Bulletin théol., t. III (1891), p. 56-58, p
d’Esdras (V° siècle av. J.-C.), où l’on trouve trace de la promulgation canonique de la Loi, jusqu'au concile de Trente qui définit solennellement l’étendue du canon de l’Église.
Dans la plupart des introductions à l'Écriture
sainte, cette histoire est représentée par un cha-
pitre où s'entassent sans air, sans perspective, des titres, des textes, des chiffres, le tout organisé en vue de prouver une thèse et s’avançant en ordre de bataille, ad probandum, non ad narrandum. Les textes les plus curieux courent ainsi le risque de n'être vus qu'à demi, sous une seule face. Le lecteur est à la merci d’un /hésiste qui se hâte vers une conclusion, non à la suite d’un ‘ouriste qui, selon l'image du mot, doit parfaire le tour des objets. De plus, quelques devanciers de M. L. veulent tant entasser qu’ils ne péüvent citer intégralement, ni, chose plus piquante, lire eux-mêmes dans leur contexte les témoignages qu'ils apportent de seconde main; de là de singulières méprises. Avec M. L., le lecteur n'aura pas à redouter ces surprises; 1l a consciencieusement fait le tour de ses textes, n’en dépasse pas la portée, il Les a plutôt choisis qu'empilés et les a étudiés chacun a sa place chronologique et géographique.
Il en advient naturellement que cette histoire se trouve un peu renouvelée. Tel peut-être sera étonné de n’v plus trouver les añciennes théories