‹ Mélanges d'histoire et de litérature religieuseChapitre 87 sur 115 · IX · texte numérisé non relu

IX

Quand saint Paul écrivait à Éphèse la V^ aux Corinthiens, il pensait demeurer en cette ville jusqu'à la Pentecôte (1 Cor. XVI, 8); Fémeute soulevée par les dévots de la « grande Artémis » l'obligea sans doute à partir avant cette époque, et il se rendit de là à Corinthe en passant par la Macédoine ; il était déjà arrivé en celte province quand Tite lui apporta enfin les nouvelles de Corinthe qu'il attendait avec anxiété \ Il lui apprit l'impression et les heureux effets qu'avait produits sa première Épltre, mais en même temps lui fournit des renseignements plus précis sur les partis et les divisions. Il sut quel était le foyer de l'opposition, quelles . étaient en particulier les vraies attaches de ceux qui disaient : « Moi, je suis du Christ. » C'étaient des judaïsants ^. On lui annonça aussi qu'ils ne désarmaient pas; de là, dans la IP Épltre écrite aussitôt ces nouvelles reçues, le contraste frappant entre le ton si vif, si animé des passages où il parle de ces adversaires, et celui des autres parties où il exprime sa tendre affection pour les fidèles qui ont bien accueilli sa première lettre. Les morceaux de l'Épltre où la polémique domine (X-XII) nous mettent, par leurs allusions, au courant des menées de judaïsants à Corinthe, des insinuations qu'ils ont répandues contre saint Paul. Ils se disent apô-

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