PATIENCE CONTRE IRE
f a grand vertu que dame doibt eslire O n peult à cler en tes faicts veoir et lire,
«x mpossible est t’eslongner de raison, co oubz pacience ordonnas ta maison W s jours passez chassant rancune et ire.
O espit , discord, et murmure encor pire h vité as, sans quelque injure dire,
en uyvant toujours ta dévote oraison La grand vertu.
S» ux médians gens les cacquets euydans nuyre ■< aincuz rendiz doulcement sans médire ;
O ncq en fureur n’entras nulle saison ; s- nfiniz biens et grâces à foyson M ntierement vers toi as sceu reduyre La grand vertu !
Madame de Saint-Surin fait remarquer que la princesse semble s’être souvenue de quelques-unes de ces pages quand elle écrivit dans son journal : ■< Humilité m’a tenu compagnie, et Patience ne m’a jamais abandonnée.» Ce dernier mot et quelques vers du poète font sans doute allusion aux rapports de Louise avec Anne de Bretagne.
MÉLANGES D’ARCHÉOLOGIE