M"* MILFORT
Il y a une cinquantaine d'années, vivait à Charleville un personnage qui devait à une vie singulièrement accidentée et aventureuse, plutôt qu'à sa valeur personnelle, une certaine célébrité. Nous avons vu de nos jours un simple avoué de Périgueux devenir roi d'Araucanie. La destinée de notre compatriote ne fut pas moins étrange. A la suite de pérégrinations que nous raconterons probablement une autre fois, Leclerc^ plus connu sous le nom de général
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Milfartf du village de Thin-le-Moutier, avait été élu ou s'était improvisé Grand Bastanéguy de la tribu des Creeks, dans l'Amérique du Nord, puis il était venu habiter CharieviUe, où il mourut vers 1820, ne laissant à sa veuve, Marie-Anne Betja^ d'autre fortune qu'un fils, une petite rente de 300 fr. et son aiguille de couturière.
Mais M"' Milfort était industrieuse, et, quoique sans éducation, suffisamment habile pour se créer des ressources. Elle planta donc là son aiguille et se fit thaumaturgey c'est-à-dire faiseuse de miracles. Sa thaumaturgie consistait à guérir toutes les maladies corporelles et mentales.
Quelques guérisons fortuites, que la crédulité populaire qualifia de merveilleuses, et qu'elle sut exploiter avec adresse^ lui firent en peu de temps une réputation qui, de CharieviUe et des environs, s'étendit bientôt aux départements limitrophes et à des départements fort éloignés. Les pèlerins accouraient en foule de l'Aisne, de la Meuse, de la Marne, du Nord, de la Haute-Marne, de Paris et d'au-delàde Paris. Les routes aboutissant à CharieviUe en étaient encombrées, et les auberges en regorgeaient, à ce point que dauF". l'espace de huit mois on en compta plus de douze miUe. Les Allées présentaient le spectacle le plus grotesque et en même temps le plus repoussant. Toutes les infirmités s'y donnaient rendez-vous.
M"' MUfort habitait le n** 57 de cette promenade ; c'est là qu'eUe recevait le plus grand nombre de ses cUents; aussi faUait-il voir, dès l'aube du jour, ces
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malheureux, ou', si Ton veut, ces imbécfles, attendant impatiemment leur tour, assis le long des maisons ou sur le bord des fossés.
L'introductrice était une veuve Cascaret, propriétaire de la maison habitée par M"* Milfort. Celleci, par prudence et par crainte de la justice, ne recevait pas d'argent; c'était M"* Cascaret qui était chargée de la partie financière de l'entreprise. Les plus pauvres donnaient deux sous, trois sous pour avoir le bonheur d'être admis auprès de la sainte femme ; les plus riches allaient jusqu'à trente sous. En outre, chaque visiteur devait se munir d'une Prière composée par M"* Milfort : cette Prière coûtait à M*"' Milfort 20 fr. le mille ; on la débitait à quatre sous la pièce, ce qui constituait encore un assez beau bénéfice.
Je copie sur un des originaux la formyle de cette Prière, aussi niaise et aussi baroque qu'on peut l'imaginer :
(f Madame sainte Anne qui enfanta la Vierge » Marie, la Vierge Marie qui enfanta Jésus-Christ. y> Dieu te bénisse et te guérisse, pauvre créature X* » (ici le nom propre), de renouûre, blessure, rom- 9 pure, entraves et toutes sortes d'infirmités quel- » conques en l'honneur de Dieu et de la Vierge » Marie, MM. saint Côme et saint Damien. Amen. 9 Dieu t'a guéri par sa puissance. Trois Pater et » trois Ave en l'honùeur des soufirances de N. S. » pendant neuf jours à jeun. »
Que dire des gens qui avaient confiance en une pareille momerie?
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Dans Tapparteoient de M"* Milfort se trouvait un petit autel surmonté de la statue de sainte Anne. Tous n'étaient pas admis à s'agenouiller devant cet autel; quand l'affluence était par trop nombreuse, M"* Milfort donnait son audience dans Tescalier, et du haut de son palier procédait à la guérison, en masse, de ses visiteurs.
Il n'était pas de maladies ou d'infirmités qui n'eussent recours à son intervention... Sciatique, cécité, douleurs de tous genres, hernies, migraines, maux d'estomac, goitres, rhumatismes, paralysies, attaques de nerfs, mutisme, surdité, rétention d'urines, humeurs froides, fractures de membres, hydropisie, catarrhes, cancers, pulmonie, phthisie, panaris, tout était de son domaine ; elle guérissait tout par le même moyen, fort simple du reste, comme on va le voir.
Avant tout, et comme prescription sine quâ non^ les patients devaient renoncer immédiatement à toute espèce de remèdes humains, puis réciter pendant neuf jours la prière à sainte Anne, accompagnée des trois Pater et des trois Ave, faire dire quelques messes, et, pour le surplus, s'en rapporter à Dieu qui seul pouvait, sans aucun secours des hommes, les guérir de leurs infirmités.
Au sortir de là, on jetait crosses, béquilles et bandages dans les fossés, et l'on se traînait comme on pouvait en s'appuyant aux arbres et aux murailles.
Dans le public on se racontait des cas de guérison tout-à-fait miraculeux.
Une femme de Charleville ne pouvait marcher qu'à l'aide de deux crossettes ; après avoir accompli sa neuvaine, on la vit parcourir la ville sans crossettes. Même résultat pour une marchande d'allumettes de Mézières; (on comprendra pourquoi je ne cite pas les noms propres.) Une famille tout entière, affligée de diverses douleurs et incommodités, «dut sa guérison radicale » à M"' Milfort. Une femme des environs de Reims avait un bras « pourri » de puis quatorze ans : la neuvaine lui fit recouvrer l'usage de son bras.
Si tous ceux qui s'adressaient à elle n'obtenaient pas les mêmes résultats, disait M"" Milfort, c'est qu'ils avaient bien certainement manqué à un point essentiel de la neuvaine.
Hélas ! pon, tous n'étaient pas guéris.
Un individu de Brouenne (Meuse) souffrait d'une hernie. Après sa visite à M"' Milfort, il quitte son bandage et se remet en route pour retourner chet lui. Arrivé à grand'peine à Mohon, il est obligé d'entrer dans une auberge et il y meurt.
Un enfant de Nouzon était malade de la poitrine. Sur les instances de la famille, M"« Milfort va le visiter. L'enfant était dans son lit. Elle le fait lever, le fait mettre à genoux, lui récite la prière et déclare qu'il est guéri. Effectivement, ce jour-là, Tenfant put faire une petite prom enade ; il mangea même d'assez bon appétit; mais au bout de quarante-huit heures il était mort.
L'industrie de M"" Milfo rt avait donné naissance à d'autres industries. Tous les malades rie pouvaient
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pas OU ne voulaient pas faire le voyage de Charleville. Il s'ëtait établi dans les départements voisins des espèces de courtiers qui entreprenaient ce voyage tous les huit ou quinze jours. Moyennant cinq francs pour chaque commission, ils se chargeaient de remettre à M"" Milfort le bulletin indicatif du genre de maladie à laquelle il s'agissait d'apporter remède, et ils rapportaient de vive voix les indications de la sainte femme, plus, bien entendu, un exemplaire de la Prière. Ces courtiers ne se mettaient en route qu'après avoir ramassé pour 60 ou 80 fr. de commissions.
Les suppliques adressées à M"** Milfort par leur intermédiaire sont curieuses à plus d'un titre. En voici quelques échantillons :
1. — « Agathe-Célestine X*** étant attaquée de la poitrine, asmatîque et pomonique, souffre des douceurs extraordinaires ; malade au lit le plus souvent,
encore dans ce moment ici, demande votre secours pour la guérir; elle espère avoir cette grâce de Dieu et de vous. »
2. — » Pour ma propre personne, j'ai une goutte roulante et puis mal à un œil, et ma femme a la migraine, et puis comme un défaut de nature, elle rend tout ce qu'elle prend — les deux âgés de 36 ans.
» Notre fille âgée de 16 ans; elle a des glandes au cou qu'elle en a perdu Un œil.
» Pour mon oncle Joseph L***, âgé de 72 ans, qu'il se plaint d'une goutte roulante et comme espèce de poreaux aux doigts de son pied.
» Ma tante, sa femme, âgée de 65 ans, avec sa
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fille âgée de 26 ans, attaquées de maladie d'esprit.» 3. — » Marie-Jeanne-Henriette D***, affligée de main gauche d'avoir été brûlée à l'âge de six mois, — âgée de 27 ans.
4. — » Madame, le nommé Mathieu P*** est malade; il souffre présentement de douleurs dans les intestins ou coliques. Il s'est servi de chirurgiens depuis environ un mois, étant pire il demande votre secours pour le guérir ; il espère tout de Dieu et de vous.
5. — » Pour ma femme, Marie- Joseph P*", pour une hanche déhanchée ; je suis fort boiteuse et souvent des gouttes, et aussi souvent les fièvres : mal ulcéreux.
6. — ») Henry-François D***, attaqué de la poitrine, gêné de l'aspiration d'une éohauffure il y a un an à Tousins derniers. — Marie-Nicole D***, ma fille, un point de côté depuis deux ans.
7. — » Le présent billet est pour Alexis-Honoré M***, instituteur à X, ayant une peau sur le miroir de Toeil et attaqué de sourdité de ce côté-là.
8. — » Femme Nicolas L*** demande si elle peut faire la mission pour son mari, attendu qu'il est atteint de l'esprit perdu, ou rhumatisme, qui lui est remonté par le cerveau.
9. — » La nommée Addeline A**% âgée de 7 ans, a l'honneur de se recommander à vos bontés pour la teigne qu'elle porte depuis trois ans. — Veuillez, madame, implorer la grâce du Toutpuissant pour obtenir la guérison de cette enfant» et vous aurez rendu un acte de bienfaisance envers celle qui en devra une étemelle reconnaissance au Seigneur et à vous-même.
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10. — » Recommandation, invocation et secours pour Casimir P***, âgé de 34 ans, pour mal de yeux, reçu un coup de soleil sur la tête le 15 août 1820. — Même invocation pour son fils, au bout de cinq jours de naissance ayant fermé les yeux et les ayant gardés neuf semaines sans les ouvrir, d'après les avoir ouverts se trouvant deux taches sur les deux prunelles des yeux, étant toujours à la recommandation. A l'espoir d'obtenir secours par la volonté de l'Eternel.
11. — » Théodorine-Philippine X^**, se réclamant à vos bonnes intentions et à votre charitable aimable personne, pour la petite que nous nous prosternons à vos pieds pour son affliction incapable de pouvoir marcher, nous allons pouvoir expliquer son accident, le voilà. Depuis les reins jusqu'à la pointe des pieds, à réserver la jambe droite qu'elle est un peu plus droite que la jambe gauche, elle est incapable de se maintenir dessus. Elle est âgée de 3 ans juste. Son père et sa mère tous deux reUgionaires et charitables, ils se recommandent à vous et à vos bonnes intentions. »
Les missions variaient, comme on vient de le voir, mais la réponse de M"** Milfort était toujours la même : Prière à sainte Anne, Neuvaine, etc., etc.
Beaucoup, au lieu de consulter ou de faire consulter la darne, se contentaient de se procurer la Prière. Le difficile était d'en trouver, au loin, des exemplaires authentiques. Ici encore l'industrie se chargea de satisfaire aux exigences du public. Dans
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le département du Pas-de-Calais, un habitant de Marquise avait rapporté de Charleville une de ces formules ; il eut soin de le faire savoir dans le pays, et ce fut bientôt à qui viendrait copier chez lui la fameuse oraison. Cela coûtait six sous, huit sous, dix sous, suivant le cas. Mais ce genre de commerce ayant déplu au parquet d'Arras, force fut àl'habitanl def Marquise de fermer sa boutique, à son grand regret, car en quelques mois il n'y avait pas gagné moins d'une quinzaine de cents francs.
Ce n'était pas seulement à son domicile, sous les Allées, que M"' Milfort recevait sa clientèle; le local était d'ailleurs trop restreint. Toutes les aprèsmidi, elle se rendait dans la cour de l'ancien collège, et là, près du grand puits qui se trouvait au centre de cette cour, elle distribuait à la foule des malingreux qui l'entouraient ses salutaires instructions.
Au sortir de ces audiences, les pèlerins devaient aller à la fontaine de la grand'place pour se tremper la figure dans le bassin, boire quelques gorgées d'eau et en remplir des bouteilles pour les emporter chez eux. Quelquefois M"' Milfort les y accompagnait, et alors la scène prenait un caractère tout-àfait solennel. La sainte femme tirait de dessous son châle un crucifix en argent et le plongeait dans le bassin en faisant des exorcismes. « Ah! la bonne eau ! » s'écriaient Iqs pèlerins après avoir avalé le liquide. — « Mais elle n'est pas propre, cette eau, leur disait-on. » — « Bah ! répUquaient-ils, l'eau bénite n'est jamais sale. »
Les choses en vinrent au point que M"" Milfort ne pouvait plus faire un pas dans Charleville, aller à la messe ou à la prière du soir, sans être escortée par une nuée d'infirmes ou de curieux qui la suivaient chapeau bas ; ceux qui se trouvaient sur son passage se mettaient à genoux et faisaient des signes de croix.
Mais toute médaille a son revers ; le sens commun finit par protester contre ces incroyables manifes^ tations de la crédulité populaire, et ces protesta^' tiens, qui allaient quelquefois jusqu'aux quolibets et aux insultes, obligèrent M"' Milfort à ne plus sortir qu'en voiture.
Ce scandale devait pourtant avoir une fin.
Invitée par le commissaire de police à chercher une autre résidence. M"' Milfort répondit « que personne n'avait le droit de lui faire quitter la ville, qu'elle était maîtresse chez elle et hbre d'y faire ce que bon lui semblait. Quant aux personnes qui venaient la consulter, c'était aux autorités à les empêcher devenir; elle n'allait pas les chercher. Pourquoi d'ailleurs lui défendrait-on d'opérer des guéri-^ sons par la grâce de Dieu et des saints? »
A grand'peine, l'intervention du vénérable curé de Charleville, M. Delvincourt, obtint d'elle qu'elle ne réciterait plus de prières. Elle n'en récita plus en effet, mais elle continua d'en faire veiidré et d'en prescrire la lecture à ses fidèles.
Le lecteur voudra bien croire que je ne suis ici que le narrateur très-impartial de cette étrange his^ toire. Je ne surcharge pas le tableau ; je raconte pièces en mains.
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Arrivons au dénouement.
Au commencement de l'année 1822, le parquet de Charleville entama des poursuites contre M"' Milfort et la veuve Cascaret ; on entendit force témoins ; des commissions rogatoires furent envoyées dans les départements voisins, mais le 26 mars, la chambre du conseil déclara qu'il n'existait pas de charges suffisantes contre les prévenues et qu'il n'y avait pas lieu à poursuites.
Le procureur du roi ayant appelé de cette décision devant la cour de Metz, la cour ordonna un supplément d'information : ce supplément d'information fut confié au juge d'instruction du tribunal de Sedan. La veuve Cascaret était mise en liberté provisoire moyennant caution de 500 francs.
Après cette nouvelle enquête, l'affaire fut décidément portée devant le tribunal correctionnel de Charleville. L'audience du 15 juillet fut signalée par un incident des plus dramatiques.
L'avocat de M"' Milfort avait cru devoir, dès le début de sa plaidoirie et pour donner plus d'autorité à son système de défense, citer quelques versets de l'Evangile selon saint Marc. Le ministère public l'interrompit et demanda qu'il fût enjoint à l'avocat de s'abstenir de pareilles citations. Le tribunal fit droit .aux ijéqi^itions du ministère public, et, par Torgane de son président, M. Genty de Touly, engagea l'avocat à se renfermer dans la défense de sa cliente.
L'avocat insiste et soutient que la lecture de
l'Evangile faisant partie de son système de défense, il entend ne pas s'en abstenir.
Le président fait observer « que la religion est chose trop respectable pour être tournée en dérision, que la lecture de TEvangile dont s'agit est complètement inutile à la cause, et qu'au surplus elle ne ' peut se faire à Taudience par respect pour la religion. »
Insistance réitérée du défenseur. Le président ordonne alors à l'huissier de service de faire sortir l'avocat de l'audience ; la résistance de celui-ci porte au comble l'kritation du président, qui balbutie encore quelques mots et tombe foudroyé par une apoplexie.
On conçoit l'émotion profonde que cet événement répandit dans toute la salle et quelques instants après dans toute la ville. L'audience fut levée et M"'' Milfort reconduite en prison.
Elle cria au miracle, cela va sans dire. Le doigt de Dieu était visible : la colère divine s'était appesantie sur le magistrat qui avait empêché une sainte femme d'invoquer l'Evangile pour sa défense. « Quant à moi, ajoutait-elle, je croyais être au milieu d'un peuple de chrétiens, mais je vois bien que je suis au milieu d'un peuple de païens ! »
Toujours est-il que la catastrophe soudaine qui avait frappé M. de Touly n'avait fait que raviver la foi des populations dans les mérites et dans les vertus de M"' Milfort, et que. très-probablement, ses affaires auraient été prospérant de plus en plus, sans le jugement du 25 juillet qui vint mettre fin à cette triste et beaucoup trop longue comédie.
Ce jour-là, en eifet, le tribunal correctionnel de Charleville reprenait le procès intenté à M"' Milfort et à M"* Cascaret, et après d'assez longs débats, les condamnait toutes les deux à une année d'emprisonnement, à cent irancs d'amende, et leur faisait défense de récidiver sous plus forte peine. ^
Le 11 avril, au matin, la thaumaturge et son acolyte entraient aux Capucins pour y subir leur détention.
Quand elles furent sous les verrous, le bon sens public reprit peu à peu le dessus; beaucoup s'étonnèrent d'avoir été si crédules et si niais, et comme, en France, tout finit par des chansons, une complainte composée par un poète du crû, et qui devint bientôt populaire, se chargea de raconter à la postérité, en vers plus plaisants que poétiques, les burlesques péripéties de l'épopée Cascaret-Milfort.
1 Ce fut M» MiUart qui plaida pour M"»»» Milfort à Taudience du 15 juillet; il fut remplacé par M» Bretagne, à l'audience du 25 juillet. — M« Goûtant était le défenseur de la veuve Cascaret. — M. Gauthier- Wèbre, comme substitut, représentait le ministère pubUc.