‹ Mélanges d'histoire des religionsChapitre 4 sur 197 · PR · texte numérisé non relu

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Nous avons indiqué dans l'introduction de notre Essai. sur le sacrifice de quelle façon notre théorie se rattache à celle de Robertson Smith. Tout ce qu'il a dit du sacré, du « tabou, du pur et de l’impur, nous l'avons mis à profit. Mais

nous avons repoussé son explication généalogique des sacrifices. Il les faisait, comme on sait, dériver tous-de la com-

munion totémique, c'est-à-dire d’une sorte de sacrement où |

les membres d’un clan totémique communient entre eux et

avec leur totem en mangeant ce dernier: tels lés Arabes de

Saint Nil mettant en pièces et dévorant le chameau. A pre-

mière vue, nous observions que le sacrifice ne se pratiquait que là où le totémisme n'existait pas ou n'existait plus,

Nous estimions donc hasardeux d'établir un lien de cause

à effet entre des phénomènes que nous ne trouvions jamais

associés. .

Nous devons aujourd'hui apporter quelques rectifications à ce que nous avons écrit alors du totémisme et du sacre-

ment totémique. Les réserves que nous avons formulées à

cet égard n’ont rien de commun avec l'horreur que ce mot a

-éveillée chez certains esprits?. Nous ne connaissions en 1898, de totémisme véritable qu’en Australie et dans l'Amérique

du Nord. Depuis lors, les ethnographes ont multiplié les

preuves de son existence et les raisons de croire à sa géné-

ralité. e

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