charles Bonaparte.)
146 BONAPARTE (Joseph), roi de Naples, puis roi d’Espa-
gne et comte de Survilliers, né 1768, mort 1844. Portrait.
— Clary (Marie-Julie),sa/cm?we,reinedeNaples,puisrein(‘ d’Espagne et comtesse de Survilliers, née en 1777, morte en 18 . . Portrait. (2 lettres autographes signées et
2 lettres signées.)
La lettre unique, autographe, signée de la reine Julie, de i page
AUTOGRAPHhS.
(m-4, datée du 17 août 1807, est adressée à son beau-frère ÎAtcien honaparte, pour le féliciter sur l’heureuse délivrance de sa femme ; «... Zénaïde se rappelle toujours avec plaisir de ses cousines Lololte « et Lili. »
Des trois lettres du roi Joseph, celle autographe signée, de i page //î-4, est une recommandation au ministre de la justice Abrial ; et des deux autres, signées, la première, datée du 19 vendémiaire an XIV, se rapporte aux fonctions de grand électeur de l’empire, et porte huit mots autographes ; et la seconde, en date du iS février 1814, a pour objet l’escorte à fournir par la garde nationale pour : «... les 6,000 pri- « sonniers tombés hier en notre pouvoir au combat de Nangis, qui « doivent arriver aujourd’hui, à midi, par la barrière de Cbarenton; « indépendamment de la colonne de prisonniers qui doit entrer par « la barrière de Pantin . . . >> Deux mots autographes.
Joint le fac-similé d’une lettre de Joseph , datée de Madrid , le 19 mai i8ii (curieuse par celle de Napoléon, dont le texte est reproduit au dos de ce fac-similé),
147 BONAPARTE (Napoléon), premier consul de la Républi-
que, né 1769, mort 1821. [Une apostille autographe de cinq lignes et ^pièces signées.)
Vapostille, apposée sur la pétition d’un chasseur de la garde des consuls, est ainsi conçue : « Renvoyé au citoyen Eugène pour me faire <• faire en règle et faire conduire le soldat devant le conseiller d’État « Émery. >>
La première pièce signée, sur papier, avec la 'vignette de premier consul, a pour objet une convocation du sénat pour le 12 fructidor an XI ; et la deuxième est un brevet de lieutenant, délivré sur parchemin, au nommé Leroux. Ce brevet porte en outre les signatures autographes de Berthier et de Maret. (Cette dernière porte également la vignette Bonaparte, premier consul de la république.) (5 portraits, dont un avant toute lettre et rare ; plus une gravure et une lithographie épisodiques.)
148 BONAPARTE (Lucien), ministre, ambassadeur, membre
du conseil des Cinq-Cents, sénateur, prince de Canino, né 1775, mort 1840.
— Canino (princesse de), sa femme, né 17. ., morte 18. . . (2 lettres autographes signées.)
Celle du prince, une page in-\, datée de Canino, le 28 décembre i8og, et portant en tête ; A Briot. Il lui recommande les deux enfants du Calabrais , qui lui ont été envoyés pour la culture du coton : « ... Je désire que ce bon vieux papa soit récompensé dans ses en- « fants. . . >>
Celle de la princesse, de i page in-9, du 21 mai . . . , est adressée à iU. Sapey, pour lui rappeler l’insertion de l’article en question, et l’informe qu’elle va demeurer près de sa résidence, rue Saint-Dominique, 79, et que cela lui procurera le plaisir de le voir plus souvent.
149 BONAPARTE (Marie- Anne- Élisa), princesse de Lucques
et de Piombino, grande -duchesse de Toscane, née 1774, morte 1820. (2 portraits.)
— Baciocchi (Félix), son mari, prince de Lucques et de Piombino, né en 1762, mort en 1841. Portrait. (2 lettres autographes signées.)
Celle de la princesse, datée du n décembre 1809, et adressée au
grand juge, ministre de la justice, à Paris, n’est que signée; mais cette signature est suivie à’ un post-scriptum paraphé, de onze lignes au'ographes, qui ne peut laisser aucun doute sur la haute capacité de celle qui l’a écrit.
La lettre du prince, adressée de Talavera de la Rerna, à son beaufrère Lucien Bonaparte, alors ambassadeur de la république française près la cour d’Espagne, est en date du r3 floréal an X : «... Si cela « continue, le soleil ne nous incommodera pas; car, hier et aujour- « d’hui, nous avons marché toujours avec la pluie, et dans quatre jours « nous avons fait i8 lieues... Le général a un peu trop soin de ses « chevaux. . . Si j’ai des lettres d’Éliza, faites-les moi passer. . . »
( Toutes deux de format in-li.,)
Joint le fac-similé d’une lettre de la princesse Élisa, datée du palais Pitti, le i3 juillet 1809, relative à l’ enlèvement du pape.
150 BONAPARTE (Louis), roi de Hollande, comte de Saint-
Leu, né 1778, mort 1846. 2 portraits.
— Beauharnais (Eugénie-Horlense de), sa femme, dite la Heine Horiense, puis duchesse de Saint-Leu, née 1783, morte 1837. 2 portraits. (2 lettres autographes signées.)
La lettre du roi, datée de Paris, le 26 brumaire an II, est adressée à un abbé de ses amis, auquel il mande: « qu’il lui a envoyé une lettre « de l’archevêque de Lyon, son oncle, qui lui propose de le rejoindre « et de lui être attaché jusqu’à ce qu’il trouve le moyen de le faire « employer convenablement à ses lumières et à son caractère. Il lui « demande d’être le premier à apprendre son arrivée. Il va faire un « petit voyage à son régiment, à Joigny, et le prie de remercier ses « bons paroissiens de leur souvenir. >> (i page in-i.)
Celle de la reine, de i page in-8 , datée à’ Augsbourg, le 7 janvier 1S21, est adressée à madame la duchesse de Raguse , pour lui envoyer un petit souvenir, auquel elle aurait voulu mettre une vue d’Aremberg ; mais elle était si mal faite, qu’elle a laissé celle de Vienne, bien qu’elle doive moins la rappeler à son souvenir , ce qu’elle sait bien, au surplus, n’être pas nécessaire.
Joint le fac-similé d’une lettre du comte de Saint-Leu, datée de Soleure, le 7 décembre i8i3.
151 BONAPARTE (Marie-Paulioe), duchesse de Guastalla, née
1780, morte 1825. Portrait.
— Leclerc (Charles-Emmanuel), son premier mari
en chef de l’armée de Saint-Domingue, né 1772, mort 1802. Portrait.
— Borghése (Camille, ynudo), son second mari, gouverneur général du Piémont, né 1775, mort 1832. Portrait. (3 lettres autographes signées.)
La lettre de la princesse Pauline est adressée de Rome à son frère Lttcien Bonaparte « ... Je suis bien souffrante, le froid me fait « bien mal et les médecins me défendent de sortir le soir et même le « jour, excepté quand il fait bien beau. . . « (Cette lettre doit être du 17 décembre 1823, la princesse ayan' quitté Rome en 1824, pour aller aux eaux de Pise, d’où elle se rendit à Florence, où elle mourut.)
Celle du général Leclerc, datée de Paris, le 27 frimaire an IX, et adressée au ministre de la guerre, est relative à un emploi de chef
de bataillon pour lequel il se trouve deux titulaires dans la 21® Lrigade,
'El celle du prince Borghèse, de r page in-t^ (e« italien), est adressée à S. A. I. le prince Joachim (Murat), sous la date du. . .
152 BONAPARTE (Caroline-Marie-Annonciade), reine de Na-
ples, puis comtesse de Lipano, née 1782, morte 1839. Portrait
— Murat (Joachim), maréchal de France, son mari, puis grand-duc de Berg et Glèves, ét ensuite roi de Naples, né en 1771, fusillé\Q 13 octobre 1815. 2 portraits. (2 lettres autographes signées.)
La lettre e Ja Reine, deux pages et demie in-l^, datée de Portici, le 3 octobre 1812 , est adressée au prince de Bénévent: «... Oui, « riiisloire de celte dernière campagne ressemble à un enchante- « ment, et quand dans quelques siècles on lira les histoi iens de celui- « ci, ils seront accusés d’invraisemblance ; cela ne pourra être autre- « ment, puisque non.; qui sommes témoins des événements avons peine « h les croire. . . . J’ai assez régulièrement des nouvelles du Roi ; il « me confirme que l’Empereur est en parfaite santé. Lui-même se « porte à merveille : ainsi quand nous aurons des lettres de Moscou, je « crois qu’il ne nous restera plus rien à désirer. . , »
Celle de' Murat , de 2 pages in-i, du 8 octobre 1806 , à 3 heures du matin, c’est-à-dire 6 jours avant la célèbre bataille d'Iéna, et prescrivant des dispositions stratégiques, pour les préliminaires de cette bataille {belle pièce).
Joint le fac-similé de ta lettre de la reine de Naples Caroline, datée de Paris le ii octobre 1812 , objet principal de ce dossier,
153 BONAPARTE (Jérôme), roi de Westphalie, comte de
Monlfort, né 1784, mort 1860. Portrait.
— Patterson (Élisabeth), sa première femme, née 17. . .
— Wurtemberg (Frédérique-Catherine-Sophie-Dorothée, sa seconde femme, princesse de), née 1783, morte 1835. Portrait. (2 lettres et une pièce autographes signées.)
La lettre de Jérôme, de i page in-t^, est adressée de Rome le i3 ma 1823, à son frère le prince de Canino : «... Maman désire, ainsi « que nous tous, avoir le plaisir de t’embrasser : dans le cas, mon « cher Lucien, où il ne te convint ni de venir, ni défaire connaître « le temps de ton séjour, écris le moi, et je fuirai tout ce qui pourra « Tètre agréable. . . «
La pièce d’ Élisabeth Patterson, autographe signé E. Bonaparte, est un reçu du 3o juin 1814, qui fournit la preuve que cette dame recevait de l'empereur Napoléon une pension annuelle de 60,000 f-. Quant à la lettre de la princesse de Wurtemberg, elle est datée de Cassel, le 6 mars 1809, et adressée à son beau-Jrère Murat, roi de Naples. Elle lui recommande le fils d’un ancien maréchal de camp français, dont la sœur est attachée à la duchesse Louis de Wurtemberg, sa tante : «... Je puis croire que vous ne vous repentirez pas « de l’agi'éer à votre service, en lui accordant une place dans le ci- « vile, qui lui avait été promise par le Roi d’Espagne, avant son dé- « part de Naples ...»
Joint, le fac-similé d’une lettre du roi Jérôme, du 28 août 1809 {très-curieuse). {Une gravure épisodique.)
154 BONNAlRE (Jean-Gérard), maréchal de camp, né 1771,
mort 1816. {Lettre autographe signée.)
Belle et touchante lettre, de 2 pages in-foL, datée de la prison de Sainte-Pélagie , le 9 oclobre 1816, et adressée au ministre de la guerre. «... Votre Excelleaee est convaincue que mon sort n'est pas « mérité [a). 11 est vrai que je comptais mourir en servant l’Etat, « et mort, ou estropié, ou condamné à la déportation, cela revient au « ?néme pour moi... Il m’est dû en solde et indemnités arriérées « 11,374 fr. 96 c., c’est toute ma fortune, je ne rougis pas de vous « le dire ... Je parle à Votre Excellence le langage brusque peut- « être, mais sincère, d’un vieux soldat, dont la conscience ne lui re- « proche rien, qui n’a plus ni crainte ni espérance, ni d’étude à « faire sur la méchanceté des hommes. . . »
155 BORDEAUX (Henri-Charles-Ferdinand-Marie-Dieudonné
d’Artois, duc de), (Ht le comte de Chambord, né le 29 septembre 1820.
— Artois (Louise-Marie-Thérèse d’), sa sœur, Mademoiselle, duchesse de Parme, née 1819. [Une pièce autographe sitjnée et une pièce autographe.)
La pièce autographe signée du prince, de i page in-l^, datée de Saint-Cloud, le i8 juillet 1828, est un passage de l’histoire de François P’’, donné en leçon.
Celle autographe de la princesse est un devoir d’écriture, portant la date du 9 mars 1827.
Joints, à ces deux pièces :
1“ Un certificat d’origine et d’ authenticité desdites pièces.
2" Un fac-similé de la lettre du duc de Bordeaux.
3» Trois lettres de l’année i843, adressées au journal la France , par des légitimistes, M. le comte Lepelletier d’Aunay, le marquis de Franclieu, et le comte de Soignes.
4° Deux pièces , qui sont un ordre du jour du lieutenant général Defrance, commandant la division militaire, et une. lettre d’invitation du maréchal de camp comte de Duifort, sou chef d’élat-major, à l’occasion de la naissance du duc de Bordeaux. La première de ces pièces est des plus curieuses.
5“ Un exemplaire de la Circulaire pour \hommage du château de Chambord au duc de Bordeaux.
6“ Un billet d’invitation à la fête donnée à l’ Hôtel de Ville , pour le baptême du duc de Bordeaux. (5 portraits et 3 gravures épisodiques, avec spécimen de papeterie légitimiste.)
156 BOSSUET (Jacques- Bénigne), évêque de Condom et en-
suite de Meaux, né 1627, mort 1704. [Lettre autographe signée.)
Très-intéressante lettre, de 4 pages in-8, de sa maison de campagne de Germigny, le 8 août 1695, et adressée à madame d’Albert. « Continuez à suivre voslre attrait, recevez sans scrupule les larmes « que Dieu vous envoyé : laissez dire les hommes, écoutez Dieu ; « Ecoutez Jésus : l’épouse se réjouit à la seule vue de l’époux... Vous « avez raison de vous en tenir à St-Augustin. . . Abandonnez-vous à
(a) Condamné à la déportation par un jugement do 16 juin 1816, ce malheureux général, coupabte ieuUment de faiblesse, tut conduit au pied de la colonne de la place Vondéme le 30 pour j être dégradé. Cette aggravation de peine lui fit une telle impression, i/u’il n‘y survécut <iue de deui mois.
« l’amour et à toute l’étendue de l’attrait divin avec une entière dila- . « talion de cœur ; ... On peut s’attendre à tout avec] J. C., pourveu « qu’on veuille l’aimer. Espérez en Dieu à la vie et à la mort. . . J’ai « veu ici le P. Soanen, et je l’ay arresté à souper et à coucher à « l’évéché. J’ai fait tout ce que j’ay pu pour le satisfaire. . . »
Joint le /ac-iim/7e d’une lettre àe Bossuet. {Portrait (par £delinck)\ plus celui par Savart et une gravure épisodique avec notice.)
157 BOSSUET (Jacques-Bénigne), évêque de Troyes, né 1661,
mort 1743- [Neveu de l'évêque de Meaux.) [Lettre autographe signée.)
4 pages in-S, de Troyes, le i3 décembre 1731. Belle lettre, à M. . . . « Tout le monde convient que vous êtes sorti de celte affaire « épineuse et délicate avec honneur : M. le premier président l’a « déclaré ainsi en plein Parlement. . . Vous vous êtes exposé à tout « pour la vérité et pour l’honneur de la religion et le vrai bien de <' l’État. Vous avez souffert, peu de messieurs vos confrères ont la » gloire de partager cet honneur avec vous. . . Jouissés en, monsieur, c< dans le sein de vos meilleurs amis et de votre famille, et rendez an <■ Seigneur toute la gloire qui luy est due de vous avoir soutenu comme « il a fait, par sa grâce toute puissante.
« Honorés-moi toujours de votre amitié. . . » (Portrait.)
158 BOUCHOTTE ( Jean-Baptiste-Noël), colonel, ministre de
la guerre, né 1754, mort 1840. [Lettre autographe signée.)
Belle pièce de 2 pages et demie in-fol. C’est la copie écrite par Boucholte et signée de lui , d’une lettre par lui adressée, sous la date du 28 messidor an VIII, au citoyen Carnot, ministre de la guerre, au sujet d’une décision ainsi conçue : « Le Premier Consul ac- <t corde au citoyen Bouckotte tout ce que la loi autorise , mais rec< fuse de le considérer dans un grade supérieur à celui qu’il a réel- « lement. >•
La discussion, pour l’interprétation équitable de cette décision, est d’autant plus curieuse, que Bouchotte, devenu ministre de la guerre avec le grade de colonel, offre F exemple unique, d’être sorti du ministère sans aucun avancement.
159 BOUFFLERS ( Louis -François , chevalier, marquis, puis
duc de), maréchal de France, né en 1644, mort en
4 pages in-k, du camp de Waseiges, le 3 septembre 1708, à M. de Louville (chargé par Louis XIV d’accompagner en Espagne le jeune Roi Philippe V).
La première partie de cette lettre, écrite par un secrétaire, a pour objet des félicitations sur l’avantage remporté sur les ennemis des deux couronnes , le 3o juin; mais la seconde, entièrement de la main du maréchal, se rapporte à l’honneur qu’il vient de recevoir de Sa Majesté Catholique par l’envoi de son ordre de la Toison-d’Or, ce dont il témoigne en termes fort vifs sa reconnaissance, tant envers M. de Louville, qu’envers Sa Majesté. (Un portrait du temps et une caricature, avec notice imprimée.)
160 BOUFFLERS (Stanislas, chevalier de), de l’Académie
française, né 1737, mort 1815. Portrait.
— Boufflers-Remiencourt (Marie-Françoise-Catherine de
Beauveau-Craon, sa mère, marquise de), morte 1787. Portrait. (2 lettres autographes signées.)
La lettre du chevalier , de ï page iu-l, , datée de Paris, le 1 7 décembre 1774, a pour objet de faire la demande de la noblesse génoise, qui avait été accordée à son frère, en considération de services rendus à la République par Joseph-Marie duc de Boujflers, son parent, lieutenant général, né en 1706, mort en 1747. «... Je ne veux « point faire de démarches sans avoir sur ce point une assurance de « votre part, que le Roi veut bien me le permettre. . . »
Celle de la marquise sa mère, de i page in-l^, du aS juillet 1753, est pour recommander le Président de Boulainvdlers, l’un de ses proches, pour l’obtention d’une charge dans l’ordre de Saint-Louis, devenue vacante par décès.
161 BOURBON (Cliarles, cardinal de), reconnu pour roi de
France sous le nom de Charles X (par arrêt du parlement de Paris du 5 mars 1590), né 1523, mort 1590. Portrait.
— Boürbon (Gbarles de), son neveu , connu sous le nom de cardinal de Vendosme, et après la mort de son oncle, sous celui de cardinal de Bourbon, mort 1594. Portrait. (2 pièces signées.)
La pièce du premier, datée du 26 octobre i566, est un acte d’abandon des droits seigneuriaux, redevances, etc., etc., sur le grand et le petit hôtel de Nesle, sis en la censive de l’Abbaye de Saint-Germain-des-Prez, dont le cardinal était abbé. Ledit abandon, fait en faveur de son très-cher et très-amé neveu le duc de Nemours, subrogé aux acquéreurs desdits hôtels.
Celle signée du neveu est la quittance d'une somme de six mille escus sols, à lui ordonnée pour employer: « .... tant à la despense qui « s’est faicte durant le temps que feu M, le cardinal notre oncle a esté
« en la vdle de Fontenay, que pour des quarante jours, obsèques et
« funérailles de son enterrement. » (Juin i5go.)
162 BOÜRBON (Louise-Marie-Thérèse-Bathilde d’Orléans, du-
chesse de), sœur de Louis- Philippe, dit Égalité, et mère du duc d'Enghien, née 1750, morte 1822. {Lettre autographe signée.)
I page in-k, du 1 5 novembre 1820, adressée au comte de Lawriston, ministre de la maison du Roi. Elle le prie de s’intéresser à la demande qu’elle a faite au Roi d’une place d’écuyer cavalcadour, en faveur de M. Émile de Saint-Martin, âgé de vingt-six ans, pour favoriser son mariage avec la fille de son écuyer. Cette jeune personne n’ayant point de fortune, la place lui servirait de dot. {Cachet.)
Joint un arrêté, signé du conventionnel Maignet, pour que cette princesse soit mise au secret dans la prison du fort Saint-Jean à Marseille. {Pièce historique avec cachet.) {Portrait.)
163 BOüRBON-CONTl ( Amélie-Gabrielle-Stéplianie-Louise
de), dite Delorme, dite Billet, et dite en dernier lieu de née 1756, morte 1825. (t^we et une pièce autographes signées, une lettre et une pièce signées.)
Cette demoiselle se prétendait sœur de Louis-François-Joseph de Bourbon-Conti, dernier prince de ce nom, mort en Espagne en i8i4,
ce qui n’a jamais été prouvé. Quoi qu'il en soit, sa lettre de i page in-foL, du 17 messidor au III, qui ne manifeste que des sentiments honorables, est une pièce historique, appuyée comme elle l’est du certlfi cat de la section du Théâtre français et de l'autorisation du Comité de. sûreté générale. Ces pièces démentent, au surplus, l'assertion de la Biographie universelle {tome LIX) : « .... Qu’il est invraisemblable « que la demoiselle de Montcarziii ait jamais offert des ‘consolations « à l’orpheline du Temple.... »
En ce qui concerne la prétention d’être sœur du dernier prince de Conti, la lettre ci-jointe de ce prince , citée d’ailleurs dans l’article précité de la Biographie universelle, prouverait, par son ton sec, qu’il n’admettait nullement cette prétention. {Portrait rare.)
164 BOURDALOUE (Louis), un des plus célèbres prédicateurs
né 1632, mort 1704. (Lettre autographe signée.)
1 page in-fi, du 5 juillet i6S3, à M. le Pelletier, conseiller d'Etat. c< Je n’appris qu’hier au soir le choix que le Roy avoit fait de « Monsieur vostre frère, pour être conseiller d’Estat. Vous sçavés trop, <■ Monsieur, l’inlérest que je prends à tout ce qui vous touche, pour « n’estre pas persuadé de la joye sensible que j’en ai eiie.... Cette nou- « velle m’a fait faire, par rapport à vous, bien des réflexions qui pour- « ront être le sujet de notre premier entretien... » {Cachet.)
Joint le fac-similé d’une lettre de Bourdaloue à Boileau Despréaux. {Portrait du temps.)
165 BOURGELAT (Claude), fondateur de l’École d’Alfort et
créateur de rHippiatrique, ou médecine des animaux domestiques , né 1712, mort 1779. (2 lettres autographes signées.)
La i'', de 3 pages in-fol., adressée au duc d’ Aiguillon, et datée de Paris, le mars 1774, traite d’une mission donnée pour aller .à Rennes juger de l’efficacité d’un remède contre la morve ; « .... L’au- « teur prétend que tout cheval qui jette au delà d’un mois doit être « déclaré morveux.... Le sieur Flandrin, dans le cours d’une pratique « qui soumet à des traitements 4 ou 5oo chevaux par année, ne sauroit <■ être dupe d’un pareil principe.... »
La 2', de 3 pages in-h, datée de Lyon, le lo mars 1763, est adressée à un de ses élèves, appelé Gamat, pour combattre une maladie sur les animaux : ■< .... Il n’en meurt point, me dites-vous, mais ■< prenez garde que ces sortes de maladies sont perfides...., déliez- « vous donc de l’ennemi et combattez avec les armes que je vous ay « mis dans la main.... >>
Joint une lettre signée de Chabert (Philibert), né en 1724, et mort en 1814, qui fut le successeur immédiat de Bourgelat dans la direction de l’École d’Alfort (2 pages in ty, du 16 octobre i8n). (Portrait.)
166 BOURGOGNE (Louis de France, duc de), petit-fils de
Louis XIV, né 1682, mort 1712. (2 lettres autographes signées.)
La I*'®, de r page in-ti, datée de Versailles, le 25 janvier 1706, est adressée à son beau-père, le duc de Savoie, pour lui dire qu’il a appris avec une sensible douleur la perte du duc de Chablais ; « ... qui « doit avoir été d’autant plus grande pour vous, qu’elle a suivi déplus « près la joye de sa naissance... •> (Jolie lettre, avec un cachet de cive noire, et lacs de soie de même couleur.)
Jja 2®, de t page in-h, est datée du camp de Louendeghen, le 17
juillet 1708, et adressée à Monsieur << Je n’ai rien à ajouter à la
« lettre que vous écrit M. de V endôme, les demandes des ennemis « sont encore trop incertaines pour pouvoir prendre de résolution déc< finitive. Je doute qu’ils soient en état, tant que nous tenons ces U places-ci, de faire le siège d’Ipres et de Lille... » (Portrait, une gravure épisodique et le portrait de la duchesse sa femme, plus uti médaillon du duc et de la duchesse, placés en regard.)
167 BRANTOME (Pierre de Bourdeille , seigneur de l’abbaye
de), né 1572, mort 1614 (rawiewr des Mémoires). {Pièce signée.)
Quittance de ses gages, pour le quartier de janvier, février et mars de l’année i568, de son estât de gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi. (Portrait.)
168 BROGLIE, (6 lettres autographes signées.)
Broglie (Victor-François), duc et maréchal de France., né 1718, mort 1814.
2 pages in-^, du 5 juillet 1788, au maréchal de Ségur. Il demande la permission pour un de ses anciens aides de camp de prendre du service à l’étranger. (Portrait.)
— Broglie (Charles-François), comte, frère du précédent, chargé du ministère seeret sous Louis XV, né 1719, mort 1781.
1 page in-k, du 12 août 1776, au comte deVergennes. Il l’entretient de l’affaire d’un sieur Favier, dont l’arrangement a eu l’agrément du roi.
— Broglie (Claude-Victor), prince , fils du maréchal, député à V Assemblée constituante , né 1757, décapité le 17 juin 1794.
2 pages in-!,, de Strasbourg, le 2 mars 1789, au maréchal de Il
a reçu la commission du Roi pour remplir les fonctions de bailU d'épée dans les districts de Colmar et de Schelestadt et ne négligera rien pour l’exécution ponctuelle des ordres de Sa Majesté. (2 portraits.)
— Broglie (Acbille-Charles-Léonce-Victor), duc,j^/6‘ duprécédent, ministre , président du conseil, membre de l'Académie française, né 1785.
I page in-t,, de Broglie, le 2 juillet 18. . . Il remercie M. le Maréchal de la bonté qu’il a eue dénommer M. de Rilliet, son protégé, colonel du 4® régiment de lanciers.
Joint, deux lettres autographes signées, l'une de la femme du Ministre président du conseil, née de Staël-Holstein, et l’autre de la marquise de Broglie.
La i'®, de 3 pages in-!,, sans date, adressée au comte de Baslard, pair de France, est tout à fait digne de la fille de l’illustre madame de Staël, et la seconde, datée du 29 mai 1823, adressée au comte de Berthier, conseiller d'État, a pour objet de solliciter sa bienveillance en faveur d’une demoiselle Rougé. (Portrait.)
169 BRUNE (Guillaume -Marie- Anne, comte), maréchal de
France, né 1763, assassiné à Avignon, le 2 août 1815. (7 lettres ou pièces , dont deux autographes, signées, et les autres signées.)
i® Pière, du 9 juillet 1792. sla'tcr : î'ndju ^nnt r:r!i>r du 2'’ h :-
tadlon de Seine-el-Oise. C’est le reçu d’une somme de 594 livres 5 sols, pour remboursement de frais de poste de Strasbourg à Paris et retour à Strasbourg, d’où il est parti pour venir rendre compte à M. Servan de l’insurrection du second bataillon de Seiue-et-Oise.
2“ Rappoit, du 6 juillet i792; avec Xapprouvé du ministre (qui était alors M. Lnjard), à fin de payement desdits frais de poste.
3“ Lettre^ de 2 pages in-^, du i5 juillet 1798, autographe, signée; L'adjudant général. Curieuse, notamment par ce paragraphe : *< ... Le « général Lefer a été reçu ici aux cris de : Vive la République! On « nous assure que les rebelles ont évacué Évreux. Il ne restera plus <« qu’à détrôner Buzot à Caen et capturer les officiers de Sa Majesté,
« ainsi que ses conseillers d’État. Un général sans-culotte ne trouvera « pas cette expédition difficile.... »
li° Ordre, du ministre de la guerre daté du 19 fri-
maire an II (9 décembre 1793), ainsi conçu : « Écrire à Brune, géné- « ral de brigade à Bordeaux, qu’il s’est répandu un bruit qu’il avait « extrait 40 chevaux de réquisition, soit pour son usage, ou tel autre « motif, et que je lui demande des renseignements à ce sujet... ■>
5° Lettre, du quartier général de Milan, 16 germinal an VI (5 avril 1798), signée comme général en chef de l'armée d'Italie. Cette lettre, adressée au citoyen Mangourit, président de la république française dans le Valais, est une très-belle pièce sur les affaires de l’armée particulièrement en Suisse: ■< .... Que deviendrait l’Helvétie sous un i< régime militaire qui ne serait tempéré par aucune autorité civile et M paternelle ?... »
6“ Lettre de i page et demie, du 27 messidor an X (16 juillet 1802), autographe signée comme conseiller d’État et général en chef. Elle est adressée au général Berthier, ministre de la guerre, pour lui recommander le lieutenant Laharpe, qui commandait sous Trévise le détachement des gardes qui fit mettre pied à terre à 3oo hussards autrichiens.
7° Lct/re, datée de Toulon, le 22 juin i8r5 (40 jours avant son assassinat), signée: Maréchal lirune. Très-belle pièce, avec corrections autographes, adressée au colonel baron Serrurier, pour l’informer de la soumission de l’armée de la Loire et de celle du duc d’Albuféra, etc., etc. « .... Aucune puissance ne peut empêcher que ce qui « est fait soit fait. Il faut se conformer à la conduite qu’ont tenue les « autres armées, et, lorsque nous quitterons la Provence, pouvoir nous
« vanter justement d’avoir sauvé Toulon » {Portrait et gravure
épisodique rare.) ,
170 BUFFON (Georges-Louis-Leclerc, comte de), né 1707,
mort 1788. [Lettre autographe signée.)
I page in-h, datée de Montbard, le 4 décembre 1752, et adressée à M. de la Condamine, des Académies des sciences de France, d’Angleterre, de Prusse, etc., à l’occasion de son dernier ouvrage : « ... Vo- « tre préface est écrite singulièrement bien, le reste est aussi très- « bon, très-raisonnable, très-modéré, j’ai seulement quelque regret à « la dernière page.... Il paroît que vous voulez mettre Godin et Bou- • « guer aux prises.... »
{Très-jolie pièce, avec cachetât, timbre de poste.)
Joint , -i pièces signées , l’une de Buffon et l’autre Leclerc de Buffon. (4 portraits.)
171 BUFFON (Georges-Marie-Leclerc, comte de), fils du célè-
bre naturaliste, major au régiment d’Agénois («), né
(<i) La Biographie universelle lui donne la qualité de colonel de cavalerie dans rarliclc qu’elle a consacré à sou père-
1764, décapité le 20 juillet 1794. [Lettre autographe signée.)
I page in-i, du g octobre 1793, adressée à M. Chanlaire, éditeur de y Atlas national de France , pour l’informer qu'il a vu Fabre a’Églantine, et qu’il les attendra tous deux le lendemain, à 10 heures.
(Joint une notice biographique sur Buffon fils, et un fragment imprimé, relatif à sa première femme, devenue /u maîtresse du duc d’Orléans, Égalité,')
172 BüGEArD (Thomas-Robert), maréchal de France, gou-
verneur général de l’Algérie, etc., etc., né en 1784, mort en 1849. [Lettre autographe signée.)
Très-jolie lettre, datée d’Exideuil, le n août (i83o), adressée à un général, 3 pages in-t, : « ... J’avais renoncé à la carrière : ma posi- ■< tion, ma famille me l’avaient faite oublier; niais la jialrie réclame « tous ses guerriers pour organiser et conduire une bonne année. Je « ne puis hésiter, et je suspends les jouissances de la famille, pour « remplir le devoir du patriote. Vous savez que les troupes sont mon « élément; les instruire, les former au moral comme au physique, les « conduire au combat, voilà à quoi je suis essentiellement propre. Si.
« pourtant, j'étais placé dans d'autres devoirs, j’y mettrais le même « zèle, la même activité; mais peut-être pas le même savoir. Dès le 2, «j’avais organisé les gardes nationales... « (Portrait, et l'ordre du combat du 14 aoiit 1844.)
173 BrzOT (François-Léonard-Nicolas), avocat, député aux
états généraux, vice-président du tribunal criminel de jParw, membre de la Convention nationale, né 1760, trouvé mort dans un champ près de Bordeaux, en 1793. [Lettre autographe signée.)
I page in- fol., datée de Paris, le 3 septembre 1791. C'est la lettre par lui adressée aux membres du Directoire du département de Paris, pour les remercier de l’avoir élevé à la place de -vice-président du tribunal criminel de Paris. (2 pjtrtraits.)
174 CABANIS ( Pierre-Jean- Georges ), médecin, professeur,
membre de l’Institut, du conseil des Cinq-Cents, du Sénat, etc,, etc., né 1757, mort en 1808. (2 lettres auto graphes signées.)
La première , de i page in-i , adressée à’Auteuil, le 1 1 germinal an XIII, à la füle du poêle Roucher ; « . . . Oui, Madame, le souvenir « de M. votre père me sera toujours cher ! Ses grands talents, ses « malheurs, l’amitié dont il m’avait honoré autrefois, me feront tou- « jours prendre un vif intérêt à tout ce qui lui a appartenu, et je « n’oublierai jamais les années de votre enfance, où j’ai eu l’avautag^ « d’observer les premières lueurs de cet esprit si distingué que vous « avez déployé depuis. Votre suffrage, Madame, et celui de vos amis, « est une digne récompense des travaux entrepris pour éclairer les « hommes... »
La deuxième, de i page in-S, est adressée au directeur Sieyes, pour lui recomgiander le médecin Desgenettes. (Portrait.)
175 CADET (Claude), maître en chirurgie, neveu de Vallot,
médecin de Louis XIV, né 1695, mort 1745.
— Cadet (Louis-Claude), fils du précédent, pharmacien, membre de l’Académie des sciences, etc., né 1731, mort 1799.
I page in-t,, du 9 août 1704-. Mémoire de visites par lui faites à un sieur Tonnelier, qui a cessé de prendre ses avis. {Portrait.)
— Cadet de Vaux (Antoine-Alexis), frère du. précédent, agronome et philanthrope, fondateur du Journal de Paris, né 1743, mort 1828.
I page et demie in-l,, de Franconville, le 2 janvier 1792, au sujet d’une réunion du Directoire du district, à laquelle il conviendrait d’adjoindre des commissaires.
— Cadet Gassicoürt (Charles-Louis), fis unique de Louis- Claude, pharmacien des armées, auteur de divers ouvrages, né 1769, mort 1821.
I page («-4, du 20 pluviôse an II, adressée à Dorat-Cubières. Il lui envoie ses lettres de licence d’ avocat,\e. priant de les mettre au nombre des parchemins que la commune destine à Jaire des gargonsses, et il fait suivre sa signature des mots ; auteur de l' Hymne à la Montagne, et du post-scriptum ci-après : « ... Mon père, instruil de mon dessein, me « commande de t’envoyer ses patentes des académies étrangères. Heu- <■ reux d’appartenir à la république, de pareils titres offenseraient ses « yeux. Rends-liii le même service qu’à moi. Les examens chimiques « que lui confie la Commune sont pour lui des litres qui valent mieux « (jue toutes les académies du globe.. . . « (Portrait.)
— Cadet-Gassicoürt (Ch.-L.-Félix ), fils du précédent, pharmacien, maire du XI® arrondissement de Paris de 1830 à 1833, né 1789.
I page /n-S, du i8 juin i83o ; « . . . On cherche en ce moment à « jeter la division parmi les électeurs du 4® arrondissement ...»
176 CALONNE (Charles- Alexandre de), ministre secrétaire
d’Éfat, contrôleur général des finances, né 1734, mort 1802. [Lettre auioqraphe signée.)
Belle lettre, de 3 pages in-fol., du 4 septembre 1783, au maréchal de Ségur. Elle traite de la question des affaires de la province de Flandres, pendant une absence de Calonne, qui, à cette époque, en était intendant, n’ayant été appelé au conirôle général que le 3 novembre 1783. (Portrait.)
177 CAMBACÉRÈS (famille). (4 lettres autographes signées, un
fragment autographe et 4 lettres signées.)
— N conseiller à la cour des aides de Montpellier, etc.
né 1720.
3 pages in-fol., de Bcdaride, le 25 fructidor an VII, au ministre des finances Robert Lindet , pour réclamer l’arriéré de la pension de 2,000 liv., que lui avait accordée l’ancien gouvernement.
Ensemble copie d’une lettre de M. Lambert, relative à cette affaire.
— Cambacérès (Jean-Jacques- Régis), fis du précédent, membre de la Convention et de l’Institut, deuxième consul. Archichancelier de l'Empire, etc., né 1753, mort 1824.
I page et demie in-',, de Montpellier, le 27 octobre 1774, relative
à l’office de maître des comptes de son père , dont il est à la veille d’être pourvu.
Ensemble un fragment de demi-page iii-^ et une lettre, du 27 germinal an VI, écrite en qualilé de président de l’assemblée électorale du département de la Seine. [Portrait.)
— Cambacérès (Étienne-Hubert), frère du précédent, car-
dinal-archevêque de Rouen, né 1756, mort 1821.
I page in-li , du i6 janvier i8i8, pour inviter les président et membres du tribunal civil de Rouen à assister au service annuel pour Louis XVI, qui sera célébré le 21, dans la cathédrale.
— Cambacérès (N ), baron, neveu des précédents, ma-
réchal de camp, né 1778, mort 1826.
I page in-foL, du 27 janvier i8i3, à l’effet de demander le remboursement de ses frais de tournée pour l’inspection des dépôts de plusieurs régiments d’infanterie et de cavalerie.
— Cambacérès (Marie-Jean-Pierre-Hubert) , frère du précé-
dent, pair de France, né 1798.
Demi-page in-i, du i8 août 1887. Il se fait un plaisir d’offrir des autographes de ses deux oncles, Y archichancelier et le cardinal.
Ensemble une seconde lettre de 2 pages et demie in-t^, du 17 septembre i834, relative aux intérêts d’une mineure. (Une gravure épisodiipce.)
178 CAMPAN (Jeanne-Louise-Henriette Genet), née 1752,
morte 1822. {Lettre autographe signée.)
Curieuse lettre, de 3 pages in-t,, du 20 fructidor an VI : « ... Vous « savez combien il m’est cher; vous savez aussi que sa conduite po- « litique et privée mérite le tendre attachement des siens et l'estime '« des palriotles . . . , le bonheur d’être époux de l’aimable Cornélie et « d’être père de deux petits Gracques. . . C’est dans ce cas que l’on « sent la force et la douceur de cette fraternité dont nos nouvelles lois « nous ont fait don. Je termine ma lettre avec la simplicité qui con- « vient à un républicain tel que vous. . . Je suis niotre concitoyenne. »
Joint une lettre autographe, signée de madame de Lezeau, directi ice de la succursale de la maison des Orphelines de la Légion d’honneur, rue Barbette, i page in-l^, du 18 novembre 1829, avec son portrait. (Portrait et 2 gravures épisodiques.)
179 CAWPISTRON (Jean Galbert de), de l’Académie française,
né 1665, mort 1723. (1° une lettre autographe ; 2“ une pièce signée.)
Ces deux autographes sont émanés de Campislron, en sa qualité de secrétaire du duc de Vendosme, et portent tous deux, en conséquence, la signature autographe de ce prince.
La lettre autographe, datée du 12 octobre 1 707, est relative à un frère chartreux qui demeure à Mantoue (malgré ses supérieurs), où il se mêle, sans mission, des affaires de la chrétienté. «... Il surprend les « ordres des commandants français pour se maintenir... lia fait « mettre en prison un frère chartreux, etc., etc, >• (i page in-i.)
Quant à la pièce signée, datée du camp de Canope, le 10 septembre 1707, c’est un laissez passer pour un soldat qui se rend aux Invalides. (Portrait.)
180 CANOVA (Antoine), né en 1757, mort en 1822. [Lettre
autographe signée.)
I page datée de Fontainebleau, le i8 octobre i8io, relative au portrait de l’impératrice Marie-Louise : « ... Je me suis rendu « aux pieds de Sa Majesté pour lui faire agréer l’hommage de ma reo connaissance. . . au sujet du portrait que je dois faire de S. M. l’imo pératrice. >>(2 portraits, dont un gravé en Italie.)
181 CANTATRICES. [^ pièces signées.) •
— Catalani (Angélique), femme Valabrègue, née 1784,
morte 1849.
I page in-foL, du 8 aodt 1817, à M. le comte de Pradel, ayant le portefeuille du ministère de la maison du roi, pour l’informer qu’elle accepte les conditions qu’il a apportées à l’approbation de son privilège de la direction du Théâtre-Italien. \
— Malibran (Marie-Félicité), née 1808, morte 1836.
Quittance de lo-jS fr„ pour sa première représentation de la semaine courante, 21 avril i83r.
— Pasta (Giudetta), née 1798.
Quittance de 800 //'.,du i5 mars 1823, pour quatre concerts chez S. A. R. Madame, duchesse de Berry.
— SoNTAG (Henriette), comtesse de Rossi, née 1805, morte
Demi-page in-i (en allemand). Cette' pièce est entièrement autographe. (Les 4 portraits et un costume.)
182 CANTATRICES. (4 lettres autographes signées.)
— Merlin (Maria de las Mercedès Santa-Gruz, comtesse),
née 1788, morte 1852.
1 page irt-S, du . . . ., au sujet d’une loterie en faveur des pauvres : « Bravo, la bonne patronne! Vous serez la mienne pour la vie. Voilà « 6o billets. » (Portrait.)
— Sabatier (Eugénie).
Demi-page in-i, du ...., pour demander une loge de spectacle. (Portrait.)
— PuGET (Loisa) (Mme Gustave Lemoine).
2 pages in-i, du . . . ., à Mme Romagnési. Elle lui donne l’iliné-
raire d’un voyage qu’elle veut faire : « Paris, à la Noël, me verra
•• de retour... J’espère que les gros écus vont me tomber comme la « grêle...»
— Mainvielle-Fodor (Joséphine), née 1793.
I page in-i, du 22 mars 18. . : » C’est encore moi qui viens
« vous demander si vous pouvez me faire voir la Chaîne ce soir?... » (Portrait.)
183 CARACCïOLl (Dominique, marquis de), ambassadeur de
Naples , près la cour de France , puis vice-roi de Si-
cile, etc., etc., né en 1715, mort en 1789. (1 lettre autographe signée et 1 lettre autographe.)
La i“, de i page in-i.^ du /, octobre 1780, italien.
La 2', datée de Naples, le 18 août 1774, de 4 pages in-S, est une
pièce iiitéressanle dont il suffit de citer ce passage : « L’entrée
■■ dans le cabinet, dans le sanctuaire de M. Tiirgot, philosophe, sa- '< vant, encyclopédiste, est extraordinaire et remarquable; cela n'est « pas encore arrivé, je crois, depuis l’origine de la monarchie fran- <■ çaise. »
• Joint des copies temps de 5 lettres de Caraccioli, remplies de détails historiques, notamment sur le tremblement de terre de Messine et de la Calabre en 1788.
184 CARNOT (Louis-Nicolas-Marguerite), membre de l’Assem-
blée législative et de la Convention, etc., etc., né 1751, mort 1823. {Pièce autographe signée.)
Cette belle pièce, de 2 pages in-fol., datée du 3 janvier 1794, est la minute d'un arrêté du Comité de salut public, écrite en entier de la main de Carnot, eX portant, avec sa signature, celles de Collot-d' Herbois, Barrère, Billaud-Farenne, Robert-Lindet et Robespierre.
Ce sont des dispositions stratégiques pour les armées du Rhin et de la Moselle. {^Portrait et fac-similé.)
185 CAROLINE DE BRUNSWICK (Amélie-Élisabeth), femme
du prince de Galles, de puis' régent, et roi, sous le nom de Georges IV, née 1768, morte 1821. [Lettre autographe signée.)
I page in-l^, datée du 19 mai 1817, adressée à Lucien Bonaparte,
prince de Canino ; <> Je pars aujourd'hui pour n;e rendre enfin
<■ dans votre paradis. Mon écuyer, qui est chargé de vous présenter cette lettre, et eu cas que, conime la belle saison est avancée, vous .< préfériez i ester à Tusculum, etc. » {Portrait.)
Joint 2 belles caricatures- anglaises devenues rares, plus une lettre autographe signée Barlolomeo Bergami, cet écuyer dont il est parlé dans la lettre de la princesse, et deux portraits de ce même Bergami ou Perganii, baron de Franchina.
Joint aussi une note autographe du baron de Trémont sur ce personnage.
186 CARREE (Armand), écrivain, un des principaux rédac-
teurs du JSalionat, né 1809, tué en duel en 1836.
3 pages in-ly, du i5 septembre i835, à M. Félix Desportes, en faveur du capitaine Laroche, qui était à Austerlitz : « Il s’agissait
■< de le récütujienser suivant sa capacité, ses services et ses mérites; il <■ faudrait lui donner un régiment et chasser, pour l'employer, quel- « qu'un des freluquets intrigants dans lesquels le gouvernement a mis « sa confiance... » (Portrait.)
187 CARRIER (Jean-Baptiste), né 1756, décapité le 15 dé-
cembre 1794. [Une pièce autographe signée et une pièce signée.)
La pièce autographe signée, datée du 1 1 pluviôse de l’an II de l’ère républicaine, est l’ordre donné à la munieipalité de Nantes de fournir dans 2^ heures, au représentant du peuple, l'état de la population
de celte ville «... qu’il réclame depuis longtemps. Tout retard lui « imposerait l’obligation de prendre des mesures de rigueur. . . » (Avec cachet.)
Celle signée, datée de Nantes , le 2 1 brumaire an II, est' l'ordre aux autorités constituées de mettre en réijuisitiou tous les chevaux, voitures et ouvriers, pour accélérer l’évacuation et le transport des subsistances, armes et munitions, que les brigands ont laissées dans le dépai’tement de la Vendée et autres repaires. {Cachet, avec la légende : Représentant du peuple.) (3 portraits et 2 gravures épisodiques.)
Joint le fac-similé de t' ordre donné pour son exécution sur la place de Grève, et celui d'une lettre par lui adressée à la Convention nationale, sous la date du i5 nivôse an II.
188 CASAUBON (Isaac de), né 1559, mort 1614. [Lettre auto-
graphe signée.)
I page in-ful. Belle lettre, partie en latin, adressée de Paris, le 22 mars 1607, à Gaucher de Sainte-Marthe. Il le remercie de la remise qu’il lui a fait faire, par ses enfants, de la dernière édition de
ses œuvres : « Il n’appartient qu’à vous de faire des éloges et de
« comprendre en peu de paroles ce qui est de plus remarquable en la (c vie de quelqu’un... » {Portrait.)
189 CASSAS (Louis-François), peintre paysagiste, chevalier de
Saint-Michel, et de la Légion d’honneur, auteur du Voyage pittoresque de VIstrie et de la Dalmatie , etc., né 1756, mort, 1827. [Lettre autographe signée.)
I page in-l^, du 27 messidor an II, au citoyen Sabonardière, chef de la 2“ division de la Commission d'instruction publique, au Petit
Luxembourg Il manque de fonds pour continuel' l’entreprise des
gravures dont il a été chargé par le Comité de salut public, avec l’activité que ledit Comité veut qu’on y mette. (On voit, dans l’article Cassas delà Biographie universelle, que ces travaux sont restés inachevés.)
Joint un dessin aquarelle original signé de Cassas, et une gravure de sa Galerie d'architecture, acquise par le gouvernement pour l'École des Beaux-Arts.
199 CASSINI. (7 lettres et pièces autographes signées.)
— Gassini (Jean-Dominique), né 1625, mort 1712.
4 pages in-t,, sans date. Ce sont des observations astronomiques sur une éclipse àt Jupiter par la Lune. [Portrait.)
— Gassini (Jacques), du précédent, né 1677, mort 1756.
t page in-foL, non signée, adressée au roi pour exposer ses droits à une pension.
Ensemble, i page in-l^, signée, qui est un état de dépense relatif au voyage de la perpendiculaire à la méridienne de Paris. Il est daté du 10 février 1736.
— Gassini (Gésar-François), dit de Thury, fds du précédent, né 1714, mort 1784. Auteur de la carte de France, dite de Gassini.
4 pages in-8, non signée. Très-curieuse lettre. «
Vous me
<1 coniioissez peu, si vous croyez que je suis sensible à ce que dil un a poltron, un impudent tel que Lalande... >>
Ensemble, 2 pages in-!y. Lettre autographe signée, du 9 janvier 1745, el adressée d M. de la Condamine, au sujet du rétablissement de l'Observatoire.
— Cassini (Jacques-Dominique), petit-iils de Jacques, né
I page in-foL, du 19 thermidor an II, adressée au Comité révolutionnaire de la section de l’Observatoire, pour réclamer sa mise en
liberté « comme bon citoyen, père de famille, qui jouit de la
« réputation que lui ont acquise des ouvrages utiles à la patrie »
(^Portrait.)
— Cassini (Alexandre-Henri-Gabriel) ,^/.s du précédent, né 1781, mort 1832.
I page in-4, du 3 août 1819, au libraire Pitois, pour lui demander un règlement de compte, ayant fourni tout son manuscrit à M. Frédéric Cuvier. (Portrait.)
(Tous membres de l’Académie des sciences.)
191 CASTAING (Edme-Samuel), médecin, né 1796, mis à
mort en place de Grève, le 6 décembre 1823. 3 portr.
— Castaing (P.), membre du conseil des Cinq- Cents, et du corps législatif, puis inspecteur général des forêts. Portrait. ( 2 pièces autographes signées.)
La pièce autographe signée de S.-Edme Castaing, est l’envoi de la thèse par lui soutenue, le 5 juillet 1821, à la Faculté de médecine de Paris, au docteur Uallé, médecin ordinaire de S. A. R. Monsieur, frère du roi.
Celle égalememt autographe signée de Castaing père, est un certificat par lui délivré, comme député de l’Orne, au citoyen Dutertre, adjudant général, qui a perdu son cheval en combattant pour la défense de la patrie dans la défaite de Mayenne.
Joint une lettre autographe de l'un des deux frères de Castaing (i page in-^, du 6 août i323), et un précis imprimé de l’affaire de Castaing. (Plus le portrait d’ Auguste Ballet.)
192 CATHERINE DE BOURBON, princesse de Navarre, sœur
unique de Henri IV, mariée au duc de Lorraine, Henri, surnommé le Bon, née en 1558, morte en 1604. [Pièce signée et 6 mots autographes.)
Jolie lettre, au Sr. de St.... de Pau, le 28® jour de juing 1590. « ....Le Roy mon frère m’escrivoit comme il monloit à cheval avec « trois mille chevaux pour aller jusques sur les frointières de Flandres pour attaquer le Sr. du Mayenne. Je prie Dieu qu’il luy en « donne l’issue que je désire.... » [Portrait du temps.)
193 CATHERINE DE MÉDICIS, épouse de Henri H, mère de
François II, Charles IX et Henri III, née en 1519, morlê en 1589. [Lettre autographe signée.)
I grande page in-fol. à la suite d’un long fragment de dépêche po-
lilique, adressée à M. de Limoge et datée de Saint Cermaiii-en-Laye, le 28 novembre i56r.
Dans cette page, qui est une sorte d’appendice à la dépêche, la reine insiste sur son objet en disant à M. de Limoge : « ....Je me défie
« tent de seus qui sont malcontens car je ne veos ni ne suys con-
« selliée de venir aus armes »
La dépêche, au bas de laquelle la reine a signé une seconde fois es! contresignée de Laiibespine (le secrétaire d’Etat, dit le baron de Chateauneuf, mort en iSè^). (2 portraits du temps.)
Joint le fac-similé d’une lettre de Catherine de Médicis à la duchesse de Saint-Pol.
19i CATHERINE II ALEXIEWNA (Sopbie-Auguste- Dorothée), impératrice de Russie , née 1729, morte 1796, {Pièce signée.)
T page in-i, datée de Czarskoselo, le 10 juin 1790, et adressée au vice-amiral Nassau-Siegen. {En russe.)
Joint une traduction française, qui fait connaître qu’il s’agit d’ordre de service, et que cette lettre se termine ainsi : ... Je vous souhaite •< un heureux voyage et de bons succès dans les entreprises que vous « allez faire. » {Portrait très-beau.)
195 CAULAINCOÜRT (Armand- Auguste-Louis de), ducdeVi-
cence, grand écuyer de l’empereur, né 1773, mort 1827. Portrait.
— Caulaincoürt (Auguste-.Iean-Gabriel de), son frère, comte, général de division, né 1777, tué à la bataille de la Moskowa, le 18 septembre 1812. Portrait. ( Une pièce et une lettre autographes signées.)
La pièce, émanée du grand écuyer et portant la date du 3 avril
1807, est une fort belle pièce qui a pour objet la transmission d’un ordre de C empereur w général Milhaud.
Quant à la lettre du général, datée de Bayonne, le 21 novembre
1808, elle est adressée au prince Berthier, pour lui demander un commandement de troupes légères. En tête, se trouve une note autographe du général Clarcke, ministre de la guerre.
196 CAVAIGNAC (Eugène), général, président du conseil,
chef du pouvoir exécutif, né 1802, mort 1857.
I page in-%. Amendement par lui proposé à la loi électorale, en ce qui concerne les militaires élus représentants du peuple.
Ensemble un billet de 4 lignes, à M. Jeanron. (2 portraits.)
— Cavaignac (Jean-Baptiste), membre de la Convention nationale, père du précédent, né 1762, mort 1829.
3 pages in-l^, du i*'' germinal an IV, adressées au général Ambert et relatives aux dispositions à prendre dans les départements du Lot et de la Corrèze, menacés par les horreurs d’une guerre civile. Au-dessous de la signature de Cavaignac, est celle de son collègue Monmayou.
Ensemble une pièce datée de Bayonne, le 26 floréal an II, signée de Cavaignac et de son collègue Pinet aîné en leur qualité de repré. sentants du peuple près l’armée des Pyrénées occidentales et les départements environnants. Ils envoient au chef d’état-major de l’armée.
tj
quatre ci-devant hussards du ii' régiment, qui doivent être incorporés dans le i®'' bataillon d’infanterie légère et y être surveillés, tant par les officiers supérieurs, que par les braves républicains qui composent le bataillon. ^
— Cavaignac ( ), maréchal de camp, neveu du
précédent.
' Lettre du 3o novembre 1840, signée comme colonel du Sa® régiment de ligne, pour le passage d’un soldat de ce corps dans celui des pompiers de la ville de Paris.
— Cavaignac { ).
Demi-page iii-S, du a5 ventôse an III, au sujet d’une réunion de famille qui sera tenue dans son cabinet. (Joint une seconde lettre autographe, signée, de 3 pages in-è, sans date.)
— Cavaignac ( Godefroy ), journaliste , frère dé Eugène, né 1801, mort 1845.
Billet de 4 lignes adressé à M. Taschereau, pour l’engager à venir le voir, (a portraits.)
197 CAYLA (Zoé-Victoire-Talon, comtesse du), née en 1784,
morte en 1852. {Lettre autographe signée.)
4 pages in-h, du 3i mai 1843, adressées aii ministre des finances au sujet du défrichement d’une partie de bois ; « .... qu’elle ajoute- « rait à la fei me modèle qu’elle vient de créer sur sa terre, et que di- « lige l’un des élèves les plus distingués de l'école de Grignon.... » Cette lettre démontrerait, au besoin, la capacité de celle ; « dont « l’esprit et les grâces jetèrent quelques fleurs sur les derniers jours « d’nn monarque valétudinaire. »
Joint un billet amoureux, prose et vers, de la main de Louis XV 111, adressé, également de sa main, à la comtesse du Cayla. (Les derniers mots et la signature de ce billet ont été lacérés, mais il n’en est pas moins une précieuse preuve historique.)
Joint aussi une siiscription de lettre de la main du même monarque avec son cachet.
Plus une lettre autographe signée du comte du Cayla, mari de la comtesse, t page in-8, du a5 décembre 1843. (2 portraits, dont celui de Louis XVlll, et une gravure épisodique.)
198 CAZOTTE (Jacques), commissaire général de la marine,
auteur du Diahh amoureux, d'Olivier, etc., etc., né en 1720, décapité le 25 septembre 4792. ( Une lettre autographe signée.)
2 pages in-h, de Pierry près d’Epernay, le 3 novembre 1782, à M. le
comte “ Je suis de retour d’Allemagne; j’y avois été précédé par
« un peu de réputation et ose me flater de n’en avoir rien perdu. Mon
« fils y a été parfaitement acceüilli : songés qu’il est à vous, s’il vaut
« quelque chose. Il n’est pas cousu en allemand, il n’est que faux-
« filé » (^Portrait et gravure épisodique.)
Ajouté une pièce autographe signée du frère de Cazotte, trésorier des écuries du roi, qui a souvent été confondu avec l’auteur du Diable amoureux. Celte pièce est relative à la vente des œuvres badines de Cazotte.
Plus une lettre autographe signée d'un fils de Cazotte et datée de Pierry, le 6 janvier 1783. Cette lettre de 3 pages est curieuse sous plusieurs rapports.
199 CÉLÉBRITÉS CRIMINELLES. (3 lettres autographes si-
gnées et une lettre autographe.)
— Sanson (Henri), né 1747, mort 1840, exécuteur des arrêts criminels, qui succéda ^ son père, Charles-Henri, en 1793, ce dernier, d’après la Biographie universelle, éimimort de chagrin, six mois après la mort de Louis XVI, que lui-même avait exécuté.
I page in-i, du i8 septembre 1826, pour repousser une accusation portée contre lui, à l'occasion de la fille Cormier ; « Les exécu- « teurs des arrêts criminels ont toujours eu égard au malheur des « condamnés, Vhumanité les guide après' leur devoir... » Il rappelle, en même temps, {'arrêt du Conseil d'Etat du roi, portant défense de les désigner sous le nom de bourreaux.
— Sanson ( ), fils du précédent, qui, après avoir
succédé à son père, perdit son emploi en 1847, par l’effet des poursuites de ses créanciers.
1 page in-%, 12 février i836, pour répondre à une demande d’ autographes; il termine par cette formule ; « Agréez les assurances de « ma parfaite considération et veuillez me croire votre serviteur. »
Ensemble une autre lettre, du 29 février i836, de demi-page in-i, ainsi conçue: « Si vous êtes curieux de voir le sort du nommé Lhui- « lier se terminer, trouvez-vous demain à 8 heures à la place Saint- Jacques, il y sera. Votre serviteur... >>
— Vidocq (Jules), né 1779, mort 1859. Portrait.
2 pages in-l,, 25 décembre i836, adressées aux administrateurs des Dames Blanches, pour se plaindre des mauvais procédés de l’un de leurs ageuts, tant envers lui qu’envers une autre personne.
200 CÉLÉBRITÉS CRIMINELLES. (3 lettres autographes si-
— Lacenaire; (Pierre-François), né 1800, mis à mort le 9 janvier 1836.
1 page in-i, du 10 décembre i835, Il informe A/. Allard, chei de la police, qu’il ne pourra lui envoyer que le lendemain ce qu’il lui avait promis. « ....j’ai l’honneur de vous saluer, votre tout dévoué. »
— Lafarge (Marie-Fortunée Gapelle, veuve de Pouch), née 1816, morte 1852.
2 pages in-i, du 2 avril 1840, adressées à M. Duverne , avocat, ponr le prier de lui envoyer l’expédition de son contrat de mariage, dont la production est nécessaire pour un référé.
— CoNTRAFATTO (l’abbé), Sicilien, condamné aux travaux forcés à perpétuité par la cour d’assises delà Seine, le 15 octobre 1827. Evadé et réfugié en Italie.
2 pages et demie in-i, de la maison des frères de Saint-Jean-de- Dieu, à Paris, rue Plumet, 11“ 19, le i8 septembre 1845. Il proteste de son innocence, présente le tableau de ses souffrances, et sollicite un secours pécuniaire pour retourner dans sa patrie.
{Portraits.)
201 CÉLÉBRITÉS DIVERSES. (3 lettres autographes si-
gnées.)
— Montrésor (Claude de Bourdeille, comte de), né 1608, mort 1663.
2 pages J«-4, du lo juillet i655, adressées au cardinal de Mazarin, à l’effet; d’obtenir un régiment pour son neveu. (Cette lettre, de l'auteur des Mémoires, a été écrite après sa rentrée dans les bonnes grâces du cardinal.)
— Saint-Mars (de), gouverneur de la Bastille pendant le séjour du Masque de fer dans cette prison d’État.
2 pages in-S, 24 mai 1702, relative aux affaires de son gouvernement : « .... comme il pouvoit arriver que pour le bien du service il
« seroit à-propos que j’ai l'honneur de vous parler commandez à
« votre portier de me dire leure de votre comodité, je me rendrais K chez vous sans vous détourner de vos grandes occupations..., » (L’homme au masque de fer mourut à la Bastille eu 1703.)
— Garrigues de Froment, espèce dé espion, connu par ses intrigues et des projets de toute espèce.
4 pages in-i, du 20 septembre iy55, au comte d’ Argenson, ministre de la guerre. Il le remercie de l’avoir fait sortir de la prison de Pierre-en-Cize; il est sans argent, sans crédit, et va reprendre ses expériences du mouvement perpétuel (a),
202 CÉLÉBRITÉS DIVERSES. (2 lettres autographes signées
et 2 pièces signées.)
— Bontemps (Alexandre), premier valet de chambre de Louis XIV, intendant des châteaux, parcs et domaines de Versailles, secrétaire général des Suisses et Grisons, etc.
Quittance d'allocation, pour augmentation des gages de l’année 1696, tant pour lui que pour ses fils Louis et Nicolas- Alexandre, attachés à la chambre du roi.
— Mignot (Jacques), écuyer-bouche de la reine. {C’est le Mignot nomme dans la 3® satire de BoileaurDespréaux.) |
Quittance du 12 août 1711.
— Paris (Antoine), l’aîné des 4 frères Pâris , auquel Cré ■ billon dédia sa tragédie de Pyrrhus , mort 1733.
3 pages in-^. Jolie lettre, datée de Sampigny, le 3i mai 1730. Il explique^ comment il faut un puits perdu en finances. [Cacheté)
— Paris de Montmartel, le dernier des quatre frères Pâris, mort 1771.
I page et demie in-h-, du 10 octobre 1729. Ce sont des assurances d’affection, mêlées à des questions d’intérêts privés. [Cachet.)
{Portraits.)
(a) Voir 1 article de cet intriganl dans le tome LXY du Supplément de la Biographie universelle.
203 CÉLÉBRITÉS DIVERSES. (2 pièces signées.)
— Cramoisy (Sébastien-Mabre), né 1585, mort 1669. Portrait.
Quittance de rentes, du 12 janvier i663. (Au dos de cette pièce est une autre quittance du 10 février de la même année, signée de François de Harcour , lieutenant-général\ gouverneur de Normandie.)
— Anisson-Ddpéron (Étienne-Alexandre-Jacques), né 1748, décapité 25 avril 1794.
2 pages in-li, du 22 juillet 1789. Il réclame pour l'Imprimerie roydle le droit exclusif d’imprimer toutes les publications de la municipalité de Versailles.
Joint la minute de la réponse à cette lettre.
204 CÉLÉBRITÉS DIVERSES. (3 pièces autographes signées
et 2 signées seulement.)
— Dancourt (Florent-Carton), né 1661, mort 1726.
Note de 3 lignes in fol., datée du 3o août 1703.
— Lafare (Charles- Auguste, marquis de), né 1644, mort
Obligation de 940 liv., datée de Versailles, le 3 avril 1686, contractée envers le sieur de Rlon, son valet de chambre. (Ensemble une assignation des hoirs dudit sieur de Blon, datée du 3 janvier 1699 > pour obtenir payement de cette obligation.)
— Lattaignant (Gabriel-Charles, abbé de), né 1697, mort
Mémoire de fourniture de taffetas d’Italie, etc., etc., tant pour son compte, que pour celui de Mme la marquise de Polignac, ledit mémoire arrêté le lo septembre 1765, à la somme de 35o 1. 12 s. 6 d.
— Geoffrin (Marie-Thérèse Rodet, dame), née 1699, morte
Quittance de 1,200 liv., du 7 janvier 1778, pour l’année 1772, d’une rente constituée par S. A. S. Mgr le duc d’Orléans. (Chiffres et mots autographes.)
— Carmontelle (Louis-Charles de), né 1717, mort 1806.
Quittance de i,8oo liv. pour ses gages de l'annéeinSo, comme lecteur de S. A. S. le duc d’Orléans, ladite quittance en date du i6 janvier 1781.
(Portraits.)
205 CÉLÉBRITÉS DIVERSES. ( 1 lettre autographe signée
et 2 signées.)
— Saint-George (le chevalier de), né à la Guadeloupe en 1724, mort 1799.
2 pages in-t,, s. d. Curieuse lettre adressée à M <• Saint-George ,
« dont le patriotisme est reconnu depuis la Révolution.... en qualité « d’aide-de-camp de MM. Duscou et Miaczinski... a accepté le com-
« mandement des hussards du Midi, désirant s’immortaliser par sa « valeur et son patriotisme pour la liberté, ne pouvant prouver son c< zèle et assurer ses succès qmavec un corps épuré et approuvé par les V différentes sections, dont il chéri le civisme, espère être secondé « par elles »
— ÉoN DE Beaumont (Gharles-Geneviève-Louise-Auguste-
André-Timolhée), dit la chevalière d’Èon , né 1728,
mort 1810.
3 pages in-fol. de Londres, le 22 avril 1791, particulièrement relatives à la vente de sa bibliothèque, dont il est fait mention dans la Biographie universelle. (Pièce intéressante.)
— ViLLETTE (Charles, marquis de), né 1736, mort 1793.
Décharge d’une remise de papiers de procédure, datée du lo mars
(Portraits.)
206 CÉLÉBRITÉS DIVERSES. (3 lettres autographes sign.)
— Chamilly (Claude-Charles Lorimier-Destoyes de ), né
1732, décapité juin J 794.
I demi-page in-ti, de Versailles, le i5 juin 1786, pour donner avis à yi de Septeuil de la continuation, en faveur d’une veuve, de partie de la pension que le roi avait accordée à son mari.
— Hue (François), né 1757, mort 1819.
I page /n-4, des Tuileries, le 2 juin i8i5, à M. Delasalle, préfet de la Haute-Garonne, pour lui recommander un pur royaliste, camarade de son fils. Ensemble, une permission de porter la fleur de Us, délivrée en sa qualité de malet de chambre du roi, avec son cachet.
— Thierry de Villedavray (Marc-Antoine), massacré à
V Abbaye le 2 septembre 1792.
I page in-t^, de Versailles, le i5 février 1786, pour informer la duchesse de Polignac qu’il va donner des ordres sur-le-champ ponr satisfaire à sa demande de quelques objets qui manquent au renouvellement de 7 ans de Madame, fille du roi, et d’un nécessaire de promenade pour Monseigneur le Dauphin.
TouS' trois ojalets de chambre de Louis XVI, et les deux premiers enfermés successivement dans la tour du Temple, et nommés dans son testament
Joint un fac-similé du testament et une ancienne vue de la tour.
207 CÉLÉBRITÉS HW lettres autographes signées,
1 lettre autographe et 1 pièce signée.)
— Montansier (Marguerite Brunet, dite), née 1730, morte
I page in-l^, Versailles, 19 juin 1779, à M. Perregaux, banquier. Elle le prie de palier à son échéance une lettre de change de 600 liv. n Je vous en remelterai les fonds la semaine prochenne... »
— Toürzel (Louise-Élisabetli-Félicité-Françoise-Armande-
Anne-Marianne-Joséphine de Croy d’Havré de).
Quittance du 10 mai 1791, de la somme de 1,800 liv. pour ses gages du quartier d’avril de ladite année comme gouvernante des enfants de France.
— Récamier ( Jeanne-Françoise-Julie-Adélaïde Bernard , femme), née 1780, morte 1849.
Demi-page in-8, s. d., pour envoyer à Mme la comtesse du Cayla une lettre de M. le marquis de Barante. Ensemble une seconde lettre, également sans date, de demi-page in-8, adressée à la duchesse d' Abrantis, pour lui remettre un billet qu’elle craint qui ne lui arrive trop tard.
Joint à ces deux lettres la copie d’une pièce devers, intitulée /e Naufrage, adressée à Mme Récamier par Chateaubriand.
Joint le fac-similé d’une lettre de Marguerite Brunet, dite Montansier, femme Bourdon-Neuville, datée du 3o germinal au X ( 20 avril 1802).
{Les 3 portraits et un double.)
208 CÉLÉBRITÉS DIVERSES. (1 lettre autographe signée et
1 lettre signée.)
— Argand (aîné), né 1750, mort 1803. Inventeur des lampes à courant d'air, qui auraient dO porter son nom, au lieu de celui de Quinquet qui ne fit que les perfectionner.
3 pages in-4, de Genève, le i5 décembre 1778, à M Belle
lettre, relative à ses diverses découvertes et à l’envoi d’un mémoire
sur la distillation : « J'eus le malheur d' en donner connoissance
« à M, Baume. .. il s’est approprié cette idée... et il en a le prix ! Il y « a une note dans le Journal de physique qui prouve que c’est à cause « de cette idée principalement que son mémoire a été couronné...»
— Jacquart (Jean -Marie), né 1752, mort 1834. Inventeur du métier, à fabriquer les étoffes de soie, qui porte son nom. Portrait.
I page in-tt, du 9 juin 1819, adressée au préfet de Lyon pour lui transmettre la notice de ses découvertes dans les arts qui intéressent la prospérité de Ljo«, elle prier de vouloir bien l’envoyer au jury chargé déjuger le concours.
Joint un portrait de Baume, cité dans la lettre d’Argand comme ayant abusé de sa confiance.
209 CÉLÉBRITÉS DIVERSES. (2 lettres autographes signées
et Z pièces signées.)
— CuRTiüS (Guillaume), né 1743, mort 1801. {Gravure épisodique.)
Certificat de résidence, en date du 23 février 1793, duquel il résulte que Curtius, tenant le Salon des figures de cire, prenait la qualité de peintre et sculpteur, et qu’il avait été envoyé extraordinaire et commissaire des guerres à Mayence. S. (Curieuse pièce.)
— Audinot (Nicolas-Médard), né 1764, mort 1801. {Gravure épisodique.)
Engagementdu comédien Taloy pour jouer dans la troupe de l’Ambigu-Coniique tous les rôles indistinctement, moyennant 1,200 livres par année.
Cette pièce, outre la signature du fondateur de V Ambigu-Comique, Audinot, porte celles de son associé ArnotiU et de Taloy,
— SÉEiAPHiN, du spectacle des ombres chinoises.
I page in-i, du i3 oclobre i8i6. Il réclame contre uue citation qui lui a été faite pour comparaître devant le conseil de discipline de la 2* légion de la garde nationale de Paris.
— Alexandre (Vattemare, connu sous le nom d’). Portrait.
I page 22 décembre 1817, au chancelier Dambray. Cemime célèbre sollicite la souscription de Sa Grandeur pour l’ouvrage qu’il vient de publier sous le titre à' Album cosmopolite,
— Debüreau (Jean-Gaspard), né 1796, mort 1846.
Reçu des pièces d’une procédure dirigée contre lui. Ce reçu, daté du i6 mai i836, est revêtu de la signature de ce Paillasse illustré par Jules Janin.
i210 CÉLÉBRITÉS DIVERSES. (3 lettres autographes signées.)
— Bavoux (François- Antoine), professeur à la faculté de droit, né 1775, mort 1848.
1 page in-%, du .... Il est très-touché de l’attention qui veut bien s’intéresser à un pauvre vieillard malade, et invite à venir faire une partie de whist chez lui.
— Toüllier (Ch.-Bonaventure-Marie), né 1752, jurisconsulte, mort 1835. Magnifique portrait.
2 pages in-ti, de Rennes, le i6 février i8i6, adressées à M. Delvincourt, doyen de la faculté de droit de Paris. Belle lettre.^ en vue du maintien de la dignité des écoles et des professeurs de droit, à laquelle il s’intéresse plus qu’aux émoluments.
— Berriat-Saint-Prix (Jacques), né 1769, mort 1845.
I page in-H, du lo septembre 1844, adressée à M. le Président Agier, qui lui avait recommandé un nommé Charles Lefevre : « ...Et « tout juste, pour le même tnalin, il y avait deux Charles Lefevre... « chose, néanmoins, qui n’est pas fort extraordinaire, vu la multitude « de Français issus primitivement d’un ouvrier (faber)... »
Joint deux caricatures se rapportant à Bavoux.
211 CÉLÉBRITÉS DIVERSES. (4 lettres autographes signées.)
— Lenormand (Marie- Anne), née 1772, morte 1843. Joint une notice.
I page in-fol., du 5 novembre 1824, au chancelier Dambray. La célèbre devineresse lui fait hommage d’un de ses ouvrages, intitulé l’Ange protecteur de la France au tombeau de Louis XFIll.
— PüYSÉGüR (Chastenet, marquis de).
I page et demie in-S, du i5 août 1820, à M. Deleuze, auquel il adresse un baron hollandais, dont le fils est dans un état maguétique obscur et incomplet.
— Enfantin (Barthélemy-Prosper), dit le père, chef des Saint- Simoniens, né 1796.
3 pages in-i, s. fl. Pièce intéressante : « Vous savez que nous
« avons, en général, l'habitude des novateurs; nous faisons la guerre à « tout le monde. »
— Pradel (Eugène de), dit l’ Improvisateur français, né
2 pages in-^, du . . mai i83J, à M. Jay, de V Académie française. Jolie lettre de recommandation : « Toutes les fois que j’ai voulu re- « courir à l’aimable bienveillance dont vous m’avez donné tant de n marques, il m’a suffi de vous rappeler les verroux qui nous ont été « communs, les obligations que je vous avais déjà... »
12 CÉLÉBRITÉS DIVERSES. (6 lettres autographes si-
gnées.)
— Appert (Benjamin-Nicolas-Marie), né 1797.
I page t/i-4, deNeuilly, le 14 mai 1841, adressée aa chanceliei , pour lui faire hommage d’un écrit sur la nécessité de former des colonies agricoles et industrielles pour les condamnés libérés.
— Dagüerre (Louis-Jacques-Mandé), né 1788.
I page /«'8, du 16 janvier iSSg, au vicomte de Cazes, pour l’informer qu’il aura l’honneur de le recevoir le lendemain, avec Mme la duchesse de Cazes et Mgr le chancelier.
— Lebas (Jean-Baptiste-Apollinaire), né 1797, mort 18. ..
Demi-page in-l^, du 14 mars i83y, àl’amiral Rosamel, ministre de la marine. Il lui demande un rendez-vous pour conférer sur le modèle qu’il désire faire déposer au Musée naval (ceux des machines employées pour le transport et l’érection de l’obélisque de Loucqsor).
— Dombasle (Mathieu de), né 1777, mort 1844.
1 page in-i, de Nancy, le 14 juin 1817, pour annoncer l’envoi d’une houe à cheval et d’uit rajonneur, tirés de son établissement, et dont le prix est de 121 fr.
— Mülot, ingénieur.
r page in-8, du 26 avril 1828. Il demande à M. Olivier, à la fabrique de bitume de Grenelle, divers objets pour le service de son atelier (foreur du puits artésien de Grenelle).
— Bâcler d’Albe ( Louis- Albert Ghislain , baron de), né
1761, mort 1824.
2 pages in-t,, ^ll^ nivôse an XI, à M. Denoy, directeur général des musées, pour lui faire hommage d’un ouvrage qu’il vient de publier
sous les auspices de Madame Bonaparte : « J’ai cherché, par une
« suite d’expériences, à m’approprier le prétendu secret des Anglais « pour la gravure à l’aqua-tinta... »
{ti portraits.)
13 CÉLÉBRITÉS DIVERSES. {Révolution française.) {k let-
tres autographes signées.)
— Launey (Bernard-Réné-Jourdan de ), gouverneur de la
Bastille, né 1740, massacré le 14 juillet 1789.
I page in-i. Liste des visiteurs que peut recevoir le cardinal de Rohan à la Bastille, d’après l’ordre du ministre, le baron de Breteuil.
Plus une lettre signée, avec 3 lignes, datée de la Bastille, le 29 septembre 1785, et ayant pour objet d’envoyer au ministre l’état des visites reçues par le cardinal : « Hier et aujourd'hui. * {Portrait.)
— Flesselles (Jacques de), prévôt des marchands de Paris, né vers 1730, massacré le 14 juillet 1789.
I page in-k, du 8 avril 1765. Il envoie une réponse et le mémoire de son subdélégué, avant de prendre un parti sur l’affaire à laquelle se rapportent les pièces qu’il envoie.
— Fodllon (Joseph-François), contrôleur des finances, né 1715, massacré le 22 juillet 1789.
I page in-k^ du i6 décembre 1764, adressée au marquis de Marigny pour réclamer de lui l’exécutiou d’une promesse. (L’annotation de 2 lignes, en tête de cetle lettre, est de la main de M. de Marigny.)
— Bertier DE Sauvigny (Louis-Bénigne-François), né vers 1742, massacré le 23 juillet 1789.
1 page in-fol., du 9 novembre 1767, à M. de LaverJy, contrôleur général des finances. Il demande la place de procureur général des droits maritimes et le bureau des gabelles.
(5 gravures épisodiques.)
214 CÉLÉBRITÉS DIVERSES. {Révolution française.) {^let-
tres autographes signées et 2 pièces signées.)
— Laporte (Armand de), intendant de la liste civile de Louis XVI, né 1737, décapité le 28 août 1792.
2 pages in-fol., du 27 mars 1792, adressées à la municipalité de Versailles, au sujet de la destinalion de l’hôtel des gardes du corps pour le rassemblement des chevaux de remonte de la garde du roi, etc.
Ensemble i page in-8, du 27 juin 179., pour qu’il soit fourni des chaises de paille dans les corps de garde des cours des Tuileries.
— Brissac ( Louis-Henri-Timoléon de Cossé, duc de), né 1734, massacré à Versailles, le 9 septembre 1792.
Mémoire , du 22 décembre 1784, écrit et signé par le baron de la Ferronnays , relatif à une demande de vieux fusils pour l’usage des recrues du régiment de chasseurs des Alpes, sur lequel sont les mots vu et approuvé, et la signature du duc de Brissac.
— JoüRGNiAC Saint-Méard (François, chevalier de), né 1745, mort 1827. Portrait.
I page in-li, du 5 mai 1798. V auteur de la célèbre brochure Mon Agonie de 38 heures, réclame du comité de surveillance de la section de la halle aux bleds la reddition de ses armes ; « ... fondée sur ce « que la loi ne permet le désarmement que des gens suspects. . . » (Au Verso de cette lettre sont les signatures autographes des membres de ce comité.) Gravure épisodique,
215 CÉLÉBRITÉS DIVERSES, {Révolution française.) {Une
lettre autographe signée et une lettre signée.)
— Théroigne de Méricoürt, morte 1817. Beau portrait.
Demi-page in-8, du i“' février 1792, à M. Perregaux, banquier. Elle le prie de remettre à son frère : «... les vingt-cinq louis que je « vous demandai hier, ma malle et mes couverts... » (Au bas de cette lettre est un reçu de la main de M. Perregaux , signé et approuvé comme suit : Pour ma sœur Théroigne.)
— De Gouge (Marie-Olympe), née 1755, décapitée le 4 novembre 1793.
I page in-i, sans date, relative à ses démêlés avec les comédiens : «... Je ne sais pas mendier le crédit ; je ne sais tjue demander jus- « tice, et je l’attends de tous les honnêtes gens. . . »
216 CÉLÉBRITÉS DIVERSES. {Révolution française.) {Une
pièce et une lettre signées.)
— Chalier (Marie-Joseph), membre de la Commune, et président du Comité révolutionnaire de Lyon, né 1747, décapité 18 juillet 1793.
Carte de sûreté de la municipalité de Lyon, délivrée le 3 mai 1793, à la citoyenne Louise Ramier, âgée de 19 ans.
— Précy (Louis-François Perrin, comte de), commandant en chef des insurgés de Lyon pendant le siège de cette ville en 1793, né 1742, mort 1820.
1 page in-foL, adressée au chancelier Dambray, le î5 juin t8i6. Il demande une place à la cour royale de Lyon, pour son neveu, qui avait été élevé pour entrer au parlement de Dijon. En tête de cette lettre se trouve une note autographe de M. Dambray, qui pense qu’il est difficile d’admettre que l’on puisse débuter dans la magistrature par une place de cour royale.
{Les 2 portraits , une gravure épisodique et une notice historique imprimée.)
217 CÉLÉBRITÉS DIVERSES, {Révolution française.) (3 let-
tres autographes signées.)
— Barrüel-Beaüvert (Antoine-Joseph , comte de), né 1756, mort 1817.
4 pages in-h, 9 octobre à S. A. R. Madame duchesse d'An-
goulême. Belle lettre, où il retrace toute sa vie politique, et qui se trouve analysée dans l’article que la Biographie universelle a consacré à ce singulier personnage.
— Laborie (Antoine-Atlianase Roux de), né 1769.
2 pages in-8, du Il demande encore une complaisance :
« J’ose vous conjurer de faire tout ce que votre bonté permettra à « votre justice en faveur de ce malheureux. . . »
— Fauche-Borel (Louis), né 1762, mort 1829.
I page in-4, du 5 mars 1829, adressée à Madame, duchesse d' Angoulême, pour lui faire hommage de ses Mémoires.
Joint une notice imprimée sur Fauche-Borel.
(2 curieux et beaux portraits, dont celui de Barruel colorié.)
218 CÉLÉBRITÉS DIVERSES. {Révolution française.) (3 let-
tres autographes signées.)
T- Perlet (Charles), né 1765, mort 1828.
I page in-ly, du i5 août 1818 , à S. A. R. Mgr le duc d'Au-
gouléme Je sollicite aux pieds du trône l’équité contre les pré-
« venlions. J’étais heureux sur les plages brûlantes et empestées de « la Guyane et dans les cachots de l’anarchie, je souffrais pour la « cause sacrée de votre illustre famille. . . «
— Méhée (Jean-Claude-Hippolyte), né 1760^ mort 1826.
I page in-i, datée de Cobleniz, le 4 nivôse an VI, de 3 pages infol., sans date, justifiant également de l’existence mobile de Méhée. Plus I pièce du 26 août 1792, pour ajourner une assemblée électorale, à cause d’une fête civique. (Cette pièce est adressée en sa qualité de secrétaire greffier de la commune dite du 10 août, qui dirigea les massacres des 2 ef 3 septembre, aux prisons de Paris.)
— Maubreüil ( Marie-Armand Guerry de), marquis d’Orsvault, né 1780, mort 1855.
3 pages in-^, de la Conciergerie, le i^mai 1817, adressées à M. Michaud, rédacteur en chef de la Quotidienne ; « ... Je vous prie de « ne pas parler de moi du tout, ou d’eu parler convenablement. . . t< Autrement, vous trouverez bon que je me permette. . . de dire. . . “ ma façon de penser sur des royalistes protecteurs de bas mouchards « et de tout ce qu’il y a de gueusards faisant du royalisme par spé- « culation ...»
Joint 3 fragments de la Gazette des Tribunaux, rendant compte de ses procès.
(1 gravure épisodique.)
219 CÉLÉBRITÉS DIVERSES. [Révolutiordjrançaise.) (6 lettres autographes signées.)
— Grouvelle (Philippe-Antoine), né 1758, mort 1806.
3 pages in-S , du i3 septembre 1806, adressées à Ginguenée, de l’institut , dont il réclame la voix pour être nommé à la place à’ Anquetil.
{C’est Grouvelle qui, comme secrétaire du conseil exécutif provisoire, lut à Louis XVI le décret de la Convention qui le condamna it à mort.)
— Rapinat ( ).
1 page in-fol., deZ«ric/i,'je 3 floréal an VI. Il recommande au ministre de la guerre le fils du général Schaumbourg , pour qu’il soit confirmé dans le grade qui lui a été conféré par le général Augereau.
— Cacaült (François), né 1742, mort 1805. Portrait.
3 pages in-4, de Florence, le 21 mai 1793. Jolie lettre .•«... Jouis- «< sez du présent, l’avenir sera meilleur : il faut qu'il le devienne. . . ■>
Ensemble une autre lettre de 3 pages in-S, sans date, sorte d’annexe à la première, et de même adressée a M. Reinhart, à Naples.
— Mangoürit (Micliel-Ange-Bernard), né 1752, mort 1829. Portrait.
2 pages in-S, de Sion, le i3 prairial an VI: «... Je n’ai point « oublié l’indigence qui frappait alors ma famille en l’honoraut : ce « sera pour moi un long souvenir. . . »
— Trouvé (Charles-Joseph, baron), né 1767, mort 1861.
I page in-li, du 22 juillet 1807. 11 demande à souscrire pour la Description topographique et statistique de la France, par Peuchet et Chanlaire.
— Desportes (Félix),
2 pages in-li, de Genève, le 24 pluviôse an V, pour un envoi de cartes géographiques qu’il demande au citoyen Chanlaire.
220 CÉLÉBRITÉS DIVERSES.(i?evo/w«iow française.) (6 let-
tres autographes signées .)
— Maillard, président de la commune de Paris lors des massacres des 2 ei 3 septembre 1792, né 1745, mort 1803. Portrait, On y a joint une curieuse gravure épisodique.
Demi-page in-l^., du 29 ventôse an II. Il informe le commissaire du département qu’il peut continuer ses fonctions, {f'ignetle à cachet.)
— Dufourny DE ViLLiERS ( Louis- Pierre), l'im des plus fougueux membres de \s. Société des Jacobins, né 1736, mort 1795.
2 pages et demie in-fol., sans date. Carieuse lettre. Il établit que c’est sur sa proposition que fut élevé, en 179S, le poteau infamant à la mémoire de Charles IX, et demande que la fête des Rois soit transférée au 2 1 janvier !
— Lachevardière (Auguste-Louis), né 1770, mort 1828.
1 page in-fol., du 3o novembre 1792, relative au remboursement des billets de la maison de secours et de parchemin.
— Laflotte.
Demi-page in-fol., de la maison d’arrêt du Mont-Blanc, le 27 germinal an II, à la Convention nationale, pour réclamer son jugement et sa liberté.
— CüLOMBEAÜ.
I page in-h, du 16 nivôse an II. Il remercie du présent qui lui a été fait d’un exemplaire de V Allas national de France.
— Audoüin (François-Xavier), né 1766, mort 1837.
I page et demie in-^, sans date. Il certifie, comme membre de la commune de Paris depuis la nuit du 9 an lo août 1792, qu’il n’a reçu aucune commission qui le rende comptable.
221 CÉLÉBRITÉS ÉTRANGÈRES. (1 lettre autographe si-
gnée et 1 lettre signée.)
— Bolivar ( Simon ), dit le Libérateur de l’Amérique du Sud, né 1783, mort 1830. Portrait.
1 page in-i, dn .... adressée au commandant de Carthagène, don Marino Moutilla. {En espagnol.)
— Iturbide (Augustin de), empereur du Mexique, sous le nom d’Augustin 1", né 1784, fusillé le 19 juillet 1824.
2 pages in-\, datées de Londres, le 27 avril 1824, et adressées à M. Soulié, rédacteur en chef de la Quotidienne , pour le remercier des services qu’il a rendus à sa famille à son pSssage à Paris.
222 CÉLÉBRITÉS ÉTRANGÈRES. ( 1 lettre autographe si-
gnée et 1 lettre signée.)
— PÉTION (Alexandre), président de la république d'Haïti,
né 1770, mort 1818.
Demi-page in-i, du Port-au-Prince, le 9 avril 1809. Il autorise l’introduction, dans les ports de la république, des Haïtiens et Haïtiennes de Santo-Domingo. (Avec le timbre de président de la république.)
— Jackson [Kwàxm), président des États-Unis de l'Amérique du Nord, né 1767, mort 1845.
3 pages in-i, de Mobile, le 17 septembre i8i4> à .... Belle lettre sur sa campagne de ladite année contre les Anglais et les Indiens. [En anglais, avec la traduction.)
[Les portraits et 1 double de Jackson.)
223 CÉLÉBRITÉS ÉTRANGÈRES. (3 lettres autographes si-
gnées.)
— Kosciuszko (Thadée), né 1746, mort 1817.
I page in-S, sans date, adressée à M. Zeltner, le frère de celui chez lequel il mourut à Soleure. Ce M. Zeltner, qui habitait Belleville, était ministre de la Confédération suisse près le gouvernement de France. Il le remercie de ses attentions et critique un ouvrage dont il lui a fait envoi.
— Capo-d’Istrias ( Jean , comte de), né 1780, assassiné le
9 octobre 1831 .
I page in-l^, datée à'Egine, le lo janvier i8ro, et adressée à M. Rizo, à Nauplie. Lettre toute politique, qui se termine ainsi :
Vous verrez comment je compte m’y prendre pour ne pas gar-
« der le silence dans une si grave conjoncture. Qui se tait affirme. »
— Pozzo-di-Borgo (Charles-André, comte), né 1780.
I page in-i, du 3o septembre 1829, au duc de Damas- Critz, pour savoir le jour qu’il plairait à Monseigneur le Dauphin de recevoir madame de Nesselrode, épouse du vice-chancelier de l’Empire.
[Les 3 portraits, 1 double.)
224 CÉLÉBRITÉS ÉTRANGÈRES. (3 lettres autographes si-
gnées et 1 pièce signée.)
— Bancks (sir Joseph), né 1740, mort 1820.
I page in-l^, de Londres, le 3o mai 1814, adressée à M. Labillardière, de l’Institut. [En anglais.)
— Lawrence (sir Thomas), né 1769, mort 1830.
1 page in-%, sans date. [En anglais.)
— Heber (sir Richard), né 1773, mort 1833.
2 pages in-8, du i5 mai 1S20, au marquis de Chateaugiron, son émule en bibliographie. [En anglais.)
9îi
— Stair (Jean-Dalrymple, comte de), né 1673 , mort 1747.
Laissez-passer, daté àe Hanau ^ le 28 juillet 1743, pour t équipage de M, le comte de Lautrec, ambassadeur de Sa Majesté Très-Chrétienne auprès de Sa Majesté impériale, pour aller et revenir de Strasbourg à Francfort. {Papier aux armes, avec cachet.)
(Portraits.)
225 CÉLÉBRITÉS ÉTRANGÈRES. ( 2 lettres et 1 pièce au-
tographe signée.)
— Nelson (Horace), né 1758, tué à la bataille de Trafalgar,
le 21 octobre 1805.
Suscription de lettre, à Perkins Magra, écuyer de Sa Majesté Britannique, à Tunis, avec deux cachets, ayant pour empi einte la tête de lady Hamilton.
— Sydney Smith (William), né 1764.
2 pages in-ti, du 4 avril 1826. Il relève la fable de son déguisement, inventée dans le temps pour justifier la rigueur de son emprisonnement. Document historique. Ensemble, i page et demie in-S, du 20 octobre 1827, pour remercier M. Alphonse de Beauchamp des choses flatteuses qu’il a dites de lui... {Cachet.)
(Les 2 portraits, plus celui de lady Hamilton.)
226 CÉLÉBRITÉS ÉTRANGÈRES. (3 lettres autographes si-
gnées et 1 fragment autographe.)
— W.\LTER-ScoTT, né 1771, mort 1832.
I page in-l^ {en anglais), fragment du roman d'Ivanhoé, ou de V Histoire d’Ecosse, avec une enveloppe autographe. (Cachet.)
— Moore (Thomas), né 1780.
I page in-8 {en anglais), du ...., adressée à James Jemings, écuyer (avec timbre de poste).
— CooPER (James-Fenimore), né 1789, mort 1851.
1 page in-8, du ... (en anglais). Il avait à tort donné rendez-vous pour un jour qu’il est obligé de changer, afin de satisfaire à un engagement pour le même jour qu’il avait oublié. (Traduction jointe.)
— Prior (Matthieu), né 1664, mort 1721.
2 pages in-k, du.... le 29 avril 1692. {En anglais.)
(Portraits.)
227 CÉLÉBRITÉS ÉTRANGÈRES. (4 lettres et une suscrip-
tion de lettre, autographes signées.)
— CocHRANE ( Alexandre-Forester-Inglis, lord), né 1758,
mort 1832.
I page in-ly, du 24 septembre i83o, adressée au maréchal duc de Dalmaiie, pour le prier de lui accorder une audience particulière.
— Canning (Georges), né 1770.
Suscription d'une lettre adressée à lady Pocock. (Cachet.)
— Broügham (Henry, lord), né 1779, mort 1860.
I page in-l^, du .... 1841, à M. Saliffe, à Genève. (En anglais.)
— Burdett (sir Francis), né 1770, mort 1844-.
I page'm-%, du à M. Mornay. Il s’excuse de ne pas le voir, sur ce qu’il lui est impossible de sortir, à cause d’une affaire de famille.
— Egerton (François-Henri), né 1752, mort 1829.
1 page du 3r octobre i8i5, à MM. Lafitte Perregaui, au sujet au payement de 168,625 fr., à valoir sur le prix de Yhôtcl de Noailles, acquis par lui.
{Les 5 pori: aits et 1 caricature de Cochrane.)
228 CÉLÉBRITÉS ÉTRANGÈRES. (5 lettres autographes fti-
gnées.)
— Morgan (miss Owenson, lady), née 1783.
2 pages in-S, du.... Elle sera enchantée de faire la connaissance de la princesse de.... (Cani/io), dont l’illustre famille lui est déjà si bien connue et tant estimée, surtout le feu prince {^Lucien Bonaparte") ! ....
— Trollope (Frances Milton, mistriss), née 1791.
1 page in-8, du {en anglais). Joint la traduction en français.
— Holland (lady).
2 pages in-i, du 7 avril 1801, à madame de Percerai. Lettre d’intimité. (Cette lady Holland est celle nommée dans le testament de Napoléon.)
— Stanhope (lady Kstlier-Lucy), née 1780, morte 1844.
2 pages iii-S, du « Le pauvre chevalier a eu une attaque terri-
« ble cette nuit.... Hélas! je crois qu’il a trop à craindre! » {Ca-
chet.)
— Williams (Héléna-Maria).
2 pages in-t^, du 26 avril 1814, au sujet des ouvrages de Humboldt et Bonpland, mis par elle en consignation chez MM. Longmann de Londres.
{Portraits.)
229 CÉLÉBRITÉS ÉTRANGÈRES. (3 lettres autographes si-
gnées. )
— Casanova (François), né 1730, mort 1805.
2 pages "m-k. de Dresde, le 8 septembre 1776, à M. d’Ennery. Fort belle lettre, au sujet d’une des plus importantes pièces de son cabinet qui a été brisée, et dont le droit des gens et de la justice veut qu’il soit indemnisé par le sieur de Boula : « ... Si il traite cette affaire .si « fort à la cavalière, comme il semble, par ce que vous m’écrivez et que « vous avez usé des supplications et des représentations...., comme « pour le porter à faire un acte de charité.... Bien <pte je ne sois point « de naissance...., j’ai des sentiments aussi justes que la société M l’exige. Je ne fairai aucune bassesse, ni ne souffrirai aucune iujus- « tice, qui approcherait de l’injure comme celle-ci.... »
— Kauffmann (Marie-Anne-Angélique-Galherine, dite An-
gelica), née 1741, morte 1807. Portrait.
3 pages "in-li, de Rome, le i5 novembre 1794, adressées à Son Altesse.... {En italien.)
(La moitié du premier feuillet de cette lettre manque.)
— Giacomelli (Sophie).
Demi-page in-t^, du 20 septembre i8i3, au comte de.... Elle l’informe de la publication de son petit poème de Milton, et lui demande la faveur d’une souscriplion pour un nombre quelconque d’exemplaires.
230 CÉLÉBRITÉS ÉTRANGÈRES. (4 lettres autographes si-
gnées et 2 lettres signées.)
— ACTON (Joseph), premier ministre du royaume de Naples,
né 1737, mort 1808.
3 pages in-foL, de Naples, le 23 novembre i8oi, au général Milhoud, au sujet des différends qui se sont élevés et qui ont été déférés au général en chef Murat.
— CoLLi ( baron de), né 1760, mort 1812.
2 pages in-li., sans date, au général Bonaparte, pour réclamer, comme neveu et héritier d' Ai fieri, les papiers et manuscrits de cepoëte célèbre, ainsi que ceux appartenant à la comtesse d’Albany (veuve de Charles-Edouard Siuart).
Ensemble une lettre du 1 7 thermidor an IX, écrite de Turin, en sa qualité de chef de l’état-major de la division de Piémont, pour un déplacement de troupes.
— PÉPÉ (Guillaume), le général, né 1785, mort 1853.
I page in-S, sans date, pour inviter M à venir prendre le thé
chez lui, avec plusieurs personnes, dont M. Mac-Grégor, qui vient d’arriver de Vienne.
— Ventura (le P. Joachim), théalin, né 1792, mort 1861.
I pagein-i, s. d., à M. Feuillet de Couches. Il a reçu l’invitation d’aller chez le roi avec le portrait de Rundjes-sing, qu’il voudrait bien faire voir auparavant à Mme Feuillet. (Cachet.)
— Clot-Bey (Antoine Clôt, dit), médecin français au service du pacha d’Egypte, né 1795.
1 page in-i^, g mai i8. ., adressée au duc Decdzes pour lui demander le moyen d’assister, avec plusieurs des siens, à une séance de la Chambre des Pairs.
(Portraits.)
231 CÉLÉBRITÉS ÉTRANGÈRES. (3 lettres autographes si-
gnées.)
— Maffei ( le marquis François-Scipion), né 1675, mort
i pages in-i,àe Vérone, \e % 17. , adressées à l’abbé Conti
(en italien).
— Heinsiüs (Nicolas), né 1620, mort 1681.
I page in-fol., du 3o juillet i656, Amplissimo viro Philiberto de la Mare, conseiller du roi en son parlement de Dijon. Lettre scientifique, en latin.
— Heinecken (Chrétien-Henri), né 1706, mort 1792.
t page in-S, du ii mars 1770, à M. Girardot de Préfonds. Il le prie de remettre la visite qu’ils devaient faire ensemblé à la Bibliothèque Mazarine, ayant un dînera la campagne pour le jour qui avait été convenu. Cachet.
{Les 3 portraits.)
232 CÉLÉBRITÉS ÉTRANGÈRES. (3 lettres autographes signées et 1 lettre signée.)
— ScHWARZEMBERG (Gharles-Plîilippe, prioce de), né 1771, mort 1819.
Lettre datée deK/ennc, leg novembre i8i6, et adressée au chancelier Dambray pour remercier de l’envoi de la décoration du Saint- £sprit, que Sa Majesté a daigné lui conférer, en l’autorisant à la porter de la même manière que les chevaliers reçus. (Le compliment et la signature sont autographes.) Joint une pièce historique, relative à lu princesse sa femme.
— WüRMSER (Dagobert-Sigismond , comte), né 1724, mort
I poge-in-^, de Nancy, le 20 novembre 1781, ait maréchal marquis dé Ségur, ministre de la guerre, pour lüi recommander le frère et la sœur du baron de Wimpfort.
— Rourakin (Alexandre, prince de), né 1752, mort 1818.
I page in-l^, du 14 juin 1810. Il remercie de l’envoi de deux ouvrages : « .... Les évéuemens mémorables dont ils sont l’objet ne « peuvent être chantés avec plus de goût et plus d’agrément... >>
Metternich-WInèbOORg (Cléüient-Venceslas-Népomucène-Loihaire, prince de), né 1768, mort 1859.
I page in-S, du 1 7 ...., au maréchal Marmont pour l’inviter à di
ner chez lui, à 4 heures ; « Mes dames ont un rendez-vous à la
« cour qui me force à ce changement d’heure... »
{Les k portraits.)
. 233 CÉLÉBRITÉS ÉTRANGÈRES. (2 lettres autographes signées et 2 lettres signées.)
— Godoi (don Manuel), prince de la Paix, né 1784, morî
I page in-h, de Rome, le 21 mai 1814, au ministre des relations extérieures de Louis XVIIl, pour transmettre une lettre du roi d'Espagne Charles IV. Ensemble un fragment de ses Mémoires avec rectification autographe.
— Mina (don Francisco-Espozy), né 1781, mort 1838.
I page in-!,, datée de Salbucienna, le 4 juin 1810 (en espagnol).
— Almenara (don Joseph-Martinez de Hervâs, marquis d’), né 17. ., mort 18. . .
‘i pages in-fol., du ii janvier i&io, au maréchal duc de Dalmatie, Belle pièce historique. Détails sur la situation des armées espagnoles à Celte époque.
— Azara (don Joseph-Nicolas, chevalier d’), né 1731, mort
I page in-t,, de Rome, le 16 avril 1783 {en italien).
[Portraits.) '
AUTUGRAPHES. 99
234 CÉLÉBRITÉS ÉTRANGÈRES, (3 lettres uulographès si-
gnées et 1 lettre signée.)
— Llorente (Jean- Antoine), né 1756, mort 1823.
Demi-page in-ly.. Reçu, du 17 octobre 1818, du prix de livres par lui vendus au libraire Eymery.
— Amoros (Francisco), gijmnasiargue, né 1770, mort 1848.
2 pages in-fol., du 6 juin 1817. Il explique ses principes sur l’éducation physique des enfants, et l’art d’exercer les hommes et de les rendre robustes et utiles.
— Burgos (don Xavier de)^ ministre espagnol, né 1778.
I page in-!^, du 3 juillet i8i3, aii général Milhaud, pour l’informer de son arrivée en France, après la malheureuse affaire de Vitloria
— Toréno ( don Gueypo de Llano, comte de), né 1788.
I page in-S, du lo novembre i836. Il demande le nom de l’alcade major de (ÿugas de Tinos, dont il ne se rappelle pas le nom de baptême.
[Portraits et une vue du gijmnase Amoros.)
235 CÉLÉBRITÉS Étrangères. (8 lettres autographes si-
gnées.)
— Bodoni (Jean-Baptiste), né 1740, mort 1814.
Demi-page in-/^, s. d. (en italien). Il est question dans cette lettre du Journal de Linguet.
— ScROFANi (Xavier), né 1756.
I page in-i, 24 pluviôse an IX, au citoyen Méjau, pour lui faire hommage de son Voyage en Grèce, et se recommander à sa protection.
— Botta (Charles-Joseph-Guillanme), né 1766, mort 1837.
1 page in-l^, 27 août 1825, à Mme Sophie Duvancel. «... Ma pau- « vre histoire n’est certainement pas à son aise entre les mains d’une « lectrice enchantée de Dyron ou de Waller Scott... » Jolie lettre.
— Biagioli (Nicolas-Joseph), né 1768, mort 1830.
2 pages in-!^, 12 mars 1828, au comte Corvetto, pour le prier d’accepter la dédicace de la 3® édition des Lettres du cardinal Bentivoglio.
— BelloNI ( ), né 17 . . > mort 18- . .
t page in-S, 20 février 1843. Il explique les motifs qui l’ont empêché jusqu’ici de publier l’historique de la Manufacture royale de mosaïque et de ses travaux.
— Rossi (Pellegrino di), homme d’Etat et économiste, né
1787, assassiné 1e 15 novembre 1848.
2 pages in-h, à M. de Sismondi, sans date. Il lui demande avec
instance un article pour les Annales. « Vous avez le travail si
« facile. »
— Micali (Giuseppe), archéologue, né 1780, mort 1844.
Demi-page in-i, s. d. Il réclame une lettre qui lui avait été annoncée, et qu’il n’a pas trouvée en arrivant chez lui.
— Pestalozzi (Jean-Henry), né 1745, mort 1827.
Demi-page i«-4, cfYverdun, le l'r février i8i6, à M. Julllen, pour lui accuser réception d’une somme de 600 fr., et lui donner des nouvelles de ses enfants.
[Portraits.)
236 CÉLÉBRITÉS ÉTRANGÈRES, (6 lettres autographes .si-
gnées.)
— Haller ( Albert de), poly^raphe suisse, né 1708, mort
I page in-k, de Berne, le 29 juin 177a. Il se loue de la politesse de M. Siliberl, et prie de lui en marquer toute sa reconnaissance.
— Klaproth (Martin-Henri), chimiste allemand, né 1743,
I page in-S, du au libraire Gide, pour l’informer qu’il
n’a qui' les volumes XI, XIII, XVI et XVII de l'ouvrage de Sohalt.
— Hencivi.'. (Joachim-Frédéric), chimiste et minéralogiste,
né 17i2, mort 1779.
3 pages in-li, de Berlin, 17 octobre lySS, adressées® M. Macquer, de l' Académie des sciences. Belle lettre , sur les hommes et les choses de la science.
— Jacobi (Fréd.-Henri), philosophe allemand, né 1743, mort
3 pages in-[y, d' Aix-la-Chapelle, 2 prairial an XIII. Il traite de divers intérêts des membres du Consistoire de la Confession d' Augsbourg, à Cologne.
— ScHLEGEL (Auguste-Guillaume), né 1767, mort 1845.
1 page et demie in-S, s. d. Fragment de lettre, où sont cités ; Raynouard, de Hammer, Bopp, Mackinstoch, de Staël, etc.
— Hermann (baron de), né 1772, mort 1848.
2 pages in-S, 6 décembre i836. li réclame sur des frais d’impression relatifs à son ouvrage intitulé La Pallantiade.
[Portraits.)
237 CÉLÉBRITÉS ÉTRANGÈRES. (8 lettres autographes si-
gnées.)
— Herzog ( ), né 17. ., mort 18. ..
I page in-fol., 2 octobre 1800, adressée au général Moreau pour lui demander, en sa qualitéde commissaire de laRépublique helvétique,que les communicationssoient rétablies avec le Tyrol.Belle pièce avec vignette.
— Vater (Jean-Severio), hébraïsant, né 1770, mort 1826.
3 pages in-S, du 4 août 1821, adressées à M. Hase {en allemand).
— Azlefeld (Charlotte), née 17. ., mort 18. ..
3 pages in-S, du i5 mars i8o3. Elle-demande à faire imprimer un roman intitulé Marie Muller.
— Reichardt (Jean-Frédéric), né 1752, mort 1814.
Demi-page in-ls., du 3o septembre 1777, adressée de BerlinàM.... {en allemand).
— Bondstett ( ), né 17 , . , mort 18 . . .
I page irt-8, du 27 janvier i833, relative à l’impression d’un de ses ouvrages.
— Idlinger ( ), né 17. mort 18. . .
1 page in-8, du 3o septembre i83o, au sujet d’un ouvrage à propos duquel il se propose d’écrire à Berzelius, à Stockholm.
— Zastrow (baron de), né 17. mort 18. ..
2 pagej in-lt,, du 28 octobre 1810. Il recommande sou fils, qui veut compléter ses études dans l'art militaire.
— Armkelt (Gustave-Maurice , baron d’), né 1757, mort 1814. Portrait.
I page du 4 mai 1792. Il s’excuse de ne pouvoir prendre à son service un homme qui lui a été recommandé.
238 CÉLÉBRITÉS GASTRONOMIQUES. (3 lettres autogra-
phes signées.)
— Brillat-Savarin (Anthelme)j né 1755, mort 1826. Joli portrait.
I page in-fol., du 6 prairial an XI, adressée au ministre de ta justice, sous les yeux duquel il désire mettre un travail sur le mode d’instruction d’une affaire concernant les juges de Montbrison.
Ensemble 2 pages in-l^, du 28 août i8o5, adressées à M Jolie
lettre, où l’on retrouve l’esprit sententieux de l’auteur de la Physiologie du goût : <t Si morceau avalé n’a point de goût, vin bu n’est
« pas vin payé... Tout employé qui reçoit l’ordre de partir doit mar- « cher comme un soldat... »
— Daigrefeüille (marquis), né 17.., mort 18...
I page in-8, du 1 7 germinal an IX. Curieuse, en ce sens qu’il en résulte que la bibliothèque du consul Cambacérès fut formée avec des livres pris dans les bibliothèques publiques.
Ensemble 2 pages in-/^, du 28 thermidor an IX. Etat de dépenses faites par le conservateur du Dépôt littéraire de Louis la culture, certifié par Daigrefeüille, en qualité d’ administrateur de ce Dépôt.
Joint une caricature devenue rare, offrant la charge de Daigrefeuille , et les portraits très-ressemblants de Cambacérès et du marquis de Viéville.
239 CÉLÉBRITÉS PHILANTHROPIQUES. (3 lettres auto-
graphes signées.)
— Rümfort (Benjamin Thompson , comte de), né 1753, mort 1814.
3 pages in-ts, de Munich, le 3 septembre 1802, adressées au président de l’Institut national de France, pour remercier la* compagnie de sa nomination à la place d’associé étranger : « .... à un des pre- « miers corps savants qui ait jamais existé.... »
— Champion, dit \' homme au petit Manteau bleu, né 1763,
I page in-8, du i3 mai 1887, à Mme .... « .... je déplore la médio- « crité de ma fortune, et la réputation dont vous me parlez s’est fait»
« avec de la soupe et des sabots, dans la saison rigoureuse.... »
— Boigne (Benoît le Borgne, comte de), né 1741, mort
Traite de 694 liv. nouvelles, tirée de Chambéry, le 7 févr, 1822.
[Les Z portraits.)
240 CÉRüTTI (Joseph- Antoine-Joachim), littérateur, né en
1738, mort en 1792. {Lettre autographe signée.)
3 pages du lo novembre 1789, adressées à Mme Necker, Belle et intéressante pièce, remplie de détails politiques:» ....ces ■■ gens-là ont une administration toute prêle : M. le duc d’Orléans <■ premier ministre; l’évêque d’Autun CTalleyrand^ surintendant des « finances ; M. de Mirabeau à la tête des afl'aires étrangères ; M. Du- « port garde des sceaux.... ce qui les embarrasse, c'est M. de la « Fayette.... leur grande occupation est de trouver un moyen de le « renverser; s'ils n’y parviennent pas, ils l’assassineront.... >>
241 CHABOT (François), ex-capucin, député à la Convention
nationale, né" en 1759, décapité le 5 avril 1794. ( Pièce autographe signée.)
1 page 1/1-4, du i3 avril 1793, écrite de Milleau (Milliau), en qualité de commissaire de la Convention nationale, pour les départements du Tarn et de l’Aveyron, à l’effet de suspendre tous les membres du tribunal civil d’Espalwn, et de mander au Directoire du département de l’Aveyron de : « ....faire remplir leurs fonctions par des patriotes » éprouvés, afin que le peuple ne souffre pas de la suspension de la « justice.... >1
Sur cette pièce se trouve la signature autographe du représentant du peuple Bd, collègue de Chabot dans sa mission.
242 CHAMFORT ( Sébastien -Roch- Nicolas), de l’Académie
française, né en 1740, mort en 1794. {Lettre autographe signée.)
3 pages in-k, du i3 juin 1792. Curieuse lettre se rapportant à la Gazette de France : « ... Les moyens de manutention sont aussi faibles, « aussi nuis que ceux de rédaction intéressante sont incomplets et in- « suffisants.... la tenue des bureaux est dans le même désordre, point
» d’entente, point d’intelligence.... Il y a tout à créer du grain
« jeté sur la pierre et du grain épargné sur le terrain où il fructifie- « rait, voilà ce qu’on trouve à chaque moment.... »
243 CHAMP DE MAI, de 1815. (1 pièce autographe et 1 lettre
autographe signée.)
. La pièce autographe est un document historique de la main de M. Aignan, membre de l’Académie française, maître des cérémonies de l’empereur Napoléon en i8i5. Ce manuscrit a pour objet les instructions et dispositions préparatoires des cérémonies qui auront lieu au Champ-de-Mars pour la solennité dite du Champ de Mai. ( Curieux détails.) 2 pages in fol.
La lettre autographe, signée également de M. Aignan, sert de comparaison pour établir {'authenticité autograplùque du manuscrit.
2 gravures épisodiques (devenues rares) et un portrait de M. Aignan; plus une 3® gravure épisodique.
244 CHAMPIONNET (Jean-Étienne), général en chef des ar-
mées de la république, né en 1763, mort en 1800. (1 lettre autographe signée et 1 pièce signée.)
La lettre autographe signée, de 2 pages in-fol., datée du quartier général de Uombourg, le 10 fructidor an VI, est écrite comme commandant Tavaut-garde de l’armée de Mayence, mais ne se rapporte qu’à des intérêts particuliers. On peut y remarquer toutefois cette
phrase : « .... je ne suis pas en même de payer tous les dettes des offi- « ciers qui me sont attachés.... »
Quant à la pièce signée, de demi-page in-li, du 4 messidor an V, elle a pour objet la demande de cartes de Cassigny, qui avoisinent la frontière du Piémont, de la Suisse et de V Espagne. (3 portraits.)
*245 CHAMPOLLION (Jean-François), dit le Jeune, né en 1791, mort en 1831.
— Ghampollion-Figeac (Jean-Joseph), son frère, né en 1779. (3 lettres autographes signées.)
La première, de Champoliion lé jeune, de 3 pages et demie in-l,, datée de Grenoble, le 28 février 1810, est une très-belle lettre scientifique, mêlée d’une piquante critique, avec dessins d'hiéroglyphes.
La seconde, qui est du même, et de i page in-fol., porte la da.te du 16 avril 1824, et a pour objet la demande d’upe audience au garde des sceaux, pour lui présenter son Précis du système hiéroglyphique des anciens.
La troisième, de Champollion-Figeac, de r page et demie in-X, du 27 février 1812, est une jolie lettre, où il nomme, entre autres personnes, le dévot Sacy et Langlès qui ne l'est pas.
246 CHANSONNIERS. ^ pièces autographes dont 1 signée.)
— Panard (Claude-François), né 1694, mort 1765.
Demi-page in-!,. Couplet de chansons :
« Vous qu’un avare espoir porte au delà des mers,
« Malgré les vents, les flots, la tempête et l’orage,
« Dans ces climats brûlants au bout de l’upivers;
« Allez au dieu de l’or rendre un servile hommage!
« Dans mes embarquemens, plus que vous je suis sage ;
« Pour arriver au port sans craindre le naufrage,
« Un verre est mon vaisseau, mon pilote Bacchus,
« Le vin mon élément, mon étoile Vénus. »
— Vadé (Jean-Josepli), né 1720, mort 1757.
Demi-page in-!,, du 3o août i75o. Il reconnaît-avoir cédéà M. Duchesne son poème de la Pipe cassée, pour en jouir autant que bon lui semblera. (Les 2 portraits et une gravure se rapportant à la pièce de Vadé.)
247 CHANSONNIERS. (1 pièce autographe et 1 lettre auto-
graphe signée.)
— Collé (Charles), né 1709, mort 1783.
4 pages in-k. (Décembre 1764.) Extrait d’un projogue qu’il envoie à Laujon pour la fêle d’une dame qui joue supérieurement la comédie. Il lui demande des couplets, « .... qui raviront tout le monde; c’est si « fort sa coutume que ce compliment-là n’est plus même un compli- « ment.... »
— Laüjon (Pierre), né 1727, mort 1811.
I page et demie in-l,, du 2 vendémiaire an X, ÿ.u préfet de la Seine, pour obtenir que l’orthographe de son nom soit rectifiée sur la liste électorale.
Sa signature .est suivie de cette mention ; « Doyen par ancienneté « d’ouvrages de tous les auteurs dramatiques. »
Joint une notice manuscrite sur Laujon.
{Les 2 portraits.)
248 CHANSONNIERS, (4 lettres autographes signées.)
— Pus (Antoine-Louis-Augustin de), né 1755, mort 1832.
4 pages in 4. Chanson ayant pour titre ; Les hein ! hein ! hein ! du bouvier limousin.
Plus une carte de sûreté, délivrée en sa qualité de secrétaire général de la Préfecture de police.
— Babbé (Yves), né 1749, mort 1832.
I page in-8, du i5 avril i8. . Il s’explique sur une pièce dont le style lui parait un peu prétieux, et qui sera néanmoins soumis au comité : « . . . Le rôle de fat est peut-être trop exagéré pour être comique, « L’intrigue s’égare. . . »
— Radet (Jean-Baptiste), né 1751, mort 1830.
1 page in-i^, de la prison de la Force, le 2 frimaire an II. Il remercie le président de la Commune de la mention civufue faite au conseil général, de la pièce intitulée : Le Retour. Cette lettre , écrite tant en son nom qu’en celui de Desfontaines, qui l’a signée aussi, porte en tête : Les citoyens Radet et Desfontaiues sollicitent leur élargissement.
— Desfontaines (François-Guillaume-Fouques Deshayes), né 1733, mort 1825.
2 pages et demie in-^, du 2 octobre i8. . Jolie lettre en vers et en prose, adressée à une dame qui lui avait envoyé un ouvrage de broderie : « qu’il ne portera que les jours de fête. . . » Plus deux couplets de chanson sur i page in-8, se terminant ainsi :
. . . Mais le ministre nous prescrit De rendre hommage à la victoire :
Je quitte la grâce et l’esprit Pour faire visite à la gloire.
{Les 4 portraits.)
249 CHANSONNIERS. (1 lettre et 1 pièce autographe signées.) — Désaügiers (Marc- Antoine), né 1772, mort 1827.
1 page in-8 , du ii février 1826. Il a le regret d’informer M. . . que le comité de lecture du théâtre du Vaudeville a refusé son ouvrage intitulé : Le Mariage en vaudeville , et qu’il aurait voulu lui faire une réponse plus conforme à ses désirs.
— Goüffé (Armand), né 1773, mort 1845.
2 pages in-8, du . . . Impromptu fait à table et adressé à M. Baleine, notre hôte :
Je veux chanter le grand Baleine. . .
Restaurateur irréprochable. . .
Et du centre de sa cuisine Il marche à l’immortalité.
Joint une lettre autographe signée de Désaügiers fils, adressée à M. Lesourd, pour l’informer que son père a reçu la veille au soir sa nomination à la direction du Vaudeville.
Puis le pot-pourri de la Festale, illustré par Marcelin. (N“ du Journal pour rire, devenu rare.)
Joint le fac-similé d’une chanson de Désaügiers, écrite de sa main et signée de lui.
{Les 2 portraits.)
1 Oh
250 CHANSONNIERS. (1 lettre et \ pièce autographes signées.)
— Béranger (Pierre-Jean de), né 1780, mort 1857.
2 pages /«-4. Jolie lettre, datée du 2 mai i83i, pour réclamer l’intervention de l'ambassadeur de France en Belgique : « ... en fa- •• veur d’un menuisier qui n’est pas maître Adam, mais qui, comme lui, « fait des chansons, et qui court risque de la vie si on le laisse tra- <• duire devant je ne sais quel tribunal militaire de campagne, pour Je <‘ ne sais quel délit ou crime politique dans lequel il ne saurait avoir « été que dupe. . . »
— Debraux (Paul-Émile), né 1798, mort 1831.
I page in-ty, du 26 novembre 1826. Vers adressés à M. Ourry, pour le remercier d’avoir inséré quelques-unes de ses chansons dans son Caveau moderne.
( C’est pour la vente des OEuvres de Debraux, que Béranger a composé la chanson commençant par ce vers ;
Le pauvre Emile a passé comme une ombre. . .)
{Les '^portraits.)
251 CHANSONNIERS. (6 lettres ou pièces autographes si-
gnées.)
— Brazier (Nicolas), né 1783, mort 1838.
1 page in-^, du 27 octobre 1820, adressée au général Tliiébault, au sujet du tombeau du Cid. (Ensemble la réponse autographe de ce général.)
Documents intéressants.
— Despréaüx (Jean -Étienne), né 1748, mort 1820.
4 pages in-^, du 26,'juin 1798. Couplets pour la fête de saint Jean, adressés à M. Perregaux, banquier.
— Chazet (André-René-Balthazar-Alissan de), né 1774.
3 pages in-8, du 2 décembre 1821. 11 réclame un secours en faveur d’une petite-nièce de Gresset, et il ajoute un post-scriptum ainsi conçu : «... Je suis bien sûr que vous n’avez point oublié M. Victor « Hugo, dont la détresse doit exciter toute votre sollicitude. . . »
— OüRRY (Maurice), né 1776, mort 1843.
1 page in-8, du ... Il écrit, comme rédacteur du Journal de Paris, qu’il ne sait comment sera la séance ; qu’il faut une analyse trèscourte, etc.
— CoupiGNY ( de), né 17. . , mort 18. . .
2 pages in-4, 5 octobre 1829, à l’effet de réclamer ses entrées d’auteur au théâtre Feydeau.
— Ménétrier (Casimir), né 17. ., mort 18. . .
I page in-li, du 8 octobre i8i6, au sujet de sa chanson du Solliciteur, et de diverses pièces, dont il donne les titres.
[Portraits.)
252 CHAPELAIN (Jean), de l’Académie française, né en 1595,
mort en 1674. [Lettre autographe signée.)
3 pages in-h, du 3 juillet 1641, adressées au duc de Longueville,
dont il était le pensionnaire. Il lui transmet, en outre du Journal de la marche du •< Roi et de M. le Cardinal, depuis Abbeville jusqu’à « Coi'bie, ce qu’il a appris par de nouvelles lettres de Péronne, le « 3o . . . « Ces nouvelles se rattachent aux mouvements de troupes et à la politique.
(^Cachet et lacs de soie.')
253 CHARLES roi de France, né en 1337, mort en 1380. {Belle pièce sur parchemin.)
Cette pièce est de la teneur suivante :
O Charles, par la grâce de Dieu, Roy de France, à nos amez et « féaiilx gens de nos comptes à Paris , salut et dilection. Nous vous « mandons que la some de vingt frans d’or, que de nosire commaude- « ment nos amez et féaulx conseillers les généraux à Paris, sur le fait « des aides de nostre royaume, ordonné pour la délivrance de nostre ■< très cher père {le roi Jean), dont Dieu ait lame, ont fait bailler et « délivrer, par Jehan Luissier, receveur général des dites aides, pour «' un vallet de nostre très cher et amé frère le duc Daniou, auquel « nous les avons donnez pour aler prendre nostre dit frère, où nous « l’envoions pour. . . cause. Vous iceulz vingt frans allouez et comptes
dudit Jehan Luissier, et rabatez de sa recepte sans nul contredit et « sans demander ne avoir autre lettre de descharge , ne déclaration « quelconques, fors ces présentes tant seulement. Donné à Paris, le <• dernier jour de février. Tan de grâce mille trois cent soixante « quatre. »
Par le Roy, signé : François. {Cachet.)
Joint un fac-simUe de l'écriture de Charles V. (2 portraits.)
25A CHARLES VI, roi de France, né en 1368, mort en 1422. (1 pièce signée.)
Cédule , datée du 3o janvier 1410, adressée à Nicolas Delaheze, voyer et receveur de Mantes, pour qu’il paye une somme de 5o fr. au petit Gallois de Guirq , son échanson : « ... Que incontinent cette « cédule vue, tu lui payes ladite somme de 5o fr., et garde bien qu’il « n’y ait faulte, car en cas que de ce seras refusant, nous lui avons » donné çongié et licence de prendre sur toy chevaulx ou autres « biens, jusques à ladite somme de 5o fr. . . » {Cachet. Portrait.)
-255 CHARLES VII, roi de France, né en 1403, mort en 1461. {Pièce signée.)
Cette pièce, parfaitement conservée, et dont la date est restée en blanc, porte pour suscription : A tfotre très chier et très amé frère le duc d'Orléans («) : « ... Poureeque aucunes fois en passant avons ’ « logié en cette commanderie de Villefranche en Soulongjne, et que
« nous y sommes bien trouvez de nostre personne, nous avons ordonné « au commandeur d’icelle y faire aucunes réparations, afin que y feus- « sions plus seureroeni, pt lui avons octroyé nos lettres patentes de « congiéde la fortifier, et poureeque le lieu est situé en vostre comté « de Blois. , . Vous prions bien affectueusement en ce qu’il n’y a pas « forteresse qui vous puisse porter préjudice... vous veuillez... et O vous nous ferez plaisir très agréable. . . » {Portrait.)
256 CHARLES VIII, roi de France, né en 1470, mort en 1498. Portrait.
— Anne, duchesse de Bretagne, sa femme ( deux fois reine
{a) Mari de sa sœur Isabelle, qui avait épousé en premières noces Richard 11, roi d’Angleterre.
de France, ayant épousé en secondes noces le roi Louis Xll)j née en 1476, morte en 1514. (2 pièces sign.)
Celle de Charles "VIlI est une ordonnance du i3 novembre 1497, pour le compte des funérailles du duc de Savoie, onde du Roi et du comte de Montpensier, son cousin.
Quant à la pièce d’Apne de Bretagne, qui porte la date du 14 juillet i5o8, elle a pour objet l’ordre de payement d’une somme de 10,000 livres, en faveur d’un mariage.
257 CHARLES IX, roi de France, né en 1550, mort en 1574.
[Une lettre signée avec 5 lignes autographes et une lettre signée.)
La première est une très-jolie pièce, avec scet, datée de Fontainebleau, le 21 mars 1572, et adressée au duc d’Anjou, sou frère. Il lui rend compte d’une blessure qu’il a reçue à la chasse d’un coup de pointe d’épieu en enferrant un sanglier. Il l’informe en même temps de l’arrivée des régiments suisses, et que son cousin l’amiral (Coligny) lui mande qu’il a besoin d’être soutenu par quelques compagnies de gendarmerie, ce à quoi il le prie d’aviser. Il ajoute sa main : « Mon <■ frère, je vous puis bien assenre que le coup que j’ai n’e?t si grand « de la moytié que seluy de mon bras, et vous prie, mon frère, n’an « estre en pene, et vous prie, mon frère, mander de vos nouvelles. •< Vostre bien bon frère et amy. »
La seconde lettre, en date du 24 octobre 1572, et adressée au comte du Lude , gouverneur de Poitou , a pour objet de lui recommander un sieur de la Boissière. '
Joint la copie imprimée d’une lettre de Charles IX , pour recommander à son frère, le duc d’Anjou, l’assassin de Coligny. (2 portraits et 2 gravures épisodiques.)
258 CHARLES X, roi de France, né en 1757, mort à Goritz,
le 6 novembre 1836. 2 portraits.
— Marie-Thérèse de S.lvoie, fille de Victor-A méfiée, roi de Sardaigne, sa femme, née en 1756, morte en 1805. (1 lettre et 1 apostille autographes signées et 1 lettre autographe signée.)
La lettre et F apostille autographes signées sont de CJtarles X. La première, datée d’Édimbourg, le 5 mars 1802, et adressée à M. de Sarans, est une pièce mystérieuse : « ... Je n’ai pas de réflexions à faire ■< sur ce que P— 92. a dit à P — 79. Quelle faiblesse et quelle per- « sonnalité de tous les côtés, cela fait horreur ! P — 12. aura vu les instructions que j’ai envoyées à P — 76.... »
L’apostille est apposée sur la demande d’une préfecture. « Je prie « le comte de Vaublanc de ne pas perdre de vue cette demande. » Quant à la lettre autographe signée, de Marie-Thérèse de Savoie, elle est adressée de Versailles, le 3o mars 1788, au maréchal de Biron, pour lui demander une place d’officier aux gardes.
C’est une fort jolie pièce de i page in-^, avec enveloppe et cachet aux armes.
Joint un portrait-caricature de Charles X. (Rare, ayant été saisi.)
259 CHARLES-QÜINT, empereur d’Allemagne, roi des Espa-
gnes, etc., etc., né 1500, mort 1558.
— Philippe 11, son fils, roi d’Espagne, de Naples,' etc., né 1527, mort 1598. (2 lettres signées.)
Celle de Charles-Quint, datée du 26 juin i544, est adressée à don
Juau de Luna, en espagnol", et la lettre de Philippe II, également en espagnol, et datée du 22 mars i555, s’adresse au grand-duc de Florence Cosme de Médicis. Cette dernière est une très-belle pièce, écrite en entier de la main du secrétaire d’État Gonzalo Ferez, père du ministre don Jntonio Ferez, si célèbre par ses malheurs. {Les 2 portraits anciens et une gravure épisodique rare.)
260 CHARLES pr (Stuart), roi d’Angleteiie , né en 1608,
décapité \b 30 janvier 1649. (Pièce signée.)
I page in-foL, sur papier et d’une parfaite conservation, portant la date du 26 août 1628. {En anglais.) {Portrait gravé par Zoët, d'après Van Dick, et 2 gravures épisodiques.)
261 CHARLES XIV (CharJes- Jean Bernadotte, prince de
Ponte-Gorvo, roi de Suède, sous le nom de), né 1764, mort 1844. Portrait.
— Eügénie-Bernardine-Désirée Clari, la reine sa femme, née 1781. Portrait. [Une lettre autographe signée et 2 lettres signées avec mots autographes. Portrait.)
La lettre autographe signée est de la reine. Elle est adressée de Soissis-sous-Etioîes, le 29 juin i8. ., au baron Desgenettes, son médecin : « .... Mes nuits sont meilleures, je souffre cependant toujours Il de l’estomac. J’ai toujours un peu mes époques...., ce qui me con- » trarie, c’est que cela m’empêche de monter à cheval.... »
Les deux lettres signées sont du roi. La première est une simple lettre de compliments à un général, avec le compliment autographe.
Quant à la seconde , c’est une très-jolie lettre, d’une demi-page i«-4, datée de Lubeck, le 21 mai 1814, et adressée à son fils Oscar pour lui annoncer son retour eu Suède : « .... Je serai heureux, la présence me consolera et m’aidera à supporter les nouveaux tra- « vaux auxquels je dois me livrer pour assurer le bonheur de notre B patrie... »
Les mots : ton ami et ton père sont autographes.
Joint une signature autographe de la reine.
262 CHASTELET (Gabrielle-Émilie Le Tonnellier de Breteuil, .marquise du), née 1706, morte 1749.
— Chastelet (Louis-Marie-Florent, duc du), colonel du régiment du roi et ensuite de celui des gardes françaises, membre de l’Assemblée constituante, etc., etc., son fils, né 1727, décapité le 13 décembre 1793. (2 lettres autographes signées.)
La première, de la marquise, 4 pages i/j-4, sans date, a pour objet la demande de plusieurs grâces, notamment celle de : « .... continuer « le service de M. Duchastelet à Nancy, où M. le comte de Laval l’a « placé. Il est là à portée de ses terres, et il pourra en profiter cet Il hyver pour racomoder son équipage qui est fort délabré... »
La deuxième, du duc, de i page in-l\, datée de Nancy, le 20 août 1788, est adressée à M..,., pour l’autoriser à fixer son séjour chez son père, puisque sa maison de campagne est située dans la même province que le lieu où les ordres du roi l’obligeaient de rester.
263 CHATEAUBRIAND ( François-Auguste , vicomte de), de
l’Académie française, né en 1768, mort en 1848. (1 lettre autographe et 1 lettre signée.)
La lettre autographe, de 3 pages in-i, est une fort jolie pièce, datée du i3 décembre iS. et adressée à l’abbé de Bonnevie, à Lyon : « ... Soyez donc tranquille, je vous ai toujours dit que vous réussiriez. « Memento te domine David, quand vous serez dans votre gloire. Je €< suis très-content de votre oraison funèbre; elle est noble et de bon « goût. Mais, cher voleur, vous m’avez pris mon Te Deum solitaire... « surtout foutes espérances. Hélas! c’est moi qui n'en ai plus d’espé- « rances, je Unis mon rôle dans ce monde et je me retire. »
Celle signée, datée du i'*' mai 1817, liest pas sans intérêt. >< Je <■ n’ai aucun projet fixe. Je vends le peu de choses que j’ai, parce que « j’ai contracté des dettes en allant à Gand.... Je ne me flatte pas « d’ètre aussi utile à la cause du Roi que vous me faites l’honneur de « le croire; ce qu’il y a de sûr, c’est que partout où je serai je ne l’a- « bandonnerai jamais... » {2 portraits et “i gravures épisodiques.)
264 CHAULIEU (Guillaume-Amfrye, abbé de), né en 1639,
mort en 1720. {Lettre autographe signée.)
3 pages in~l\, du 17 septembre 1704, adressées à Monseigneur.... « La profession que je fais depuis si longtemps de vous honorer par- « faitement, a toujours fait que vos volontés particulières ont été des « ordres pour moi; jugez, dès que vous me faites l’honneur de m’ex- « pliquer par votre lettre celles du Roi, avec quelle soumission je les <■ recevrai. J’ai vu M. d’Argenson, à qui j’ai rendu compte de fout ce <t que je faisois pour extirper totalement l’abus de quelques petites « coteries qui s’était glissé dans le Temple.... » (2 portraits.)
265 CHAUMETTE (Pi erre- Gaspard, se disant Anaxagoras),
procureur général de la commune de Paris, né en 1762, décapité le 13 avril 1794. (1 lettre autographe signée et 1 lettre signée.)
La lettre autographe signée, de i page et demie in-tl, datée du 29 janvier 1793, révèle un fait curieux, demeuré inconnu à tous les biographes: c’est que Chaumette était élève de Jean-Jacques Rousseau! « .... J’ai, été dans ma jeunesse persécuté par les habiians de « mon pays, précisément parce que Rousseau me donnait les élémens « de la botanique et jettait dans mon âme encore neuve le grain de « philosophie qui, grâce à la bonne nature, y a germé et produit quel- « ques fruits »
Celle signée est relative à la formation du jury d’accusation et aux jurés spéciaux : « .... Je te prie, citoyen, de faire nommer, dans le plus court délai possible, 3o membres sur le patriotisme desquels on puisse compter.... » (Cette lettre, datée du 2 frimaire an II (22 décembre 1793), est adressée au citoyen président du comité civii de la section des Gardes françaises.) [Portrait.)
266 CHÉNIER (Marie-Joseph de), de l’Académie française,
membre de la Convention nationale et du conseil des Cinq-Cenls, né en 1764, mort en 1811. (1 lettre et 1 apostille autographes signées et 1 pièce signée.)
La lettre, de 2 pages in-li, datée du 2t brumaire an XIII, est adressée à Fourcroy (dont elle porte en tête trois mots et le paraphe auto-
graphe) : « .... Ma déplorable santé me retenait impérieusement chez « moi. Une tragédie faite en six semaines, et qui ne m’a pas empêehé « d’assister avec exactitude à toutes les séances qui ont en lieu pour « l’organisation des lycées de Paris, l’avait rendue plus chancelanie... Dès qu’il me sera permis de me traîner un peu, j’aurai •• l’honiieur d’aller vous présenter mes devoirs... »
L’apostille, de lo lignes in-i, a pour objet de recommander un
Mémoire du fils de Monvel : « Il se recommande assez de lui-
« même par des talents distingués, par des connaissances étendues, et « par le mérite célèbre du grand artiste qui est son père et qui honore « la scène française à double titre... »
(Au-dessus de cette apostille est la signature autographe de Monvel fils.)
Quant à la pièce signée, datée du 22 messidor an VI, c’est un extrait de procès-verbal de séance du conseil des Cinq-Cents, portant la signature autographe de M. J. Chénier, donnée comme président de ce conseil, et celle des députés Barbier et Portier, en qualité de secrétaires, (2 portraits.)
267 CHEVREÜSE ( Marie de Rohan, duchesse de), l'une den
héroïnes de la Fronde, née 1600, morte 1679.
— Ghevreuse (Claude de Lorraine, duc de), son mari, né 1577, mort 16. ..
La lettre de la duchesse, de 2 pages in-l, , datée de Paris, le 1 7 août i65o, est adressée au cardinal de Mazarin. « .... Comme je sais « que vous n’êtes jamais importuné des supplications des personnes « qui vous honorent au point que je fais, je ne crains point de vous « renouveller celle que je vous ai déjà faite en faveur de M. l’évêque
« de Châlons C’est pourquoi je finis ces lignes, comme je finirai
<c ma vie, par la calité de votre très humble et très affectionnée ser- « vante. » (Cachets.)
Celle du duc, aussi de 2 pages in-l,, mais sans date, paraît être également adressée au cardinal de Mazarin ; « M. de Nogean m’o-
« blige tant de me promettre de m’excuser au Roi et à vous, Mon- « sieur, sur le malheur de mes affaires, dont je n’ai pu me délivrer, « ni me trouver jusqu’à cette heure en état d’aller servir Sa Ma- « jesté >> (Les 2 portraits.)
268 CHOISEUL (Étienne-François, duc de ), principal minis-
tre de Louis XV, né 1719, mort en 1785. ( 1 lettre autographe signée, 1 lettre autographe et 1 lettre en chiffres avec des signes, autographes signées.)
La lettre autographe signée, de 2 pages in-12, sans date, doit se rapporter à l’année 1770 et être écrite de Chanteloup, d’après ce
passage : « Je suis bien sensible à ce que vous voulez bien me
« dire d’obligeant sur mon renvoi du ministère. La qualité que j’ambi- « tionne le plus est celle de mériter la bonne opinion de quelqu’un
« aussi estimable que vous l’êtes »
Celle autographe est une fort belle pièce, de 3 pages et demie in-/i, datéé de Saint-Hubert, le Sojuin 17. .. Elle est adressée au chevalier de. . . ., et se rapporte aux opérations militaires en Espagne et en Allemagne: « .... Je crois qu’en tout ils (les Espagnols) valent mieux <. que nous. Nous avons plus de brillant, plus de superficie, quelques « officiers plus instruits, mais les Espagnols .sont plus solides et fai- « merais mieux les mener à la guerre que les nôtres...» Il rend compte
ensuite d’un combat livré par son frère aux environs de Cassel, où il a sacrifié i,5oo hommes pour ralentir la marche des ennemis sur cetle
ville. « Il n’y a eu qu’un M. de Narbonne, colonel dans les grena-
•« diers de France, qui a été tué; point de blessés considérables. » Enfin, la lettre en chiffres, datée de Versailles, le 28 juin 1762, esl adressée au même chevalier de .... '■ — Nous vous aimons beau- « coup. Je fais de mon mieux pour que nos douze bataillons aient « bonne mine et ne fassent pas de sottises, maisye ne réponds pas du <■ succès de mes soins. » Portrait.
269 CHOISEUL-GOUFFIER (Marie-Gabriel-Floretit-Augusle,
comte de), de l’Académie française et de celle des Inscriptions et belles-lettres, né en 11'52, mort en 1817. (2 lettres autographes signées.)
La première, de 3 pages in-h, du 27 janvier 1783, est adressée ù K lU. le comte de Vergennes. » 11 lui envoie deux exemplaires de son
Voyage en Grèce, dont un pour le Roi ; « Sous vos auspices, je
« puis espérer qu’il obtiendra son indulgence, et que le Roi ne jugera c< pas un travail auquel vous accordez quelque intérêt avec toute la sé-
« vérité que ses lumières pourraient me faire craindre »
La deuxième, d’une demi-page in-S, du , a pour objet de
« transmettre à M. Perregaux un paquet que lord Elgin lui a remis a « Raréges, en le chargeant de le lui faire tenir. »
C'est par suite de son mariage avec l’héritière de la famille GouJfier, que le comte de Choiseul a ajouté ce nom au sien : c’est ce qui a déterminé à rattacher ici une pièce signée de Claude Goujfier, grand écuyer de France, pour ordonner le payement d’une somme de 5,844 I. 4 s. 6 d. de dépenses, faites pendant le mois de février 1570, à l’occasion du service des Ecuries du Roi.
Ce Claude Gouffier, marquis de Boisy, était fils d’ Artus de Gouffier et Jrère de Guillaume Gouffier, seigneur de Bonnevie, amiral de Frar^e, qüi se fit tuer à la funeste bataille de Pavie. Portrait.
270 CHOlSEüL-STAIi\VILLE(CIaude-Aiitüine-Gabriel, duc
de), lieutenant général, pair de France, major général de la garde nationale, etc., etc-, né 1762, mort 1838. [Lettre autographe signée.)
3 pages in-l^, de Honecourt (Aisne), le g août i8io, adressée au préfet de ce département. Curieuse pièce, où l’on voit que le duc de Choiseuil-Stainville, ancien seigneur de ce village, demande au préfet son agrément pour en devenir le maire , le titulaire de cette charge lui offrant de s'en démettre pour n’être que son adjoint.
Nota. Joint à celte lettre 4 autres pièces, savoir ;
1“ De Jacques de Choiseul, comte de Stainville, maréchal de France, né en 17 . ., mort en 1789.
I lettre autographe signée, de 3 pages in-li, àa 17 août 17.., à
Monsieur Il l’entretient de l’aliénation de droits des domaines
royaux : « Petite opération peu digne du Roi, mais on lui fait faire
« quelquefois desniilenies... Si Monsieur de Penthievre\a\i&e aller cela, « vous ne ferez pas mal d’en parler au contrôleur général... » {Pièce intéressante, où se trouvent cités Mme de Clermont, le docteur Barthez, l’abbé de Montagnac, etc., etc.)
I pièce signée, en qualité de capitaine des chasses de la capitainerie de Nancy, sur papier aux armes de France, avec titres imprimés, pour accorder la permission de tendre aux petites bêtes... {Cachet aux armes de Choiseul.)
2° De François-Joseph de Choiseul, marquis de Stainville, ministre d’Etat, grand chambellan de l’Empire, etc.
I pièce signée, datée du 12 mars 1763, pour certifier l’existence d’un pensionnaire. {Cachet aux armes de Choiseul.)
3° D’Antoine de Choiseul, seigneur d’Ische, bailli de Bussigny, gouverneur de la Mothe, etc.
I pièce signée, datée de Nancy, le 26 décembre 1629. Quittance de 4 >299 francs 9 gros pour la paye et entretenement de la garnison de la Mothe, des mois d’octobre, novembre et décembre de ladite année .
271 CHRISTINE, reine de Suède, née en 1626, morte en
1689. (2 lettres signées, dont une avec cinq grandes lignes autographes.)
La lettre, avec les 5 lignes autographes, est signée Christine-Alexandra. Elle est datée de Hambourg, le 4 septembre 1668, et paraît être adressée à l’un de ses agents en Suède, où le recouvrement des revenus qu’elle s’était réservés, lors de son abdication (i654), éprouvait de telles difficultés que le pape Alexandre VU fut obligé de venir à son secours, en lui assignaitt une pension de 12,000 scudi.
Celle signée Christina est datée de Stockholm, le 3o mai i65i. Elle remercie Joachim de Wickfort, résident du landgrave de Hesse, du soin qu’il prend des choses qu’elle désire en Flandre pour son usage, et le prie de l’informer toutes les semaines des affaires d’Angleterre. {Avec le grand scel du royaume. Un portrait et 2 gravures épisodiques.)
272 CIBOT (Pierre-Martial), jésuite, missionnaire en Chine,
né à Limoges en 1727, mort à Pékin en 1780, après un séjour de vingt ans dans cette ville. [Lettre autographe signée.)
Belle lettre de 8 pages in-i, datée de Pékin, le ii novembre 1779 (c’est-à-dire 9 mois avant sa mort), remplie de détails aussi touchants
qu’intéressants sur les missions de Chine : « Plus la mission de
« Chine touche de près à son dernier naufrage et à sa ruine entière, « plus j’espère que le clergé de France voudra bien s’intéresser pour « elle... en protégeant des chrétiens qui sont à la merci de la plus hor- « rible des tempêtes. Hélas! elle est telle, qu’on ne peut plus en parie 1er que par ses larmes et par ses soupirs... Périsse plutôt ma droite « que de révéler à l’Europe jusqu’où vont nos désolations et nos ago- « nies... Mon silence jusqu’à ce jour vous prouve que l’intérêt d’une « grande mission qui va périr m’oblige et me force à vous affliger de « mes derniers soupirs. Encore, Messieurs, ne m’y serais-je jamais dé- « terminé, si les bontés de notre auguste monarque n’avaieiit pas pré- <i venu nos prières et si sa piété n’avait pas tourné ses regards et « scs pensées vers une mission commencée par saint Louis, et .si chère IC à Louis le Grand et à toute la famille royale
273 CIDEVILLE (Le Gornier de), conseiller au parlement de
Rouen, connu par sa correspondance avec Voltaire, né en 1693, mort en 1772. [Lettre autographe signée)
4 pages in-h, du i8 septembre 1746, adressée à Monsieur Descamps, peintre, membre de l’Académie de Rouen. Il l’entretient de la fondation d’une école gratuite de. dessin dans la ville de Rouen, au moyen d’une souscription volontaire. Détails étendus à ce sujet. (Portrait.)
274 CINQ-MAUS (Henri -Coiffier de Ruzé, marquis de), grand
écuyer de France , né 1620 , décapité le 12 septembre
— Effiat (Antoine-Goiffier de Ruzé, marquis d’), maréchal de France, son père, né 1581, mars 1632. (2 pièces signées.)
La pièce signée Cinq-Mars est une quittance, du i4 janvier 1641, de la somme de 2,266 liv. i3 s. 4 d. pour ses gages et appointements de maître de la garde-robe du roi, pendant les derniers 8 mois de l’année i638.
Celle signée du marquis d' Effiat est un contrat de vente sous la date du dernier jour de février 1629.
275 CLERGÉ {cardinaux). Une lettre autographe signée et 2
pièces signées.
— Düperron (Jacques-Davy), né 1556, mort 1618.
Présentation au roi du sieur Jean Trabouillet, pour gérer et administrer sa maladrerie de Saint-Elojr, et ce sous le bon plaisir de Sa Majesté (7 août i6i5).
— Richelieu (Alphonse-Louis-Duplessis), frère du premier ministre de Louis XllI, mort 1653.
I page in fol., 22 janvier i6i5, adressée à l’évéq^ue de Lucon, son oncle. Il le complimente et le remercie avec affection.
— Gondy (Henry de), né 1571, mort 1622.
Quittance de 7,000 liv. pour exemption de décimes sur ses bénéfices (20 juin 1622).
Trois lignes sont autographes.
{Portraits.)
276 CLERGÉ {cardinaux). 3 pièces signées.
— La Rochefoucauld (François de), iié 1558, mort 1645.
Quittance de i3,6oo liv. pour ses gages et appointements Qommt: conseiller d’Etat et pensionnaire du roi pendant 9 mois de 1642. Une ligne entière est autographe.
— Joyeuse (François de), né 1562, mort 1616.
I page in-fol., du i5 mars i6n. Il donne pouvoir au conseiller de Montholon de le remplacer dans sa charge de tuteur de Mademoiselle Marie de Bourbon, duchesse de Montpensier, un Voyage qu’il va faire à Rome ne lui permettant plus de s’acquitter de cette charge.
— La Bourdaisière (Philibert Babou de), grand-oncle de Gabrielle d’Estrées.
Quittance d’arrérages d’une rente sur la Ville de Paris, en date du i5 juillet i568.
{Portraits.)
277 CLERGÉ {cardinaux). 2 lettres autographes signées et
3 lettres ou pièces signées.
— Camus (Étienne le), né 1632, mort 1707.
I page in-h, Grenoble, 24 août 1698, à M. ... H le remercie des marques de son souvenir et lui offre ses services. {Cachet.)
— Bouillon (Emmanuel-Théodore de la Tour de), neveu de Turenne, né 1644, mort 1715.
I page in-li, ày\ 2 septembre 1704. Il se réjouit du rétablissement de la santé de 31. Baluze, et voudrait bien avoir la table générale, etc., etc.
— Rohan-GüéjViénée (Armand-Gaston de), né 1674, mort
I page et demie in-l^, du 27 juillet 1722, au cardinal de Fleury : « ... Le public ne regarderoit peut-être pas d’un très-bon œil des « recherches qui n’ont pour but que de prouver la prééminence des K cardinaux et des évêques dans les conseils sur ce qu’il y a de plus n grand dans le royaume, après les princes du sang... »
— Bissy (Henri de Tliiard de), né 1657, mort 1737.
I page et demie în-t^, du 3 mars 1782, à TSI. Hérault, pour lui recommander une affaire qui lui tient fort à cœur pour le bien de son diocèse.
— Roche-Aymon ( Charles- Antoine de la), né 1697, mort
3 pages in-ti, de Versailles, le 14 décembre 1767, sur une question d’interdit. {Pièce intéressante)
278 CLERGÉ [cardinaux). 5 lettres autographes, dont 4 signées et 1 lettre signée.
— IsOARD (Joachim-Jean-Xavier d’), né 1766, mort 1839.
I page in-li, i®'' novembre i83o,à 31. Caccia, banquier de la cour de Rome, AU sujet de diverses affaires d’intérêts particuliers, où sont mêlés MM. Casanelli, Sativaix, de 3Iaffray, etc.
— Choiseül- Beaupré ( Anloine-Ciériadus d e), né 1707, mort 1774.
I page et demie in-ti, du i3 septembre 1767, à la supérieure de la 3Iaison de l’Union chrétienne à Mende. Il lui annonce l’envoi de son portrait, et l’assure qu’il aura pour sou établissement la même affection que feu son oncle.
— Boisgelin (Jean de Dieu Raymond de Cucé de), né 1732, mort 1804.
4 pages in-t^, du .., à la comtesse de Boisgelin, en 31oravie. Trèsjolie pièce, contenant plusieurs pièces de vers, dont une ayant pour ùt\'6\é Adversité. 1793. «...Je seiai content si j’ai pu vous donner un K moment sensible dans votre solitude... »
— La Luzerne (César-Guillaume de), né 1738 , mort 1821.
1 page in-i, l'j février 1817. Il envoie un double du catalogue de ses livres qui lui fut envoyé dans le temps à Uenise.
— Bausset (Louis-François de), né 1748, mort 1824,
2 pages in-S, du i8 septembre 1814. Il s’inquiète pour la conservation d'une bourse accordée par l’ancien gouvernement au fils du marquis de Forbin.
dis
— Clermont -Tonnekriî: (Anne-AnloinfyJules de), né 1749,
I page in-k, 3i mars 1820. Absent lors du procès de l'infdme Louvel, il ne sera de retour qu’après le jugement de cet indigne assassin.
[Portraits.)
279 CLERGÉ [cardinaux). 6 lettres autographes signées.
— Lafare (Anne- Louis-Henri de), né 1752, mort 1829.
1 page in-ts, du 22 août 182 r, a M. le chancelier Dambraj. H le prie de mettre aux pieds du roi l’hommage de sa reconnaissance de ce qu’il lui a plu de le nommer commandeur de ses ordres.
— Latour-d’Auvergne (Hugues, Robert-Jean-Charles de), né 1768, mort 1851.
?) pages in-l^, du ii avril 1822. Il défend vivement un ecclésiastique de son diocèse, accusé d'un faux, et qu’il ne croit nullement coupable.
— Dastrot (Paul-Tliéodore-David), né 1772.
I page irt-4,du 17 novembre i838, à l'abbé Congnet. Il a fait examiner sa Grammaire grecque, sur laquelle il lui adresse des observations.
— Cheverüs (Jean Lefébure de), né 1768, mort 1836.
I page in-l^, du i6 novembre i83o, à l'abbé Guillon, pour appuyer la demande du curé de Saint-Pierre de Bordeaux, digne de tout intérêt par ses talents et sou aimable caractère.
— Ronald (Louis-Jacques-Maurice de), archevêque de Lyon, né 1787.
I pagein-S, du 7 mars 18. ., pour demander des chevaux au directeur de la poste de Paris.
Ensemble un certificat signé de lui , eu sa qualité à'évêque du
Puj.
— Mathieu (Jacques-Marie-Adrien-Gésaire), archevêque de Besançon, né 1796.
I page in-h, du ii novembre 1843, à l’abbé Congnet. Très-jolie
lettre : « Avec quelle affliction j’ai appris la mort de M. de
« Bully !... C’est ainsi quêtons nos amis s’en vont, et nous font signe <i que notre tour viendra aussi... » (Cachet.)
(Les 6 portraits.)
280 CLERGÉ {cardinaux) . 2 lettres autographes signées et
4 lettres signées.
— Barberini (Antoine), né 1569, mort 1646.
I page in-i, Avignon, le 14 avril 1625, adressée au cardinal de Richelieu, dont il baise humblement les mains (en italien).
— Caprara (Jean-Baptiste), né 1733, mort 1810.
Demi-page in-l^, 2 septembre 1807, pour remercier de Tenvoi qui lui a été fait par sou auteur d’un Discours prononcé à la tribune du Corps législatif, à l’occasion de la mort de M. Portalis.
— Ruffo (Denis-Fabrice), né 1744, mort 1827.
I page in-fol., Rome, i5 novembre 1814, adressée à S. M. Très- Chrétienne le roi Louis XTllI (en italien).
— Spina (Joseph), né 1756.
I page Bologne, le 5 novembre i8 cg, adressée à S. M .
Très-Cbrélienne le roi Louis XFIIl {en italien).
— CoNSALVi (Hercule), né 1757, mort 1824.
I page in-ti, Rome, ig juillet i8ir. Il remercie Son Excellence ei
Mme la princesse de. lui avoir fait part d’un mariage : « Je dois
n aussi à Votre Excellence, de même qu’à Madame la Princesse, mes « remerciemens pour l’intérêt que l’un et l’autre prennent à ma tante... « Je ne mérite pas ce qu’on pense et ce qu’on dit de moi par indul- K gence
— Pacca (Barthélemy), né 1756, mort 1844.
I page in-foL, Rome, 25 novembre 1827, adressée à S. M. Très- Chretienne le roi Charles X {en italien).
{Portraits.)
281 CLERGÉ {archevêques et évêques), 4 lettres autographes
signées.
— Sourdis (Henri-d’Escoubleau de), archevêque de Bordeaux, mort 1645.
1 page in-fol.,0. mars 1642, adressée au cardinal de Richelieu: « ... Le tombeau et le lieu où le Roi m’envoie ne sont guères diffé- « rens... Je crois que cette lettre vous servira de dernier adieu avant « ma mort... >> {Cachets et lacs de soie.)
— Labroüe (Pierre de), évêque de Mirepoix, né 1643, mort
2 pages in-!i, du 20 octobre 1718, à M. Berthier, prêtre. Cette lettre, de l’un des 4 appelants de la bulle Unigenitus, se rapporte à cette affaire ; « .... Je viens d’écrire à mon cousin germain, l’évêque « de Valence, pour l’empêcher de faire quelque mandement contre « nous... »
— Caylüs (Cliarles-Gabriel de Peste! de Lovis de Tubièresde), évêque cV Auxonne, né 1668, mort 1754.
3 pages in-l^, lo avril 1748, à M. Soyer, avocat au Parlement :
« Les Jésuites, depuis cent ans, font passer M. Arnauld pour nu
« hérétique, pour le chef des Jaménisles , qu’on persuade au Roi ne « reconnoître aucune autorité sur la terre, et le Roi lui-même en prend « la défense, et ne peut s’empêcher de regarder ces événemens comme « un miracle... »
— Rastignac (Louis- Jacques -Chapt de), archevêque de Tours, lté 1684, mort 1751,
2 pages in-foL, du 3o juillet 1733, adressées au garde des sceaux pour se plaindre de n’avoir reçu la communication d’un arrêt qu’après son impression : « .... Les bontés dont vous m’honorez me « portent à vous ouvrir mon cœur, qui a ressenti dans cette occasion « une amertume que vous trouverez juste... »
[Les 4 portraits.)
282 CLERGÉ {archevêques et évêques). 5 lettres autographes
signées.
— CHOiSEUL-BEAüPRÉi^Gabriel-Fiorentde), évêque de Saint- Papoul), né 1685, mort 1767.
I page in-u., ig novembre 1723. Il remercie des bons sentiments que lui témoignent tous les bénéficiers de X Église de Mende.
— La Brüyêre (Louis-Sextius de Jarenle de), évêque d'Orléans, né 1706, mort 1788. Portrait.
r page et demie i»-i, du 14 août 1767, adressée à M. Triidaiiie, au sujet de rétablissement d’une chaussée qui porte préjudice aux domaines de VabSajre de Trouant, aux intérêts de laquelle il est obligé de veiller comme administrateur.
— Phélippeaux (Georges-Louis), archevêque de Bourges,
I page in-ti, du 8 avril 1778, pour réclamer en faveur d’un ecclésiastique auquel il manque le temps nécessaire pour être ressompté.
— Hachette- Desportes (Henry), évêque de Ctjdon , puis de Glandève. Portrait.
1 page in-i, du 28 juillet 1767. Les religieux carmélites du faubourg Saint-Jacques lui abandonnent pour la vie la maison attenante à leur église, moyennant la somme de 10,000 livres.
— Agoült (Gharles-Constance-Gésar-Louis- Joseph d’), évêque de Pamiers, né 1747, mort 1824.
2 pages et demie in-l^, du 4 juillet i8i4, adressées au prince de.... à l’effet de recommander son neveu, pour qu’il obtienne la légation de Darmstadt.
283 CLERGÉ [archevêques et évêques), 7 lettres autographes signées.
— Feütrier (Jean-François-Hyacinthe), évêque de Beauvais, né 1785, mort Î830.
I page in-l\, 26 décembre 1827. L’absence d’une demoiselle lui fait regretter de ne pouvoir plus contribuer à la diriger dans la route de la vertu. {Cachet.)
— Gros (Jean-Nicaisei, évêque de Versailles, né 1784, mort
1 page in-8, 24 octobre i854, pour remercier d’une offrande qu’il considère comme une bonne action ajoutée à beaucoup d’autres.
— Güillon (Marie-Nicolas-Silvestre), évêque de Maroc, né 1760, mort 1847.
2 pages in-t,, 7 septembre 1828, à Mme la marquise de Dolomie. Très-jolie lettre. •< .... J’ai reçu de Mme Dulac une nouvelle « lettre qu’elle finit par une alternative qui ne me paraît pas annon- « cer un grand fond de religion; c’est que si l’on ne s’empresse de ve- K nir à son secours, elle n’a plus d’autre ressource que d’aller se jeter « à la rivière, ou dans une maison de prostitution.... »
— Contamines (Marie-Nicolas Fournier de la), évêque de Montpellier, né 1750.
Demi-page in-t,, du 19 septembre 1824, pour accuser réception de la lettre de cachet de S. M. Charles X, qui lui annonce la mort de S. M. Louis XVIII.
— SiMONY (Jules-François de), évêque de Soissons, né 1770, mort 1849.
2 pages in-k, ii novembre 1848, relatives à un frère de la doctrine chrétienne, qui a endossé la soutane et paru aux offices.
— Gignoux (Joseph-Armand), émque de Beauvais, né
I page in-ty, du 21 mai i845, à l’abbé Congnet. « .... je voudrais « ardemment sauver des âmes, et c’est fort difficile. Adjuva me in « orationibus luis.... »
— Olivier (Nicolas-ïliéodore), évèt^ue d’Évreux, né 1798, mort 1854.
I page in-8, du 24 octobre i835, pour certifier les excellents principes et la parfaite probité d’un sieur Prudhomrae.
[Portraits.)
284 CLERgIÉ [prêtres et congréganistes) . 3 lettres autogra-
phes signées.
— Eymery (Jacques-André), supérieur général de la congrégation de Saint- Sulpice, né 1732, mort 1811.
1 page in-!y, du 17 janvier i..., à M. te curé de Provins. Il ne connaît pas assez un sieur Revillard pour en répondre.
— Georgel (Jean-François, abbé), vicaire général du cardinal de Rohan-Guéménée, né 1731, mort 1813.
2 pages in-fol., du 26 décembre 1781, au ministre Amelol. Il demande de faire évoquer au Conseil du roi une affaire qui porte atteinte à l'autorité du grand aumônier.
— Garron (Guy-Toussaint-Julien, abbé), directeur de l'/wstitut de Marie- Thérèse, né 1760, mort 1821.
1 page in-ty, 28 novembre 1818, adressée à l'imprimeur Leclerc, au sujet de gravures pour l’un de ses ouvrages destinés à la jeunesse.
Joint un billet d’ enterrement de l’abbé J.-G. Caron comme éclaircissement biographique.
[Portraits.)
285 CLERGÉ [prêtres et congréganistes). 6 lettres autogra-
phes signées.
— Boürdaloüe (René-Louis), arrière-neveu du célèbre prédicateur.
2 pages in-ty, du 22 avril 1740. Il est dans la détresse et demande à emprunter pour conserver sa cure de Reuilly (près d’Issoudun).
— Foüquet (Charles-Armand), fils du célèbre surintendant.
1 page in-8, du . . . ., à M. de la Cré, auditeur des comptes, pour réclamer un récépissé de la Compagnie des Indes et la grosse d’un contrat.
— Nicolle (Charles, abbé), supérieur du collège de Sainte- Barbe, né 1758, mort 1835. Portrait.
2 pages in-ty, du i8 mars 182 r. Il recommande deux personnes dans la détresse, dont une à laquelle le duc de Richelieu prend un vif intérêt.
AUÏ0GRAI>HES.
— Liaütard (Claude-Rosalie, abbé), né 1774, mort 1842. Portrait.
2 pages du 21 avril i . . ., à M. Auger, à Gentilly. Il l’entretient des embarras financiers de son établissement d’éducation, et de la fatigue qu’il éprouve.
— Montés ( abbé), aumônier général des prisons.
I page in-S, du 4 décembre i836. Il s’excuse de fournir un article sur lui-même pour la Biographie des hommes du jour.
— Baüdeau (Nicolas), prieur de Saint-Lô, etc., né 1730, mort 1792.
I page in-i, 27 mars 1788. Il donne une semonce à un commis greffier, en sa qualité de chef du Conseil du prince de Salm.
Joint le diplôme de bachelier de René-Louis Dourdaloue, délivré sur parchemin, sous la date du 2 mai 1701.
286 CLÉRY (Jean- Baptiste Cant-Hanet, dit), né en 1759,
mort 1809. [Pièce autographe signée.)
I page in-foL, très-belle pièce. Etat de ses services comme valet de chambre barbier de Louis XVI et de ses fils, du 2g juin 1782 au !''■ mars 1798, remis au commissaire liquidaleur de la ci-devant liste civile. On lit en tête Maison de Capet. (2 portraits.)
287 COBOURG (Frédéric-Josias, prince de Saxe-), né 1737,
mort 1815. [Pièce signée.)
Ordre, daté de son quartier-général de Mons, le 3 avril 1798, pour être communiqué aux émigrés français, afin qu’ils aient à quitter surle-champ son quartier général et tous les Pays-Bas, et... « ... qu’ils « restent tranquilles et paisibles dans les endroits où ils sont doniici- « liés et y attendent les événeniens ultérieurs avec patience.... >• [Belle pièce historique.) [Portraits.)
288 COCHIN (Charles-Nicolas), graveur, membre de l’Acadé-
mie de peinture, né 1688, mort 1754. Portrait.
— CocHiN (Charles-Nicolas), aussi graveur et membre de l’Académie de peinture, secrétaire historiographe de cette compagnie, son fils, né 1715, mort 1790. (3 lettres autographes signées.) Portrait.
La i", de Cochin le père, de i page in-^, datée de Châtillon, le 7 octobre 1746, a pour objet de recommander une personne qui désirerait obtenir une place dans les ponts et chaussées de la généralité de Châlons.
Des 2 autres de Cochin fils, la première, de 2 pages in-t^, est datée du 29 janvier 1762. 11 s’y explique sur ce qui lui était dû pour la vignette de la description de la pompe funèbre de Monseigneur le duc de Bourgogne, et pour pareilles vignettes faites pour les pompes funèbres de Mme de Parme et des roi et reine d' Espagne. La 2', de I page in-i, du 4 juin 1783, traite de la prééminence de la gravure en taille-douce sur la gravure en bois.
289 COLARDEAU (Clinrles-Pieire), de l’Académie française,
né en 1732, mort en 1776. [Pièce autographe signée.)
I page et demie in-&, datée d’Etioles.le i5 mai 1778, et adressée à
Dorai. U Je \iens de cracher le sang, mou cher ami, pour avoir né- « gligé de me faire soigner à la suite d’un rhume obstiné qui a mis le « feu dans ma faible poitrine.... Il y a 5 ans que ma mauvaise santé « me fait craindre les orages du théâtre; ces secousses trop violentes « pourraient m’être aussi funestes au physique qu’au moral. C’est sans « mérite que je vous cède mon droit à la comédie » (2 portraits.)
290 COLBERT (Jean-Bapliste), dit le grand, né 1619, mort
1683. [Une lettre signée, 3 billets autographes signés, une pièce autographe.) 2 portraits.
La lettre signée, datée de Paris, le i5 mars 1669, est adressée aux consuls de la ville de Toulon, pour les informer que le roy a eu la bonté de le pourvoir de la charge de secrétaire d’ Etat, et a bien voulu, en même temps, joindre à son département le soin de ce qui concerne le commerce tant au dedans qu’au dehors du royaume.
Le i"' billet autographe signé, adressé à M. Baluze, le 7 octobre 1671, a pour objet la recherche dans la bibliothèque du mariage de Mgr le duc d’Orléans avec feu Madame.
Le 2' billet autographe signé, en date du 29 janvier 1677, est pour qu’il lui soit renvoyé par le porteur, qu’il expédie au galop, des mémoires auxquels il a travaillé ainsi que l’abbé Gallois, mémoires dont il a besoin avant quatre heures.
Enfin, le 3'' billet autographe signé, est ainsi conçu : « Ce i3 no- « vembre 1679, après avoir rendu compte au Roi dé ce que vous m’a- •< vez écrit touchant le sieur S***, Sa Majesté veut bien lui donner « grâce, en déclarant ce qu’il sait de l’affaire dont il a connoissance, « mais Sa Majesté ne veut rien accorder au delà. ,Te suis tout à vous. >> Quant à la pièce autographe, portant la date du ii mars i654, c’est une note écrite comme secrétaire du cardinal Mazarin, dont la signature autographe se trouve au bas,
291 COL’GNY (Gaspard de), seigneur de Châtillon , amiral
de France, né en 1517, massacré le 24 août 1572, journée de la Saint-Barthélemy , [Lettre signée avec 2 grandes lignes et le compliment aulographes.)
Cette lettre ife i page in- fol., datée de Saint- Quentin, le 26 février i555, est adressée à M. de Bassefontaine, maîli e des requêtes de l’hôtel du roi. Elle est relative à la ratification du traité par lequel Coligny avait obtenu de l’Empereur une trêve de cinq ans, qui fut presque aussitôt rompue par les intrigues des Guise. Coligny, assiégé bientôt dans Saint-Quentin, y fut fait prisonnier et conduit au fort de l’Ecluse, d’où il ne sortit qu’aprèsavoir payé une rançon de 5o,ooo écus. (Voyez la Biographie universelle, t. IX, p. 24'-) [Jolie pièce avec cachet.) Portrait et gravures épisodiques [anciens). Plus le fac-similé d’une lettre de Coligny à la Reine.
292 COMÉDIE FRANÇAISE. [Une lettre signée.)
Cette lettre, en date du i5 janvier 1785, présente ce curieux passage : « ....oui. Monseigneur, nous ne pouvons nous dispenser de vous <■ le répéter : nous regardons toujours , à l’exemple de ceux qui « nous ont précédés, tout établissement d’école, comme la ruine et la « destruction du Théâtre français. » El ce post-scriptum non moins curieux : « Nous sommes sûrs de conserver les sieur et dame Préville « et le sieur Brizard, l’année prochaine, si l’école n’a pas lieu. »
Elle porte les dix-huit signatures ci-après ;
Beloecour. — Rrizxrd. — Dazcncourt. — Des Essarts. — Duga-
zoif. — Fleury. — Florence. — Joly (demoiselle). — LacbassAiGNE (demoiselle). — Olivier (demoiselle). — Raucourt (demoiselle). — Saint- Fal. — Saint-Prix. — Suin (demoiselle). — Thénard'(dame). — Vanhove. — Vestris (dame). — G***. {Por-
. traits.
293 COMÉDIE FRANÇAISE, (2 pièces signées, portant les
vingt-huit signatures ci-après.)
Brizard. — Bei.lemont. — Bellecour. — Benoit. — Bouret. — Boutet. — Dazincourt. — Des Essarts. — Delachassaigne (demoiselle). — Devienne (demoiselle). — Dorival. — Drouin (femme Préville). — Dugazon. — Duport (demoiselle). — Fleury (demoiselle).— Formé. — Gerdier. — Jueineau de la Voûte. — Mole. — Naudet. — Olivier (demoiselle). — Préville. — Raucourt (demoiselle). — Saiht-Fal. — Saint-Prix. — Soin (dame). — Vanhove. — D**'.
La première de ces pièces, sans date, est relative à l’acquisition d’un lerrain pour la construction des magasins du théâtre ; et la seconde, datée du i6 nivôse an III (5 janvier 1795), se rapporte à la conservation des registres et papiers appartenant aux artistes sociétaires du ci-devant Théâtre de ta Nation. Jolis portraits, celui de Préville surtout est aussi beau que rare.
294 COMÉDIE FRANÇAISE. [Une pièce signée.)
Cette pièce, entièrement de la main de M. Lemazurier, secrétaire de la Comédie française, a pour objet la demande de la salle de l’Opéra, pour la représentation de retraite de Saint-Fal.
Elle porte les vingt et une signatures ci-après :
Armand. — Baptiste ainé. — Baptiste cadet. — Bourgoin (demoiselle). — Cartigny. — Damas. — Demerson (demoiselle). — Des- MOussEAUX. Devigny. — DucHESNOis (demoiselle). — Dupont (demoiselle). — Dupuis (demoiselle). — Firmin. — Lapon. — Le- VERD ( demoiselle ). — Mars ( demoiselle ). — Michaut. — Mon- ROSE. — Talma. — Tousez (dame). — Volnais (demoiselle). Portraits,
295 COMÉDIE FRANÇAISE (2 lettres autographes signées et
une pièce signée.)
— Clairon (Claire-Joseplie-Leyris de la Tude, dite), née 1723, morte 1803. Portrait.
Quittance de 6 mois d’arrérages de la pension de 1,000 liv. que lui tait Milord vicomte de Lawerscourt, comme héritier de sou frère.
— Larive (Jean Mauduitde), né 1749, mort 1827.
Demi-page in-ly, du 7 frimaire an Vll, à M. Alavoine, architecte, pour l’inviter à venir à la campagne de Moulignon, pour régler les comptes de cette maison.
— ■ Saint-Val cadette ( , dite).
3 pages in-t^, du 21 mars 1817, adressée à M. le duc de Duras, premier gentilhomme de la chambre, au sujet des difficultés qu’elle éprouve pour obtenir une salle, à l’occasion de la représentation à bénéfice qui lui est accordée.
Joint le fac-similé d’une lettre de Clairon au duc d’ Aiguillon.
(2 curieuses gravures épisodiques,)
i22 AUTOGRAPHES.
296 COMÉDIE FRANÇAISE. (4 lettres autographes signées.)
— Contât (Louise), née 1760, morte 1813.
1 page i«-i2, sans date, à M. Falgues. Elle regrette de ne plus le rencontrer chez leur amie commune, et l’invite à venir dîner à sa campagne.
— Dügazon (Jean-Baptiste-Henri Gourgault), né 1741, mort
2 pages in-i, du i5 décembre i8o6. Il écrit à son notaire pour lui demander de l’argent, et le charge de s’entendre avec son fermier pour des réparations et l’envoi d’une botirriche de provisions.
— Molé (François-René), né 1734, mort 1802.
2 pages in-k, du 6 juillet 1798. C’est la copie, main de Mole, et par lui certifiée conforme à l’original , d’une lettre du directeur général de la liquidation, relative à sa pension.
— - Fleury (Joseph-Abraham Bénard, dit), né 1749, mort
Demi-page in-i 2 , sans date. Il trouve M. Dorfetiil incapable de remplir l’emploi des premiers rôles au Théâtre-Français.
Joint le fac-similé d’une lettre de Louise Contât.
[Les 4 portraits.)
297 COMÉDIE FRANÇAISE. (4 lettres autographes signées
et ^pièces signées.)
— Grammont (Narcisse Nourry, dit), né 1752, décapité le 13 avril 1794.
Demi-page in-i, du . . . ., adressée au sieur i'AtItj, plumassier du roi : « Je joue ce soir Zamore, dans la tragédie A'Mhire ; j’ai ahso- « lument besoin d’une coiffure américaine. . . »
— L’Ange (Antonine-Françoise-Élisabeth), femme Simons, née 1772, morte 1825.”
I page in-8, du . , . . , à M. Antoine, sculpteur. Elle se plaint de ne pas l’avoir vu depuis longtemps, et l’attend avec la plus vive impatience.
Ensemble une quittance de r,i25 lie., pour ses appointements de germinal an V.
— Simons-Candeille (Julie ), femme Perié en se-
condes noces, née 1767, morte 1834.
I page in S, du 8 février i83i. Elle adresse une requête à madame la comtesse douairière de. . . , par l’entremise de M. le comte, son mari.
— Saint-Prix (Jean-Amable Foucault de), né 1758, mort
I page in-8, du 21 janvier 1790, pour demander un panache noir de chevalier, pour le rôle de Tancrède.
Ensemble 1 page in-8, sans date, adressée à M. Mclocque de Saint- André, à l’occasion de la mort de madame de Chateaubourg.
— Simon (Marie), femme Riboutté.
3 pages in-8, du . . . Jolie lettre, adressée au représentant du peuple André Dumont, pour réclamer la liberté d’un prisonnier : « ... Le <• citoyen A. Dumont est trop juste et trop bon pour m’en vouloir de << le tant presser.’. . »
[Portraits.)
298 COMÉDIE FRANÇAISE. (5 lettres autographes signées.)
— Armand ( ArmaDd-Benoît Roussel, dit), né 1774, mort
Demi-page in-l^ , du i'*' frimaire an XIII. Il remercie M. . . . des ouvrages que le ministre a eu la bonté de lui accorder.
— Lafon (Pierre), né 1775, mort 1846.
Demi-page in-4, du 20 février 1823. Il se rendra au conseil d’administration du Théâtre-Français, pour répondre à l’invitation qui lui est faite.
— JoANNY ( Jean-Bernard Brissebanne, dit), né 1775, mort
3 pages in-i, du ii octobre 1822. Belle lettre ; « ... Je ne prévois B pas ce que je pourrais devenir, si, par malhenr, cette lettre demeurait « sans effet. Je suis dans le dénuement le plus absolu ... Je demande « avec instance les 4,000 fr. d’indemnité qui me sont alloués pour en- « gagement et qui font partie de mon traitement. . . »
— Bourgoin (Tliérèse-Étiennette), née 1781, morte 1833.
1 page in-t^, du . . . , à M. Antoine, son maître de déclamation . Elle l’informe qu’elle sait son rôle de Monime , et s’occupe de celui de Constance, dans Inès : « . . . Ne m’oubliez pas auprès de madame V estris. . . »
— VoLNAis (Glaudine-Placide Ferrère, dite), née 1787
morte, 1837.
2 pages in-8 , du 3 brumaire an . . , à M. Dipmann-Cerfbéer, à Strasbourg. Elle ne saurait satisfaire à tons ses points d’interrogation ; « L’impératrice , trompée par M. MIahérault , ne lui a point encore <■ rendu Justice, et la sévérité de sa rivale augmente tous les jours. . . »
{Les 5 portraits.)
299 COMÉDIE FRANÇAISE. (5 lettres autographes si-
gnées.)
— Desmousseaüx f Félicité-Auguste Sailler, dit), né 1785.
2 pages in-i, sans date. Il vient d’élre conduit à la maison d’arrêt de la garde nationale ; « . . . J’appartiens au public et au roi, car je fais « partie de sa maison ; je ne puis donc obéir à une autorité, sans « désobéir à une autre. . . »
— Ligier (Pierre), né 1797 .
1 page in-i8 , sans date. Il informe le régisseur du théâtre que M. Lebrun est venu le voir, et qu’il lui a promis de rejouer Marie Stuart.
— Anais (Thalie-Paméla-Anaïs Aubert, dite), née 1801.
2 pages in 11, sans date. Elle prie le régisseur de dire qu’elle est
malade, et va se reposer quelques jours à sa campagne de l'Etang, près Loiweciennes. «
— Beauvallet (Pierre-François), né 1801.
Demi-page in-ii, du g novembre 1840. Il écrit au régisseur du théâtre qu’il se met au lit avec la fièvre, qui- va le clouer chez lui au moins 4 ou 5 jours.
— Rachel (Élisa-Rachel Félix, dite), née 1821^ morte 1857.
1 page in-%, sans date : « Je suis mieux ce soir, et sur ce. je m’en-
« gage avec Rodrigue. . . Persuadez-vous donc bien qu’il est de mon « intérêt, comme de celui de la comédie, à ce que je joue, non à ce que « je me mette au lit »
{Les h portraits.)
300 COMÉDIE FRANÇAISE. (6 lettres autographes signées.)
— JLACHASSAiGNE^(Mârie-Hé!ène Broquiu, |dite), née 1747,' morte 1820.
2 pages in-8 , du lo novembre i8ii, à M avocat, à l’occa-
sion du relard qu’elle a mis à payer le mémoire pour l’éducation de sa petite fille.
- Saint-Fal (Étienne Meynier, dit), né 1752, mort 1835.
I page in-8, du 3 novembre 1825. Il réclame les soins de M. Rapeau , médecin , pour sa femme , qui est dans un état de souffrance continuel.
— Lacave (Louis-Claude), mort 1825.
1 page in-8 , du 27 fructidor an II. Il adresse un billet pour la représeutation de Cinna et de l’ Impatient.
— Saint-Aulaire (Pierre-Jacques Pagnon, dit), né 1794.
2 pages in-8, du ii mars i836, à M. Jonsselin, pour réclamer sur les injonctions qui lui sont faites, et demander à jouer le rôle d'Auguste.
— Paradol ( Fétis, femme), née 1798, morte
I page in-8, du . . . , à M. Verteuil, secrétaire du Théâtre-Français, pour lui demander deux places pour sa nièce.
— PÉRiER (Arthur), né 1786.
1 page in-8, du . . . , àM. Jousselin, au sujet d’une répétition qu’il doit faire avec mademoiselle Anaïs.
{Une gravure épisodique et portraits.)
COI COMÉDIE FRANÇAISE. (6 lettres autographes signées.) — Leverd (Jeanne-Emilie), née 1788, morte 1843.
2 pages in-foL, sans date, à M. de Martignac, ministre de l’intérieur. Intéressante : « Encore toute émue de votre bon accueil, et toute « surprise de rencontrer un bomme puissant qui soit bienveillant « pour moi ...»
— Georges Weimer (Marguerite), née 1786.
I page in-8, sans date. Elle attend le résultat d’une demande à laquelle s’intéressent MM. Fitet, Liadières, Las Cases, etc.
— Michelot (Pierre-Marie-M. . .), né 1786, mort 1856.
I page in-t^, du 27 septembre i8i5. Il s’excuse d’avoir manqué à son service de garde national, en faisant observer que ce service est incompatible avec celui du théâtre.
— Mante (Théophile Escoffier, dite), née 1802, morte 18i9.
I page in-8, du 3i octobre i8. . Elle demande un billet pour le jour de la Toussaint.
— Firmin (Jean-Baptiste-François Becquerelle, dit), né
I page in-l^, du 28 octobre 1816. Il réclame sur son incorporation dans la garde nationale.
— VoLNYS (Léontine Fay, femme), née 1810.
I page in-&, du à M. Duponchel, directeur de l’Opéra. Elle lui demande une loge pour aller entendre Nourrit.
[Les 6 portraits.)
302 COMÉDIE FRANÇAISE. (6 lettres autographes signées.)
— Samson (Joseph-Isidore), né 1793.
3 pages in-li, du 5 juin i8i8, adressées àM. de La Ferlé, surintendant des Menus-Plaisirs du roi. Il demande conseil sur les engagements qui lui sont proposés, ne croyant pas, comme éléve de VÉcole royale de déclamation, pouvoir les accepter sans autorisation.
— Monrose (Louis Burrizani, dit), né 1813.
I page in-8 , du . . . , à M. Jousselin : « Selon toute apparence, je « serai en état de jouer Ganache, mardi; mais, quelque chose qui '< arrive, mercredi, avec certitude. . . >>
— Demerson (Anne), femme Bonnard, née 1791.
1 page in-8, du . . . , à M, Dumersay, pour le prier d’accueillir la demande d’une de ses amies.
— Menjaud (Jean-Adolphe), né 1773, mort 1832.
2 pages in-lf, du . . ., à M. le baron de La Ferlé, à l’occasion d’un démêlé qu’il a avec l’administration du Théâtre-Français.
— Maxime (Richard, dite), née 1815.
2 pages in-8, à M. Dumersay, le. . . Elle lui demande une loge pour la représentation d’une de ses pièces, le Lutin de Bretagne.
— REGNIER (François- Joseph-Pierre), né 1807.
I page in-8, du . . . , à ilZ. V edel : « Mon cher directeur, je trouve « le procédé dont on use envers moi des plus désobligeants. . . pour ■< me forcer à jouer, ou me mettre dans l’alternative de faire man- •< quer la représentation : je jouerai donc. . . Ce n’est qu’une impo- « litesse et un manque d’égards de plus. . . »
[Les % portraits et une lithographie épisodique.)
303 COMÉDIE ITALIENNE. [Une pièce signée.)
Cette pièce, sur parchemin, et de la plus belle conservation, est une quittance donnée au sieur de Beaumarchais, trésorier de l’épargne du Roi, sous la date du 12 mai 1614, par:
Tristano Martinelli, dit Arlequin;
Josio Balt^ Andreini, dit Lelio ;
Jo Girolamo Garaccini, dit ... ;
Jo Giovano Pellecini, dit Pedrolino ; de la somme de 1,200 liv. dont Sa Majesté {Louis XIII) leur
« a faict don pour leur donner moien de supporter les frais et des- « penses qui leur convient faire en ceste ville de Paris où ilz sont venus « par son commandement, pour le plaisir et récréation de ladite Ma- « jesté et de la Rojne régente sa mère. . . » (Ladite quittance signée en la présence de messire Pheljpeaux, conseiller et secrétaire du Roi, qui l'a également signée.)
Joint le portrait de Phelypeaux.
304 COMÉDIE ITALIENNE. [Une pièce signée et une lettre
autographe signée.)
— Carlin (Charles-Antoine Bertinazzi, dit), né 1713, mort
— Clairval (Jean-Baptiste), né 1740, mort 1795.
— Larüette (Jean-Louis), né 1731, mort 1792.
— Trial (Antoine), né 1736, mort 1795.
Mandat de payement, délivré le 3o juillet 1774, par les semainiers {les 4 dénommés ci-dessus) de la Comédie italienne du Roi, pour le payement d’un à'-compte, à valoir sur ce qui est dû au panacher de ladite Comédie.
— Camerani, né 1736, mort 1815.
I page in-ty, sans date, à son ami le musicien Champein, pour lui recommander le citoyen Sade, homme de lettres (qui pourrait bien être le trop fameux marquis de Sade, puisqu’il a une mauvaise affaire . . .).
Joint une lettre autographe signée Clairval, datée du château de Monfgeroult, le 3i août 1773, attribuée au comédien, ce qui ne paraît pas s’accorder avec la signature apposée sur le mandat ci-dessus analysé.
[Portraits et une gravure épisodique.)
305 COMYNES (Philippe de), seigneur d’Argen ton , ministre
de Louis XI, né en 1445, mort en 1509. [Pièce signée.)
Lettre, sans date, au bailli de Chartres. Il l’informe qu’il avait requis l’élargissement d’un détenu au cbâtel de Chaumont, en vertu d’une de ses sentences, comme étant innocent du fait qui lui avait été imputé ; que ce détenu, ne voyant cependant pas venir cet élargissement, a brisé ses fers et s’est enfui, mais qu’il a été repris et conduit aux prisons de son bailliage, où il le prie de faire en sorte : « ... qu’il <t ne soit molesté en ses corps et biens, étant près de donner caution « pour lui s’il en est besoin.... » Portrait.
306 CONDÉ (Louis I®’' de Bourbon, prince de), né 1530, assas-
siné par Montesquieu , à la bataille de Jarnac , le 15
mars 1569. Porlrait.
— CoNDÉ (Henri II de Bourbon , prince de), père du grand
Condé, son petit-Iils, né 1588, mort 1646. Portrait.
[Une lettre autographe signée et une lettre signée.)
La lettre signée de Louis /'L adressée de Chantilly, le 22 avril 1567, à M. de Maugiron {l’un des mignons de Henri 111^) pour le remercier de ses offres de services. Le compliment est autographe.
Celle autographe signée de Henri II, de i page in-fol., datée de Baguerly, le 23 juin 1640, a pour objet d’entretenir M. Duplessy-Besançon, maréchal de bataille des aimées du Roi, de diverses alfaires de guerre. {Cachet.) Ecusson des armoiries.
307 CONDÉ (Louis II de Bourbon, prince de), dit le grand
Condé, né en 1621, morl en 1686. {Lettre autographe
1 page et demie in-!y , sans date (i), tonie d’affaires de guerre, et adressée au comte de Fuensaldagne, général des armées d’Espagne, dans lesquelles le prince servait alors contre la France- 2 portraits, dont un avec ■vignettes et allégories.
308 CONDÉ (Henri-Jules de Bourbon, prince de) , /t/s dw grand
Condé, né en 1643, mort en 1709. (2 pièces signées.)
La première, sur parchemin, de i page in-fol., du 20 décembre 1703, est la nomination à une chanoinerie à prébende de l’église paroissiale de Saint-Martin de Chdteauroux.
La deuxième, sur papier, de i4 pages in-fol., est un acte notarié du 16 décembre 1692, portant engagement des domaines de Pacy, Ezy et Nonancourt à monseigneur le prince de Condé, comme curateur de monseigneur Jean-Louis d’Orléans, duc de Longueville. Cette pièce, parfaitement conservée et curieuse par la nomenclature des droits seigneuriaux avant ta révolution, est revêtue, en outre, de la signature du prince, de celle des commissaires du Roi : Pussou, Dargouges, Pontcharlrain, Claude et Michel Lepeletier, et Lelonnelier de Breteuil.
Joint les portraits de Lelonnelier de Breteuil.
309 CONDÉ (Louise-Françoise de Bourbon, princesse de), dite
mademoiselle de Nantes, fille légitimée de Louis XIV et de madame de Montespan, mariée à Louis III, duc de Bourbon, prince de Coadé , petit-fils du grand Condé, née 16. ., morte 1743. Et ses filles :
— Condé ( Marie-Anne- Gabrielle-Éléonore), abbesse de Saint- Antoine, née 1690, morte 1760.
2 pages et demie in-l^, du . . . ., au cardinal de Fleury, au sujet d’une demoiselle de Passé, pour laquelle elle devait avoir une lettre de cachet.
— Condé (Louise-Anne), dite madenwiselle de Charolais, princesse de Conti, née 1695, morte 1758.
I page in-l^, du . . . ., au cardinal de Fleury, pour le remercier du service qu’il a rendu à son frère, en lui faisant éloigner des gens indignes de sa confiance, et lui demander sou amitié.
— Condé (Henriette-Louise-Marie-Françoise-Gabrielle), dite mademoiselle de Vermandois, religieuse, née 1703, morte 1772.
1 page in-t^, du . . . ., à M. Hérault, lieutenant général de police, au sujet de l'accouehement de sa femme.
— Condé ( Élisabeth- Alexandrine), dite mademoiselle de Sens, née 1705, morte 1765.
2 pages iu-4, du 4 mai 1739. FAle n’a, pour tout bien, que cent
(1) C’est de 1651 à 1660 que le prince fut l’allié des Espagnols, c’est-à-dire de sa sortie de prison à la paix des Pyrénées. Cette lettre doit donc être de 1654 , et écrite devant les lignes d’Arras, que le prince attaqua vainement, Turenn ■ l’ayant forcé de lever le siège de la ville et de se retirer avec l’armée espagnole, dont au surplus le prince assura la retraite.
mille livres de rentes, sur lesquelles elle ne peut vivre et parer ses dettes. Détails à ce sujet. {Cachet.)
A ces quaire lettres autographes signées, il faut en joindre 2 autres également autographes signées de la mère de ces quatre princesses, toutes deux adressées au cardinal de Fleury : la première, de i page in t^, du jiour le prier de ne rien proposer au Koi pour son ré-
giment de dragons, que son fils, à elle, n’en ait fait la demande par écrit, et la deuxième, de i page in-t^, du , a pour objet d’obtenir l’a-
grément du Roi pour le remplacement du chef du conseil des enfants du prince de Conti.
{Très-jolis portraits.)
310 CONDÉ (Louis-Henri de Bourbon , prince de), dit Mon-
sieur le due., premier ministre de Louis XV, né en
— CoNDÉ Charolais (Charles de Bourbon-Condé, comte de), son frère, né en 1700, mort en 1760. (2 lettres autographes signées.)
La première, de Monsieur le Duc, i page in-^, de Chantilly, le 20 janvier lySg. Il est fort aise de ce que le prince de Dombes ait été content de ce qui lui a été dit de sa part, espérant qu’il n’ajoutera plu, foi à ce qu’on lui dit sur son chapitre....
La deuxième, du comte de Charolais, de i page in-ly, du 14 septembre 175 t. Il demande au ministre de la guerre dl Argenson une place dans les Grenadiers de France, pour le sieur d' Entraigues, son ami, parent de la princesse de Conti.
Joint une lettre autographe signée, de Caroline de Hesse-Rhin- Jelds, seconde femme de Monsieur te Duc, i page ei demie in-t,, du 9 mars 1741, au cardinal de Fleury, au sujet d’une place de fermier général qu’il a refusée à M. de Villette. {Les 2 portraits.)
311 CONDÉ (Louis-Henri-Joseph duc de Bourbon, dernier
prince dé), né 1756, trouvé mort dans sa chambre, au château de Saint-Leu, le 27 août 1830. Portrait.
— CoNDÉ (Louis Joseph de Bourbon , prince de), son père, né 1735, mort 1818. Portrait. {Une lettre et une pièce autographes signées, une lettre autographe et une lettre signée.)
La lettre autographe est du duc de Bourbon, C’est un document tout à fait historique, dont la date, qui manque, doit être celle du i6 septembre 1792, la mort du prince Chartes de Ligne étant du 14, et le massacre des prisonniers d'Orléans, du 9 du même mois.
La pièce autographe signée du même est un reçu qui donne une singulière idée des principes de comptabilité du prince.
Quant à la lettre autographe signée de son père, datée deMulheim, le 5 décembre 1796, et adressée au baron de Flachslanden, agent secret des princes de la maison de Bourbon, alors émigrés, elle a pour objet l’envoi d’un Mémoire à mettre sous les yeux du Roi {Louis XV III) et la lettre signée du même est un remercîment de souhaits de nouvelle aniiée,'T’776.
312 CONDÉ (Louise-Adélaïde de Bomhon), prieure du mo-
nastère du Temple, née 1757, morte 1824. {Une lettre autographe et une lettre autographe signée.)
La lettre autographe est adressée au prince de Conde, son père, à
Londres, sous la dale du 3 mai (ce doit être 1806, le crime atroce ayant été commis le 21 mars 1804). C’est une très-jolie pièce, où on lit ;
« L’évêque de Saint-Paul m’a encore donné de ses petites bro-
>< chures : entre nous, si nous n’avons d'autres remèdes à nos maux,
•< nous sommes bien mal ■>
Celte autos;raphe signée, datée du Temple, le 21 avril 1820, l’est au comte Simeon, ministre de l’intérieur, dont elle porte en tète une annotation autographe. Cette lettre est curieuse, en ce que la princesse y exprime la crainte que : « ... l’on n’adosse aux murs du Tem-
« pie des statues d’un genre j>eu décent » Elle est ainsi signée :
S'' M. J. de la Miséricorde, prieure de l’ Adoration perpétuelle (dans le monde, L, A. de Bourbon). Portrait.
313 CONDÉ (Louis-Antoine-Henri de Bourbon),, duc d’En-
ghien, né en 1772, fusillé dans les fossés du château de Vincennes , le 21 mars 1804. (1 lettre autographe signée.)
Demi-page in-h, datée de le i'*' novembre 1795, et adres-
sée au baron de Flachslanden (agent secret des princes de la maison de Bourbon pendant la Révolution), pour le remercier d’un paquet qu’il lui a envoyé.
4 portraits (dont celui gravé par Richomme)e\ t gravure épisodiepie , plus une ancienne 'vue du château de Vincennes, et un imprimé de quelques vers, pour être mis au bas du portrait du duc d’Enghien.
314 CONDILLAC (Étienne-Bonnot de), abbé de Mureaux,
membre de l’Académie française, né en 1715, mort en 1780. [Lettre autographe signée.)
1 page et dem'ie i«-4, du 28 novembre 1768, à M. de la Conda-
mine, auquel il répond sur divers éclaircissements touchant l’inoculation : « Je ne sais où est M. de Maupertuis..., faites-moi la grâce
“ de lui dire que je désire fort qu’il .se souvienne de moi et qu’il me «■ conserve l’estime et l'amitié dont il m’a honoré. »
2 portraits, dont i très-remarquable, et fac-similé de lettre.
315 CONDORCET ( Marie-Jean- Antoine-Nicolas de Garital ,
marquis de), de l’Académie française et de celle des Sciences , membre de l’Assemblée nationale et de la Convention, né en 1743, trouvé mort le 28 mars 1794. (1 lettre autographe signée.)
1 page ’in-k, sans date, adressée à un de ses collègues des Académies, pour le prier, étant privé d’assister aux séances, d’obtenir qu’il soit remplacé dans celles de ses fonctions qui exigent la présence :
• Les éloges, les préfaces, les lettres, les signatures des expédi-
« tiens, peuvent se faire chez moi; je supplie l’Académie de permettre <• que j’en reste chargé... »
2 portraits et i gravure épisodique.
316 CONNÉTABLES. (1 lettre et i pièce signée.)
— Lesdigüières (François de Bonne de), né 1543, mort
2 pages in-fol., de Grenoble, le 17 septembre 1618. Il demande que S. A, le duc de Savoie) fasse réparer un arrêt rendu contre deux de
ses amis, par le sénat d’en deçà les monts. <i Je crois que S. A .
« m’accordera la juste faveur que je lui demande, et que voire cour- <> toisie ne se sentira pas importunée, si je lui fais ces instances de me «' moyenner ce contentement... » {Le compliment est autographe.)
— Lüynes (Charles d’Albert de), né 1578, mort 1 21.
Il certifie, sous la date du i6 mars i6i8,que Pierre Tobin, marchand de soie, fournissant L’ argenterie du Roi, lui a livré, pour la somme de 1,200 livres d'étoffes de soie, pour un habillement dont il a plu au Roi de lui faire don .
[Les portraits.)