‹ Mélanges d'histoire et de géographie orientalesChapitre 81 sur 100 · Minute · texte numérisé non relu

Minute

chine d'admettre en sa présence M. le Commandant de la frégate du roi la Clèopâtre, que vous n'étiez point encore parvenu à dissiper dans l'esprit de ce prince, à l'égard de la France, le sentiment de méfiance qu'il porte aux étrangers en général et dans lequel pour tant de motifs il ne devrait point nous comprendre. Je ne doute pas cependant, ainsi que je vous en ai renouvelé la recommandation par ma dépêche du 27 juin de cette année, que vous ne lui ayez présenté, aussi bien qu'à ses ministres, toutes les considérations capables de l'éclairer sur nos intentions tout à fait pacifiques et bienveillantes envers lui et ses sujets. L'apparition d'un armement français dans la baie de Tourane paraît n'avoir point produit un effet aussi avantageux sur ses dispositions qu'on aurait pu l'attendre. Mais, d'un autre côté, vous ne me dites pas que vous vous soyez appliqué à lui faire connaître le véritable but du voyage de ce bâtiment et vous ne me dites pas non plus si de telles expéditions sont positivement une chose désagréable pour le gouvernement cochinchinois, et s'il nous convient d'y renoncer pour quelque temps.

La réunion dans votre personne du titre de mandarin avec le caractère d'agent du roi avait paru, ainsi que vous l'aviez vous-même fait espérer, une circonstance heureuse qui ne pouvait qu'être utile au succès de votre mission. J'ai donc été fort surpris de vous voir aujourd'hui d'une opinion pour ainsi dire contraire. Il est dans tous les cas fort important que vous m'adressiez à cet égard des explications détaillées et positives afin de me mettre à même de proposer à S. M. les mesures qu'exigerait l'intérêt de son service.

Agréez, etc.

2î> septembre 1823.

.4 Monsieur le Directeur des Douanes, à Bordeaux^ .

J'ai l'honneur de vous informer que le navire le Neptune, du port de Bordeaux, armé par MM. Balguerie et Cle, étant arrivé dans ce pays à la fin de novembre dernier avec de fortes avaries qui ont occasionné par suite la perte et le bris de la coque de ce navire ainsi que de ses agrès et apparaux, je vous adresse, conformément aux instructions qui me guident pour cet objet :

1° L'acte de francisation du dit navire le Neptune délivré à l'Administration des Douanes sous le n° 2,378 et enregistré à votre bureau le 8 mars 1816, sous le n° 96 ;

2° Un congé délivré au sieur Cormier, capitaine dudit navire, et enregistré à Bordeaux le 3 avril 1822.

Ces pièces devront vous parvenir par le vaisseau marchand le Larose, de votre port, au capitaine duquel elles sont remises et recommandées spécialement.

Veuillez agréer, etc., etc.

lu

30 octobre 1823.

Monsieur le Commissaire général de la Marine à Bordeaux1.

J'ai l'honneur de vous informer que le navire le Neptune, armé dans votre porl par MM. Balguerie et Cie, arriva à Tourane à la tin de novembre de Tan-

Page 1