‹ Mélanges d'histoire des religionsChapitre 25 sur 197 · E. . LE PROBLÈME DE LA RAISON · texte numérisé non relu

E. . LE PROBLÈME DE LA RAISON

En procédant ainsi, nous déplaçons le foyer de nos inves- tigations sociologiques. Passant de la considération des phénomènes religieux, en tant qu'ils se développent hors de l'analyse des formes qu’ils prennent dans la conscience, nous avons eu l’occasion de poursuivre des études que nous avions déjà commencées avec et après M. Durkheim sur les origines de l’entendement.

- Les opérations mentales de la magie ne se réduisent pas au raisonnement analogique ni à des applications confuses $ du principe de causalité. Elles comportent des jugements véritables et des raisonnements conscients!

Ces jugements sont de ceux qu’on appelle jugements de E valeur, c'est-à-dire qu’ils sont affectifs. Ils sont dominés ; par des désirs, des craintes, des espérances, etc., des senti- ments, en un mot. De même, les raisonnements se dévelcp-

1 .pent sur une trame de sentiments transférés,contrastés, etc. 4 ettnon pas comme le veulent les anthropologues anglais, ___imbus d’associationisme, suivant les lois de la contiguité et 1 de la ressemblance.

à A binelementieciogements de valeur, qu’ils rattachent à la sensibilité, des jugements ! proprement dits, qu'ils rattachent à l'intelligence, ou ils ne É signalent entre eux que des liens accidenteis *. La logique 3 rationnelle se trouve ainsi radicalement opposée à celle % des sentiments. Au contraire quand on étudie ces deux |

à 4. La critique que nous avons faite à cet égard de la théorie courante .

a élé, croyons-nous, décisive. C'est ainsi que M. Wundt l'a repro-

p. 177 sq. =

2. Nous sommes naturellement loin + penser que ceux qu'ils ont aperçus, ceux que M. Ribota signalés dans sa Logique des Sentiments. n'existent pas.

duite, sans le savoir. Vülkerpsychologie, I, Mythus und Religion. W,

\ DM PE + 1e DEC PERS

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