LE MYTHE ET L’IDÉE GÉNÉRALE
Ainsi, l'étude des idées générales doit être jointe à celle des représentations dans l’histoire des religions.
Mais on s’inquiéte de ce que nous fassions débuter la pensée religieuse par des idées impersonnelles ?. On met en général au commencement la notion d’âme et d'esprit, si l’on est animiste, les mythes, si l’on est naturiste. La première est considérée comme donnée immédiatement dans l'expérience et le rêve de l'individu. C'est ainsi que, tout dernièrement, l’expliquait encore M. Wundt*. Pour Max Muller et ses disciples, le mythe naissait immédiate-
- ment du besoin d'animer les choses représentées dans le
langage par des symboles. Comme aucune objection nenous est venue du côté de l’école naturiste, nous ne dis-
Elles viennent de Kierkegaard. Cf. H. Hôffding, Philosophie de la religion, trad. fr., 1908, p. tr.
4. H. Hôffding, o. L., p: 99; les valeurs primaires sont ceiles qui se
‘rapportent aux besoins individuels, les valeurs sociales sont secon-
daires. Plus loin, p. 100, M. Hôfiding admet que les valeurs sociales peuvent être contemporaines des premières.
2. Le P. Schmidt nous reproche nôtre « imagicisme impersonnel ». R. P. Schmidt, L’Origine de l’Idée de Dieu, Anthropos, 1908, p. 604, n. 4.
3. Wundt, Vôlkerpsychologie, 1, Religion und Mythus, Il, p. 1140.
- Cf. M. Mauss, L'Art et le Mythe d'après M. Wundt, Revue philosophique,
juillet 4908. Jevons, The Definition of Magie, extrait de Sociological Review, avril 4908. ‘