‹ Mélanges d'archéologie, d'histoire et de littérature (volume 2)Chapitre 32 sur 139 · X. brullernit ; Y et Z. brulereit · texte numérisé non relu

X. brullernit ; Y et Z. brulereit

62 Xet Y. qui.

63 X. areient; Y. orient et sane.nl.

f,i X. bruller ■ Y. brûler.

(i5 C’est l’ancienne forme de uotre mot préau.

,i,i Y. agenouller (Cf. not.68).

Ceste herbe, quant est de trente anz,

Coillent cil qui sont mécinanz Si distl’em , quant èle est coillie,

Qu'èle se pleint et brait, et crie ;

Et si alcons oeit le cri,

Mort en serreitei malbailli.

Mès cil qui la coillent, le font Si sagement, que mal n’en unt.

Quant de terre l'ont mise hors72,

A meinte chose valt le cors.

Si hom aveil mal en son chef U en son cors, qui lui fust gref,

U en son pié, u en sa main,

Par cele herbe serreit lot sain.

Là ù li hom mal sentireil,

Si mette l’em iloc 73 endreit,

L’herbe qui ben serreit batue;

Et quant l’home Pareil béue,

Mult dulcement s’endormireit,

Ja pois le mal n’en sentireit.

De ceste herbe, qni si est 1ère74.

I a toz jorz doble manère :

L’une estmadle, Paître femèle ;

La foille d’ambedous est bêle,

La femèle ad la foille drue Tèle cum salvage lailue.

07 X, Y, Z. se.

08 X. agenollons j Y. agenellons ; Z. agenoullons ; itxl. ginoccbioni.

08 X. mandagloire ; Y. mande gloire. (Cf. infra p.296, not. 74.)

70 Médecine

71 Z. faiture.

72 Y. fors.

73 X. si prendreit l'en d'ilec.

74 Cette qualification était déjà donnée a la mandragore dans X dès le premier vers, qui se terminait par fière au lieu de cbère. Mais ici tous les mss. sont d'accord.

OBSERVATIONS

Barthélemi de Glanvil, franciscain anglais dont on fait remonter l’époque jusque vers la fin du XIIIe siècle, connaissait assurément cet article du Pliysioloyus ; et il s’en sert pour grossir son chapitre de l’Éléphant, dont le fonds était surtout emprunté aux écrits d’Aristote et de Pline. Ses expressions, tout en alléguant le Bestiaire, ne sont point celles de nos mss.;

BESTIAIRES (PL. XXII, XXIII)

mais il ne prétend pas le citer autrement que de mémoire (in libro Physiologi memini me sic legisse). Du reste, Barthélémi 11e dit pas un mot de ce petit éléphant mentionné dans nos mss. latins, et qui réussit à ce que douze autres, tous plus grands que lui, n’ont pu faire; quant à moi, si quelqu’un me demandait l’origine de ce conte , j’avouerais sans détour que je l’ignore absolument. La littérature orientale recèle peut-être quelque écrit qui nous mettrait sur la trace de cette découverte; mais il semble qu’on puisse attendre patiemment une semblable trouvaille, qui se réalisera quand il plaira à Dieu.

Aristote explique bien comment on a pu imaginer ou hasarder des récits fabuleux sur la. reproduction des éléphants , quand, il dit : r où ok pè opofoyeïaBzi... «tri ov zi pi 0ewp üoQou zr,v oyuxj. Les modernes, plus curieux, n’ont pas eu besoin d’aller jusqu’au paradis terrestre afin d’observer ce que l’antiquité tenait à peu près pour chose inaccessible aux observateurs; et même fauteur allemand , qui prend le nom de F. Nork, doit avoir sans doute vérifié l’usage que l’éléphant est censé faire de la mandragore, puisqu’il parle, à ce sujet ( Etymol ... Real-fFœrterbuch , t. III, 108), comme les Bestiaires. Je déclare que j’aime tout autant laisser la question sur la responsabilité du Physiologus, de Pline (XXV, 94, al. 1 3) et des charlatans qui exploitent depuis des siècles cette pauvre plante. Cf. Gleditsch, Mémoires de l’Académie de Berlin, 1778, p. 36-6 1. — Lambec., Comment, de... Bibliotli. Cœsar. Vindobon. (ed. Kollar). t. VI (1780) p. 462. — Etc.

61 (Fig. RL).

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