Le réveil de Ctiyndonax, ch
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i22 SUBSTRUCTIOKS. GALLO-ROMAINES A SAimE'TOT
Les caractères disposés en deux cercles concentriques formaient quatre versets dont voici le texte, avec leur orthographe.
MiePHC EN OPrAA[<] XHMA TO COMA KAATnTEl
XTNAONAKTOC IEPE[n]N APXHFOT
ATCEB[EC] AnEXOT
ATCIOT K0N[ION] OPilCI
On doit regretter qu'un monument de cette importance n'ait pas trouvé place parmi ceux que M. Lajard a recueillis sur le culte de Mithra ; mais tous ceux que je viens de mentionner, d'après mes propres souvenirs ou d'après la notice de M. Clément-Simon, sont dans le même cas.
M. Milne- Edwards, président de la section des sciences du Comité, nous a renvoyé une lettre à lui adressée par M. Henriet, architecte i Sainte-Foy (Gironde). C'est l'annonce d'une substruction nouvellement découverte aux environs même de Sainte-Foy dans un terrain tout rempli de débris romains.
Lamine se compose de quatre murs fondés à 2 mètres en contrebas du sol actuel et formant une chambre de 7 mètres de côté. Les murs sont construits en petit appareil fortement jointoyé, et garnis i leur pied d'un bourrelet de ciment profilé en quart de rond. Sur trois des cdtés, des niches en forme de petites arcades (55 centimètres de lai^ sur 65 centimètres de haut) interrompent le bourrelet et pénètrent la construction à une profondeur de 50 centimètres. Un enduit de ciment revêt l'intérieur de ces renforcements. Leur cintre est surmonté d'une avance en maçonnerie de 40 centimètres de saillie, qui forme comme un auvent au-dessus de leur baie.
M. Henriet igoute qu'en défonçant le sol de la chambre, on a reonnu qu'il était formé de deux aires en ciment entre lesquelles r^ait un vide d'environ 15 centimètres.
Je ne trouve rien à dire au sujet de ces particularités, sinon que les cellules, par leur disposition et leur dimension ne sauraient être cfflisidérées comme des trous de columbarium, et que l'espace vide entre les deux aires ne peut s'expliquer que par la présence d'un garni de' planches ou de jouca, aujourd'hui consommé par le temps, qu'on avait étendu au moment de la construction pour assainir le sol.
M, Léon Martres, juge de paix à Castets (Landes) signale une curieuse ruine qui existe à Serre^aston, et que les habitants désignent
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CIHETIÈBE A?(T]Ql'E DE SERRE-GASTU?! 423
30US le nom de la Salle, C'est une enceinte ovale, d'une superficie d'environ 2 hectares, délimitée par un fossé dernëre lequel règne un terre-plein de 2 à 3 mètres de hauteur. Au milieu s'élève une éminence de 4 à 5 mètres appelée la Hmtte-SaUe, que sur* monte la base d'une construction d'apparence romaine. C'est une petite tour de 3 mètres de diamètre seulement, bâtie en moellons de grand appareil avec insertion de briques, et flanquée de pilastres en pierre de taille dont il ne reste que les bases.
Dans une étendue de 5 kilomètres à l'ouest de cette ruine, on ne remue pas la terre qu'on ne fasse venir à la surface des décombres, des tuiles i rebords et surtout des monnaies romaines.
Le tertre central qui est extrêmement étendu, car il occupe une quarantaine d'ares, semble avoir été dès l'antiquité affecté à l'usagée de cimetière. Une terre noire qui le compose est regardée comme un engrais excellent par les cultivateurs des environs, qui viennent en prendre pour amender leurs champs. De tous côtés il recèle des fosses de 2 mètres de long sur 50 centimètres de large, murées avec des briques plates, des tuiles A rebords ou même des plaques de marbre, et le contenu de ces fosses consiste en urnes cinéraires, accompagnées de coquilles d'huttres, d'os de volaille, de porc, de bœuf et de toute sorte d'animaux domestiques. Il n'est pas jusqu'au sol intérieur delà tour qui n'ait présenté des vestiges de sépultures, et même, dit-on, un sarcophage recouvertd'une grande pierre; mais tout aété brisé, détruit ou dispersé. De tout ce qui avait été découvert, M. Martres n'a pu se procurer qu'un petit groupe délicatement sculpté en marbre blanc, qui représente une femme enchaînée et couchée sur le dos, ayant un enfant, également couché, tout à côté d'elle, et une salamandre qui semble se glisser sous son bras gauche.
Il est à désirer que ce lieu soit l'objet d'une exploration scientifique. H. Martres en dit assez pour qu'on pressente qu'il yali quelque chose de peu commun ; mais ce n'est pas sur des indications aussi peu précises que celles qu'il donne qu'il est possible d'asseoir un jugement.
M. Teminck, correspondant dans le Pas-de-Calais, bit part au Comité de quelques-uns des résultats qu'il a obtenus en fouillant un cimetière antique à Saint-Nicolas-lës-Arras. La plupart des objets recueillis sont de l'époque barbare, mais l'appropriation plus ancienne du lieu A la sépulture est mise hors de doute par la rencontre d'une fosse 01^ gisait un dépôt considérable de vaisselle gallo-romaine.
La pièce principale qui a été tirée de là est une aiguière de bronze dont l'anse est ornée à ses deus extrémités de figures artislement exé-
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424 aMETIËHE ANTIQUE D AURAS
culées,; en haut, un bustç de femme qui semble être celui de Vénus ; en bas> un masque de satyre. La photographie de cette anse nous a été envoyée.
Il n'y a plusg:uère d'objets entièrement nouveaux à tirer des tombes mérovit^ennes ; mais on peut être eùr qu'autant on fera de fouilles dans les cimetières de cette époque, autant il se produira de variétés, quanta la forme ou au style, des objets déjà connus. A cet égard la communication de M. Terninck n'est pas sans valeur. Plusieurs des pièces qu'il nous signale pourront prendre place, sans faire double emploi, à côté de leurs analr^es d^a publiées. Voici l'énumération des plus remarquables: Unferretde lanière enbronzecloisonné, produisant sur son contour la tète de l'oiseau à gros bec, semblable au perroquet, qui fut d'un usage si fréquent dans l'ornementation barbare;
Une épingle à cheveux en argent, dont la fête est décodée de la découpure du môme oiseau entièrement incrustée de verre roi^re. Le squelette auquel appartenait ce bijou avait au poignet un bracelet et ai^nt aussi, composé d'une grosse tige qui s'ou\Tait ^ns fermoir;
Une bague en or dont l'anneau formé d'une bandelette en or, s'adapte à un chaton filigrane qui se relève comme une petite coupole; Une face de broche ronde, plaquée d'or avec décoration de filigrane et de cabochons. L'intérêt de ce bijou consîsie en ce qu'il s'est présenté attaché à une chaînette de bronze doré de 2",10 de long qui faisait deux fois le tour du squelette;
Une face de fibule en bronze doré représentant la découpure grossière d'un cavalier. C'est l'imitation mal faite d'un des types de. la fibule de bronze émaillé qu'on trouve dans toutes les collections d'antiquités gallo-romaines.
Il est à regretter que, pour d'autres pièces qui méritaient autant que les précédentes l'honneur d'être photographiées, M. Terninck se soit borné à des esquisses au trait ou k des descriptions tout à fait insuffisantes. Tous ceux quis'occupent d'antiquités mérovingiennes auraient été curieux de voir la forme d'une poignée en bronze avec laquelle s'est présentée une longue épée, la seule qu'ait produite la fouille ; et il n'eflt pas été moins utile de préciserla forme de < quatre plaquesen acier, > dît M. Terninck et qu'il appelle plaques de ceinturon, biffli qu'elles aient été trouvées il ta hauteur de la poitrine du mort. Mai» probablement notre correspondant ne s'est si peu expliqué sur t»s objets que parce qu'il se réservait de~ nous en entretenir une autre îds plus au long.
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RAPPORT
AU COMITÉ DES TRAVAUX HISTORIQUES