Expéd. en Mésopot. I
2. Dans l'inscription de Bavian, Sennachérib mentionne une Reshent parmi les dix-huit localités qui étaient dans ies environs immédiats de Ninua, mais on ne peut déterminer leur position respective. S. Ephrem, dans son commentaire (in Gen. x) donne précisément à ce nom une forme semblable à celle de l'inscription Rish-’aino, qui signifie « tête de la source ».
nérale, l'emplacement de Resen est suffisamment déterminé par la Genèse : « Elle est entre Ninive et Calah, » et sa position intermédiaire entre deux points relativement si rapprochés, suggère aussitôt l’idée qu’à l’ensemble formé par Ninive, Resen, Calah, on doit appliquer les derniers mots : « C'est la grande cité. »
Et Rehobot-’Ir qui vient après Ninive? Les inscriptions n’ont fourni sur elle aucune donnée; dans la Genèse même, il n'y a pas, comme pour Resen, d'indication topographique; mais son nom montre assez qu'elle n’est qu'une dépendance de la ville nommée avant elle !; il signifie « les lieux ouverts de la ville, » c’est-à-dire en dehors de l'enceinte ?; nous dirions « les faubourgs, » formant, eux aussi, un autre centre ou plusieurs centres dé population, comme le pluriel l'indique. Cette partie rurale de Ninive en dehors de l’en-
1. Saint Jérôme va trop loin quand il en fait un nom commun : « Niniven et plateas civitatis » (Vulg.) : ce serait alors une partie même de Ninive; mais, dans le texte : « e{ Rehobot-’Ir » se présente après Ninive de la même façon que « et Calah et Resen »; comme celles-ci, il faut la chercher en dehors et à côté de Ninive. Au reste, toutes les autres versions anciennes transcrivent comme nom propre au moins le premier élément du nom. {Cfr., Lxx : Kai tv ‘Powéwt row; de même Samaritain, Targum, Syriaque.)
2. Cette signification attachée à la racine rahab ressort bien de Jud.,xvu, 10, où il s’agit d’une terre ouverte sans défense; rehob, comme nom commun, désigne une de ces places en avant et en dehors des portes où l’on a coutume de se réunir en Orient. (Cf. 11 Esdr:, vin, 1, 3, 16.)
Lie
ceinte royale, M. Oppert l’étend très loin au nord el au sud de Koyundjick et même sur la rive occidentale du Tigre à la place de Mossoul et au sud de cette ville !; ainsi son étendue équivaudrait presque, d’après lui, à la donnée des anciens, sans tenir compte de Calah et de Resen. Mais rien ne prouve qu'une partie de « la grande cité » se trouvait sur la rive droite du Tigre. Quoi qu’il en soit, ce que nous apprend le nom de Rehobot-1Ir ne fait que confirmer l'explication déjà suggérée par la position respective des autres localités. Entre elles, c'est un autre intermédiaire. Dès lors le texte de la Genèse s’éclaire : « Il bâtit Ninive « et Rehobot-Ir (les faubourgs de la ville) et « Calah et Resen entre Ninive et Calah : c’est la « grande cité. » Nous comprenons comment on les a considérées comme un seul tout?, bien qu’il n'y eût pas de circonvallation extérieure pour les relier. De même * « la grande cité » reparaït dans