Reginald ou RegnauU
On ne sait rien de ces deux abbés.
9. Rodolphe II, vers 1100, mort en 1107. — Il obtii^t du pape Paschal II, qui tenait un concile à Troyes, une bulle confirma tive de tous les biens et privilèges de son monastère.
10. Hayderic reçut, dès 1120, dans son église, le pape Calixte II, qui revenait du concile de Reims et qui était venu à Mouzon pour conférer avec Tempereur Henri V, lequel, à cet effet, s'était déjà rendu à Brévilly. Après quelques pourparlers, le pape obtint de l'empereur qu'il renoncerait aux élections et nominatiqps des évêques et abbés en faveur des ecclésiastiques. — Mort en 1127.
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11. Richard obtient du pape Innocent II une nouvelle confirmation des biens de son église (1131). Il souscrit en 1137 la charte de fondation de la Chartreuse^ du Mont-Dieu et concourt avec ses religieux à cet établissement, en faisant l'abandon du terrain sur lequel devait s'élever laChartreuse. L'abbaye de Mouzon était, à cette époque, en butte à une si violente oppression que l'archevêque Sanson crut devoir employer tout le crédit de saint Bernard auprès du pape Eugène III pour engager le Souverain-Pontife à y apporter remède. Nous avons la lettre de saint Bernard [Œuvres, t. 1", page 262). — Richard mourut en 1149.
12. Joran, successeur de Richard, reçoit, en 1156, de l'archevêque Sanson, l'autel de Saint- Julien, près Mézières, qui fut retiré des mains d'un certain Albert, du consentement de ce dernier*. En 1159, Joran cède à l'abbaye de Belval, de l'Ordre des Prémontrés, tous les droits que possédait l'abbaye de Mouzon sur les villages de Xoioart, Fosse et autres lieux circonvoisins, en échange d'autres terres. — Mort vers 1160.
13. Gihuin ou Gilbin. — Selon la Gallia christian^ty cet abbé devrait être placé entre Guy et Héribert ; ce n'est pas Tavis dos C/ironif/ioes de V ordre de saint Benoit,
14. Jacques r, — Saint Thomas de Cantorbéry, banni de sa patrie, vient se réfugier à l'abbaye de Mouzon.
^ Saint-Julien, érigé en prieuré, fut plus tard annexé au coUé^e des J«^suites de Charleville.
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Entre Jacques P' et Henry, la Gallia christiana place un abbé du nom de Guy II; mais le catalogue de Saint-Benoît n'en fait pas mention. Ce serait ce Guy //qui aurait souscrit, en 1168, la donation faite au monastère d'Elan par Henri I", archevêque de Reims.
15. Henry. — Le nom de cet abbé se trouve mentionné dans des chartes de 117G et de 1184. Il obtint, en 1180, de Guillaume-aux-Blanches-Mains, archevêque de Reims, les grosses et menues dîmes de la ville de Beaumont-en-'ArgonhCj que ce prélat venait de fonder.
16. Scybert. — Concile provincial tenu par Formatus ou Formarc^ archevêque de Trêves, dans l'église de Mouzon, qui alors, d'après Flodoard, était tout ensemble du diocèse do Trêves et du diocèse de Reims \ Seybert achète, en 1188, de Briard, châtelain d'Omont, qui partait pour la Terre-Sainte, les villages à'Autrecourt et de Rouff'y. La même année, l'archevêque Guillaume donne au monastère de Mouzon une rente de quatre septiers et demi de froment à percevoir sur les moulins de la ville, etFannée suivante, la moitié des offrandes de l'église paroissiale de Mézièros; il décide que dorénavant le doyen de Mouzon et les prêtres du doyenné recevraient, dans l'église Notre-Dame, le lendemain de Pâques, le Saint-Chrême et les Saintes-Huiles. — En 1163, Amalric, seigneur de Raucourt, avait déjà donné à Tabbaye de Mouzon la moitié des mouUns de Rau-
> La Gallia christiana révoque en doute ce Concile.
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couru et de Pouilhjj avec la moitié des vignes et de la pêche. — En 1199, une sentence arbitrale rendue par le Doyen et le Chantre de réglise Notre-Dame de Reims dans un différend survenu entre Seybert et ses religieux, à propos de discipline, permit aux religieux de manger des « tripaifles de porc, » et d'user de « matelas et de capuces, » ce qui jusqu'àlors leur était interdit. [Chroniques de Saint-Benoit^ t VI; p. 273.) — Mort en 1211 ou 1212.
17. Jacques II voit son monastère et une partie de la ville détruits par un incendie qui arriva en 1212. On lui attribue la construction du village de Dommery. Les Chroniques générales disent seulement qu'il réunit à l'abbaye de Mouzpn le village de Dommery qui appartenait au prieuré de Thin. — Mort en 1219.
18. Jean II ( 1220) règle les droits municipaux des villages de Remilly, Aillicourt et Flaba.
19. Reginaldll fut un défenseur zélé des droits de son monastère; il obtint en 1221 une sentence arbitrale qui lui adjugeait les dîmes des villages qui seraient construits dans la forêt de Dieulety une partie de celles de Francheval, et le droit de pêche dans la rivière de Chiers. Il renonce aux fonctions abbatiales en 1 227 ou 1 228.
20. André. Selon le P. Delahaut, André aurait acheté, en 1238, de Thomas dit Escuyers tout ce que celui-ci possédait de grosses et menues dîmes h Auth» et Autruche, — Mort en 1239.
21. Hugues obtient du pape Grégoire IX la confirmation de tous les droits dont son abbaye jouissait dans les paroisses de Mouzon et de Saint-Martin,
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pour rEitrême-Onction, les offrandes et la faculté d'y célébrer les offices divins, même dans les temps d'interdit. — En 1245, dans Téglisc de Mouzon, Hugues reçoit le serment de foi et hommage de Gilles, seigneur d'Hyerges, pour lui et pour les « habitants des châtellenies de Mouzon qui sont audelà des rivières de Meuse et de Chiers, vers Sedan et Bouillon, et pour l'avouerie de Bièrre. » Pour conserver les terres et possessions que son abbaye avait à Bièvre et autres lieux voisins, Hugues associe à la seigneurie de ces deux villages Robert, évêque de Liège. — C'est pendant son abbatiat, en 1248, qu'eut lieu la bataille de Villers-Cernay, où les Liégeois furent complètement battus par les Mouzonnais.
22. Gérard (vers 1255) renonce, en faveur de Thomas de Beaumetz, archevêque de Reims, à tous les droits que son monastère avait en la forêt de Dieulet. Cédant aux tracasseries de ses religieux, il dépose volontairement le bâton pastoral.
23. Werric r\ que quelques-uns appellent Frédéric de Sorbet^ occupait la dignité abbatiale en 1260. Il règle les droits municipaux àWutrecourt et deRouff)/ ( 1263). Il associe à son monastère celui de Saint- Sauveur-de-Vertusdansle diocèse de Châlons(1268), et met sous la sauve-garde du roi de Navarre, comte de Champagne, le village de La Croix (villa m de Cruce) et tous ses habitants, à la condition que chacun d'eux payerait annuellement au corato un septier d'avoine.
94. Milon assigne à ses religieux une rente en froment à percevoir sur le moulin de Vaux.
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25. Gibaudy ou Thiébaud de Sauveterre^ acquiert, vers 1279, la métairie de la Malmaison et la donne à Fabbaye de Mouzon qui, plus tard, l'échangea avec Robert de la Marck contre une ferme située à Brévilly. En 1282, Gibaud est élu abbé de Flavigny.
26. Bertrand associe son abbaye à celle de Moî»*mont, au diocèse de Châlons (1288), et reçoit en 1289 et 1298, de Gérard, seigneur de Jasce, le serment de foi et hommage pour les villes de Bala7i et Sedan et pour les hommes de la Châtellenie de Mouzon « qui demeureraient au-delà de la Meuse et de la Chiers. » De concert avec Louis V, comte de Chiny, il règle les droits municipaux des villages de Vaux, Tétaigne et Euilly (1294). En 1291, il avait obtenu du pape Nicolas IV la confirmation de tous les droits, privilèges et possessions de son monastère; il obtint aussi un an et quatre jours d'indulgences en faveur de toutes les personnes qui, ce vraiment repentantes et confessées de leurs péchés, » visiteraient l'oratoire de Saint-Jean^-Baptiste en l'église de Mouzon le jour de la fête du Saint et le jour de l'Assomption de Notre-Dame. La même faveur fut accordée à tous ceux qui visiteraient la chapelle de Saint-Pierre et celle de la Montagne, consacrée au même Saint près de la ville. — Comme les finances du monastère se trouvaient obérées, Bertrand en remit le temporel à Pierre Barbet, archevêque de Reims (1296), après avoir reconnu, avec ses religieux, que ledit archevêque était leur seigneur spirituel et temporel.