Act. X-XI
2. AC. X, 28 : dueic éniotacde w: afeurTéy Sottv avdpi ’Iouüato X0))960atñ mposèpyecbat op).
préjugés d’exclusivisme et de privilège qui en retiendront tant d’autres loin de la lumière. La parole divine qui a retenti à Joppé : « Ce que Dieu a purifié, toi ne le regarde plus comme impur, ! » sera pour lui une indication qui éclairera d’un jour tout nouveau les enseignements du divin Maitre. La lumière se fait dans son esprit, comme il le reconnait : « Vraiment, je le comprends, Dieu ne « fait pas acception de personne *; mais, en toute « nation, celui qui le craint et pratique la justice, lui est agréable. »
À la nouvelle de cet événement, chez les frères de Jérusalem, la conscience juive proteste. L’exemple et l’autorité de Pierre ne suffisent pas à l’éclairer. On lui reproche d’être allé chez des incirconcis et d’avoir mangé avec eux 5. Pierre se justifie en déclarant que l’ordre de Dieu était formel; s’il a admis ces incirconcis dans l’Église par le baptème, c'est que Dieu a manifesté sa volonté par la com-
1. Act. X, 15, cfr. XI, 9. & Ô Oedc éxaläpioev, où uÿ uotvou.
2. Cette ancienne vérité, souvent répétée dans les Ecritures (Deut. X, 17. — IT Paral. XIX, 7. 10b. XXXIV, 19) se revèle à lui d'une façon nouvelle. ’Ex'’ &Xnôetac xatalauGavouar OT oÙx ÉoTty TpocwnohurTrns Ô Océc à)X v mavri Ébver 6 poBobmevoc aÙTov «ai épyatopevoc dixatooüvnv dextos aût éctiv. AC. X, 34-35.
3. Act. XI, 2-3; Ouempivovro mpèc adrèv oi èx mepitouñc AÉYOVTE: tt etoma0ec mpôc dvèpas arxpobvotiav ÉxOVTAs HA GUVEpAYES ÜTOI. Manger avec les Gentils, et non plus une fois par exception mais habituellement, c’est ce que des Juifs chrétiens venus de Jérusalem,
reprocheront encore à Pierre à Antioche, et c’est à ce reproche quil cédera. Cfr. Gal. II, 12.
munication sensible de l'Esprit !. C’est l'argument de fait. La communauté de Jérusalem en fut satisfaite : elle ne pensa plus qu’à glorifier Dieu en disant : « Voilà donc qu'aux Gentils aussi Dieu à accordé le repentir qui donne la vie ?. » On eût dit que la question était à jamais résolue, le mur de séparation renversé; il l'était en fait, ou du moins il avait reçu une large brèche par laquelle devait passer la masse des Gentils. Et cependant, nous allons le voir, il était encore debout dans l'esprit de ceux qui devaient être les judaïsants.
On n’a aucun motif de soupconner la sincérité de cette action de grâces, soit chez les Apôtres et la majorité de l’Église de Jérusalem, soit même chez les futurs judaïsants; encore moins, en conséquence, de mettre en doute le récit de l'historien comme présentant les faits sous un jour trop favorable.
La sincérité des Apôtres et de la majorité de l'Église qui les suivait nous est garantie par leur conduite ultérieure. Ce ne sont pas eux qui s'émeuvent quand on apprend plus tard l'admission en masse des Gentils sans les observances légales : c'est une fraction à côté d'eux. Les Actes et saint Paul s'accordent à nous le montrer. Dans les Actes