‹ Mélanges d'économie politique par m. Fr. BastiatChapitre 40 sur 47 · CHAPITRE TROISIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIEME

Venons enfin au compte de A. propriétaire-cupitalïsie-enlrepreueur, lequel ne se distingue plus, comme nous l'avons dit,

de B, C, H, etc., travailleurs salariés, el ne prend ce liire que sii/ljv! iiK'Ul, par suite de sea opérations avec ces derniers.

Dans le régime du crédit gratuit, A ne prête plus les matières premières, l'instrument du travail, le capital, en un mot; il ne le donne pas non plus pour rien ; il le vend. Dès qu'il en a reçu le prit , il est déchu de ses droits sur son capital ; il ne peut plus s'en faire payer éternellement, et au delà de l'éternité même, l'intérêt.

Voyons donc comment se comportera le compte de A, dans ce nouveau système.

D'abord, la monnaie n'étant qu'un instrument de circulation, devenu, par sou accumulation à la Banque et la substitution presque générale du papier au numéraire, une propriété commune, dont l'usage, partout dédaigné, est gratuit, les producteurs-consommateurs I!, C, D, etc., n'ont plus que faire des écus de A. Ce qu'il leur faut, ce sont les matières premières, instruments de travail et de subsistances dont A est détenteur.

A commence donc ses opérations avec son capital, Marchandises, que par hypothèse nous fixerons à 10,000 fr. Celle ouverture d'opérations de A s'exprime sur ses livres de la manière

t. liait Jlni-cliundUc g&irriikù A, cumule île Capital : iliirrliiiiiili-is en magiisiji, ni i" janvier dernier, suivant inventaire, 10,000 fr.

Que fera A de celle marchandise? Il la vend aux travailleurs II, C, D, etc., c'est-à-dire à la société consommatrice et reproductrice qu'ici ils représentent, de même que lui, A, représente, pour le moment, la société capitaliste et propriétaire. C'est ce que le comptable de A constatera comme suit :

î. Vente nu eu m pi a [H H B. 990 fr.

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