I. Minute
Vous exprimez d'ailleurs le vœu d'avoir à remettre de ma part au Mandarin des Etrangers une lettre qui vous accrédite auprès de lui. J'ai l'honneur de vous envoyer cette lettre, d'après laquelle j'espère que vous recevrez de ce ministre un accueil favorable et que vous jouirez de la considération nécessaire au succès de votre mission.
Je suis au reste persuadé que vous la remplirez d'une manière satisfaisante pour les vues dans lesquelles elle vous est confiée, et que votre séjour en Cochinchine n'aura que des résultats avantageux pour la suite de nos relations en ce pays.
Recevez, monsieur, l'assurance de ma parfaite considération.
LXIVm.
2e DIRECTION
Bordeaux, le 9 mai 1825.
A Son Excellence le Ministre de la Marine et des Colonies
à Paris l.
Monseigneur,
J'ai l'honneur d'informer Votre Excellence que venant d'être appelé par Son Excellence le Ministre des affaires étrangères à prendre la gestion de l'agence de France en Cochinchine, je vais dans quelques jours faire voile de ce port pour ma destination à bord du navire le Larose, armé par MM. Balguerie et Gie. Ce navire touchera auparavant à Manille et peut-être à Batavia.
Si Votre Excellence jugeait convenable de profiter